La campagne Non aux exécutions du mardi est entrée dans sa 102e semaine consécutive. Cette fois, dans une convergence significative avec les manifestations nationales, la grève de la faim des prisonniers dans 55 prisons à travers l’Iran est devenue une composante d’une résistance plus large à l’échelle de la société.
Cette défiance persistante est devenue un symbole puissant de la défense du droit à la vie, de la dignité humaine et de l’exigence de justice face à la machine répressive de l’État.
Dans une section de la déclaration marquant la semaine 102 de la campagne Non aux exécutions du mardi, une référence explicite est faite aux manifestations nationales. Les prisonniers protestataires ont déclaré que leur grève de la faim coïncidait avec le dixième jour de manifestations de rue du peuple iranien contre des conditions économiques et politiques catastrophiques, des manifestations dont la revendication centrale est décrite comme la fin d’un système de gouvernance qui, depuis des décennies, viole la vie et les droits de ses citoyens.
Les signataires de la déclaration ont rendu hommage aux personnes tuées lors du soulèvement national et ont souligné leur pleine solidarité avec les manifestants, s’engageant à rester fermes jusqu’au bout.

Les familles en quête de justice manifestent alors que la campagne Non aux exécutions s’élargit
Les familles de prisonniers politiques condamnés à mort ont également participé activement cette semaine à la campagne Non aux exécutions du mardi en organisant des actions de protestation.
Les familles de prisonniers politiques condamnés à mort ont aussi publié une déclaration exprimant leur soutien aux manifestations nationales, réaffirmant leur opposition sans équivoque aux exécutions, à la répression des manifestants et à l’emprisonnement, et appelant à la libération inconditionnelle de tous les prisonniers politiques.

L’une des caractéristiques déterminantes de la phase actuelle de la campagne est la participation simultanée et étendue de divers groupes sociaux aux côtés des manifestations de rue. Étudiants, enseignants, travailleurs, retraités, femmes, jeunes et artistes ont chacun joué un rôle actif dans les rassemblements et les actions de protestation.
Au cours de la semaine 102 de la campagne Non aux exécutions du mardi, des rassemblements et des actions de protestation contre la peine de mort ont eu lieu simultanément dans des dizaines de villes à travers l’Iran, notamment à Téhéran, Tabriz, Behbahan, Bandar Abbas, Bam, Babol, Ahvaz, Ardakan, Abadan, Chouch, Chahriar, Chahrekord, Sanandadj, Saveh, Zarand, Racht, Jahrom, Yazd, Machhad, Karaj, Kachan, Qom, Qechm, Ghaemchahr, Tabas, Chiraz, Fouman, Azna, Ispahan, Aligoudarz, Dehloran, Firouzabad, Kerman et Lordegan.
L’ampleur géographique de ces rassemblements reflète l’extension croissante à l’échelle nationale de la campagne contre les exécutions.





















