{"id":3394,"date":"2018-09-15T11:56:55","date_gmt":"2018-09-15T11:56:55","guid":{"rendered":"https:\/\/wncri.org\/frdev\/2018\/09\/15\/hengameh-haj-hassan-une-heroine-dans-la-cage\/"},"modified":"2018-09-15T11:56:55","modified_gmt":"2018-09-15T11:56:55","slug":"hengameh-haj-hassan-une-heroine-dans-la-cage","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wncri.org\/fr\/2018\/09\/15\/hengameh-haj-hassan-une-heroine-dans-la-cage\/","title":{"rendered":"Hengameh Haj Hassan, une h\u00e9ro\u00efne dans &#8220;la cage&#8221;"},"content":{"rendered":"<p>Dans son beau sourire, son regard gracieux et ses paroles influentes, r\u00e9sident une force et un courage latents.<\/p>\n<p>Hengameh Haj Hassan, ancienne prisonni\u00e8re politique des ann\u00e9es 80 et l&#8217;un des t\u00e9moins des prisons \u00e9pouvantables de Khomeiny, a \u00e9crit sur son exp\u00e9rience carc\u00e9rale, dans un m\u00e9moire influent, &#8221; Face \u00e0 la b\u00eate &#8220;, retrace et d\u00e9nonce les terribles tortures physiques et psychologiques inflig\u00e9es aux Iraniennes dans les prisons des mollahs. Elle raconte aussi et surtout la formidable volont\u00e9 de vivre et de r\u00e9sister qui anime les r\u00e9sistantes militantes des Moudjahidine du peuple dans les prisons.<\/p>\n<p>  <!--more-->  <\/p>\n<p>Je suis n\u00e9 \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran en 1956.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir obtenu mon baccalaur\u00e9at \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran en 1974, je me suis inscrite \u00e0 un IFSI (un Institut de Formation en Soins Infirmiers) affili\u00e9 \u00e0 l&#8217;Universit\u00e9 de T\u00e9h\u00e9ran. J&#8217;ai commenc\u00e9 \u00e0 travailler comme infirmi\u00e8re \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital <em>Sina<\/em> de T\u00e9h\u00e9ran peu apr\u00e8s avoir obtenu mon dipl\u00f4me de l\u2019IFSI en 1978.<\/p>\n<p>Mon p\u00e8re travaillait dans l&#8217;industrie cin\u00e9matographique, mais apr\u00e8s l&#8217;arriv\u00e9e au pouvoir des mollahs, il s\u2019est trouv\u00e9 face \u00e0 un choix qui a boulevers\u00e9 sa vie\u00a0: coop\u00e9rer avec le nouveau pouvoir en place ou partir. Et comme il refusait de respecter leurs r\u00e8gles et de laisser sa r\u00e9putation souffrir d&#8217;une telle stigmate, il est devenu ch\u00f4meur. Il a d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 l&#8217;\u00e2ge de 60 ans le 25 novembre 1987, \u00e0 cause des harc\u00e8lements constants du r\u00e9gime.<\/p>\n<p>Les jours qui ont suivi la r\u00e9volution et les ann\u00e9es 80 en g\u00e9n\u00e9ral ont \u00e9t\u00e9 une p\u00e9riode chaotique.<\/p>\n<p>Un de mes fr\u00e8res a disparu en 1981 lors d&#8217;une manifestation.\u00a0 Il avait 24 ans et \u00e9tait apolitique. On ne l\u2019a plus jamais revu.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Dans son livre, on lit\u00a0:<\/p>\n<p>Lorsque l\u2019hidjab obligatoire a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9, surtout \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital o\u00f9 je travaillais, \u00e7\u00e0 a suscit\u00e9 de nombreux dissidences.<\/p>\n<p>Une main indiscr\u00e8te essayait de transformer ce beau r\u00eave qu\u2019\u00e9tait l&#8217;uniforme d&#8217;infirmi\u00e8re, surtout avec ce beau chapeau blanc qui \u00e9tait le symbole et l&#8217;identit\u00e9 des infirmi\u00e8res, avait en un cauchemar. Je dois avouer qu&#8217;enfant, c&#8217;est surtout l&#8217;uniforme qui m&#8217;a attir\u00e9 dans cette profession. Des infirmi\u00e8res ont \u00e9t\u00e9 vitriol\u00e9es par des miliciens, et nous avons \u00e9t\u00e9 harcel\u00e9s et accus\u00e9s. Le r\u00e9gime tentait en fait d\u2019\u00e9carter les femmes de la vie sociale.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Hengameh dit :<\/p>\n<p>Je n&#8217;ai pas eu d\u2019activit\u00e9s politiques avant la r\u00e9volution. J&#8217;\u00e9tais \u00e9tudiante au d\u00e9but, puis j&#8217;ai commenc\u00e9 \u00e0 travailler.<\/p>\n<p>Mais depuis la r\u00e9volution, je suis devenue une partisane de l&#8217;Organisation des Moudjahidine du peuple d\u2019Iran (OMPI\/MEK). Nous \u00e9tions plusieurs infirmi\u00e8res qui se sont engag\u00e9es dans des activit\u00e9s politiques en faveur des Moudjahidines du peuple, tant \u00e0 l&#8217;ext\u00e9rieur qu&#8217;\u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur de l&#8217;h\u00f4pital.<\/p>\n<p>J&#8217;ai travaill\u00e9 dans plusieurs h\u00f4pitaux priv\u00e9s \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran. \u00c0 cette \u00e9poque, les sbires du r\u00e9gime attaquaient les rassemblements de l&#8217;OMPI et passaient au tabac leurs partisans. Dans de telles circonstances, il \u00e9tait de notre devoir de soigner les bless\u00e9s.<\/p>\n<p>En plus de fournir des soins m\u00e9dicaux aux bless\u00e9s, nous \u00e9tions responsables de les faire \u00e9vader de l&#8217;h\u00f4pital. Les agents du r\u00e9gime venaient chercher les bless\u00e9s dans les h\u00f4pitaux et les enlevaient. La plupart ont \u00e9t\u00e9 emprisonn\u00e9s et tortur\u00e9s, puis ex\u00e9cut\u00e9s.<\/p>\n<p>Un certain nombre de mes camarades de classe et de mes coll\u00e8gues ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s et ex\u00e9cut\u00e9s \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque uniquement pour avoir aid\u00e9 les bless\u00e9s \u00e0 s&#8217;\u00e9chapper.<\/p>\n<p>Chekar Mohammadzadeh, Touba Rajabi-Sani, Tahmineh Rastegar Moghaddam, Kobra Alizadeh et Akram Bahador.<\/p>\n<p>Touba, Tahmineh et Kobra ont \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9s en 1981, Chekar et Akram en 1988.<\/p>\n<p>Ma ch\u00e8re amie Chekar, avait \u00e9t\u00e9 acquitt\u00e9 par le tribunal, mais cela n\u2019a pas emp\u00each\u00e9 qu\u2019elle soit ex\u00e9cut\u00e9e lors du massacre de 1988 qui a fait 30.000 victimes parmi les prisonniers politiques.<\/p>\n<p>Il y avait aussi des m\u00e9decins parmi nous qui ont \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9s dans les ann\u00e9es 80 pour avoir aid\u00e9 et soign\u00e9 des militants des Moudjahidine du peuple : Sadegh Ermachieh, Ali Doroudi et Fahimeh Mir Ahmadi.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s la grande manifestation du 20 juin 1981, les arrestations massives de partisans des Moudjahidine du peuple ont commenc\u00e9. Des gens comme moi ne pouvaient plus continuer leur profession en toute s\u00e9curit\u00e9, car il suffisait d\u2019\u00eatre reconnue comme une sympathisante des Moudjahidine du peuple pour \u00eatre arr\u00eat\u00e9e et ex\u00e9cut\u00e9e.<\/p>\n<p>J&#8217;ai donc d\u00fb abandonner mon travail et je n&#8217;\u00e9tais plus en mesure de poursuivre ma carri\u00e8re d\u2019infirmi\u00e8re, qui me passionnait tant.<\/p>\n<p>Pendant 5 mois, je me suis abstenue de rentrer chez moi, sachant que des mandats d\u2019arr\u00eat et d\u2019emprisonnement me visaient. J&#8217;ai finalement d\u00e9cid\u00e9 de rentrer chez moi dans un jour de novembre 1982. C\u2019\u00e9tait un jour om les miliciens du pouvoir en place effectuaient des rafles parmi les jeunes dans la rue, pour y trier ceux qui \u00e9taient susceptibles d\u2019\u00eatre des militants des Moudjahidine du peuple. J\u2019ai donc \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9e sur le chemin de la maison, pour d\u00e9lit d\u2019\u00eatre jeune.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Dans son livre, Hengameh se souvient des moments qui ont suivi son arrestation :<\/p>\n<p>Alors que le v\u00e9hicule de la patrouille qui m\u2019avait arr\u00eat\u00e9e roulait sur l\u2019autoroute, je lan\u00e7ais un dernier regard de loin sur notre rue. Je me demandais ce que ma m\u00e8re \u00e9tait en train de faire en ce moment\u00a0? \u00c0 quoi elle pensait? Elle n&#8217;\u00e9tait pas au courant de mon arrestation, mais elle allait bient\u00f4t apprendre que j\u2019ai disparu et elle va commencer \u00e0 me chercher dans les prisons et les cimeti\u00e8res. J&#8217;aimerais tant pouvoir lui dire o\u00f9 ils m&#8217;emm\u00e8nent&#8230;.<\/p>\n<p>Ils m&#8217;ont band\u00e9 les yeux, ils m&#8217;ont ru\u00e9e de coups de poing avant de me faire monter dans la voiture, et ils sont partis dans une direction que j&#8217;ai plus tard r\u00e9alis\u00e9 que c\u2019\u00e9tait la prison d\u2019Evin.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Elle continue de d\u00e9crire sa premi\u00e8re exp\u00e9rience de torture en prison :<\/p>\n<p>L&#8217;interrogateur m&#8217;a attach\u00e9 \u00e0 un lit. Il a encha\u00een\u00e9 mes mains au-dessus du lit et mes jambes ont \u00e9t\u00e9 serr\u00e9es vers le bas de sorte que chaque fois que je sursautais, mes pieds restaient fixes. Un autre garde s&#8217;est assis sur mon dos et m&#8217;a jet\u00e9 une couverture sur le visage&#8230;. Soudain, quelque chose m&#8217;a frapp\u00e9 sur la plante des pieds.\u00a0 Je sentais un fort courant de douleur horrible comme si elle se transmettait par \u00e9lectrocution et me faisant trembler dans tout mon corps&#8230;. D&#8217;autres coups ont suivi. Je ne sais pas combien ! J&#8217;ai juste pleur\u00e9 de douleur&#8230;.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Hengameh fait partie des h\u00e9ro\u00efnes qui ont endur\u00e9 l&#8217;une des tortures les plus dures et les plus longues des cachots de Khomeiny, nomm\u00e9e <em>&#8220;la cage&#8221;<\/em>. Elle d\u00e9crit cette torture dans son livre :<\/p>\n<p>Je portais une veste en laine que ma tante m&#8217;avait tiss\u00e9e et envoy\u00e9e. Haj davoud (le chef de la prison) me frappais avec un c\u00e2ble&#8230; J&#8217;essayais de savoir avec quoi il me battait, mais les coups violents se sont succ\u00e9d\u00e9 et il \u00e9tait impossible de se concentrer.\u00a0 Je battais la chamade. Quand j&#8217;ai cri\u00e9, Haj Davoud s&#8217;est arr\u00eat\u00e9 et a dit : <em>&#8220;Emmenez-la !&#8221;<\/em><\/p>\n<p>Ils m&#8217;ont emmen\u00e9 dans le couloir qui m\u00e8ne aux cellules.\u00a0 Nous sommes entr\u00e9s dans une pi\u00e8ce sur \u00e0 gauche du hall juste \u00e0 l&#8217;entr\u00e9e et j&#8217;ai \u00e9t\u00e9 remise \u00e0 une gardienne. Elle m&#8217;a mis au milieu de deux planches de bois qui \u00e9taient peut-\u00eatre \u00e0 environ un demi-m\u00e8tre l&#8217;une de l&#8217;autre, et m&#8217;a dit de me mettre entre les deux. Mes yeux \u00e9taient toujours band\u00e9s&#8230;.<\/p>\n<p>J&#8217;y suis rest\u00e9 environ une semaine, debout en position verticale, sans pouvoir enlever mon tchador, mon foulard, ni mon bandeau. Je n&#8217;avais pas le droit de tousser ! Je n&#8217;avais pas le droit de parler, et en cas d&#8217;urgence, je devais lever la main. J&#8217;\u00e9tais l\u00e0 tout le temps, comme si j&#8217;\u00e9tais dans un cercueil ! Parfois, j&#8217;avais l&#8217;impression de mourir par manque d&#8217;air.<\/p>\n<p>Le programme quotidien \u00e9tait comme \u00e7a : nous \u00e9tions r\u00e9veill\u00e9s juste avant l&#8217;aube, par l&#8217;appel matinal \u00e0 la pri\u00e8re, entre cinq et six heures. Nous avions trois minutes pour nous laver, puis cinq minutes pour faire la pri\u00e8re. On prenait le petit d\u00e9jeuner, avant qu\u2019ils nous ram\u00e8nent dans la cage o\u00f9 nous restions jusqu\u2019\u00e0 midi o\u00f9 on nous accordait cinq pour aller aux toilettes et faire la pri\u00e8re. Puis on retournait dans la cage jusqu\u2019au d\u00eener et, un peu plus tard, la derni\u00e8re pri\u00e8re du soir. De minuit jusqu\u2019au matin on dormait dans la cage.<\/p>\n<p>Cette routine s&#8217;est poursuivie pendant les jours, les semaines et les mois suivants&#8230;.<\/p>\n<p>Le plus intenable pour moi, c\u2019\u00e9tait d&#8217;avoir les yeux band\u00e9s ; c&#8217;\u00e9tait le moyen le plus efficace de couper une personne du monde ext\u00e9rieur, et de la forcer \u00e0 se replier en elle-m\u00eame. On nous interdisait de dormir ou m\u00eame de faire la sieste pendant la journ\u00e9e jusqu&#8217;\u00e0 minuit et nous \u00e9tions brutalement battus si nous le faisions.<\/p>\n<p>De plus, nous devions nous asseoir de fa\u00e7on \u00e0 ce que notre t\u00eate ne d\u00e9passe pas la hauteur des parois de la cage, qui \u00e9tait d&#8217;un demi-m\u00e8tre de haut. Si la t\u00eate d\u00e9passait le dessus de la cage, des coups de pied, de poing et de c\u00e2ble nous for\u00e7aient \u00e0 nous pencher en avant.<\/p>\n<p>Donc, pour les gens qui \u00e9taient grands, comme moi, s&#8217;asseoir dans une position courb\u00e9e toute la journ\u00e9e \u00e9tait tr\u00e8s difficile \u00e0 endurer. De m\u00eame, lorsque nous mangions, nous ne devions faire aucun bruit, comme le bruit d&#8217;une cuill\u00e8re contre une assiette, et si cela arrivait, nous \u00e9tions accus\u00e9s de communiquer en morse avec la cage voisine, ce qui conduisait \u00e0 d&#8217;autres coups et tortures.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Comme Hengameh l&#8217;a dit pendant l&#8217;interview, cette horrible p\u00e9riode a dur\u00e9 sept mois, avant qu\u2019elle et d&#8217;autres h\u00e9ro\u00efnes de la cage, qui ont d\u00e9fi\u00e9 leur ennemi avec leur r\u00e9sistance et leur courage, sortent finalement de l\u00e0.<\/p>\n<p>Beaucoup de ces derniers ont subi d&#8217;immenses dommages psychologiques. Beaucoup ont perdu leur \u00e9quilibre mental et ont \u00e9t\u00e9 atteintes de parano\u00efa. Beaucoup d&#8217;autres, apr\u00e8s avoir travers\u00e9 des moments si difficiles, ont \u00e9t\u00e9 pendues dans le massacre de 1988.<\/p>\n<p>Elles s\u2019attendaient certainement \u00e0 ce que des gens courageux et forts, comme Hengameh, racontent un jour ce qui leur est arriv\u00e9 et impriment leurs r\u00e9cits dans les pages de l\u2019Histoire de la r\u00e9sistance iranienne.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Hengameh explique comment elle a \u00e9t\u00e9 lib\u00e9r\u00e9e :<\/p>\n<p>Pendant les ann\u00e9es que j&#8217;ai pass\u00e9es en prison, les divergences politiques entre l\u2019Ayatollah Hossein Ali Montazeri, le dauphin de Khomeiny, avec le gouvernement ont connu une flamb\u00e9e. C\u2019est dans le cadre de ces diff\u00e9rends qu\u2019une s\u00e9rie de prisonniers politiques ont \u00e9t\u00e9 lib\u00e9r\u00e9s.<\/p>\n<p>Deux ans apr\u00e8s ma lib\u00e9ration, j&#8217;ai eu la chance de reprendre contact avec l&#8217;organisation et, \u00e0 la fin de 1986, j&#8217;ai quitt\u00e9 le pays pour rejoindre la r\u00e9sistance de l&#8217;autre c\u00f4t\u00e9 de la fronti\u00e8re.<\/p>\n<p>Cela fait 32 ans depuis, 32 ans, 32 ans de moments remplis de souvenirs des amies et d&#8217;\u00eatres chers&#8230; Ceux qui m&#8217;ont inculqu\u00e9 la certitude de la victoire et qui m&#8217;ont enseign\u00e9 le sens de la vie, et ceux que j&#8217;ai toujours senti \u00e0 mes c\u00f4t\u00e9s \u00e0 chaque instant de la lutte, chantant la victoire sur mon chemin.<\/p>\n<p>Et aujourd&#8217;hui, je revois tous ces h\u00e9ros et h\u00e9ro\u00efnes dans les rues de T\u00e9h\u00e9ran.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans son beau sourire, son regard gracieux et ses paroles influentes, r\u00e9sident une force et un courage latents. 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