{"id":3243,"date":"2018-06-10T19:54:34","date_gmt":"2018-06-10T19:54:34","guid":{"rendered":"https:\/\/wncri.org\/frdev\/2018\/06\/10\/commission-des-femmes-du-10\/"},"modified":"2025-06-21T15:02:04","modified_gmt":"2025-06-21T13:02:04","slug":"commission-des-femmes-du-10","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wncri.org\/fr\/2018\/06\/10\/commission-des-femmes-du-10\/","title":{"rendered":"commission des femmes du"},"content":{"rendered":"<p><strong><a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/images_monthlies_Monthly_May2018_FR.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"alternate noopener noreferrer\">Voir le PDF<\/a><\/strong><\/p>\n<p><strong>Les travailleuses iraniennes opprim\u00e9es dans le silence et l&#8217;obscurit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>\u00a0Les conditions de travail des travailleuses en Iran sont tr\u00e8s diff\u00e9rentes de celles de leurs homologues masculins. Leur sort est rarement vu ou \u00e9voqu\u00e9 .<\/p>\n<p>  <!--more-->  <\/p>\n<p>La participation des femmes au mouvement ouvrier est imperceptible et elles sont opprim\u00e9es dans le silence et l&#8217;obscurit\u00e9. Les femmes souffrent d&#8217;une double oppression en partie parce qu&#8217;elles sont rarement embauch\u00e9es dans des emplois officiels en raison des dispositions l\u00e9gislatives iraniennes qui accordent la priorit\u00e9 aux hommes.<\/p>\n<p>En revanche, les femmes repr\u00e9sentent la grande majorit\u00e9 de la main-d&#8217;\u0153uvre dans les ateliers non officiels ,qui ne sont pas surveill\u00e9s par le gouvernement, et qui ont le droit de moins r\u00e9mun\u00e9rer leurs travailleurs ainsi que de leur refuser des prestations ou des assurances. Les femmes qui ont d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment besoin d&#8217;un travail pour gagner la vie de leur famille sont largement victimes des pratiques de ces ateliers.<\/p>\n<p>Un grand nombre de femmes vendent leur force de travail contre une petite somme d&#8217;argent sans \u00eatre ressenties ou consid\u00e9r\u00e9es comme des travailleuses. Elles travaillent entre 10 et 12 heures \u00e0 la maison s&#8217;appliquant \u00e0 coller des enveloppes ou a coudre des paillettes sur du tissu, mais leur salaire journalier est d&#8217;environ 5 000 toumans ou simplement l&#8217;\u00e9quivalent d&#8217;un dollar. Ces femmes n&#8217;ont m\u00eame pas d&#8217;employeur sp\u00e9cifique et leurs produits sont vendus par des interm\u00e9diaires qui empochent la plupart de leurs revenus. Dans le m\u00eame temps, le statut des travailleurs iraniens est hors cadre et les enqu\u00eates et donn\u00e9es publi\u00e9es occasionnellement \u00e0 cet \u00e9gard ne tiennent pas compte du nombre de femmes et des probl\u00e8mes qu&#8217;elles rencontrent dans cet environnement domin\u00e9 par les hommes, en vertu de lois discriminatoires. Cependant, quelques rapports et interviews parus dans les m\u00e9dias iraniens (\u00e0 la fois publics et ind\u00e9pendants) \u00e0 l&#8217;occasion du 1er mai, la Journ\u00e9e internationale des travailleurs, ont mis en lumi\u00e8re une petite partie de la situation d\u00e9plorable des femmes dans ce domaine.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Admissions officielles dans des conditions de \u00abnouvel esclavage\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Lors d&#8217;une r\u00e9union le 28 avril au minist\u00e8re du Travail \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran, Massoumeh Ebtekar, le repr\u00e9sentant du pr\u00e9sident Rouhani pour les femmes et les affaires familiales, a avou\u00e9 que &#8220;les femmes occupent la plus grande part des emplois non officiels&#8221;. L&#8217;agence de presse IRNA a \u00e9crit que les emplois non officiels sont orient\u00e9s vers des emplois en dehors des structures officielles; en un mot, ce sont des emplois dans des unit\u00e9s qui ne sont pas officiellement enregistr\u00e9es et qui ne sont pas surveill\u00e9es par le gouvernement. Les personnes embauch\u00e9es pour des emplois non officiels sont consid\u00e9r\u00e9es dans les statistiques comme \u00abemploy\u00e9es\u00bb mais ne b\u00e9n\u00e9ficient d&#8217;aucune assurance m\u00e9dicale ou d&#8217;assurance retraite.<\/p>\n<p>Alireza Mahjoub, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de la Chambre des travailleurs (une fondation gouvernementale) et membre du comit\u00e9 social au parlement des mollahs, a \u00e9galement admis que \u00ables femmes ont le taux de ch\u00f4mage le plus \u00e9lev\u00e9\u00bb et que \u00abla participation \u00e9conomique des femmes n&#8217;est pas remarquable\u00bb. L&#8217;agence de presse officielle IRNA &#8211; 28 avril 2018)<\/p>\n<p>Lors d&#8217;un autre rassemblement \u00e0 Qom, le 30 avril 2018, Ahmad Amirabadi Farahani, membre du bureau pr\u00e9sidentiel du parlement des mollahs, a affirm\u00e9 que les conditions des travailleuses relevaient d&#8217;\u00abun nouvel esclavage\u00bb. Il a dit: &#8220;L&#8217;oppression des femmes dans certaines unit\u00e9s de production en ce qui concerne les versement de leurs salaires et les longues heures de travail repr\u00e9sentent un nouvel esclavage.&#8221;<\/p>\n<p>Mr. Amirabadi a ajout\u00e9: \u00abL&#8217;un des probl\u00e8mes qui nous tourmente et qui est malheureusement r\u00e9pandu dans toute la province est la pr\u00e9sence des femmes dans les unit\u00e9s de production sans recevoir de salaires cons\u00e9quents &#8230; J&#8217;ai visit\u00e9 ces centres de production: certaines femmes travaillent plus que les heures l\u00e9gales. les salaires qu&#8217;elles re\u00e7oivent sont plut\u00f4t petits. &#8220;<\/p>\n<p>Dans une autre partie de son discours, Mr. Amirabadi a reconnu que les femmes et les filles \u00abpartent travailler dans ces centres de production depuis t\u00f4t le matin et travaillent jusqu&#8217;\u00e0 12 heures avec un maigre salaire de 400 000 toumans (un mois, environ 80 dollars). (L&#8217;agence de presse ISNA g\u00e9r\u00e9e par l&#8217;Etat &#8211; 1er mai 2018) Le salaire minimum en Iran est d&#8217;environ 961 000 toumans et le seuil de pauvret\u00e9 est de 4 millions de toumans.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Pas de salaire \u00e9gal, de s\u00e9curit\u00e9 d&#8217;emploi ou d&#8217;assurance pour les travailleuses <\/strong><\/p>\n<p>Un autre fonctionnaire de l&#8217;Etat a reconnu les conditions catastrophiques des travailleuses dans la province de Qazvin, au nord-ouest de T\u00e9h\u00e9ran, dans une interview accord\u00e9e \u00e0 l&#8217;agence de presse officielle IRNA le 3 mai 2018.<\/p>\n<p>Fatemeh Pourno, Secr\u00e9taire du Syndicat des travailleuses de Qazvin (institution publique), a d\u00e9clar\u00e9: \u00abLes ouvri\u00e8res travaillent au m\u00eame rythme que leurs homologues masculins dans les unit\u00e9s de production, mais ne re\u00e7oivent pas le m\u00eame salaire et ne sont pas conscientes de leurs droits l\u00e9gaux. Elles ne savent m\u00eame pas si leur assurance a \u00e9t\u00e9 prise en compte dans leurs fiches de paie, mais elles ne portent aucune plainte \u00e0 cet \u00e9gard puisqu&#8217;elles craignent d&#8217;\u00eatre licenci\u00e9es par leurs employeurs.<\/p>\n<p>Madame Pourno a d\u00e9clar\u00e9 par ailleurs : \u00abLes contrats temporaires d&#8217;une dur\u00e9e de trois mois ont priv\u00e9 les travailleuses de la s\u00e9curit\u00e9 de l&#8217;emploi; parfois, les employeurs maltraitent les travailleuses pour le moindre petit d\u00e9faut de travail, incriminant la plupart des femmes dans la communaut\u00e9 des travailleurs effectuant de longues heures de travail, mais priv\u00e9s de nombreux droits et avantages. &#8221; Elle a \u00e9galement not\u00e9 que la majorit\u00e9 des travailleuses sont des chefs de famille et a ajout\u00e9: \u00abIl y a beaucoup de jeunes femmes qui doivent travailler dans les unit\u00e9s de production pour att\u00e9nuer la pression \u00e9conomique sur leurs familles et aider leurs parents. Les conditions de travail dans les ateliers et les usines. &#8221; (L&#8217;agence de presse officielle IRNA &#8211; 3 mai 2018)<\/p>\n<p>Un autre responsable, Abdollah Bahrami, le PDG de l&#8217;Union nationale des producteurs de tapis tiss\u00e9s \u00e0 la main, a \u00e9galement r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que \u00ables femmes constituent la majorit\u00e9 des tisseurs de tapis en Iran et si nous voulons le mettre en pourcentages, elles forment 70% des tisserands. &#8220;<\/p>\n<p>Dans son interview du 16 mai 2018 avec l&#8217;agence de presse officielle ILNA, Mr. Bahrami a not\u00e9 que parmi le million de tisseurs de tapis , 320,000 sont couverts par l&#8217;assurance, ajoutant: \u00abUn grand pourcentage de ces tisseurs de tapis sont des femmes chefs de famille. Alors, comment peuvent-ils \u00eatre soutenus et leur avenir garanti uniquement avec cette assurance. Plus de 150 000 familles ont perdu leur soutien alors que beaucoup d&#8217;entre elles sont des femmes. Elles ont perdu leur argent et n&#8217;ont aucune s\u00e9curit\u00e9.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Cas au point <\/strong><\/p>\n<p>L&#8217;absence de lois favorables aux travailleuses et l&#8217;utilisation commune de contrats semi-l\u00e9gaux ont rendu les conditions de travail beaucoup plus difficiles pour les femmes que pour les hommes.<\/p>\n<p>Un certain nombre de travailleuses de la province de Qazvin, au nord-ouest de T\u00e9h\u00e9ran, se sont plaintes de travaux p\u00e9nibles qui exercent une double pression sur leur corps et ne correspondent pas \u00e0 leurs capacit\u00e9s physiques.<\/p>\n<p>\u00a0Zahra Parhizgari, dipl\u00f4m\u00e9e en droit, a r\u00e9cemment perdu son emploi parce que l&#8217;usine o\u00f9 elle travaillait a ferm\u00e9 ses portes. Dans une interview avec l&#8217;agence de presse officielle IRNA, elle s&#8217;est plainte des conditions de travail difficiles pour les femmes dans ces unit\u00e9s de production. Tout en mentionnant le mauvais traitement des travailleuses par les employeurs, elle a soulign\u00e9 que le manque de lois favorables et le manque d&#8217;emplois pour les femmes ont conduit celles -ci \u00e0 d\u00e9crocher un emploi dans un environnement qui ne convient pas \u00e0 son sexe ni \u00e0 son \u00e9ducation. une source de revenu.<\/p>\n<p>Hadisseh Rostami est une autre jeune femme qui a perdu son emploi en raison de la fermeture de l&#8217;usine. Elle a d\u00e9crit l&#8217;environnement de travail comme \u00e9tant \u00abextr\u00eamement ax\u00e9 sur les hommes\u00bb et a ajout\u00e9: \u00abMalgr\u00e9 un travail \u00e9gal, nous n&#8217;avons pas re\u00e7u les prestations minimales et les salaires &#8230; Malheureusement, il n&#8217;y a aucune diff\u00e9rence entre les salaires d&#8217;un travailleur qui travaille la ligne de production depuis plusieurs ann\u00e9es et un nouveau venu. &#8220;<\/p>\n<p>Mme Rostami s&#8217;est \u00e9galement plainte de la violence et de la discrimination \u00e0 l&#8217;\u00e9gard des femmes par certains employeurs et des mauvaises conditions sanitaires auxquelles elles sont confront\u00e9es dans les unit\u00e9s de production. Elle a d\u00e9clar\u00e9 que la mise \u00e0 pied des travailleurs exerce une double pression sur les autres travailleurs qui doivent travailler davantage malgr\u00e9 leurs conditions physiques. (Le semi-officiel Aryanews.com, 3 mai 2018)<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>La main-d&#8217;\u0153uvre la plus vuln\u00e9rable sur le march\u00e9 du travail <\/strong><\/p>\n<p>Les travailleuses ont toujours \u00e9t\u00e9 le groupe le plus vuln\u00e9rable sur le march\u00e9 du travail iranien. Comme il est devenu \u00e9vident par les admissions officielles et certains des cas publi\u00e9s, les femmes sont les premi\u00e8res victimes face \u00e0 n&#8217;importe quelle vicissitude \u00e9conomique et parmi les premiers groupes de travailleurs \u00e0 \u00eatre mis au ch\u00f4mage.<\/p>\n<p>Les femmes sont consid\u00e9r\u00e9es comme une force de travail secondaire qui per\u00e7oit des salaires plus bas pour un travail \u00e9gal avec les hommes. Les plans introduits ces derni\u00e8res ann\u00e9es pour allonger le cong\u00e9 de maternit\u00e9 ou r\u00e9duire le temps de travail des femmes dans des circonstances sp\u00e9ciales ont pratiquement d\u00e9courag\u00e9 les employeurs de recruter du personnel f\u00e9minin, en leur donnant ainsi toutes les excuses pour s&#8217;abstenir d&#8217;employer des femmes.<\/p>\n<p>M\u00eame lorsque les femmes sont employ\u00e9es, leur s\u00e9curit\u00e9 d&#8217;emploi est en remise en cause par le mariage ou la grossesse. Les femmes constituent \u00e9galement la majorit\u00e9 de la main-d&#8217;\u0153uvre dans les petits ateliers de moins de 10 travailleurs. Ces ateliers sont des exceptions \u00e0 la l\u00e9gislation du travail et ne sont pas supervis\u00e9s par le gouvernement. C&#8217;est ce qu&#8217;on appelle le secteur non officiel ou le \u00absecteur \u00e9conomique gris\u00bb.<\/p>\n<p>Les femmes embauch\u00e9es dans le secteur non officiel ou dans le \u00absecteur \u00e9conomique gris\u00bb doivent travailler dans les ateliers pour le salaire minimum et sans recevoir de prestations, de pensions de retraite ou d&#8217;assurance maladie.<\/p>\n<p>Mais ces femmes sont aussi les principales victimes mall\u00e9ables et corv\u00e9ables, facilement soumises au licenciement sans aucune assurance ch\u00f4mage. Dans le m\u00eame temps, les petits ateliers sont les premi\u00e8res parmi les entreprises \u00e0 fermer que ce soit en propose de croissance ou de d\u00e9pression \u00e9conomiques.<\/p>\n<p>\u00c0 la lumi\u00e8re de la plus grande part des emplois f\u00e9minins dans les petits ateliers, on peut conclure que le ch\u00f4mage a \u00e9t\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9 chez les femmes ces derni\u00e8res ann\u00e9es en raison des difficult\u00e9s \u00e9conomiques. Cela a incit\u00e9 plus de femmes \u00e0 signer des contrats temporaires pour gagner leur vie. Selon les derni\u00e8res statistiques, 85 pour cent des travailleurs iraniens sont embauch\u00e9s par des ateliers sur des contrats temporaires. Bien qu&#8217;il n&#8217;y ait pas de rapports officiels sur la part des femmes, on estime que les femmes repr\u00e9sentent une part plus importante des contrats temporaires que les hommes. Comme il a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment cit\u00e9 par l&#8217;un des responsables du r\u00e9gime, l&#8217;oppression des femmes dans certaines unit\u00e9s de production ne peut \u00eatre qualifi\u00e9e que comme un nouvel esclavage.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Voir le PDF Les travailleuses iraniennes opprim\u00e9es dans le silence et l&#8217;obscurit\u00e9 \u00a0Les conditions de travail des travailleuses en Iran sont tr\u00e8s diff\u00e9rentes de celles de leurs homologues masculins. 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