{"id":3380,"date":"2018-09-09T15:06:31","date_gmt":"2018-09-09T15:06:31","guid":{"rendered":"https:\/\/wncri.org\/frdev\/2018\/09\/09\/l-education-n-est-ni-obligatoire-ni-gratuite-en-iran\/"},"modified":"2018-09-09T15:06:31","modified_gmt":"2018-09-09T15:06:31","slug":"l-education-n-est-ni-obligatoire-ni-gratuite-en-iran","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wncri.org\/fr\/2018\/09\/09\/l-education-n-est-ni-obligatoire-ni-gratuite-en-iran\/","title":{"rendered":"L&#8217;\u00e9ducation n&#8217;est ni obligatoire ni gratuite en Iran"},"content":{"rendered":"<p>L&#8217;\u00e9ducation est obligatoire et gratuite dans la plupart des pays du monde pour les 6-14 ans, l&#8217;UNESCO ayant soulign\u00e9 la n\u00e9cessit\u00e9 d&#8217;une \u00e9ducation obligatoire pour les enfants.<\/p>\n<p>  <!--more-->  <\/p>\n<p>Selon le principe 30 de la Constitution iranienne, <em>&#8220;le gouvernement est tenu d&#8217;assurer la gratuit\u00e9 de l&#8217;enseignement primaire et secondaire \u00e0 tous les membres de la nation et de faciliter l&#8217;enseignement sup\u00e9rieur gratuit pour tous pour que ce que le pays soit autosuffisant&#8221;.<\/em><\/p>\n<p>Avec quelque 9,5 millions d&#8217;analphab\u00e8tes, l&#8217;Iran se classe 120<sup>e<\/sup> sur l&#8217;\u00e9chelle mondiale de l&#8217;alphab\u00e9tisation.<\/p>\n<p>Ali Bagherzadeh, vice-ministre de l&#8217;\u00c9ducation et directeur de l&#8217;Organisation du mouvement d&#8217;alphab\u00e9tisation, a cependant r\u00e9v\u00e9l\u00e9 lors d&#8217;une conf\u00e9rence au minist\u00e8re de l&#8217;\u00c9ducation que l&#8217;\u00e9ducation n&#8217;est pas obligatoire en Iran. (<em>Salamatnews.com<\/em>, 25 avril 2018)<\/p>\n<p>Bagherzadeh a \u00e9galement avou\u00e9 que le crit\u00e8re d&#8217;alphab\u00e9tisation en Iran est toujours la seule capacit\u00e9 de lire, d&#8217;\u00e9crire et de compter, alors que dans d&#8217;autres pays, ce crit\u00e8re s&#8217;est am\u00e9lior\u00e9 pour inclure beaucoup plus.<\/p>\n<p>La faillite \u00e9conomique du r\u00e9gime cl\u00e9rical est un facteur d&#8217;analphab\u00e9tisme. Au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es, Hassan Rouhani a ordonn\u00e9 la fermeture de nombreuses \u00e9coles dans les communaut\u00e9s rurales afin de r\u00e9duire le budget.<\/p>\n<p>Les universit\u00e9s sont par ailleurs devenues payantes, ce qui a contribu\u00e9 \u00e0 l&#8217;abandon scolaire. C\u2019est actuellement l\u2019un des sujets de protestations estudiantines.<\/p>\n<p>Les \u00e9tudiants en ma\u00eetrise de l&#8217;Universit\u00e9 d&#8217;Orumia ont organis\u00e9 une manifestation de trois jours, du 14 au 17 f\u00e9vrier 2018, contre les nouveaux frais exig\u00e9s par l\u2019universit\u00e9.<\/p>\n<p>Le 9 mai 2018, les \u00e9tudiants de l&#8217;Universit\u00e9 d&#8217;Orumia ont protest\u00e9 contre un plan visant \u00e0 faire payer les unit\u00e9s de cours universitaires.<\/p>\n<p>Orumia est la capitale de la province de l&#8217;Azerba\u00efdjan occidental, au nord-ouest de l&#8217;Iran.<\/p>\n<p>Le 29 avril 2018, des \u00e9tudiants de l&#8217;Universit\u00e9 Alameh Tabatabayi de T\u00e9h\u00e9ran ont organis\u00e9 une manifestation contre les frais exig\u00e9s par l\u2019universit\u00e9. Ils portaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : <em>&#8220;Non aux \u00e9tudes payantes&#8221;, &#8220;L\u2019Universit\u00e9 Alameh est devenue une entreprise \u00e9conomique&#8221;<\/em>.<\/p>\n<p>Les \u00e9tudiants de l&#8217;Universit\u00e9 d&#8217;art de T\u00e9h\u00e9ran ont \u00e9galement organis\u00e9 une manifestation le 17 f\u00e9vrier 2018, pour la m\u00eame raison.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Statistiques officielles controvers\u00e9es sur l&#8217;analphab\u00e9tisme<\/strong><\/p>\n<p>Les statistiques sur l&#8217;alphab\u00e9tisation ou l&#8217;analphab\u00e9tisme en Iran sont rares et inexactes. Les responsables du r\u00e9gime fournissent g\u00e9n\u00e9ralement des chiffres contradictoires avec l\u2019objectif de minimiser la gravit\u00e9 de la situation.<\/p>\n<p>S&#8217;exprimant dans l\u2019\u00e9mission Alephba de la T\u00e9l\u00e9vision d\u2019\u00c9tat, <em>Irib<\/em>, Ali Bagherzadeh a d\u00e9clar\u00e9 aux que, d&#8217;apr\u00e8s le recensement effectu\u00e9 en 2016 en Iran, le nombre d&#8217;analphab\u00e8tes dans le groupe des 10-49 ans \u00e9tait de 2,3 millions, dont 60 % de femmes. Cela repr\u00e9sente 1,38 million de femmes. (<em>Salamatnews.com<\/em>, 25 avril 2018)<\/p>\n<p>Dans une autre interview publi\u00e9e par les m\u00e9dias officiels le 31 mars 2018, le m\u00eame fonctionnaire avait d\u00e9clar\u00e9 : <em>&#8220;Il y a environ 2,7 millions d&#8217;analphab\u00e8tes \u00e2g\u00e9s de 10 \u00e0 49 ans en Iran, dont pr\u00e8s de 1,8 million sont des femmes&#8221;.<\/em> (L&#8217;agence de presse <em>ILNA<\/em>, 31 mars 2018)<\/p>\n<p>En ce qui concerne le nombre d&#8217;enfants analphab\u00e8tes, les statistiques recueillies en 2006 et publi\u00e9es dix ans plus tard en 2016 dans la presse nationale indiquent qu&#8217;il y a plus de 3,2 millions d&#8217;enfants priv\u00e9s d&#8217;\u00e9ducation en Iran. (Le site web <em>Mehrkhaneh<\/em>, 5 d\u00e9cembre 2016)<\/p>\n<p>Alors qu&#8217;auparavant, le Centre de recherche parlementaire avait publi\u00e9 le chiffre de 4 millions pour le nombre d&#8217;abandons scolaires en 2015.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Taux d&#8217;analphab\u00e9tisme alarmants dans les provinces iraniennes<\/strong><\/p>\n<p>Selon le Centre de statistiques de l&#8217;Iran, il y avait 9.483.028 analphab\u00e8tes en Iran en 2011, dont 6.250.965 femmes, ce qui repr\u00e9sente environ les deux tiers de la population totale d&#8217;analphab\u00e8tes.<\/p>\n<p>Chaque ann\u00e9e, au moins un quart des \u00e9coliers iraniens sont contraints d&#8217;abandonner la scolarit\u00e9 et un grand nombre d&#8217;entre eux rejoignent les enfants du travail, dont la population est estim\u00e9e aujourd&#8217;hui \u00e0 environ 2 \u00e0 5 millions.<\/p>\n<p>L&#8217;abandon scolaire des filles de plus de 6 ans est tr\u00e8s r\u00e9pandu dans les provinces du Sistan-et-Baloutchistan (sud-est), du Khouzestan (sud-ouest), et des deux province de l&#8217;Azerba\u00efdjan occidental et l&#8217;Azerba\u00efdjan oriental (nord-ouest), o\u00f9 le taux d&#8217;analphab\u00e9tisme est le plus \u00e9lev\u00e9 du pays. (Le site de <em>Khabar Online<\/em>, 18 novembre 2015)<\/p>\n<p>Le nombre de filles qui abandonnent l&#8217;\u00e9cole dans l&#8217;ouest de la province du Khouzistan et dans d&#8217;autres villes de la fronti\u00e8re entre l&#8217;Iran et l&#8217;Irak a \u00e9t\u00e9 jug\u00e9 alarmant.<\/p>\n<p>Selon un rapport publi\u00e9 en 2015 par la Direction pr\u00e9sidentielle des affaires f\u00e9minines et familiales, l&#8217;analphab\u00e9tisme des femmes et des filles en Iran est alarmant et la situation est critique dans quelques 40 villes.<\/p>\n<p>Lors d&#8217;une r\u00e9union au Parlement des mollahs le 16 d\u00e9cembre 2015, le d\u00e9put\u00e9 de la ville de Zahedan (sud-est) a annonc\u00e9 que 156.000 filles de la province du Sistan-et-Baloutchistan ont \u00e9t\u00e9 exclues de toute \u00e9ducation. (L&#8217;agence de presse <em>Mehr<\/em>, 6 d\u00e9cembre 2015)<\/p>\n<p>Le directeur du D\u00e9partement de l&#8217;\u00e9ducation du Dezful, dans la province du Khouzistan, a d\u00e9clar\u00e9 que les filles repr\u00e9sentent 60 % des 500 \u00e9l\u00e8ves qui ont \u00e9t\u00e9 priv\u00e9s de scolarit\u00e9 au cours des trois derni\u00e8res ann\u00e9es.<\/p>\n<p>La province d&#8217;Hormozgan, dans le sud de l&#8217;Iran, compte 14.000 abandons scolaires.<\/p>\n<p>Au printemps 2015, le Directeur de l&#8217;\u00e9ducation de la province de l&#8217;Azerba\u00efdjan occidental a signal\u00e9 1500 cas d&#8217;abandons scolaires. Le 7 janvier 2016, il a indiqu\u00e9 que le nombre d&#8217;abandons scolaires a \u00e9t\u00e9 multipli\u00e9 par 6 depuis l&#8217;ann\u00e9e derni\u00e8re, soit 9000 filles en 2016.<\/p>\n<p>Lors d&#8217;une session du Conseil pour l&#8217;analphab\u00e9tisme au bureau du gouverneur du Boroujerd (ouest), Reza Ariayi a d\u00e9clar\u00e9 <em>: &#8221; Plus de 117.000 personnes sont analphab\u00e8tes dans la province du Lorestan, dont la plupart sont des femmes et des villageois. La population du Lorestan est de 1.750.000 habitants. Le taux d&#8217;analphab\u00e8tes pour cette population est tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9.&#8221;<\/em> (L&#8217;agence de presse <em>Tasnim<\/em> &#8211; 23 juillet 2014)<\/p>\n<p>Non seulement les filles abandonnent l&#8217;\u00e9cole dans les provinces d\u00e9favoris\u00e9es de l&#8217;Iran, mais T\u00e9h\u00e9ran et les villes environnantes connaissent \u00e9galement un taux accru d&#8217;abandons scolaires chez les femmes.<\/p>\n<p>En octobre 2015, le directeur g\u00e9n\u00e9ral du D\u00e9partement de l&#8217;\u00e9ducation de T\u00e9h\u00e9ran a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que 25.000 enfants d&#8217;\u00e2ge scolaire travaillent au lieu d&#8217;aller \u00e0 l&#8217;\u00e9cole.<\/p>\n<p>Shahindokht Molaverdi, ancienne adjointe de Hassan Rouhani charg\u00e9e des affaires f\u00e9minines et familiales, a d\u00e9clar\u00e9 lors d&#8217;un s\u00e9minaire : <em>&#8220;Le taux d&#8217;analphab\u00e9tisme de 82% rend beaucoup plus difficile pour les femmes chefs de famille de trouver un emploi, ce qui a entra\u00een\u00e9 leur pauvret\u00e9. Dans de telles conditions, elles sont soumises \u00e0 des dommages sociaux.&#8221;<\/em> (agences de presse publique <em>ISNA<\/em>, <em>TNews.Ir<\/em>, 10 octobre 2015)<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Raisons de l&#8217;analphab\u00e9tisme chez les femmes<\/strong><\/p>\n<p>Dans certaines provinces iraniennes, le pourcentage d&#8217;analphab\u00e9tisme est sup\u00e9rieur \u00e0 30 % et un nombre consid\u00e9rable d&#8217;enfants de moins de 17 ans n&#8217;ont pas la possibilit\u00e9 de poursuivre leurs \u00e9tudes. Les parents de la plupart de ces enfants sont eux-m\u00eames analphab\u00e8tes, et il existe une corr\u00e9lation significative entre le niveau d&#8217;\u00e9ducation des parents et les enfants qui abandonnent l&#8217;\u00e9cole.<\/p>\n<p>La pauvret\u00e9 des familles et le fait de ne pas avoir les moyens de payer l&#8217;\u00e9ducation de leurs enfants, la participation des enfants aux activit\u00e9s \u00e9conomiques de la famille, l&#8217;immigration saisonni\u00e8re et l&#8217;absence d&#8217;actes de naissance enregistr\u00e9s sont autant de raisons pour lesquelles les enfants sont priv\u00e9s d&#8217;\u00e9cole. Ces raisons sont plus acceptables dans les familles lorsqu&#8217;il s&#8217;agit des filles.<\/p>\n<p>Dans certaines provinces, les mariages pr\u00e9coces emp\u00eachent les filles de poursuivre leurs \u00e9tudes et de nombreuses familles ont besoin de leurs filles pour les aider \u00e0 gagner leur vie.<\/p>\n<p>Abbas Soltanian, adjoint \u00e0 l&#8217;enseignement secondaire au Minist\u00e8re de l&#8217;\u00e9ducation, a annonc\u00e9 que le nombre d&#8217;abandons scolaires des filles a d\u00e9pass\u00e9 151.000 cas en 2017-2018. (L&#8217;agence de presse <em>ILNA<\/em>, 25 juin 2018)<\/p>\n<p>Se r\u00e9f\u00e9rant aux donn\u00e9es sur l&#8217;abandon scolaire des filles dans les \u00e9coles \u00e0 travers le pays, il a not\u00e9 : &#8221; Cette ann\u00e9e scolaire, d&#8217;octobre 2017 \u00e0 juin 2018, il y a eu 151 046 filles qui ne se sont inscrites dans aucune \u00e9cole, leur nom n&#8217;a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9 nulle part, et elles n&#8217;ont \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9es comme \u00e9l\u00e8ves du tout &#8220;.<\/p>\n<p>En r\u00e9ponse \u00e0 une question sur la proportion d&#8217;abandons scolaires chez les filles par rapport aux gar\u00e7ons, Soltanian a d\u00e9clar\u00e9 : <em>&#8221; Au total, 4,23 % des \u00e9l\u00e8ves ont abandonn\u00e9 l&#8217;\u00e9cole l&#8217;ann\u00e9e scolaire pr\u00e9c\u00e9dente. Les filles repr\u00e9sentaient 4,17 % des \u00e9l\u00e8ves, ce qui signifie qu&#8217;il y a une grande diff\u00e9rence entre les filles et les gar\u00e7ons qui abandonnent l&#8217;\u00e9cole&#8221;.<\/em><\/p>\n<p>Soltanian a poursuivi en d\u00e9clarant que la pr\u00e9carit\u00e9 est l&#8217;une des raisons pour lesquelles les filles abandonnent l&#8217;\u00e9cole. Il a dit :<em> &#8220;Dans certaines parties des r\u00e9gions d\u00e9munies, ils utilisent les enfants comme main-d&#8217;\u0153uvre. Les filles sont plus vuln\u00e9rables que les gar\u00e7ons dans ces zones.&#8221;<\/em><\/p>\n<p>Un commis administratif d&#8217;un village de la province du Khouzistan a d\u00e9clar\u00e9 : <em>&#8220;Environ 50% des gar\u00e7ons et presque toutes les filles n&#8217;ont pas d&#8217;autre choix que d&#8217;abandonner l&#8217;\u00e9cole parce qu&#8217;il n&#8217;y a pas d&#8217;\u00e9coles secondaires ici&#8221;.<\/em> Il n&#8217;y a actuellement aucun lyc\u00e9e de filles dans la ville de Hoveyzeh. Parmi les 40 villages de la r\u00e9gion, il n&#8217;y a pas d&#8217;\u00e9cole f\u00e9minines, ce qui a contraint la majorit\u00e9 des filles \u00e0 abandonner leurs \u00e9tudes.<\/p>\n<p>Le directeur de l&#8217;\u00e9ducation de la province de Kohguilouyeh-et-Boyer-Ahmad (ouest) a \u00e9galement annonc\u00e9 que <em>&#8221; parmi les \u00e9l\u00e8ves qui abandonnent leurs \u00e9tudes, beaucoup sont des filles, qui le font \u00e0 cause de probl\u00e8mes financiers &#8220;.<\/em> (Les agences de presse <em>Fars<\/em> et <em>Mehr<\/em>, 7 janvier 2016)<\/p>\n<p>Le d\u00e9put\u00e9 de Saravan a rapport\u00e9 lors d&#8217;une r\u00e9union au Parlement le 14 d\u00e9cembre 2015, que <em>&#8221; la mixit\u00e9 des lyc\u00e9es et la pauvret\u00e9 &#8220;<\/em> \u00e9taient parmi les principales causes d&#8217;abandon scolaire des filles dans cette r\u00e9gion, \u00e9galement situ\u00e9e au Sistan-et&#8211; Baloutchistan, au sud-est de l&#8217;Iran.<\/p>\n<p>Selon l&#8217;agence de presse <em>ANA<\/em>, les fillettes du district <em>Herandi<\/em> \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran ne peuvent pas poursuivre leurs \u00e9tudes en raison de l&#8217;atmosph\u00e8re sociale corrompue qui r\u00e8gne dans cette r\u00e9gion, \u00e0 savoir le grand nombre de toxicomanes et de sdf. Les filles ne peuvent m\u00eame pas sortir de la maison.<\/p>\n<p>Selon Mohammad Reza Seifi, directeur du Bureau de l&#8217;\u00e9ducation des nomades, le manque de ressources conduit les \u00e9tudiants nomades iraniens \u00e0 abandonner l&#8217;\u00e9cole. Il a ajout\u00e9 qu&#8217;entre 46 et 50 % des \u00e9l\u00e8ves nomades abandonnent l&#8217;\u00e9cole apr\u00e8s le primaire.<\/p>\n<p>Des facteurs tels que le fait de vivre dans des endroits \u00e9loign\u00e9s, le climat et le manque de moyens de transport rendent les conditions d&#8217;\u00e9ducation extr\u00eamement difficiles pour les filles nomades, en particulier dans la province du Sistan-et-Baloutchistan (sud-est de l&#8217;Iran) et conduisent les \u00e9l\u00e8ves \u00e0 l&#8217;abandon scolaire dans certains cas,. (L&#8217;agence de presse <em>Mizan<\/em>, 28 janvier 2018)<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Les perspectives officielles pour l&#8217;\u00e9ducation des femmes<\/strong><\/p>\n<p>Le principal facteur qui contribue \u00e0 l&#8217;analphab\u00e9tisme des femmes, cependant, est la fa\u00e7on dont le r\u00e9gime envisage le r\u00f4le des femmes dans la soci\u00e9t\u00e9. Pour le clerg\u00e9 au pouvoir l&#8217;entretien de la maison, la maternit\u00e9 et l&#8217;\u00e9ducation des enfants sont les principales t\u00e2ches d&#8217;une femme.<\/p>\n<p><em>&#8220;Avoir des contacts avec la famille de leur mari a la priorit\u00e9 sur toutes sortes de formules chimiques, physiques et math\u00e9matiques pour les filles &#8220;,<\/em> a d\u00e9clar\u00e9 Zahra Ayatollahi, directrice du Conseil social et culturel des femmes, au Conseil culturel supr\u00eame de la r\u00e9volution. (Le quotidien public <em>Qanoun<\/em>, 3 janvier 2017)<\/p>\n<p>Dans un d\u00e9cret en 16 points publi\u00e9 le 3 septembre 2016, le Guide supr\u00eame Ali Khamenei a fix\u00e9 les grandes lignes de la politique familiale du r\u00e9gime pour tous les organes gouvernementaux. Le d\u00e9cret mettait l&#8217;accent sur la promotion de la procr\u00e9ation et des r\u00f4les m\u00e9nagers des femmes. (L&#8217;agence de presse <em>Tasnim<\/em>, 3 septembre 2016)<\/p>\n<p>Le 21 juin 2017, Khamenei s&#8217;est \u00e9galement oppos\u00e9 au Plan 2030 d&#8217;\u00e9ducation des Nations Unies. <em>&#8221; Le document 2030 fait partie des objectifs de d\u00e9veloppement durable des Nations Unies par lesquels les puissances dominantes du monde veulent contr\u00f4ler toutes les nations d&#8217;une mani\u00e8re d\u00e9ficiente et erron\u00e9e&#8230; Pourquoi devrions-nous accepter ces documents et accepter pratiquement ce que l&#8217;Ouest nous sert de mod\u00e8le ? &#8220;,<\/em> a dit le N\u00b01 du r\u00e9gime iranien.<\/p>\n<p>D\u2019autres responsables du r\u00e9gime iranien ont embo\u00eet\u00e9 le pas, qualifiant le document Education 2030 de <em>&#8220;honteux&#8221;<\/em> et <em>&#8220;d\u2019un contenu colonialiste&#8221;<\/em> qui manifeste <em>&#8220;l&#8217;un des exemples les plus amers d&#8217;infiltration&#8221;<\/em> et favorise <em>&#8220;la transformation \u00e9ducative&#8221;, &#8220;l&#8217;\u00e9limination des st\u00e9r\u00e9otypes sexuels&#8221;, &#8220;l&#8217;\u00e9galit\u00e9 des sexes&#8221;<\/em> et <em>&#8220;la citoyennet\u00e9 mondiale&#8221;,<\/em> suscitant de graves pr\u00e9occupations <em>&#8220;s\u00e9curitaires&#8221;.<\/em><\/p>\n<p>Le 13 juin 2017, le Conseil supr\u00eame de la r\u00e9volution culturelle, pr\u00e9sid\u00e9 par Hassan Rouhani, a d\u00e9cid\u00e9 d&#8217;arr\u00eater la mise en \u0153uvre de l&#8217;agenda 2030.<\/p>\n<p>Cette opposition hyst\u00e9rique du r\u00e9gime cl\u00e9rical au plan d&#8217;action 2030 est due au fait que le document oblige tous les \u00c9tats \u00e0 respecter l&#8217;\u00e9galit\u00e9 des sexes et l&#8217;\u00e9galit\u00e9 des chances pour tous les individus, y compris les femmes et les filles, ce qui est en pleine contradiction avec les objectifs du r\u00e9gime int\u00e9griste de T\u00e9h\u00e9ran.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;\u00e9ducation est obligatoire et gratuite dans la plupart des pays du monde pour les 6-14 ans, l&#8217;UNESCO ayant soulign\u00e9 la n\u00e9cessit\u00e9 d&#8217;une \u00e9ducation obligatoire pour les enfants.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":6150,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jnews-multi-image_gallery":[],"jnews_single_post":[],"jnews_primary_category":[],"jnews_social_meta":[],"jnews_override_counter":[],"footnotes":""},"categories":[8],"tags":[],"class_list":["post-3380","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-articles"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3380","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3380"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3380\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6150"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3380"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3380"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3380"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}