{"id":3091,"date":"2018-04-16T17:26:32","date_gmt":"2018-04-16T17:26:32","guid":{"rendered":"https:\/\/wncri.org\/frdev\/2018\/04\/16\/commission-des-femmes-du-8\/"},"modified":"2025-06-21T14:59:58","modified_gmt":"2025-06-21T12:59:58","slug":"commission-des-femmes-du-8","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wncri.org\/fr\/2018\/04\/16\/commission-des-femmes-du-8\/","title":{"rendered":"commission des femmes du"},"content":{"rendered":"<p><strong><a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/images_monthlies_Monthly_Mar2018_Fr.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"alternate noopener noreferrer\">Voir le PDF<\/a><\/strong><\/p>\n<p><strong>Les femmes iraniennes payent le prix de la libert\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>La r\u00e9sistance des femmes iraniennes dans les prisons a \u00e9clips\u00e9 les nouvelles de f\u00e9vrier et de mars.<\/p>\n<p>  <!--more-->  <\/p>\n<p>Au premier rang, la gr\u00e8ve de la faim continue du prisonnier politique Golrokh Ebrahimi Iraee et sa r\u00e9sistance acharn\u00e9e avec sa compagne Atena Daemi. Mme Iraee est dans le coma apr\u00e8s 62 jours de gr\u00e8ve de la faim pour protester contre son exil ill\u00e9gal \u00e0 la tristement c\u00e9l\u00e8bre prison de Qarchak en violation du principe de s\u00e9paration des cat\u00e9gories de prisonniers, exigeant d&#8217;\u00eatre renvoy\u00e9e \u00e0 la prison des femmes dans la prison d&#8217;Evin.<\/p>\n<p>Le Comit\u00e9 des femmes du CNRI a lanc\u00e9 un appel exhortant les organisations des droits humains et des droits des femmes \u00e0 prendre imm\u00e9diatement des mesures efficaces pour sauver Golrokh Iraee et obtenir sa lib\u00e9ration inconditionnelle.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Golrokh Ebrahimi Iraee et Atena Daemi<\/strong><\/p>\n<p>Une \u00e9crivaine et militante des droits de l&#8217;homme, Mme Iraee a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9e \u00e0 six ans de prison pour avoir \u00e9crit un livre in\u00e9dit sur la punition cruelle de la lapidation. Son mari, Arash Sadeghi, \u00e9galement d\u00e9fenseur des droits de l&#8217;homme purgeant une peine de prison de 19 ans, a risqu\u00e9 sa vie en organisant une gr\u00e8ve de la faim de 72 jours pour protester contre l&#8217;arrestation ill\u00e9gale et la d\u00e9tention de sa femme.<\/p>\n<p>Le couple emprisonn\u00e9 a attir\u00e9 un soutien national et mondial, for\u00e7ant le r\u00e9gime \u00e0 lib\u00e9rer Mme Iraee. N\u00e9anmoins, les forces de s\u00e9curit\u00e9 l&#8217;ont \u00e0 nouveau arr\u00eat\u00e9e en janvier 2017 en revenant sur la promesse faite par le Procureur.<\/p>\n<p>Tout au long de son incarc\u00e9ration, Mme Iraee s&#8217;est \u00e9lev\u00e9e contre les injustices du r\u00e9gime, sa derni\u00e8re lettre \u00e9tant une lettre ouverte le 9 janvier, au milieu du soul\u00e8vement national exigeant un changement de r\u00e9gime. Elle a appel\u00e9 les jeunes iraniens \u00e0 endurer et payer le prix de la libert\u00e9. Dans une partie de sa lettre, elle \u00e9crit: \u00abLa r\u00e8gle perfide (du r\u00e9gime) peut \u00eatre renvers\u00e9e si nous marchons sur la route les yeux ouverts, et si nous comprenons de fa\u00e7on r\u00e9aliste que nous devons filer un long chemin \u00e0 un co\u00fbt \u00e9lev\u00e9. Et notre ennemi est f\u00e9roce. Si nous envisageons de nous lib\u00e9rer du joug de la tyrannie, si nous voulons ne plus mendier nos droits dans notre propre patrie, nous devons \u00e9valuer le prix que nous devons payer dans ce chemin difficile. Par exp\u00e9rience, nous savons que ce prix comprend l&#8217;emprisonnement, la torture et l&#8217;ex\u00e9cution et \u00eatre accus\u00e9 de faire la guerre \u00e0 Dieu. Nous ne devons pas craindre les difficult\u00e9s. Nous devons croire que chaque peur peut \u00eatre surmont\u00e9e, que chaque demande peut \u00eatre satisfaite et que tous les murs de l&#8217;oppression peuvent \u00eatre bris\u00e9s. &#8220;<\/p>\n<p>C&#8217;est en r\u00e9action \u00e0 cet appel que le r\u00e9gime a pris des mesures de repr\u00e9sailles contre elle et sa compagne Atena Daemi qui avait envoy\u00e9 une lettre ouverte similaire quelques jours plus t\u00f4t. Le procureur d&#8217;Evin a fabriqu\u00e9 une nouvelle affaire contre les deux prisonniers politiques et les a convoqu\u00e9s cinq fois pour un interrogatoire. Finalement, le 24 janvier 2018, les prisonniers r\u00e9sistants ont \u00e9t\u00e9 emmen\u00e9s de force pour interrogatoire \u00e0 la salle 2A du CGG \u00e0 Evin et en r\u00e9action \u00e0 leur forte r\u00e9sistance, ils ont \u00e9t\u00e9 brutalis\u00e9s et transf\u00e9r\u00e9s ill\u00e9galement \u00e0 la tristement c\u00e9l\u00e8bre prison de Qarchak \u00e0 Varamin. Golrokh Iraee et Atena Daemi ont exig\u00e9 d&#8217;\u00eatre renvoy\u00e9s \u00e0 Evin, fixant un d\u00e9lai de 10 jours avant de faire la gr\u00e8ve de la faim pour protester contre la violation par le r\u00e9gime du principe de classification et de s\u00e9paration des prisonniers et de leur exil ill\u00e9gal \u00e0 Qarchak.<\/p>\n<p>Le 3 f\u00e9vrier, ils ont entam\u00e9 leur gr\u00e8ve de la faim et ont entam\u00e9 une gr\u00e8ve de la faim s\u00e8che le 10 f\u00e9vrier. Les conditions des deux prisonniers se sont rapidement d\u00e9t\u00e9rior\u00e9es \u00e0 la lumi\u00e8re des conditions carc\u00e9rales d\u00e9plorables. Atena Daemi, qui avait fait une gr\u00e8ve de la faim pendant 54 jours en avril et mai 2017, a mis fin \u00e0 sa gr\u00e8ve de la faim le 15 f\u00e9vrier &#8220;pour rester en vie et rester une \u00e9pine dans les yeux de ses ennemis&#8221;.<\/p>\n<p>Dans un message audio, elle a dit: \u00abNe vous fatiguez pas parce que je ne reculerai jamais sur mes positions. Je ne m&#8217;excuserai jamais du crime que je n&#8217;ai pas commis, car en tant qu&#8217;\u00eatre humain, j&#8217;ai droit \u00e0 la libert\u00e9 de parole, d&#8217;opinion et de protestation, et personne ne devrait me priver de mes droits. Je vous dis que chaque jour je ferai savoir au monde le manque d&#8217;ind\u00e9pendance de la magistrature et l&#8217;injustice et l&#8217;oppression. Chaque jour, je vais crier \u00e0 vos oreilles que vos propres lois ont \u00e9t\u00e9 bris\u00e9es par vous-m\u00eames. Vous avez battu et brutalis\u00e9 et arr\u00eat\u00e9 ma famille. Nous Attendons les cons\u00e9quences de cette sauvage violence.<\/p>\n<p>\u00a0Les conditions de Mme Iraee dans la prison de Qarchak ont \u200b\u200b\u00e9t\u00e9 atroces. La prison de Qarchak est un \u00e9levage de poulets d\u00e9saffect\u00e9 qui d\u00e9tient des centaines de femmes reconnues coupables d&#8217;infractions violentes dans des conditions tr\u00e8s \u00e9loign\u00e9es des conditions \u00e9l\u00e9mentaires des Nations unies pour le traitement des d\u00e9tenus (R\u00e8gles Nelson Mandela). Les plaintes courantes mentionnent des sols souill\u00e9s d&#8217;urine, un manque de ventilation, des salles de bains insuffisantes et sales, la pr\u00e9valence de maladies contagieuses, des aliments de mauvaise qualit\u00e9 contenant de petits morceaux de pierre et de l&#8217;eau sal\u00e9e.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Le 20 f\u00e9vrier, Mme Iraee et Mme Daemi ont \u00e9t\u00e9 priv\u00e9es de contacts avec leurs familles et ne peuvent les appeler qu&#8217;une fois par semaine en pr\u00e9sence d&#8217;agents p\u00e9nitentiaires. Ils ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9tenus dans des conditions similaires \u00e0 l&#8217;isolement cellulaire. Elles n&#8217;\u00e9taient pas autoris\u00e9s \u00e0 quitter la salle et personne n&#8217;avait la permission de leur rendre visite.<\/p>\n<p>Le 21 f\u00e9vrier 2018, le Conseil national de la R\u00e9sistance iranienne (CNRI) a appel\u00e9 les organisations internationales des droits de l&#8217;homme et des droits des femmes \u00e0 prendre des mesures imm\u00e9diates et efficaces pour sauver la vie de deux prisonniers en gr\u00e8ve de la faim, Mme Golrokh Iraee et Sohail Arabi,<a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/\/2015\/12\/01\/galerie-de-photos\/#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"><span>[1]<\/span><\/a> qui sont \u00e0 risque.<\/p>\n<p>Amnesty International a publi\u00e9 une d\u00e9claration le 9 mars 2018, exprimant son inqui\u00e9tude face \u00e0 la situation de Golrokh Iraee et demandant sa lib\u00e9ration imm\u00e9diate ainsi que celle d&#8217;Atena Daemi.<\/p>\n<p>AI \u00e9crit: \u00abGolrokh Ebrahimi Iraee, qui a fait une gr\u00e8ve de la faim pendant 35 jours, est en tr\u00e8s mauvaise sant\u00e9. Au cours de la derni\u00e8re semaine, elle a \u00e9t\u00e9 plac\u00e9e sous perfusion intraveineuse sans son consentement et, parfois, elle a \u00e9t\u00e9 incapable de bouger. Elle souffre de crampes s\u00e9v\u00e8res dans les muscles, que le m\u00e9decin de la prison a confirm\u00e9 \u00eatre le r\u00e9sultat de la gr\u00e8ve de la faim. &#8220;<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Selon Luther Luther, directeur de la recherche et du plaidoyer d&#8217;Amnesty International pour le Moyen-Orient et l&#8217;Afrique du Nord: \u00abNous sommes extr\u00eamement alarm\u00e9s par les informations de la prison de Shahr-e Rey sur le ciblage et l&#8217;escalade des mauvais traitements de Golrokh et Atena. Ils n&#8217;auraient jamais d\u00fb \u00eatre emprisonn\u00e9s en premier lieu et il semble maintenant que les autorit\u00e9s iraniennes les soumettent d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment \u00e0 des traitements cruels, inhumains et d\u00e9gradants en raison de leur militantisme ouvert et de leur travail continu en faveur des droits de l&#8217;homme m\u00eame derri\u00e8re les barreaux. Mme Iraee et Mme Daemi, d\u00e9tenues \u00e0 l&#8217;origine dans le quartier de quarantaine, ont de nouveau \u00e9t\u00e9 brutalis\u00e9es le lundi 12 mars 2018 et tra\u00een\u00e9es dans le quartier des m\u00e8res o\u00f9 des femmes enceintes et une vingtaine d&#8217;enfants sont d\u00e9tenus avec leur m\u00e8re. Consid\u00e9rant l&#8217;\u00e9tat de sant\u00e9 de la faim qui frappe Golrokh Iraee, le service des m\u00e8res est une pression suppl\u00e9mentaire sur elle.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Haj Moradi, le procureur adjoint d&#8217;Evin supervisant les prisonniers politiques, a d\u00e9clar\u00e9 aux familles des prisonniers que Golrokh ne serait pas renvoy\u00e9e \u00e0 Evin m\u00eame si elle mourait. D&#8217;autres rapports indiquent que l&#8217;ordre de transfert doit \u00eatre d\u00e9livr\u00e9 par le procureur de T\u00e9h\u00e9ran, Jaafari Dowlatabadi. Le 15 mars, le pr\u00e9sident de la sous-commission des droits de l&#8217;homme (DROI) du Parlement europ\u00e9en, M. Pier Antonio Panzeri (S &amp; D, IT), a exprim\u00e9 sa profonde pr\u00e9occupation concernant la d\u00e9tention de deux femmes d\u00e9fenseurs des droits humains en Iran. Il a d\u00e9clar\u00e9 qu&#8217;ils purgeaient des peines d&#8217;emprisonnement longues et injustes qui ont \u00e9t\u00e9 prononc\u00e9es uniquement pour leur travail pacifique en faveur des droits humains. Il a \u00e9crit dans sa d\u00e9claration, &#8220;Golrokh Ebrahimi Iraee et Atena Daemi devraient \u00e9galement recevoir des soins m\u00e9dicaux urgents et appropri\u00e9s en raison de leur \u00e9tat de sant\u00e9 fragile et en d\u00e9t\u00e9rioration suite \u00e0 leur longue gr\u00e8ve de la faim et mauvais traitements, y compris le harc\u00e8lement attaques physiques par d&#8217;autres d\u00e9tenus et gardes. J&#8217;appelle l&#8217;administration p\u00e9nitentiaire et les autorit\u00e9s comp\u00e9tentes \u00e0 garantir des contacts r\u00e9guliers avec les membres de la famille, notamment des visites dans les prisons et des appels t\u00e9l\u00e9phoniques. J&#8217;appelle \u00e9galement les autorit\u00e9s \u00e0 prendre des mesures imm\u00e9diates pour am\u00e9liorer les conditions de d\u00e9tention et les installations de la prison de Shahr-e Rey. &#8221; Le 19 mars, quatre experts de l&#8217;ONU ont fait une d\u00e9claration \u00e0 Gen\u00e8ve exprimant leur inqui\u00e9tude &#8220;concernant le ciblage continu des d\u00e9fenseurs des droits de l&#8217;homme en Iran, y compris des informations selon lesquelles deux d\u00e9fenseuses des droits de l&#8217;homme auraient \u00e9t\u00e9 battues en d\u00e9tention&#8221;. Le communiqu\u00e9 dit: &#8220;Le 12 mars, les deux d\u00e9fenseurs auraient \u00e9t\u00e9 battus par des gardes anti-\u00e9meutes \u00e0 la suite d&#8217;une perturbation, puis transf\u00e9r\u00e9s dans le quartier g\u00e9n\u00e9ral de la prison.&#8221;<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Les experts ont not\u00e9 dans leur d\u00e9claration: &#8220;Nous avons essay\u00e9 d&#8217;engager un dialogue avec les autorit\u00e9s sur cette question, mais en vain. Nous appelons \u00e0 la lib\u00e9ration imm\u00e9diate d&#8217;Atena Daemi et de Golrokh Ebrahimi Iraee, ainsi qu&#8217;\u00e0 la lib\u00e9ration de tous ceux qui ont \u00e9t\u00e9 emprisonn\u00e9s pour avoir exerc\u00e9 leurs droits \u00e0 la libert\u00e9 d&#8217;expression et de r\u00e9union pacifique. &#8221; Les experts ont appel\u00e9 les autorit\u00e9s \u00e0 mener une enqu\u00eate rapide et impartiale sur les all\u00e9gations de passages \u00e0 tabac et \u00e0 garantir la responsabilit\u00e9 de telles actions. Au moment de la r\u00e9daction, Golrokh Iraee est entr\u00e9e dans le coma et aurait \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9e dans un h\u00f4pital pr\u00e8s de la prison de Shahr-e Ray (Qarchak) pour son sentiment constant de naus\u00e9e et de vomissements dus \u00e0 une v\u00e9sicule biliaire endommag\u00e9e. Le nom de l&#8217;h\u00f4pital n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 annonc\u00e9. Il n&#8217;y a pas eu de nouvelles de Mme Iraee apr\u00e8s son hospitalisation et les demandes de renseignements de sa famille n&#8217;ont pas \u00e9t\u00e9 Trait\u00e9es<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Maryam Akbari Monfared <\/strong><\/p>\n<p>Maryam Akbari Monfared, une autre intervenante, s&#8217;est exprim\u00e9e derri\u00e8re les barreaux, reprochant \u00e0 Salavati, l&#8217;un des juges notoires du r\u00e9gime cl\u00e9rical, d&#8217;avoir condamn\u00e9 Mme Akbari \u00e0 15 ans d&#8217;emprisonnement.<\/p>\n<p>Dans une lettre ouverte fortement formul\u00e9e, Maryam Akbari Monfared a r\u00e9agi en \u00e9num\u00e9rant les crimes des mollahs sous leur domination et s&#8217;est vant\u00e9e de s&#8217;\u00eatre oppos\u00e9e au r\u00e9gime. Elle a dit: &#8220;Mes compatriotes encha\u00een\u00e9s et moi sommes ceux qui doivent accorder l&#8217;amnistie&#8221;.<\/p>\n<p>La lettre publi\u00e9e le 30 mars 2018 se lisait en partie: \u00abDans cet environnement sombre qui n&#8217;avait aucune ouverture sur la libert\u00e9 et la justice, une g\u00e9n\u00e9ration de pionniers qui ne pouvaient \u00eatre intimid\u00e9s ou s\u00e9duits r\u00e9v\u00e9lait la nature inhumaine et m\u00e9di\u00e9vale de ce r\u00e9gime. Salut aux martyrs qui ont donn\u00e9 leur vie pour la libert\u00e9, saluons les martyrs des ann\u00e9es 1980, les martyrs du massacre de 1988, qui ont sem\u00e9 les graines de la protestation et de la r\u00e9sistance dans la soci\u00e9t\u00e9 iranienne et fait s&#8217;incliner le monde devant leur magnificence &#8230;<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>La lettre publi\u00e9e le 30 mars 2018 se lisait en partie: \u00abDans cet environnement sombre qui n&#8217;avait aucune ouverture sur la libert\u00e9 et la justice, une g\u00e9n\u00e9ration de pionniers qui ne pouvaient \u00eatre intimid\u00e9s ou s\u00e9duits r\u00e9v\u00e9lait la nature inhumaine et m\u00e9di\u00e9vale de ce r\u00e9gime . Hommage aux martyrs qui ont donn\u00e9 leur vie pour la libert\u00e9, saluons les martyrs des ann\u00e9es 1980, les martyrs du massacre de 1988, qui ont sem\u00e9 les graines de la protestation et de la r\u00e9sistance dans la soci\u00e9t\u00e9 iranienne et fait s&#8217;incliner le monde devant leur magnificence &#8230;<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>&#8220;Le massacre de 1988 a jet\u00e9 les bases d&#8217;un r\u00e9gime d&#8217;ex\u00e9cutions, un cycle incessant d&#8217;ex\u00e9cutions qui a \u00e9t\u00e9 mis en place jusqu&#8217;\u00e0 cette date. La R\u00e9publique islamique n&#8217;a apport\u00e9 que du carnage, du pillage et de l&#8217;effusion de sang pour l&#8217;Iran et les Iraniens. Il a vol\u00e9 la richesse et les ressources du pays.<\/p>\n<p>Les banques et les caisses de retraite ont fait faillite, les gens ont faim et l&#8217;\u00e9conomie a \u00e9t\u00e9 paralys\u00e9e &#8230; &#8220;Au milieu de tant de mis\u00e8re et de malheur, les mollahs ont senti que leur fin \u00e9tait imminente. Ils cherchent \u00e0 couvrir tant d&#8217;ann\u00e9es d&#8217;oppression et ce qu&#8217;ils ont fait au peuple iranien avec la tromperie de l&#8217;amnistie.<\/p>\n<p>&#8220;Ce que j&#8217;ai bri\u00e8vement \u00e9num\u00e9r\u00e9 est une r\u00e9ponse \u00e0 Abolghassem Salavati qui a dit \u00e0 mon mari apr\u00e8s sa derni\u00e8re enqu\u00eate,&#8221; Laissez-moi v\u00e9rifier et voir si son nom figure sur la liste d&#8217;amnistie. &#8220;<\/p>\n<p>&#8220;Apr\u00e8s neuf ans d&#8217;emprisonnement, je suis fier et ferme et mon c\u0153ur est rempli de joie pour tous ses moments. Non seulement je demande justice pour ma s\u0153ur et mes fr\u00e8res, mais aussi pour moi-m\u00eame pour la vie que tu m&#8217;as vol\u00e9e, l&#8217;enfance que tu as vol\u00e9e \u00e0 mes enfants et qui les a priv\u00e9s de vivre pendant neuf ans. Donc, mes compatriotes encha\u00een\u00e9s et moi sommes ceux qui doivent vous accorder l&#8217;amnistie. &#8220;Avec tout mon amour et ma foi, j&#8217;adresse mes plus chaleureux saluts aux martyrs qui sont tomb\u00e9s pour la libert\u00e9 et aux martyrs de l&#8217;insurrection de d\u00e9cembre et janvier qui sont devenus des symboles d&#8217;honn\u00eatet\u00e9, d&#8217;altruisme et de pers\u00e9v\u00e9rance.&#8221;<\/p>\n<p>Maryam Akbari a \u00e9galement d\u00e9clar\u00e9 sa solidarit\u00e9 avec Golrokh Iraee en faisant une gr\u00e8ve de la faim de trois jours et en exhortant les organisations internationales des droits de l&#8217;homme \u00e0 prendre des mesures urgentes pour sauver la vie de Mme Iraee. S&#8217;adressant \u00e0 Mme Iraee, elle a \u00e9crit: \u00abPeut-\u00eatre que c&#8217;est une vie difficile, douloureuse et agonisante, mais qu&#8217;il ne fait aucun doute que nous avons fait la bonne chose. Nous surmonterons cette souffrance. Aujourd&#8217;hui, la libert\u00e9 est un jour plus proche de nous.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>M\u00e8res des prisonniers politiques<\/strong><\/p>\n<p>Des m\u00e8res de prisonniers politiques ont \u00e9galement d\u00e9fendu leurs enfants.<\/p>\n<p>Mme Dayeh Sahrifeh a \u00e9t\u00e9 convoqu\u00e9e le 2 f\u00e9vrier 2018 par le d\u00e9partement des renseignements de Sanandaj et a \u00e9t\u00e9 press\u00e9e de coop\u00e9rer pour briser la gr\u00e8ve de la faim de ses fils en prison.<\/p>\n<p>Les fils de Mme Sharifeh, Ramin et Afshin Hossein Panahi, sont des prisonniers politiques condamn\u00e9s \u00e0 mort et 8 ans de prison, respectivement.<\/p>\n<p>Dayeh Sahrifeh a brav\u00e9 les fonctionnaires du D\u00e9partement du Renseignement et a d\u00e9clar\u00e9: \u00abMes fils ont \u00e9t\u00e9 injustement condamn\u00e9s \u00e0 des peines injustes. Une grande injustice leur a \u00e9t\u00e9 faite. Si le r\u00e9gime ne r\u00e9pond pas \u00e0 leur demande, leur p\u00e8re et moi nous mettrons le feu devant le d\u00e9partement du renseignement de Sanandaj. &#8220;<\/p>\n<p>Mme Farangis Mazloum a \u00e9galement organis\u00e9 une campagne pour sauver la vie de son fils. Elle a appel\u00e9 \u00e0 des manifestations et \u00e0 des manifestations devant les prisons, le parlement et d&#8217;autres endroits pour faire pression sur les autorit\u00e9s afin de lib\u00e9rer son fils, Soheil Arabi, un blogueur web emprisonn\u00e9 pour avoir \u00e9crit contre les pratiques injustes du r\u00e9gime. Les protestations des femmes Une autre manifestation de la r\u00e9sistance des femmes iraniennes a \u00e9t\u00e9 leur participation \u00e0 des manifestations anti-gouvernementales. Au total, ils ont particip\u00e9 \u00e0 au moins 55 manifestations et manifestations en f\u00e9vrier et en mars.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Journ\u00e9e internationale de la femme<\/strong><\/p>\n<p>\u00c0 l&#8217;occasion de la Journ\u00e9e internationale de la femme, <a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">le 8 mars<\/a>, les femmes iraniennes sont descendues dans les rues de T\u00e9h\u00e9ran apr\u00e8s 39 ans et ont manifest\u00e9 devant le minist\u00e8re du Travail.<\/p>\n<p>Les femmes brandissaient des pancartes qui disaient \u00abNon \u00e0 la discrimination fond\u00e9e sur le sexe\u00bb, \u00abNon \u00e0 la loi du travail discriminatoire\u00bb, \u00abDes salaires \u00e9quitables et \u00e9quitables pour les femmes\u00bb, \u00abLibert\u00e9, \u00e9galit\u00e9, justice\u00bb.<br \/> Les forces de s\u00e9curit\u00e9, les agents en civil et les troupes f\u00e9minines stationn\u00e9es dans la r\u00e9gion ont attaqu\u00e9 les participants et les ont brutalis\u00e9s avec des matraques et des chocs. Les forces de s\u00e9curit\u00e9 n&#8217;ont permis \u00e0 personne de prendre des photos ou de tourner des films de ce rassemblement.<\/p>\n<p>Au moins 59 femmes et 25 hommes ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s. Ils ont \u00e9t\u00e9 accus\u00e9s d &#8216;&#8221;agir contre la s\u00e9curit\u00e9 nationale&#8221;.<br \/> Au moins 14 des femmes arr\u00eat\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9es \u00e0 la prison de Qarchak, \u00e0 Varamin, o\u00f9 elles ont \u00e9t\u00e9 priv\u00e9es de l&#8217;acc\u00e8s \u00e0 l&#8217;eau et au mat\u00e9riel hygi\u00e9nique.<\/p>\n<p>Mahshid Pour Assadi, dipl\u00f4m\u00e9 en philosophie de l&#8217;Universit\u00e9 Allameh de T\u00e9h\u00e9ran; Marzieh Amiri, \u00e9tudiante en sciences sociales \u00e0 l&#8217;universit\u00e9 de T\u00e9h\u00e9ran; et Atefeh Khosravi, un m\u00e9decin; ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9tenus dans le quartier g\u00e9n\u00e9ral de la prison de Qarchak.<\/p>\n<p>Le secr\u00e9tariat du Conseil national de la R\u00e9sistance iranienne a publi\u00e9 une d\u00e9claration appelant les organisations internationales \u00e0 condamner le raid contre les femmes et \u00e0 prendre d&#8217;urgence des mesures pour lib\u00e9rer les personnes arr\u00eat\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Manifestations \u00e0 Ahwaz<\/strong><\/p>\n<p>Des milliers de femmes ont \u00e9galement particip\u00e9 activement aux manifestations de fin mars \u00e0 Ahwaz, capitale de la province du Khuzistan, dans le sud-ouest de l&#8217;Iran.<\/p>\n<p>Les manifestations qui ont d\u00e9but\u00e9 <a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">le 28 mars<\/a> et se sont poursuivies en avril \u00e9taient contre l&#8217;approche raciste de la t\u00e9l\u00e9vision d&#8217;Etat contre les Arabes iraniens.<\/p>\n<p>Les manifestants ont brandi des slogans en arabe et en farsi, exigeant la d\u00e9mission du chef de la station de radio et de t\u00e9l\u00e9vision publique du Khuzistan, pr\u00e9sent\u00e9 des excuses officielles au groupe ethnique arabe aux dirigeants du r\u00e9seau de t\u00e9l\u00e9vision d&#8217;Etat 2 et r\u00e9primand\u00e9 les responsables du programme raciste.<\/p>\n<p>Au moins deux femmes, Ayesheh et Khadijeh Neassi ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9es parmi les centaines arr\u00eat\u00e9es dans ces manifestations dans les villes et villages de la province.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Yarsan femmes <\/strong><\/p>\n<p>Au moins 70 femmes derviches ont \u00e9t\u00e9 emmen\u00e9es \u00e0 la prison de Qarchak. Ils faisaient partie des personnes arr\u00eat\u00e9es lors de la r\u00e9pression de la r\u00e9union des derviches \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran, lundi soir 19 f\u00e9vrier, qui s&#8217;est poursuivie jusqu&#8217;\u00e0 mardi matin 20 f\u00e9vrier 2018. Ils ont \u00e9t\u00e9 brutalis\u00e9s et emmen\u00e9s dans le quartier de quarantaine 3.<\/p>\n<p>Une femme enceinte, Leili Nayeb Zadeh, \u00e9tait parmi ceux qui ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s. Un porte-parole de la Force de s\u00e9curit\u00e9 d&#8217;Etat a reconnu qu&#8217;au moins 300 personnes (dont un grand nombre de femmes) avaient \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9es lors d&#8217;un raid contre le rassemblement des derviches \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran.<\/p>\n<p>Le Comit\u00e9 des femmes du CNRI a lanc\u00e9 un appel urgent le 20 f\u00e9vrier, exhortant les organisations internationales des droits de l&#8217;homme \u00e0 prendre des mesures imm\u00e9diates pour que les femmes arr\u00eat\u00e9es soient rel\u00e2ch\u00e9es.<\/p>\n<p>Le 29 mars 2018, Amnesty International a publi\u00e9 une action urgente condamnant l&#8217;arrestation arbitraire et les mauvais traitements inflig\u00e9s \u00e0 11 femmes appartenant \u00e0 la minorit\u00e9 religieuse Gonabadi Dervish. Selon la d\u00e9claration d&#8217;Amnesty International, les forces de s\u00e9curit\u00e9 ont eu recours \u00e0 des passages \u00e0 tabac, \u00e0 l&#8217;utilisation d&#8217;armes \u00e0 feu, \u00e0 des canons \u00e0 eau et \u00e0 des gaz lacrymog\u00e8nes pour disperser la foule. Les femmes ont \u00e9t\u00e9 emmen\u00e9es au centre de d\u00e9tention de Vozara o\u00f9 elles ont d\u00e9clar\u00e9 avoir \u00e9t\u00e9 soumises \u00e0 des fouilles corporelles intrusives par des agents f\u00e9minins, intimidant des interrogatoires, des insultes et hurlant. Dans les 24 heures qui ont suivi, les autorit\u00e9s ont transf\u00e9r\u00e9 10 des femmes dans la section de quarantaine de la prison de Shahr-e Rey pr\u00e8s de T\u00e9h\u00e9ran et ont lib\u00e9r\u00e9 le reste.<\/p>\n<p>Les personnes transf\u00e9r\u00e9es sont Shokoufeh Yadollahi, Sepideh Moradi, Maryam Farisani, Nazila Nouri, Sima Entesari, Shima Entesari, Shahnaz Kiani, Maryam Barakouhi, Elham Ahmadi et Avisha Jalaledin. Apr\u00e8s plusieurs jours, une 11e femme, Sedigheh Safabakht, qui \u00e9tait apparemment d\u00e9tenue \u00e0 la prison d&#8217;Evin auparavant, a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9e \u00e0 la prison de Shahr-e Rey. Selon certaines informations, certaines femmes subissent des interrogatoires nocturnes impliquant des insultes et des menaces verbales.<\/p>\n<p>Ces derniers jours, des prisonni\u00e8res se sont plaintes que des \u00e9manations se soient \u00e9chapp\u00e9es du syst\u00e8me de drainage, remplissant leurs chambres d&#8217;odeurs naus\u00e9abondes. En cons\u00e9quence, Shima Entesari, qui souffre d&#8217;asthme, a \u00e9prouv\u00e9 de graves difficult\u00e9s respiratoires n\u00e9cessitant de l&#8217;oxyg\u00e8ne suppl\u00e9mentaire. De plus, des t\u00e9moins oculaires ont d\u00e9clar\u00e9 que les forces de s\u00e9curit\u00e9 avaient s\u00e9v\u00e8rement battu Shokoufeh Yadollahi au moment de son arrestation, provoquant des blessures \u00e0 la t\u00eate. Les autorit\u00e9s lui ont refus\u00e9 l&#8217;acc\u00e8s aux soins m\u00e9dicaux apparemment apr\u00e8s qu&#8217;elle a refus\u00e9 d&#8217;\u00eatre transf\u00e9r\u00e9e \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Arrestations d&#8217;\u00e9tudiants <\/strong><\/p>\n<p>En r\u00e9primant les participants au soul\u00e8vement national de d\u00e9cembre et janvier, le r\u00e9gime a arr\u00eat\u00e9 plus de femmes, d&#8217;\u00e9tudiants universitaires ou leur a inflig\u00e9 de lourdes peines.<\/p>\n<p>Leila Hosseinzadeh, \u00e9tudiante en anthropologie \u00e0 l&#8217;universit\u00e9 de T\u00e9h\u00e9ran, a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9e \u00e0 six ans de prison &#8211; cinq ans pour rassemblement et collusion et un an pour propagande contre l&#8217;\u00c9tat. Elle a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 interdite de quitter le pays pendant deux ans.<\/p>\n<p>Banafsheh Cheraghi, \u00e9tudiant en sciences \u00e0 l&#8217;universit\u00e9 de T\u00e9h\u00e9ran, a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 chez lui le mardi 6 mars 2018 par les forces de s\u00e9curit\u00e9.<\/p>\n<p>Parisa Rafii, 21 ans, \u00e9tudiante en photographie \u00e0 l&#8217;\u00e9cole des beaux-arts de l&#8217;universit\u00e9 de T\u00e9h\u00e9ran, a \u00e9t\u00e9 enlev\u00e9e par des agents en civil alors qu&#8217;elle quittait l&#8217;\u00e9cole le 25 f\u00e9vrier 2018.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 l&#8217;ach\u00e8vement de ses enqu\u00eates pr\u00e9liminaires et de ses interrogatoires \u00e0 la prison d&#8217;Evin, elle n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 lib\u00e9r\u00e9e en raison de ce que son interrogateur a qualifi\u00e9 de \u00abmanque de coop\u00e9ration\u00bb.<\/p>\n<p>Une jeune femme, Roya Saghiri, 24 ans, a \u00e9t\u00e9 jug\u00e9e \u00e0 Tabriz et condamn\u00e9e \u00e0 pr\u00e8s de deux ans d&#8217;emprisonnement pour avoir diffus\u00e9 de la propagande contre le r\u00e9gime et insult\u00e9 le dirigeant des mollahs. Mme Saghiri est \u00e9galement accus\u00e9e d &#8216;&#8221;appara\u00eetre en public sans le Hijab (voile) religieux en enlevant son \u00e9charpe dans la rue&#8221;.<\/p>\n<p>Mme Saghiri a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9e \u00e0 la place Sa&#8217;at de Tabriz le 31 d\u00e9cembre 2017 et est d\u00e9tenue depuis dans la section des femmes de la prison centrale de Tabriz, capitale de la province iranienne du nord-ouest de l&#8217;Azerba\u00efdjan oriental.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Femme, ses enfants pris en otage<\/strong><\/p>\n<p>Le r\u00e9gime a \u00e9galement pris en otage la femme d&#8217;un militant kurde. La femme et les deux enfants d&#8217;un militant kurde ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s par des agents du D\u00e9partement des renseignements le samedi 3 mars 2018, lorsqu&#8217;ils sont arriv\u00e9s \u00e0 l&#8217;a\u00e9roport de Tabriz d&#8217;Istanbul, en Turquie, o\u00f9 ils avaient rendu visite \u00e0 leur mari et p\u00e8re Barzan Faroughi.<\/p>\n<p>Les enfants de 12 et 5 ans ont \u00e9t\u00e9 lib\u00e9r\u00e9s apr\u00e8s trois jours, mais Mme Shetaw Faroughi reste en d\u00e9tention. Elle a \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9e \u00e0 la prison centrale de Sanandaj, capitale de la province du Kurdistan iranien, le samedi 24 mars 2018.<\/p>\n<p>Mme Faroughi doit fournir une caution de 200 millions de toumans \u00e0 lib\u00e9rer temporairement.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Des peines lourdes pour s&#8217;opposer au voile obligatoire<\/strong><\/p>\n<p>Dans un communiqu\u00e9 publi\u00e9 dans tous les m\u00e9dias d&#8217;Etat le 23 f\u00e9vrier 2018, la Force de s\u00e9curit\u00e9 d&#8217;Etat a annonc\u00e9: &#8220;Selon le paragraphe 2 de l&#8217;article 639, encourager les personnes \u00e0 fuir le voile est passible d&#8217;une peine d&#8217;emprisonnement de 10 ans. Cette phrase ne peut pas \u00eatre transform\u00e9e en d&#8217;autres formes de punition.<\/p>\n<p>En cons\u00e9quence, Maryam Shariatmadari a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9e \u00e0 un an de prison pour avoir \u00abencourag\u00e9 la corruption en enlevant son voile\u00bb. Le d\u00e9cret a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 le 25 mars 2018 par le 2e tribunal p\u00e9nal de la province de T\u00e9h\u00e9ran.<\/p>\n<p>Maryam Shariatmadari, 32 ans, est \u00e9tudiante en informatique \u00e0 l&#8217;universit\u00e9 Amir Kabir de T\u00e9h\u00e9ran. Elle a \u00e9t\u00e9 pouss\u00e9e hors d&#8217;une bo\u00eete de t\u00e9l\u00e9communications par un officier de la Force de S\u00e9curit\u00e9 d&#8217;\u00c9tat et bless\u00e9e au genou le 23 f\u00e9vrier 2018, alors qu&#8217;elle protestait contre le voile obligatoire en enlevant son ch\u00e2le. Le Comit\u00e9 des femmes du Conseil national de la R\u00e9sistance iranienne condamne toute forme d&#8217;attaque, brutalisant ou blessant les femmes qui s&#8217;opposent au voile obligatoire.<\/p>\n<p>Le Comit\u00e9 des femmes a \u00e9galement appel\u00e9 \u00e0 la lib\u00e9ration imm\u00e9diate de toutes les femmes qui ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9es et emprisonn\u00e9es pour avoir voil\u00e9 ou enlev\u00e9 leur voile, protest\u00e9 et oppos\u00e9 au voile obligatoire et consid\u00e9r\u00e9 comme injustes les verdicts d&#8217;emprisonnement pour les manifestants contre le voile obligatoire.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/\/2015\/12\/01\/galerie-de-photos\/#_ftnref1\" name=\"_ftn1\"><span>[1]<\/span><\/a> Le prisonnier politique Sohail Arabi a \u00e9t\u00e9 banni \u00e0 la prison du Grand T\u00e9h\u00e9ran, alias Fashafouyeh, pour avoir entam\u00e9 une gr\u00e8ve de la faim et protest\u00e9 contre le transfert ill\u00e9gal d&#8217;Atena Daemi et de Golrokh Iraee \u00e0 la prison de Qarchak. Il a mis fin \u00e0 sa gr\u00e8ve de la faim \u00e0 la veille du Nouvel An perse apr\u00e8s 55 jours. Il a \u00e9t\u00e9 brutalis\u00e9 en prison pendant une gr\u00e8ve de la faim et \u00e9tait soup\u00e7onn\u00e9 d&#8217;avoir subi des l\u00e9sions c\u00e9r\u00e9brales dues \u00e0 de violents coups sur la t\u00eate.<\/p>\n<p>La m\u00e8re de M. Arabi, Farangis Mazloum, a organis\u00e9 une campagne pour sauver la vie de son fils, mais n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 en mesure d&#8217;obtenir sa lib\u00e9ration ou m\u00eame de lui rendre visite.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Voir le PDF Les femmes iraniennes payent le prix de la libert\u00e9 \u00a0 La r\u00e9sistance des femmes iraniennes dans les prisons a \u00e9clips\u00e9 les nouvelles de f\u00e9vrier et de mars.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":22954,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jnews-multi-image_gallery":[],"jnews_single_post":{"subtitle":"","format":"standard"},"jnews_primary_category":[],"jnews_social_meta":[],"jnews_override_counter":[],"footnotes":""},"categories":[7],"tags":[],"class_list":["post-3091","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-les-regles"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3091","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3091"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3091\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":22955,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3091\/revisions\/22955"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/22954"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3091"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3091"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3091"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}