{"id":9876,"date":"2020-02-27T14:37:19","date_gmt":"2020-02-27T13:37:19","guid":{"rendered":"https:\/\/wncri.org\/fr\/?p=9876"},"modified":"2020-02-28T14:41:41","modified_gmt":"2020-02-28T13:41:41","slug":"en-iran-des-femmes-koulbar-passent-les-montagnes-pour-nourrir-leurs-enfants","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wncri.org\/fr\/2020\/02\/27\/en-iran-des-femmes-koulbar-passent-les-montagnes-pour-nourrir-leurs-enfants\/","title":{"rendered":"En Iran, des femmes koulbar passent les montagnes pour nourrir leurs enfants"},"content":{"rendered":"<p>CNRI Femmes &#8211; L&#8217;augmentation significative du nombre de femmes koulbar dans les villages frontaliers des provinces du Kurdistan, de l&#8217;Azerba\u00efdjan occidental et de Kermanchah a fait les gros titres des journaux et les m\u00e9dias officiels en Iran.<\/p>\n<p>Le 22 janvier 2020, le site gouvernemental asriran.ir, a publi\u00e9 une nouvelle sur les femmes contraintes d&#8217;exercer <a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/2020\/01\/08\/les-femmes-porteuses-du-fardeau-de-leur-subsistance-en-iran\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">ce m\u00e9tier de porteur difficile<\/a> pour \u00e9chapper \u00e0 la pauvret\u00e9. La nouvelle indiquait que non seulement les hommes mais aussi les femmes portaient de lourdes charges sur leur dos sur les chemins accident\u00e9s des montagnes frontali\u00e8res de l&#8217;ouest.<\/p>\n<p>En raison du taux de ch\u00f4mage \u00e9lev\u00e9 dans ces provinces de l&#8217;Iran, les femmes koulbar (litt\u00e9ralement\u00a0: porteuse de charge \u00e0 dos) tentent de r\u00e9soudre certains de leurs <a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/2019\/10\/14\/les-porteuses-de-charges-produit-de-la-pauvrete-au-feminin-en-iran\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">probl\u00e8mes \u00e9conomiques<\/a> avec un revenu minimal qu&#8217;elles gagnent en faisant ce travail tr\u00e8s p\u00e9nible.<\/p>\n<p>Des femmes koulbar interrog\u00e9es sur les difficult\u00e9s de ce travail ont d\u00e9clar\u00e9 que ces derni\u00e8res ann\u00e9es, les hommes se sont habitu\u00e9s \u00e0 ce que les femmes fassent cette t\u00e2che, et que le m\u00e9tier de porteur n&#8217;est plus un travail masculin. Dans ces r\u00e9gions, certaines femmes transportent sur leur dos jusqu\u2019\u00e0 30 kilos de marchandises \u00e0 travers les montagnes pendant quatre ou cinq heures.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-9879 size-full lazyload\" src=\"data:image\/gif;base64,R0lGODlhAQABAIAAAAAAAP\/\/\/yH5BAEAAAAALAAAAAABAAEAAAIBRAA7\" data-src=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/Porter-women-3.jpg\" alt=\"Tahmineh, 33 ans, est porteuse depuis ses 21 ans\" width=\"750\" height=\"375\" \/><noscript><img decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-9879 size-full lazyload\" src=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/Porter-women-3.jpg\" alt=\"Tahmineh, 33 ans, est porteuse depuis ses 21 ans\" width=\"750\" height=\"375\" srcset=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/Porter-women-3.jpg 750w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/Porter-women-3-300x150.jpg 300w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/Porter-women-3-360x180.jpg 360w\" sizes=\"(max-width: 750px) 100vw, 750px\" \/><\/noscript><\/p>\n<h4><strong>Tahmineh, 33 ans, est porteuse depuis ses 21 ans<\/strong><\/h4>\n<p>Une femme pr\u00e9nomm\u00e9e Tahmineh, \u00e2g\u00e9e aujourd\u2019hui de 33 ans, est incapable de travailler \u00e0 cause d&#8217;un disque lombaire. Tahmineh raconte : \u00ab\u00a0J&#8217;\u00e9tais porteuse depuis l&#8217;\u00e2ge de 21 ans parce que mon mari \u00e9tait seul et que son travail \u00e9tait difficile. Moi et trois autres femmes de Salass-e-Babajani et de Javanroud (dans la province de Kermanchah), nous achetions de l&#8217;essence \u00e0 des revendeurs et la transportions \u00e0 travers les montagnes dans des jerricans de 10 litres. C&#8217;\u00e9tait bien s\u00fbr il y a plusieurs ann\u00e9es, et c&#8217;est devenu tr\u00e8s difficile maintenant. Il arrive souvent que les inspecteurs confisquent nos chargements et nous perdons beaucoup. Le taux de change du dollar a augment\u00e9, et nous ne pouvons rien acheter avec notre argent. Le simple fait de prendre le chargement et de le vendre nous rapporterait juste assez pour soulager certains des maux de notre vie.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h4><strong>Le p\u00e8re de Hiva est parti en montagne et n&#8217;est jamais revenu<\/strong><\/h4>\n<p>Une jeune fille nomm\u00e9e Hiva, avec un fort accent kurde, a confi\u00e9 : &#8220;Notre p\u00e8re a fait tout ce qu&#8217;il a pu pour nous en travaillant comme porteur. Il est parti dans les montagnes il y a sept ans et n&#8217;est jamais revenu. Nous n&#8217;avions plus de soutien de famille. C&#8217;est moi qui devais faire quelque chose. Au d\u00e9but, quand je suis devenu koulbar, c&#8217;\u00e9tait un peu dur, mais au bout d\u2019un certain temps, je me suis habitu\u00e9e. Chaque fois que j\u2019y vais et que je reviens, j&#8217;ai mal au dos pendant quelques jours. Je connais beaucoup de femmes koulbar qui vont dans les montagnes plusieurs fois par mois et travaillent avec leurs maris. C\u2019est tr\u00e8s difficile de monter en montagne avec une charge d&#8217;environ 30 kilos sur le dos, pendant 4 \u00e0 5 heures et de revenir avec la m\u00eame charge. Mais il n&#8217;y a pas d&#8217;autre option. Il faut que je gagne de l&#8217;argent.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-9878 size-full lazyload\" src=\"data:image\/gif;base64,R0lGODlhAQABAIAAAAAAAP\/\/\/yH5BAEAAAAALAAAAAABAAEAAAIBRAA7\" data-src=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/Porter-women-2.jpg\" alt=\"Des universitaires dipl\u00f4m\u00e9s travaillent aussi comme koulbar\" width=\"843\" height=\"521\" \/><noscript><img decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-9878 size-full lazyload\" src=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/Porter-women-2.jpg\" alt=\"Des universitaires dipl\u00f4m\u00e9s travaillent aussi comme koulbar\" width=\"843\" height=\"521\" srcset=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/Porter-women-2.jpg 843w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/Porter-women-2-300x185.jpg 300w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/Porter-women-2-768x475.jpg 768w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/Porter-women-2-750x464.jpg 750w\" sizes=\"(max-width: 843px) 100vw, 843px\" \/><\/noscript><\/p>\n<h4><strong>Des universitaires dipl\u00f4m\u00e9s travaillent aussi comme koulbar<\/strong><\/h4>\n<p>Une autre femme, Maryam, travaille comme koulbar depuis huit ans pour \u00e9lever sa fille. \u00ab\u00a0J&#8217;ai vu plusieurs personnes qui ont d\u00fb faire ce travail en raison des circonstances de leur vie, explique-t-elle. Elles ont une ma\u00eetrise et ne trouvent pas de travail. Certaines ne touche m\u00eame pas de retraite apr\u00e8s 65 ans, et dans leurs derni\u00e8res ann\u00e9es, elles doivent traverser ces chemins difficiles pour subvenir aux besoins de leur famille.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Une autre femme a dit qu&#8217;elle travaille comme porteuse pour \u00e9lever ses sept enfants. Son mari est un employ\u00e9 municipal \u00e0 la retraite. Elle a dit : \u00ab\u00a0Je travaille comme koulbar depuis sept ans.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Pendant de nombreuses ann\u00e9es, l&#8217;\u00e9levage et l&#8217;agriculture n&#8217;ont pas suffi \u00e0 assurer la vie des habitants des provinces occidentales de l&#8217;Iran. Ils ont donc \u00e9t\u00e9 contraints de travailler comme koulbar et de marcher dans les montagnes. Les femmes koulbar portent des v\u00eatements d&#8217;homme pour r\u00e9duire leurs probl\u00e8mes lors des travers\u00e9es des passages difficiles. \u00c0 Sardasht, Piranshahr, Marivan, Salas-e Babajani, Javanroud, Saqqez, etc., on peut voir de longues files de femmes koulbar qui subviennent aux besoins de leur famille. <a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/2018\/11\/07\/les-femmes-koulbar-en-iran\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">La pauvret\u00e9 et le ch\u00f4mage<\/a> les ont conduites dans ce travail p\u00e9nible et \u00e0 risque \u00e9lev\u00e9.<\/p>\n<p>Le gouverneur de Sardasht a d\u00e9clar\u00e9 que le taux de ch\u00f4mage dans cette r\u00e9gion est de 23 %. Au Kurdistan, le taux de ch\u00f4mage est pass\u00e9 de 11,4 % \u00e0 l&#8217;\u00e9t\u00e9 2018 \u00e0 12,2 % \u00e0 l&#8217;\u00e9t\u00e9 2019. (site asriran.ir &#8211; 22 janvier 2020)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>CNRI Femmes &#8211; L&#8217;augmentation significative du nombre de femmes koulbar dans les villages frontaliers des provinces du Kurdistan, de l&#8217;Azerba\u00efdjan occidental et de Kermanchah a fait les gros titres des journaux et les m\u00e9dias officiels en Iran. Le 22 janvier 2020, le site gouvernemental asriran.ir, a publi\u00e9 une nouvelle sur les femmes contraintes d&#8217;exercer ce [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":9877,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jnews-multi-image_gallery":[],"jnews_single_post":{"subtitle":"","format":"standard","video":"","gallery":"","source_name":"","source_url":"","via_name":"","via_url":"","override_template":"0","override":[{"template":"1","single_blog_custom":"","parallax":"1","fullscreen":"0","layout":"right-sidebar","sidebar":"default-sidebar","second_sidebar":"default-sidebar","sticky_sidebar":"1","share_position":"top","share_float_style":"share-monocrhome","show_share_counter":"1","show_view_counter":"1","show_featured":"1","show_post_meta":"1","show_post_author":"1","show_post_author_image":"1","show_post_date":"1","post_date_format":"default","post_date_format_custom":"Y\/m\/d","show_post_category":"1","show_post_reading_time":"0","post_reading_time_wpm":"300","show_zoom_button":"0","zoom_button_out_step":"2","zoom_button_in_step":"3","show_post_tag":"1","show_prev_next_post":"1","show_popup_post":"1","number_popup_post":"1","show_author_box":"0","show_post_related":"0","show_inline_post_related":"0"}],"override_image_size":"0","image_override":[{"single_post_thumbnail_size":"crop-500","single_post_gallery_size":"crop-500"}],"trending_post":"0","trending_post_position":"meta","trending_post_label":"Trending","sponsored_post":"0","sponsored_post_label":"Sponsored by","sponsored_post_name":"","sponsored_post_url":"","sponsored_post_logo_enable":"0","sponsored_post_logo":"","sponsored_post_desc":""},"jnews_primary_category":{"id":""},"jnews_social_meta":[],"jnews_override_counter":{"override_view_counter":"0","view_counter_number":"0","override_share_counter":"0","share_counter_number":"0","override_like_counter":"0","like_counter_number":"0","override_dislike_counter":"0","dislike_counter_number":"0"},"footnotes":""},"categories":[8],"tags":[371],"class_list":["post-9876","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-articles","tag-pauvrete"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9876","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=9876"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9876\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9877"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=9876"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=9876"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=9876"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}