La campagne « Mardis non aux exécutions », qui en est désormais à sa 141e semaine d’activité avec la participation de détenus dans 64 prisons à travers l’Iran, a appelé à une plus large solidarité publique pour stopper les exécutions et exiger l’annulation immédiate des peines de mort prononcées contre des manifestants et des prisonniers politiques, à l’approche de la Journée mondiale contre la peine de mort.
Dans sa déclaration hebdomadaire, la campagne a souligné que la peine de mort constitue une violation fondamentale du droit à la vie et s’apparente à un « assassinat commandité par l’État », ajoutant qu’en Iran, elle est devenue un instrument destiné à instiller la peur, à faire taire les contestations et à étouffer toute dissidence.
Rappelant l’inquiétude internationale croissante face à la vague d’exécutions en Iran, le communiqué précise que 46 pays ont condamné l’usage massif de la peine capitale, en particulier contre les manifestants, lors d’une session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies. La campagne a également mis en garde contre la poursuite du prononcé de peines de mort à l’encontre de personnes arrêtées durant les manifestations, notamment des femmes et des jeunes, en demandant l’annulation immédiate de ces sentences.
Selon les chiffres publiés par la campagne, au moins 22 personnes ont été exécutées dans les prisons iraniennes au cours de la semaine écoulée, dont plusieurs individus arrêtés lors de manifestations. Le texte souligne que cette escalade des exécutions constitue une tentative d’instaurer un climat de terreur et d’intimidation afin d’empêcher la propagation des mouvements de protestation sociale.
Un extrait de la déclaration indique : « Nous pensons que la dictature au pouvoir en Iran cherche à sécuriser la société à l’excès et à intimider la population par l’escalade des exécutions. Pourtant, face à cette politique, la résistance et la solidarité sociale continuent de se renforcer jour après jour. »
En conclusion, la campagne « Mardis non aux exécutions » a exhorté le peuple iranien, les familles en quête de justice, les prisonniers, les défenseurs des droits humains et l’ensemble des opposants à la peine de mort à s’unir pour défendre le droit à la vie et contribuer à mettre fin à ce châtiment, insistant sur le fait que les potences ne doivent pas devenir un moyen d’étouffer la voix de la société.
À propos de la campagne « Mardis non aux exécutions »
La campagne « Mardis non aux exécutions », désormais engagée dans sa 3e année, est devenue l’un des mouvements de protestation les plus étendus, durables et influents au sein des prisons iraniennes. Malgré le renforcement des pressions sécuritaires, les menaces constantes, les restrictions sur les communications et les mesures punitives visant les participants, ce mouvement de contestation ne s’est pas arrêté.
Un nombre important de détenus en grève de la faim est constitué de prisonnières politiques purgeant leur peine dans les quartiers des femmes des prisons d’Evin, de Qarchak à Varamin, de Sepidar à Ahvaz, d’Adelabad à Chiraz, ainsi que des prisons de Zahedan, Yazd et Rasht.




















