CNRI Femmes –Les excuses d’un des responsables criminels du régime en Iran ont suscité beaucoup d’indignation chez les familles des victimes.
Assefeh Kamrani, la sœur d’une des victimes de la répression de la révolte post-électorale de 2009, a vivement réagi aux excuses du Boucher de la prison de Kahrizak, le juge Saïd Mortazavi.
«Vos excuses ne peuvent pas apaiser la douleur brûlante ni les pleurs de mes parents”, s’est-elle écrié.
Son frère Mohamma Kamrani, a été tué sous la torture à la prison de Kahrizak en 2009.
Dans le sillage du mouvement pour la justice contre les auteurs de crimes contre l’humanité en Iran, Saïd Mortazavi a présenté ses excuses le 11 septembre 2016, pour les meurtres commis en 2009 dans le centre de détention de Kahrizak, tout en assurant qu’ils n’avaient pas été délibérés !
Assefeh Kamrani a répondu que «Si rien n’était délibéré, pourquoi ont-ils été violés? Comment pourrait-il être possible que des tortures ne soient pas préméditées? Les catastrophes ne sont pas quelque chose que nous pouvons pardonner. Le cauchemar de Kahrizak ne connait pas de fin, et sa tache ne pourra jamais être nettoyér, même avec vos excuses au bout de sept ans, M. Mortazavi !”
Saïd Mortazavi était procureur de Téhéran en 2009. Il a ordonné le transfert des manifestants, hommes et femmes, arrêtés lors de la révolte poste-électorale à la prison de Kahrizak où ils ont été détenus dans des conditions inhumaines, agressés sexuellement et tués sous la torture.



















