La 101e semaine de la campagne Non aux exécutions du mardi a été marquée par la poursuite des grèves de la faim de prisonniers dans 55 prisons à travers l’Iran. Après plus de cent semaines, cette campagne a dépassé le cadre d’une protestation confinée aux murs des prisons pour devenir un symbole durable de résistance, de courage collectif et de défense de la dignité humaine.
Sa persistance dans des conditions dures et répressives démontre que, même dans les environnements les plus fermés et les plus contrôlés, l’exigence de justice et le droit à la vie n’ont pas été étouffés et que l’espoir demeure vivant.
Selon la déclaration publiée à l’occasion de la 101e semaine de la campagne, les organisateurs ont exprimé leur gratitude pour le large soutien du public et des familles manifesté lors de la 100e semaine et ont appelé à renforcer davantage la solidarité populaire avec le mouvement Non aux exécutions. La déclaration souligne que l’élargissement du soutien social peut affaiblir la machine répressive et l’application des peines de mort, ouvrant la voie à l’abolition de cette sanction inhumaine.
Dans une autre partie de la déclaration, la campagne Non aux exécutions du mardi, coïncidant avec la naissance de Jésus-Christ, a adressé ses vœux de Nouvel An aux chrétiens et souhaité la liberté et la délivrance à tous les citoyens vivant sous la pression et la répression d’un gouvernement religieux. Le texte cite une parole attribuée à Jésus-Christ :
« Ne craignez pas ceux qui tuent le corps mais ne peuvent tuer l’âme. »
La 101e semaine de la campagne s’est déroulée dans un contexte de développements parallèles, alors que des protestations et des grèves des commerçants du bazar de Téhéran ont commencé dimanche avant de s’étendre à plusieurs autres villes.

Le rôle central des familles en quête de justice
Parallèlement aux protestations publiques, les familles des prisonniers politiques et des personnes exécutées ces dernières années ont joué un rôle central dans le maintien et l’élargissement de la campagne Non aux exécutions du mardi. La présence continue de mères, de pères et d’autres membres de familles en quête de justice, brandissant les portraits de leurs proches, est devenue l’une des expressions les plus visibles et les plus puissantes de ce mouvement.
En scandant des slogans tels que « Non à l’exécution », « Soutenez les mardis contre la peine de mort », « Jamais l’exécution, pour personne » et « Libérez nos enfants », ces familles ont exprimé leurs revendications avec clarté. Selon leurs proches, cette présence constitue un effort conscient pour mettre fin au cycle des exécutions dans le pays. Cette ténacité a été décisive pour transformer la campagne en un mouvement social d’ampleur nationale.

Une extension sans précédent des protestations lors de la 101e semaine
Lors de sa 101e semaine, la campagne nationale Non aux exécutions du mardi est entrée dans une nouvelle phase d’impact. Après s’être poursuivie de manière hebdomadaire pendant près de deux ans dans les prisons et les villes du pays, elle a atteint cette semaine l’un de ses moments les plus étendus, avec une large participation des familles en quête de justice, des étudiants et de divers groupes sociaux.
L’accélération du rythme des condamnations à mort et de leur exécution, en particulier contre les prisonniers politiques et les jeunes, a propulsé la campagne au-delà d’une protestation limitée, la transformant en un cri national pour la défense du droit à la vie et contre la peine de mort.




















