CNRI Femmes – Ces derniers jours, divers secteurs de la société iranienne ont été témoins de scènes de femmes s’engageant dans des protestations.
Le mardi 28 août 2018, un grand nombre de femmes spoliées par le Crédit Caspian ont organisé une manifestation devant le tribunal bancaire et monétaire de Téhéran. Les manifestantes scandaient : “Caspian a volé notre argent et le régime les soutient.”
Au même moment, d’autres épargnantes spoliées par le Crédit Caspian de Racht affiliées aux gardiens de la révolution ont protesté devant la direction du Crédit Caspian. Deux femmes sont entrées dans les locaux pour exprimer leur colère et leurs protestations contre les autorités et les mensonges que la télévision et les médias diffusent.
L’une des femmes a dénoncé les mensonges : “Pourquoi la chaine de télévision nationale ne vient-elle pas écouter ce que nous avons à dire ? Au lieu de montrer toutes ces émissions corrompues, au lieu de montrer tous ces mensonges à la télévision, pourquoi ne viennent-ils pas voir ce que nous avons à dire ? Ils montrent ce qu’ils construisent à Guilan, quels mensonges ! Ils se moquent des gens, au lieu de cela, ils devraient venir ici et faire entendre notre voix pour une fois. S’ils étaient honnêtes, pourquoi ne viennent-ils pas voir pourquoi nous protestons ?”
Simultanément, un groupe de clients de la compagnie automobile Kimia Khordo s’est réuni devant le tribunal bancaire et monétaire de Téhéran le 28 août 2018 pour protester contre cette compagnie qui ne leur a toujours pas livré les véhicules achetés et payés plusieurs mois après.
Kimia Auto était l’une des sociétés iraniennes de crédit-bail automobile qui avait réussi à attirer des centaines de clients ces deux dernières années, mais elle s’est aussi jointe aux sociétés frauduleuses, forçant des centaines de ses clients à s’adresser aux tribunaux.
Par ailleurs, des étudiants à Téhéran ont organisé un rassemblement devant l’université contre les frais de scolarité pour les cours de compensation. Beaucoup d’étudiantes ont participé aux cris de : “Ces frais de scolarité sont forcés, pas d’argent forcé à l’université”.



















