{"id":24810,"date":"2025-12-28T21:20:19","date_gmt":"2025-12-28T20:20:19","guid":{"rendered":"https:\/\/wncri.org\/fr\/?p=24810"},"modified":"2025-12-28T21:20:21","modified_gmt":"2025-12-28T20:20:21","slug":"relations-en-prison-mehri-hajinejad","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wncri.org\/fr\/2025\/12\/28\/relations-en-prison-mehri-hajinejad\/","title":{"rendered":"Relations en prison et vie collective"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>M\u00e9moires de prison \u00ab Le dernier rire de Leila \u00bb de Mehri Hajinejad \u2013 Partie dix-sept<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Dans la partie pr\u00e9c\u00e9dente de ces m\u00e9moires de prison<a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/2025\/10\/23\/mehri-hajinejad-larrestation-devin\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">, Mehri Hajinejad<\/a> racontait des sc\u00e8nes de <a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/2025\/12\/25\/agression-sexuelle-mehri-hajinejad\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">brutalit\u00e9 et de destruction psychologique<\/a> inflig\u00e9es aux prisonni\u00e8res. Dans cette partie, elle se tourne vers l\u2019autre face de cette m\u00eame r\u00e9alit\u00e9 : la vie collective \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la prison, les relations en prison entre les membres et les sympathisantes emprisonn\u00e9es du PMOI, ainsi que les liens profonds d\u2019amour, de solidarit\u00e9 et de responsabilit\u00e9 partag\u00e9e qui les soutenaient face \u00e0 une menace permanente.<\/h4>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Relations en prison<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>La prison est l\u2019ar\u00e8ne ultime o\u00f9 l\u2019humanit\u00e9 et l\u2019inhumanit\u00e9 s\u2019affrontent dans leurs formes les plus extr\u00eames. D\u2019un c\u00f4t\u00e9 se tiennent la cruaut\u00e9, le crime, l\u2019endurcissement, la haine, la trahison et des traits profond\u00e9ment anti-humains. De l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 brillent l\u2019ensemble des valeurs r\u00e9volutionnaires et humaines : le sacrifice, la bienveillance, la compassion, l\u2019amour, la foi, l\u2019engagement et la fid\u00e9lit\u00e9 au serment envers le peuple et la patrie, dont la libert\u00e9 est l\u2019objectif de tout combattant engag\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9l\u00e9ment le plus lumineux et le plus d\u00e9terminant dans les relations en prison entre les membres emprisonn\u00e9es du PMOI \u00e9tait l\u2019amour, un amour pur et in\u00e9branlable. En revanche, entre nous et les gardiens de prison, les membres des pasdarans et les collaborateurs, il n\u2019existait rien d\u2019autre que la col\u00e8re et la haine.<\/p>\n\n\n\n<p>En prison, les lignes sont nettes, claires et absolues. Un ennemi impitoyable, m\u00fb par la vengeance, utilise les tortures les plus dures, les pressions physiques et les humiliations incessantes pour briser psychologiquement la prisonni\u00e8re, la d\u00e9pouiller de toutes ses valeurs humaines et r\u00e9volutionnaires et la transformer en instrument d\u2019objectifs inhumains.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans cet affrontement, parce que la prisonni\u00e8re est constamment confront\u00e9e directement \u00e0 un ennemi brutal, il n\u2019existe pas le moindre doute. \u00c0 chaque rencontre, l\u2019un de deux sentiments sacr\u00e9s s\u2019impose imm\u00e9diatement : la haine envers les bourreaux de l\u2019humanit\u00e9 et l\u2019amour envers sa camarade de lutte et sa cod\u00e9tenue.<\/p>\n\n\n\n<p>Plus de vingt ans plus tard, la douceur et la puret\u00e9 de l\u2019amour que mes camarades m\u2019ont donn\u00e9, et que je leur ai donn\u00e9, demeurent profond\u00e9ment enracin\u00e9es en moi. Encore aujourd\u2019hui, lorsque je pense \u00e0 l\u2019une d\u2019entre elles, mon c\u0153ur devient agit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Je n\u2019ai jamais rencontr\u00e9 \u00e0 nouveau des personnes aussi l\u00e9g\u00e8res et d\u00e9tach\u00e9es que ces camarades que j\u2019ai connues en prison. C\u2019\u00e9tait comme si elles n\u2019appartenaient \u00e0 rien. Je me souviens avec affection d\u2019Azar Nour-Ali. Elle r\u00e9p\u00e9tait souvent une parole attribu\u00e9e \u00e0 l\u2019imam Ali : Vis comme si tu devais mourir demain et travaille comme si tu devais vivre cent ans. En prison, o\u00f9 nous vivions constamment sous l\u2019ombre de l\u2019ex\u00e9cution et de l\u2019isolement, nous ch\u00e9rissions chaque instant de la vie collective. Nous essayions de ne perdre aucun moment.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous \u00e9tions si profond\u00e9ment li\u00e9es que nous pensions r\u00e9ellement de la m\u00eame mani\u00e8re, regardions de la m\u00eame mani\u00e8re, riions de la m\u00eame mani\u00e8re, nous levions avec la m\u00eame col\u00e8re, et anticipions m\u00eame les \u00e9v\u00e9nements de la m\u00eame fa\u00e7on. Nos \u00e9motions \u00e9taient devenues identiques ; une seule \u00e2me dans des centaines de corps.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour briser ces liens, le r\u00e9gime exer\u00e7ait des pressions incessantes autour de pr\u00e9tendues questions disciplinaires et de probl\u00e8mes quotidiens, tentant de nous entra\u00eener dans des conflits personnels et de nous opposer les unes aux autres. Nous comprenions, au contraire, que tout ce que nous avions provenait de notre unit\u00e9. Chaque point de pression devait \u00eatre transform\u00e9 en un front de r\u00e9sistance contre le r\u00e9gime cl\u00e9rical.<\/p>\n\n\n\n<p>La joie, le rire et la vitalit\u00e9 faisaient partie de notre lutte. Le repli, la plainte ou la soumission \u00e0 la pression nous \u00e9taient \u00e9trangers, non pas parce que les contradictions n\u2019existaient pas, mais parce que nous savions que c\u2019\u00e9tait pr\u00e9cis\u00e9ment ce que le r\u00e9gime recherchait. Nous agissions donc consciemment \u00e0 cent quatre-vingts degr\u00e9s dans la direction oppos\u00e9e, et cela devenait en soi une valeur commune. M\u00eame quelque chose d\u2019aussi banal que l\u2019acc\u00e8s aux bains se transformait en acte de r\u00e9sistance.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Vie collective<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Une fois par mois, nous avions des visites de dix minutes derri\u00e8re une vitre. Certaines prisonni\u00e8res n\u2019avaient jamais de visites pendant toutes leurs ann\u00e9es d\u2019emprisonnement ; d\u2019autres en \u00e9taient d\u00e9finitivement priv\u00e9es. Pourtant, la vie collective en prison ne permettait \u00e0 personne de se sentir priv\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Les jours de visite, le quartier \u00e9tait rempli d\u2019excitation. Lorsqu\u2019un groupe revenait des visites, toutes se rassemblaient autour d\u2019elles pour entendre les nouvelles de l\u2019ext\u00e9rieur et apprendre ce qui s\u2019\u00e9tait pass\u00e9 lors des rencontres.<\/p>\n\n\n\n<p>Pendant ces dix minutes, nous consacrions toujours une partie du temps \u00e0 saluer les autres parents, les m\u00e8res et les p\u00e8res des cod\u00e9tenues. Si les gardiens s\u2019en apercevaient, nous \u00e9tions menac\u00e9es et insult\u00e9es, mais cela en valait la peine. Ils \u00e9taient tous nos parents. Beaucoup d\u2019entre eux, nous les connaissions de l\u2019\u00e9poque o\u00f9 la libert\u00e9 d\u2019expression nous \u00e9tait encore permise. Ces \u00e9changes ont \u00e9galement cr\u00e9\u00e9 des relations chaleureuses et solidaires entre les familles \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur de la prison, les transformant en compagnes et soutiens les unes pour les autres.<\/p>\n\n\n\n<p>Les familles venant d\u2019autres villes pour rendre visite \u00e0 leurs enfants \u00e9taient souvent h\u00e9berg\u00e9es par des familles \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran. Cela r\u00e9duisait leur \u00e9puisement et leur solitude et renfor\u00e7ait leurs liens.<\/p>\n\n\n\n<p>Les moments o\u00f9 arrivaient les colis de v\u00eatements comptaient parmi les plus heureux. Nous \u00e9tendions tous les v\u00eatements sur un drap au milieu de la pi\u00e8ce, et chacune pouvait prendre ce qu\u2019elle voulait.<\/p>\n\n\n\n<p>Les gardiens confisquaient souvent les manteaux ou les mantos, les qualifiant de \u00ab v\u00eatements du PMOI \u00bb. Ils pr\u00e9f\u00e9raient que nous portions des v\u00eatements color\u00e9s, de style domestique. Ainsi, chaque fois qu\u2019une tenue ressemblant \u00e0 une tunique ou \u00e0 un v\u00eatement de type militaire parvenait \u00e0 passer, elle devenait imm\u00e9diatement la plus appr\u00e9ci\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Le parfum \u00e9tait interdit, alors nos m\u00e8res en versaient directement dans les sacs de v\u00eatements. Lorsque nous les ouvrions, tout le quartier se remplissait de fragrance.<\/p>\n\n\n\n<p>Les familles envoyaient g\u00e9n\u00e9ralement une petite somme d\u2019argent, environ 250 tomans ou moins par mois. Durant les cinq ann\u00e9es compl\u00e8tes de mon emprisonnement, aucune d\u2019entre nous n\u2019a jamais eu de portefeuille personnel. Nous fabriquions un grand sac \u00e0 partir du plastique du pain et y conservions les v\u00eatements suppl\u00e9mentaires. Tout notre argent \u00e9tait plac\u00e9 dans ce m\u00eame sac, que nous appelions l\u2019\u00e9l\u00e9phant. Celles qui recevaient de l\u2019argent le mettaient simplement dedans. Personne ne le comptait, et personne ne revendiquait une part comme propri\u00e9t\u00e9 personnelle.<\/p>\n\n\n\n<p>La r\u00e9alit\u00e9 \u00e9tait qu\u2019\u00e0 tout moment, chacune d\u2019entre nous s\u2019attendait \u00e0 \u00eatre convoqu\u00e9e pour un interrogatoire, la torture ou une ex\u00e9cution par peloton. C\u2019est pourquoi nous ne nous attachions pas \u00e0 ce genre de choses. Tout ce que nous avions, nous l\u2019avions ensemble.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 partir de 1984, lorsque des prisonni\u00e8res \u00e9taient parfois lib\u00e9r\u00e9es, nous leur donnions de l\u2019argent provenant de notre fonds commun afin de les aider \u00e0 quitter l\u2019Iran et \u00e0 renouer avec l\u2019organisation. C\u2019\u00e9taient certains de nos moments les plus heureux. Parfois, lors des visites, nous transmettions discr\u00e8tement cet argent \u00e0 nos familles pour soutenir l\u2019organisation.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce qui rendait inefficaces contre nous les conditions horribles des chambres de torture du r\u00e9gime cl\u00e9rical, c\u2019\u00e9tait notre foi et notre espoir dans l\u2019aube de la libert\u00e9 pour notre patrie. \u00c0 de nombreuses reprises, m\u00eame mes amies non religieuses, qui restaient fermement attach\u00e9es \u00e0 leurs convictions, me demandaient : qu\u2019est-ce que le PMOI a, pour que ses liens soient si profonds et son amour mutuel si fort ?<\/p>\n\n\n\n<p>Parmi les autres prisonni\u00e8res, l\u2019amour se formait g\u00e9n\u00e9ralement entre deux ou trois personnes. Parmi le PMOI, il \u00e9tait collectif ; tout le monde ne faisait qu\u2019un. Selon le niveau de compr\u00e9hension que j\u2019avais \u00e0 l\u2019\u00e9poque, je voyais la r\u00e9ponse dans notre direction, notre organisation et notre conviction que, m\u00eame si nous \u00e9tions toutes martyris\u00e9es, l\u2019organisation survivrait et la victoire serait assur\u00e9e. C\u2019\u00e9tait ce capital et cette b\u00e9n\u00e9diction qui alimentaient notre r\u00e9sistance face au r\u00e9gime cl\u00e9rical.<\/p>\n\n\n\n<p>Personne ne comprenait cela mieux que le bourreau <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Asadollah_Lajevardi\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Lajevardi<\/a>. Un jour, lorsqu\u2019il vint dans le quartier pour nous intimider, une m\u00e8re lui demanda pourquoi ils ne lib\u00e9raient pas une fillette de treize ans qui n\u2019avait rien fait de mal. Elle faisait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 Fatemeh, une jeune fille de la campagne, qui ne connaissait rien \u00e0 la politique et avait \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9e simplement pour avoir aid\u00e9 une personne qui avait rendu visite \u00e0 l\u2019atelier de son p\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Lajevardi r\u00e9pondit : L\u2019esprit de <a href=\"https:\/\/english.mojahedin.org\/massoud-rajavi-biography\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Massoud Radjavi<\/a> vit en chacune de vous. M\u00eame vos repentis ne sont pas dignes de confiance. Quiconque sortira d\u2019ici rejoindra de nouveau l\u2019organisation, je le vois dans vos yeux. Ne me regardez pas dans les yeux. Je peux sentir et reconna\u00eetre le PMOI, ce que j\u2019appelle les \u00ab hypocrites \u00bb. Plus de quatre-vingts pour cent de vos cadres centraux sont encore actifs \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur. Aucune d\u2019entre vous ne quittera Evin. N\u2019imaginez pas qu\u2019un jour le \u00ab peuple h\u00e9ro\u00efque \u00bb vous accueillera avec des fleurs. Ce jour n\u2019arrivera jamais. Vous pourrirez toutes ici.<\/p>\n\n\n\n<p>Il avait raison sur une chose : cet esprit, l\u2019esprit de r\u00e9sistance et de libert\u00e9, \u00e9tait vivant en chacune de nous.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Notes<\/strong><\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Azar Nour-Ali \u00e9tait \u00e9tudiante universitaire et sympathisante du PMOI. Elle a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9e au d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e 1982 et a pass\u00e9 six des plus belles ann\u00e9es de sa vie, de 21 \u00e0 27 ans, dans les prisons du r\u00e9gime cl\u00e9rical. \u00c0 sa lib\u00e9ration en 1987, elle a imm\u00e9diatement rejoint l\u2019Arm\u00e9e de lib\u00e9ration nationale et a \u00e9t\u00e9 tu\u00e9e en 1988 alors qu\u2019elle combattait pour un Iran libre.<\/li>\n\n\n\n<li>Parole attribu\u00e9e \u00e0 l\u2019imam Ali, figure centrale de l\u2019histoire islamique, dont les propos sont fr\u00e9quemment cit\u00e9s dans la culture et la litt\u00e9rature chiites.<\/li>\n<\/ol>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>M\u00e9moires de prison \u00ab Le dernier rire de Leila \u00bb de Mehri Hajinejad \u2013 Partie dix-sept Dans la partie pr\u00e9c\u00e9dente de ces m\u00e9moires de prison, Mehri Hajinejad racontait des sc\u00e8nes de brutalit\u00e9 et de destruction psychologique inflig\u00e9es aux prisonni\u00e8res. 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