Une prisonnière identifiée comme Kimia Khani a été exécutée à l’aube du lundi 19 janvier, à la prison centrale d’Ispahan.
Elle est la quatrième femme exécutée en Iran au cours du premier mois de l’année 2026.
Kimia Khani avait été condamnée à mort pour des accusations liées à la drogue.
Au moment de la publication de cet article, les autorités pénitentiaires iraniennes et les institutions étatiques concernées n’avaient publié aucun communiqué officiel confirmant cette exécution.
Sous le régime des mollahs en Iran, les agents du réseau des Gardiens de la révolution, qui trafiquent d’énormes quantités de stupéfiants et rendent dépendante la jeunesse de l’Iran et du Moyen-Orient, fournissent ouvertement de la drogue aux prisonniers dans les prisons du régime afin de briser leur résistance. Les responsables de ces crimes ne sont pas seulement impunis, mais mènent des vies d’un luxe extrême, tandis que des personnes vulnérables comme Kimia Khani, poussées par l’extrême pauvreté et le chômage, sont condamnées à mort et exécutées.
L’Iran, détenteur du record mondial d’exécutions de femmes
Selon les données enregistrées par la Commission des Femmes du CNRI, au moins 331 femmes ont été exécutées en Iran depuis 2007.
Depuis l’entrée en fonction de Massoud Pezeshkian, le régime clérical a exécuté 3 100 prisonniers, dont 91 femmes. Pour la seule année 2025, 2 201 exécutions ont été recensées en Iran, soit plus du double de celles de 2024, qui s’élevaient à 1 006.
La Commission des Femmes du CNRI appelle une nouvelle fois les Nations unies et les agences compétentes, l’Union européenne et ses États membres, ainsi que tous les défenseurs des droits humains, à prendre des mesures immédiates pour sauver la vie des prisonniers condamnés à mort et mettre fin à la vague d’exécutions en Iran.




















