{"id":27431,"date":"2026-08-20T10:21:05","date_gmt":"2026-08-20T08:21:05","guid":{"rendered":"https:\/\/wncri.org\/fr\/?p=27431"},"modified":"2026-08-20T10:21:06","modified_gmt":"2026-08-20T08:21:06","slug":"azam-haji-heydari-torture","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wncri.org\/fr\/2026\/08\/20\/azam-haji-heydari-torture\/","title":{"rendered":"Azam Haji-Heydari : 19 r\u00e9cits de torture et de silence"},"content":{"rendered":"\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Dans ce 19e volet des m\u00e9moires de prison d\u2019Azam Haji-Heydari, extraits de l\u2019ouvrage Le prix d\u2019\u00eatre humain, l\u2019auteure poursuit le r\u00e9cit de ses am\u00e8res exp\u00e9riences durant les sept mois et demi qu\u2019elle a pass\u00e9s dans le \u00ab <a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/2026\/08\/13\/quartier-des-cages-torture\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Quartier des cages<\/a> \u00bb. Elle y a \u00e9t\u00e9 soumise \u00e0 des abus psychologiques et mentaux incessants ainsi qu\u2019\u00e0 la torture de la part des ex\u00e9cuteurs du r\u00e9gime.<\/h4>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 l\u2019\u00e9poque, Azam \u00e9tait une jeune enseignante de 22 ou 23 ans qui s\u2019\u00e9tait engag\u00e9e sur la voie de la lutte. Elle a pass\u00e9 5 ans incarc\u00e9r\u00e9e au centre de d\u00e9tention provisoire de la justice, ainsi que dans les prisons d\u2019Evin, de Gohardacht et de Ghezel Hessar, o\u00f9 elle a subi de rudes tortures aux mains des gardiens de la r\u00e9volution de Khomeiny.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>La r\u00e8gle du silence absolu<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans le <a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/2026\/08\/13\/quartier-des-cages-torture\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">quartier des cages<\/a>, une r\u00e8gle de silence absolu pr\u00e9valait. Il nous \u00e9tait strictement interdit de parler. Chaque fois que nous avions besoin de quelque chose ou que nous voulions demander quoi que ce soit, nous devions lever la main et la garder lev\u00e9e jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019un garde ou un informateur le remarque et s\u2019approche de nous.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il venait alors, approchait sa bouche immonde de l\u2019oreille de la prisonni\u00e8re et disait : \u00ab Parle doucement ! \u00bb. Si notre voix s\u2019\u00e9levait ne serait-ce qu\u2019un peu, ils nous attaquaient \u00e0 coups de poing et de pied et rapportaient que \u00ab cette hypocrite essaie d\u2019utiliser cela comme un moyen de dire \u00e0 la personne d\u2019\u00e0 c\u00f4t\u00e9 qu\u2019elle est ici \u00bb. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ensuite, Hadji et son acolyte Ahmad arrivaient, et la prisonni\u00e8re subissait des coups horribles de poings, de pieds et de c\u00e2bles. Le pire \u00e9tait de fracasser le visage et la t\u00eate de la d\u00e9tenue contre le mur. Comme ils le disaient, ils allaient vous \u00ab remettre les id\u00e9es en place \u00bb, afin que vous n\u2019ayez plus jamais l\u2019id\u00e9e de demander quoi que ce soit.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avant de distribuer la nourriture, ils nous frappaient une fois sur la t\u00eate. Cela signifiait : Nourriture ! Mange ! Mais la plupart du temps, ils ne me donnaient rien \u00e0 manger. Ils passaient simplement devant moi, et je ne pouvais deviner que la nourriture \u00e9tait distribu\u00e9e qu\u2019au mouvement et au cliquetis de la vaisselle. Une fois la distribution termin\u00e9e, ils disaient : \u00ab Qui n\u2019a pas eu de nourriture ? Levez la main \u00bb. Comme je ne levais pas la main, ils me privaient de nourriture de nombreux jours durant.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ils disaient : \u00ab Esp\u00e8ce d&#8217;hypocrite, un jour tu auras besoin de nous ! \u00bb. Ils voulaient me mettre \u00e0 genoux par la faim, et je refusais de les laisser faire. Durant les neuf mois que j\u2019ai pass\u00e9s l\u00e0-bas, sept mois et demi dans les cages et environ deux mois en quarantaine, ils ont utilis\u00e9 cette m\u00e9thode contre moi pour tenter de me briser.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 force d\u2019\u00eatre priv\u00e9e de nourriture et de souffrir de la faim, je suis devenue si faible vers la fin que, lorsqu\u2019ils venaient m\u2019emmener pour la pri\u00e8re et tiraient sur mon tchador pour me faire lever, je ne pouvais pas me redresser. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mes bras et mes jambes \u00e9taient devenus raides et sans force \u00e0 force de rester assise si longtemps et par manque de nourriture. Je ne pouvais pas tenir debout seule. Ils me for\u00e7aient \u00e0 me lever et, d\u00e8s que j&#8217;\u00e9tais debout, je tombais face contre terre. Alors les informateurs et les gardes \u00e9clataient de rire et disaient : \u00ab L\u2019h\u00e9ro\u00efne est en train de craquer ! \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/2025\/09\/07\/face-a-face-avec-la-bete-shekar\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Hadji Davoud<\/a>, le bourreau, disait aussi : \u00ab Je te garderai ici jusqu\u2019\u00e0 ce que tu cr\u00e8ves ! Tu ne sortiras jamais d\u2019ici comme une moudjahidine ayant endur\u00e9 la torture. Je ne te laisserai pas devenir une h\u00e9ro\u00efne \u00bb. Il riait et disait : \u00ab C&#8217;est moi le h\u00e9ros ! C\u2019est moi qui vous mets \u00e0 genoux, vous les hypocrites ! \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Je me suis souvenue du jour o\u00f9 le fr\u00e8re de Khamenei est venu visiter notre quartier, le quartier huit, avec une d\u00e9l\u00e9gation. M\u00e8re Effat Shabestari, qui paraissait avoir environ 65 ans, \u00e9tait parmi nous. Toutes ses articulations \u00e9taient touch\u00e9es par l\u2019arthrite et elle pouvait \u00e0 peine marcher, elle \u00e9tait donc rest\u00e9e dans sa cellule tout au bout du quartier et n\u2019\u00e9tait pas sortie.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019un des hommes accompagnant le fr\u00e8re de Khamenei, qui \u00e9tait apparemment un parent de M\u00e8re Effat, l\u2019a raill\u00e9e en disant : \u00ab Tu te prends pour une telle lionne ? Viens ici et parle ! \u00bb. Il l\u2019a forc\u00e9e \u00e0 quitter sa cellule pour se rendre \u00e0 celle situ\u00e9e \u00e0 l\u2019entr\u00e9e du quartier. \u00c0 cause de son arthrite, et parce qu\u2019elle n\u2019avait re\u00e7u aucun m\u00e9dicament ni traitement d\u2019aucune sorte, M\u00e8re Effat pouvait \u00e0 peine marcher. Elle est m\u00eame tomb\u00e9e en s\u2019y rendant.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une fois de plus, les mercenaires qui \u00e9taient cens\u00e9s \u00eatre venus sous pr\u00e9texte de traiter les plaintes des prisonniers ont ri et ont commenc\u00e9 \u00e0 se moquer d\u2019elle : \u00ab Tu pensais \u00eatre une telle lionne. Comment se fait-il que tu ne puisses m\u00eame plus marcher maintenant ? \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Malgr\u00e9 son \u00e9tat physique extr\u00eamement d\u00e9grad\u00e9, M\u00e8re Effat \u00e9tait v\u00e9ritablement une lionne par l\u2019esprit. L\u00e0, dans mon c\u0153ur, je leur ai r\u00e9pondu en son nom : Riez donc, esp\u00e8ces d\u2019idiots ! Oui, je tombe. Je tomberai dix fois de plus s\u2019il le faut, mais je ne me rendrai pas ! \u00c0 la fin, je serai la gagnante et vous serez les perdants. Vous \u00eates vou\u00e9s \u00e0 la d\u00e9faite.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Quand je suis tomb\u00e9e l\u00e0-bas et que les bourreaux ont ri, je me suis rappel\u00e9 toute cette sc\u00e8ne et ce que je m\u2019\u00e9tais dit ce jour-l\u00e0. Je l\u2019ai r\u00e9p\u00e9t\u00e9 dans mon c\u0153ur : Oui, je tombe, mais je ne me rendrai pas ! Voyons qui finira vaincu et qui sortira victorieux !<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cela a dur\u00e9 24 heures sur 24 pendant plus de sept mois. Pendant tout ce temps, nous n\u2019avions aucun contr\u00f4le sur quoi que ce soit et n\u2019\u00e9tions autoris\u00e9es \u00e0 rien faire : ni aller aux toilettes, ni manger, ni prier, rien. \u00c0 chaque instant du jour et de la nuit, nous devions rester immobiles et silencieuses, les yeux band\u00e9s, accroupies dans nos cages. Nous n&#8217;\u00e9tions m\u00eame pas autoris\u00e9es \u00e0 nous appuyer contre la paroi de la cage. Si nous le faisions, la paroi tombait sur la t\u00eate de la prisonni\u00e8re d\u2019\u00e0 c\u00f4t\u00e9, et nous \u00e9tions battues et frapp\u00e9es avec des c\u00e2bles.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pendant la journ\u00e9e, nous n&#8217;avions pas le droit de dormir ni m\u00eame de somnoler. Le moindre signe de sommeil ou de somnolence, tout comme le moindre son, m\u00eame un \u00e9ternuement ou une toux involontaire, \u00e9tait interpr\u00e9t\u00e9 comme un signal envoy\u00e9 aux autres et d\u00e9clenchait des coups violents de la part de Hadji, des gardes et de leurs tra\u00eetres collaborateurs, ou des coups de fouet.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 minuit, ils nous disaient de dormir. Les cages \u00e9taient si courtes que, du haut de mes 157 centim\u00e8tres, je ne pouvais pas tenir correctement \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur. Chaque fois que j&#8217;essayais de poser ma t\u00eate, elle reposait contre les barres m\u00e9talliques au bord des deux lits qui avaient \u00e9t\u00e9 soud\u00e9s ensemble, et le bord tranchant du m\u00e9tal s&#8217;enfon\u00e7ait dans ma t\u00eate.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Quand ils nous permettaient de dormir, nous devions le faire tout habill\u00e9es, avec nos tchadors et nos bandeaux. Mais c\u2019\u00e9tait pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 ce moment-l\u00e0 que les bastonnades aux c\u00e2bles commen\u00e7aient. Apr\u00e8s minuit, Hadji Davoud et son homme de main Ahmad entraient dans les quartiers de cages munis de c\u00e2bles, pour nous donner notre quota quotidien de coups !<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 partir de minuit, ils allumaient la radio et montaient le volume au maximum pour que nous ne puissions pas dormir. Ils faisaient cela toutes les nuits. Au d\u00e9but, cela me rendait folle. Je n\u2019arrivais pas \u00e0 le supporter car, apr\u00e8s l\u2019\u00e9puisement de la journ\u00e9e et toute la pression psychologique, je voulais d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment qu\u2019on me laisse tranquille au moins quelques heures la nuit pour dormir.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais je devais transformer chaque arme que l\u2019ennemi utilisait pour me briser en quelque chose de positif pour moi. J\u2019ai r\u00e9alis\u00e9 que cela me donnait une excellente occasion de recueillir et de stocker des informations auxquelles je pourrais r\u00e9fl\u00e9chir pendant la journ\u00e9e. Par exemple, en \u00e9coutant les sermons du vendredi qui \u00e9taient diffus\u00e9s chaque jour en provenance de diff\u00e9rentes villes, je pouvais me tenir au courant des nouvelles. Les vendredis \u00e9taient particuli\u00e8rement utiles car ils diffusaient les pri\u00e8res du vendredi de T\u00e9h\u00e9ran, et je pouvais en tirer une grande quantit\u00e9 d\u2019informations. J\u2019\u00e9tais si heureuse de cette nouvelle opportunit\u00e9 que le sommeil disparaissait compl\u00e8tement. Mon esprit s\u2019aiguisait, essayant de comprendre comment je pouvais tirer profit de chaque programme diffus\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Des versets du Coran ou des passages du <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Nahj_al-Balagha\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Nahj al-Balagha<\/a> qu\u2019ils diffusaient occasionnellement, aux po\u00e8mes r\u00e9cit\u00e9s dans l\u2019\u00e9mission Rah-e Shab, aux sermons du vendredi des imams, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9mission Le Travail et le Travailleur, qui donnait des aper\u00e7us de la mis\u00e8re des gens ordinaires. Il y avait aussi des programmes sur l&#8217;addiction, les stup\u00e9fiants et d&#8217;autres sujets.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Certains programmes \u00e9taient v\u00e9ritablement ridicules, et parfois je restais allong\u00e9e l\u00e0 \u00e0 rire aux \u00e9clats. \u00c0 d\u2019autres moments, l\u2019\u00e9mission Le Travail et le Travailleur diffus\u00e9e \u00e0 six heures du matin contenait des nouvelles et des r\u00e9cits sur les conditions douloureuses affront\u00e9es par les ouvriers et d\u2019autres travailleurs acharn\u00e9s. Cela devenait une mati\u00e8re pr\u00e9cieuse \u00e0 laquelle je pouvais r\u00e9fl\u00e9chir durant la journ\u00e9e et une source de motivation pour r\u00e9sister.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">J\u2019ai appris comment, pendant la journ\u00e9e et aux moments opportuns, dormir tout en restant assise, sans que les gardes ou les informateurs s\u2019en aper\u00e7oivent, et compenser ainsi le manque de sommeil de la nuit.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les repas n\u2019\u00e9taient pas non plus servis \u00e0 heure fixe. Ils nous donnaient \u00e0 manger quand ils en avaient envie, et nous emmenaient prier ou aux toilettes quand ils le choisissaient. Normalement, ils nous emmenaient aux toilettes trois fois par jour, mais parfois cela n\u2019arrivait m\u00eame pas. Et quand ils nous y emmenaient, ils ne nous accordaient m\u00eame pas une minute. D\u00e8s que nous entrions, ils ouvraient d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment la porte pour nous harceler et dire : \u00ab Hypocrite, ton temps est \u00e9coul\u00e9 ! \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">J\u2019\u00e9tais tomb\u00e9e malade \u00e0 cause de la pression et du stress extr\u00eames, et m\u00eame durant cette minute, j\u2019\u00e9tais parfois incapable de faire quoi que ce soit. En cons\u00e9quence, j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 souffrir de graves spasmes. La douleur dans diff\u00e9rentes parties de mon corps, caus\u00e9e par des heures d\u2019assise continue en position accroupie, \u00e9tait si intense que je ne pouvais m\u00eame pas m\u2019asseoir correctement sur mes pieds. Mes jambes en particulier \u00e9taient devenues bless\u00e9es \u00e0 force de rester assise si longtemps.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Parfois, je repliais mes deux jambes sous moi comme les pieds d\u2019une chaise, essayant de me sur\u00e9lever l\u00e9g\u00e8rement pour que les plaies me fassent moins mal, mais je ne pouvais maintenir cette position que quelques minutes. Si je bougeais un peu plus pour changer de position, ces mercenaires me frappaient sur la t\u00eate et disaient :<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab Hypocrite ! Qu\u2019est-ce qui ne va pas avec toi, \u00e0 te tortiller comme \u00e7a ? Tu as besoin de coups ? \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ensuite, ils me signalaient, et cette nuit-l\u00e0, les c\u00e2bles, les fouets, les poings et les pieds pleuvaient de nouveau sur moi, ajoutant encore une couche de douleur \u00e0 tout ce que je subissais d\u00e9j\u00e0.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 suivre&#8230;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans ce 19e volet des m\u00e9moires de prison d\u2019Azam Haji-Heydari, extraits de l\u2019ouvrage Le prix d\u2019\u00eatre humain, l\u2019auteure poursuit le r\u00e9cit de ses am\u00e8res exp\u00e9riences durant les sept mois et demi qu\u2019elle a pass\u00e9s dans le \u00ab Quartier des cages \u00bb. 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