Marquant sa 130e semaine d’activité dans 59 prisons, la campagne des “mardis non aux exécutions” en Iran poursuit sa grève de la faim, rejointe cette semaine par la prison de Neyshabour.
Cette 130e semaine de la campagne des “mardis non aux exécutions” en Iran intervient alors que la grève de la faim des détenus de l’unité deux de la prison de Ghezel Hessar, où plus de 1 500 prisonniers sont condamnés à mort, dure depuis plus d’une semaine. Les prisonniers protestataires brandissent des pancartes proclamant : « La prison et l’exécution ne sont pas le sort de la jeunesse iranienne », exprimant ainsi leur soutien à la campagne et soulignant leur détermination à poursuivre le mouvement jusqu’à satisfaction de leurs revendications.
Coïncidant avec le septième jour de cette grève de la faim, plus de 500 membres des familles des détenus se sont rassemblés devant la prison de Ghezel Hessar pour exiger l’annulation des sentences capitales. Selon des publications sur les réseaux sociaux, les forces de sécurité stationnées à la prison ont tenté de bloquer le rassemblement et de disperser les familles, mais les manifestants ont maintenu leur présence tout en scandant des slogans de protestation.
Participation active des prisonnières
Au cours des deux dernières années, la campagne des “mardis non aux exécutions” en Iran est devenue le mouvement de contestation le plus vaste et le plus durable au sein des établissements pénitentiaires iraniens. Malgré une pression sécuritaire sévère, des menaces, des restrictions de communication et des mesures punitives, le mouvement poursuit ses activités, rejoignant chaque semaine de nouveaux prisonniers à travers le pays.
Une part significative de ces grévistes est constituée de prisonnières politiques purgeant leurs peines dans les quartiers des femmes de la prison d’Evin, de la prison de Qarchak à Varamin, de la prison de Sepidar à Ahvaz, de la prison d’Adelabad à Chiraz, ainsi que dans les prisons de Zahedan, de Yazd et de Lakan à Racht.



















