Parisa Kamali, prisonnière politique de la prison de Yazd, continue de se voir refuser des soins médicaux adéquats en dépit de son hyperthyroïdie nécessitant un traitement spécialisé. Les retards dans les examens par des spécialistes, l’absence d’échographie thyroïdienne et l’interruption de son suivi médical accentuent les inquiétudes concernant son état de santé physique et psychologique.
Avant son arrestation, le médecin traitant de Mme Kamali avait diagnostiqué un nodule thyroïdien et insisté sur la nécessité d’évaluations spécialisées, de tests réguliers et d’un traitement continu. Cependant, depuis son transfert à la prison de Yazd, son protocole médical a été rompu, la laissant incapable de suivre le plan thérapeutique prescrit.
Le déni de soins à la prison de Yazd
Préalablement à sa détention, Parisa Kamali était sous la supervision d’un spécialiste et sa famille surveillait étroitement son traitement. Compte tenu de la présence d’un nodule thyroïdien, ses médecins considéraient les examens réguliers comme essentiels pour prévenir toute progression de la pathologie.
Toutefois, depuis son transfert vers cet établissement, elle s’est vu refuser l’accès à un hôpital spécialisé, aux échographies thyroïdiennes et aux tests diagnostiques requis pour surveiller son état. Selon certaines informations, elle est également privée des médicaments réguliers appropriés pour sa maladie. Les troubles de la thyroïde, particulièrement lorsqu’ils impliquent des nodules et une hyperthyroïdie, exigent une surveillance constante. Toute interruption du traitement peut entraîner une évolution de la maladie et le développement de complications sérieuses.
Inquiétudes face à la dégradation de sa santé physique et mentale
D’après les informations disponibles, une hyperthyroïdie non traitée ou non contrôlée peut provoquer des complications telles que des palpitations cardiaques, une perte de poids, une faiblesse physique sévère, des tremblements des mains, des troubles du sommeil, de l’anxiété, de l’irritabilité et des changements d’humeur importants.
Au cours des derniers mois, Parisa Kamali a connu de fortes fluctuations émotionnelles et des symptômes ressemblant à des épisodes bipolaires. Selon des sources informées, son état requiert une évaluation simultanée par un endocrinologue et un psychiatre. Si ces symptômes sont liés à la progression de sa maladie ou aux conséquences de l’interruption de ses soins, le déni continu de traitement et les retards accumulés pourraient avoir des effets à long terme, potentiellement irréversibles, sur sa santé globale.
Qui est Parisa Kamali ?
Parisa Kamali Ardakani a été arrêtée le 29 avril 2024 à Ispahan et initialement conduite à la prison de Dowlatabad. Elle fait l’objet de trois dossiers distincts instruits à Ispahan et Ardakan, impliquant diverses accusations liées à la sécurité.
En 2025, Parisa Kamali Ardakani a été transférée de la prison de Dowlatabad vers la prison de Yazd. Après avoir accepté le verdict du tribunal (taslim be ra’y), sa peine cumulée a été réduite à trois ans et demi. Née en 1986 à Abadan, Mme Kamali est mariée et étudiante en géographie, aujourd’hui prisonnière politique.




















