Sahar Bayat a été tuée le 8 janvier 2026, lorsqu’elle a été prise pour cible par les forces de sécurité du régime dans le quartier de Narmak, à Téhéran, alors qu’elle rentrait chez elle avec son mari.
Après que Sahar a été atteinte à la tête par une balle, son mari a porté sa dépouille sur ses épaules, à pied, jusqu’à l’hôpital Al-Ghadir de Téhéran.
Son corps a ensuite été transféré de l’hôpital Al-Ghadir vers la morgue de Behesht-e Zahra. Après trois jours d’efforts acharnés, sa famille est parvenue à récupérer son corps.

La famille endeuillée s’est vu refuser l’autorisation d’organiser une cérémonie funéraire à Téhéran. Les proches ont été contraints d’inhumer Sahar sur le lieu de naissance de son père, le village de Soutlaq à Touyserkan. Avant l’enterrement, les autorités de sécurité ont forcé la famille Bayat à signer un engagement garantissant qu’aucun slogan ne serait scandé durant la cérémonie.
Sahar Bayat était une artiste qui a laissé derrière elle de nombreuses peintures. Elle était reconnue pour sa personnalité chaleureuse, sa vitalité, sa passion pour les voyages et son amour pour les sports tels que l’alpinisme et le ski. Jeune mariée, Sahar était âgée de 30 ans au moment de son martyre.
Le corps de Sahar, enveloppé dans une couverture, figurait parmi ceux abandonnés derrière l’hôpital Al-Ghadir à Téhéran, une photo qui demeure l’un des témoignages les plus révoltants des atrocités commises par les forces du régime de Khamenei lors du soulèvement de janvier 2026.



















