Dans le contexte de la vague continue d’exécutions en Iran, deux prisonnières, Mahdieh Keyhani, 41 ans, et Mahin Rashidi, 39 ans, ont été exécutées dans les prisons centrales de Hamedan et de Chiraz.
À l’aube du dimanche 21 décembre 2025, la peine de mort de Mahdieh Keyhani, femme de 41 ans originaire de Tabriz, a été appliquée à la prison centrale de Hamedan. Elle avait été arrêtée il y a environ cinq ans à Hamedan, accusée du « meurtre prémédité de son mari », et condamnée au qisas, l’exécution par représailles, par le pouvoir judiciaire du régime iranien.
Séparément, le matin du mercredi 17 décembre 2025, Mahin Rashidi, femme de 39 ans originaire de Kachan, a été exécutée à la prison centrale de Chiraz. Elle avait été arrêtée environ un an et quatre mois plus tôt pour des accusations liées aux stupéfiants, puis condamnée à mort.
Mahin Rashidi a été privée d’une dernière visite familiale avant la mise en œuvre de son exécution.
Au moment de la rédaction de cette information, les exécutions de Mahdieh Keyhani et de Mahin Rashidi n’ont pas été annoncées officiellement par les médias d’État iraniens ni par les autorités judiciaires.
Avec l’exécution de Mahdieh Keyhani à la prison centrale de Hamedan et de Mahin Rashidi à la prison centrale de Chiraz, le nombre de femmes exécutées en Iran en 2025 s’élève à 63.

Iran : premier bourreau mondial de femmes exécutées
Selon les données recensées par la Commission des Femmes du CNRI, au moins 326 femmes ont été exécutées en Iran depuis 2007.
Au cours du mois écoulé, du 22 novembre au 21 décembre, correspondant au mois iranien d’Azar, le régime clérical a exécuté 357 prisonniers, dont huit femmes, dans 64 villes réparties sur 31 provinces.
Nombre de femmes exécutées par le régime iranien sont elles mêmes victimes de violences domestiques et de lois familiales discriminatoires. Une proportion significative d’entre elles a agi en situation de légitime défense.
Depuis l’entrée en fonction de Massoud Pezeshkian, le régime clérical a exécuté plus de 2 800 prisonniers. Le nombre d’exécutions enregistrées en 2025 a d’ores et déjà dépassé le seuil sans précédent de 2 000 exécutions.
La Commission des Femmes du CNRI appelle une nouvelle fois les Nations unies et leurs agences compétentes, l’Union européenne et ses États membres, ainsi que l’ensemble des défenseurs des droits humains, à agir immédiatement pour sauver la vie des prisonniers condamnés à mort et mettre un terme aux exécutions massives en Iran.




















