À l’aube du 8 août 2026, la condamnation à mort de Marzieh Nayyeri a été exécutée à la prison centrale de Qazvin, également connue sous le nom de prison de Choubindar. Cette jeune femme de 24 ans avait été reconnue coupable de « meurtre avec préméditation » et condamnée à la peine du talion.
Marzieh Nayyeri était originaire d’un village situé entre Qazvin et Karaj. Il y a six ans, alors qu’elle n’avait que 17 ans, sa famille l’a forcée à épouser un homme prénommé Davoud, en dépit de son absence totale d’intérêt pour ce mariage.
Selon les informations disponibles, Davoud était engagé dans une association immobilière avec deux autres hommes et consommait fréquemment des drogues et de l’alcool à la maison.
Il y a cinq ans, au début du mois d’octobre, alors que Marzieh avait 18 ans, son mari et l’un de ses associés ont tenté de l’agresser après le déjeuner. Marzieh les a poignardés avec un couteau de cuisine en état de légitime défense, ce qui a entraîné la mort de son époux.
Lors de son procès, Marzieh a déclaré sous serment qu’elle avait déjà fait l’objet de menaces répétées d’agression sexuelle de la part des associés de son mari et que, le jour de l’incident, elle avait agi uniquement pour défendre sa dignité et sa vie. Le tribunal n’a toutefois pas accepté l’argument de la légitime défense avancé par Marzieh.
À l’heure de la publication, aucune source officielle ni aucun média d’État n’a annoncé l’exécution de Marzieh Nayyeri.
Avec l’exécution de Marzieh Nayyeri à la prison centrale de Qazvin, le nombre de femmes exécutées au cours de l’année 2026 atteint désormais 20.

L’Iran, détenteur du record mondial d’exécutions de femmes
Selon les données enregistrées par la commission des femmes du CNRI, au moins 348 femmes ont été exécutées en Iran depuis 2007. De nombreuses femmes exécutées par le régime iranien sont elles-mêmes victimes de violences domestiques et de lois familiales discriminatoires. Un nombre important d’entre elles ont agi en état de légitime défense.
Depuis l’entrée en fonction de Masoud Pezeshkian, le régime clérical a exécuté près de 3 973 prisonniers, dont 108 femmes.
Selon les sources du CNRI, pour la seule année 2025, plus de 2 201 exécutions ont été enregistrées en Iran, soit plus du double du nombre d’exécutions pratiquées en 2024 (1 006).
Amnesty International a confirmé dans son rapport annuel que la dictature au pouvoir en Iran a procédé à au moins 2 159 exécutions en 2025, ce qui représente le taux annuel d’exécutions documenté le plus élevé au monde depuis 1981.
La commission des femmes du CNRI appelle l’Organisation des Nations Unies et les agences compétentes, l’Union européenne et ses États membres, ainsi que tous les défenseurs des droits de l’homme, à prendre des mesures efficaces pour mettre fin aux exécutions endémiques en Iran.



















