La manifestation des Iraniens à Paris s’est tenue le dimanche 18 janvier 2026 sur la place Saint-Michel, en solidarité avec le soulèvement national du peuple iranien. Le rassemblement avait pour objectif d’honorer la mémoire des victimes des soulèvements nationaux en Iran et de rappeler la demande urgente de justice pour ceux tués lors de la répression étatique.
Les participants, soutiens du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), ont commémoré les martyrs en allumant des bougies et en scandant des slogans tels que « À bas au chah, À bas aux mollahs » et « À bas le dictateur ». Ces slogans reflètent les appels entendus à l’intérieur de l’Iran, rejetant toutes les formes de dictature, que ce soit le régime clérical actuel ou tout retour à la monarchie.
Lors de la manifestation, Mme Zinat Mirhashemi, membre du CNRI et du Comité central des Fedayin du peuple iranien (OIPFG), a prononcé un discours :

Zinat Mirhashemi : Les sacs noirs, symboles de douleur et de volonté indomptable de résister
« Tout d’abord, je rends hommage aux martyrs et adresse mes condoléances aux familles des milliers d’individus courageux qui ont pris les rues et ont été accueillis par les balles des mercenaires de Khamenei. Les noms et les images des martyrs sont devant nos yeux. Ce ne sont pas seulement des noms ; ce sont des rappels, des rappels que la lutte continue et que nous restons fermes jusqu’au bout. Leur mémoire et leur combat sont éternels.
Les sacs plastiques noirs dans lesquels leurs corps ont été placés, et qui, dans certains cas, ont été remis aux familles contre des millions de tomans, sont la preuve des crimes commis par ce régime. Un crime horrible. Un massacre. La mort d’une génération qui cherche la liberté et s’oppose au despotisme. Ces sacs sont le symbole de la douleur, de la souffrance et des revendications de ces hommes et femmes en colère, ceux qui sont restés dans les rues pour se libérer de la tyrannie et sont devenus victimes de la dictature du Guide suprême.
Les corps dans ces sacs terniront encore davantage le bilan de tous ceux qui ont fermé les yeux sur ce crime et qui continuent de le faire. Ce qui s’est passé en Iran au cours des trois dernières semaines montre une fois de plus que le peuple iranien a décidé lui-même de provoquer la chute de la dictature religieuse et de créer une révolution dont l’objectif est la liberté, la démocratie et la justice sociale.
Une révolution qui a été détournée en 1979, captée par le despotisme religieux et les fondamentalistes réactionnaires. Le peuple iranien mérite une république démocratique fondée sur la séparation de la religion et de l’État. La liberté ne peut être obtenue en retournant dans le passé. Remplacer une dictature religieuse par une autre forme de pouvoir imposé, dite monarchie, ne nous mènera pas à la liberté. Merci de votre écoute. »





















