Tayyebeh Hekmat, une femme de 53 ans et mère de trois enfants, a été exécutée à la prison centrale de Zandjan à l’aube du mardi 6 janvier 2026. Elle est la première femme exécutée en Iran en 2026.
Tayyebeh Hekmat avait été arrêtée il y a environ sept ans pour le meurtre de son mari et condamnée au qisas, la loi du talion.
Au moment de la rédaction de ces nouvelles informations, l’exécution de Tayyebeh Hekmat n’a pas été officiellement annoncée par les médias d’État iraniens ni par les autorités judiciaires.
De nombreuses femmes exécutées par le régime iranien sont elles-mêmes victimes de violences domestiques et de lois familiales discriminatoires. Un nombre important d’entre elles ont agi en situation de légitime défense.
L’Iran, détenteur du record mondial d’exécutions de femmes
Selon les données enregistrées par la Commission des Femmes du CNRI, au moins 328 femmes ont été exécutées en Iran depuis 2007.
Depuis l’entrée en fonction de Massoud Pezeshkian, le régime clérical a exécuté 2 968 prisonniers, dont 88 femmes. Pour la seule année 2025, 2 201 exécutions ont été recensées en Iran, soit plus du double de celles de 2024, qui s’élevaient à 1 006.
La Commission des Femmes du CNRI appelle une nouvelle fois les Nations unies et les agences compétentes, l’Union européenne et ses États membres, ainsi que tous les défenseurs des droits humains, à prendre des mesures immédiates pour sauver la vie des prisonniers condamnés à mort et mettre fin à la vague d’exécutions en Iran.




















