{"id":24730,"date":"2025-12-18T16:44:42","date_gmt":"2025-12-18T15:44:42","guid":{"rendered":"https:\/\/wncri.org\/fr\/?p=24730"},"modified":"2025-12-18T16:44:44","modified_gmt":"2025-12-18T15:44:44","slug":"mehri-hajinejad-execution-par-peloton","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wncri.org\/fr\/2025\/12\/18\/mehri-hajinejad-execution-par-peloton\/","title":{"rendered":"\u00c0 un pas de l\u2019ex\u00e9cution par peloton d\u2019ex\u00e9cution"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">M\u00e9moires de Mehri Hajinejad tir\u00e9es de \u00ab Le dernier rire de Leila \u00bb \u2014 quatorzi\u00e8me partie<\/h2>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Dans <a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/2025\/12\/14\/torture-collective-en-prison-memoires\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">l\u2019\u00e9pisode pr\u00e9c\u00e9dent<\/a> des m\u00e9moires de prison de Mehri Hajinejad, publi\u00e9es dans le livre Le dernier rire de Leila, l\u2019auteure, alors adolescente et lyc\u00e9enne, racontait un \u00e9pisode au cours duquel elle s\u2019\u00e9tait elle-m\u00eame retrouv\u00e9e \u00e0 un pas de l\u2019ex\u00e9cution par peloton d\u2019ex\u00e9cution. Dans cette partie, nous suivons la suite de ce souvenir bouleversant et inoubliable :<\/h4>\n\n\n\n<p>Je ne savais pas quel serait mon propre sort cette nuit-l\u00e0. Comme je ne me tenais pas dans la file face au mur, j\u2019\u00e9tais envahie par le doute et l\u2019incertitude. Pourtant, malgr\u00e9 tout, je ressentais \u00e0 la fois un soulagement et une profonde d\u00e9tresse d\u2019avoir au moins pu voir certains de mes camarades une derni\u00e8re fois, dans leurs ultimes instants. J\u2019\u00e9tais fi\u00e8re des <a href=\"https:\/\/english.mojahedin.org\/a-primer-on-the-history-of-the-peoples-mojahedin-organization-of-iran\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Moudjahidine<\/a>, car je voyais comment ils se tenaient rang apr\u00e8s rang, avec un tel calme et une telle dignit\u00e9, la poitrine en avant, sans peur de rien. C\u2019\u00e9tait comme s\u2019ils \u00e9crasaient ces bourreaux sous leurs pieds, des bourreaux dont les seules armes \u00e9taient la torture et la mort, et comme si ce chemin, pav\u00e9 de sang et de fermet\u00e9, se poursuivait jour apr\u00e8s jour \u00e0 travers leur sacrifice.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais j\u2019\u00e9tais aussi profond\u00e9ment attrist\u00e9e par la certitude qu\u2019ils ne seraient plus parmi nous, et par le fait que je ne me tenais pas moi-m\u00eame \u00e0 leurs c\u00f4t\u00e9s, regardant mes camarades \u00eatre emmen\u00e9s un \u00e0 un.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette nuit-l\u00e0 reste l\u2019une des nuits les plus inoubliables de ma vie. C\u2019\u00e9tait une nuit qui incarnait l\u2019innocence des combattants moudjahidine captur\u00e9s. Je d\u00e9sirais ardemment avoir la possibilit\u00e9 de parler \u00e0 chacun d\u2019entre eux.<\/p>\n\n\n\n<p>Pendant ce temps, les gardiens allaient et venaient, chacun lan\u00e7ant des propos absurdes destin\u00e9s \u00e0 me tourmenter. \u00c0 plusieurs reprises, l\u2019un d\u2019eux s\u2019est plac\u00e9 \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de moi et a soudainement jet\u00e9 un r\u00e9cipient sur le sol au-dessus de ma t\u00eate pour tenter de m\u2019effrayer. Un autre gardien a tir\u00e9 sur mon tchador et m\u2019a tra\u00een\u00e9e \u00e0 travers plusieurs pi\u00e8ces, pour finalement m\u2019emmener dans une salle o\u00f9, sous mon bandeau, je pouvais distinguer un lit, des c\u00e2bles et un sol couvert de sang. C\u2019\u00e9tait comme s\u2019il voulait me faire comprendre qu\u2019il s\u2019agissait de la salle de torture de la section 7, un lieu que je connaissais d\u00e9j\u00e0 trop bien.<\/p>\n\n\n\n<p>Je n\u2019arr\u00eatais pas de me demander pourquoi ils m\u2019avaient amen\u00e9e l\u00e0.<\/p>\n\n\n\n<p>Ensuite, ils m\u2019ont ramen\u00e9e dans le couloir, mais cette fois-ci, il \u00e9tait vide. Il n\u2019y avait aucune trace des prisonniers qui attendaient leur ex\u00e9cution. Ils avaient \u00e9t\u00e9 emmen\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019\u00e9tais paniqu\u00e9e. \u00c9taient-ils encore en vie ? Les avaient-ils transf\u00e9r\u00e9s dans un autre couloir ? Avait-on d\u00e9j\u00e0 proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 leur ex\u00e9cution ?<\/p>\n\n\n\n<p>Je voulais, d\u2019une mani\u00e8re ou d\u2019une autre, sortir de cet enfer et comprendre ce qui s\u2019\u00e9tait pass\u00e9. J\u2019ai entendu la voix d\u2019une gardienne et je lui ai demand\u00e9 de m\u2019emmener aux toilettes. J\u2019esp\u00e9rais y trouver quelqu\u2019un qui pourrait m\u2019expliquer la situation.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais il n\u2019y avait personne l\u00e0 non plus.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai d\u00e9cid\u00e9 que, quoi qu\u2019il arrive, je devais retourner au quartier, m\u00eame si cela signifiait \u00eatre battue le lendemain pour m\u2019\u00eatre \u00e9chapp\u00e9e de l\u2019interrogatoire. Je me disais que si je pouvais revenir au quartier, au moins je serais avec les autres si les bruits des ex\u00e9cutions commen\u00e7aient.<\/p>\n\n\n\n<p>En sortant des toilettes, je me suis arr\u00eat\u00e9e et j\u2019ai dit que je devais retourner au quartier. La gardienne m\u2019a fait avancer et m\u2019a plac\u00e9e \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019un groupe qui se tenait devant la porte. Elle a dit : \u00ab Tiens-toi ici jusqu\u2019\u00e0 ce que l\u2019oncle Jalil vienne te ramener. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Il \u00e9tait pass\u00e9 minuit lorsqu\u2019ils nous ont finalement renvoy\u00e9es au quartier. Quand je suis arriv\u00e9e, Zahra, Aghdas et Jalileh \u00e9taient encore \u00e9veill\u00e9es, inqui\u00e8tes de ce qui m\u2019\u00e9tait arriv\u00e9. D\u00e8s que je suis entr\u00e9e, nous nous sommes prises dans les bras. Elles ont dit qu\u2019elles priaient sans cesse pour mon retour. L\u2019une d\u2019elles a dit : \u00ab Je me suis dit que Mahboubeh \u00e9tait partie elle aussi. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Je leur ai tout racont\u00e9, tout ce que j\u2019avais vu et v\u00e9cu cette nuit-l\u00e0. Je leur ai demand\u00e9 si elles avaient entendu quoi que ce soit, des coups de feu, des bruits d\u2019ex\u00e9cution. Elles ont r\u00e9pondu que non.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est \u00e0 ce moment-l\u00e0 que j\u2019ai compris avec certitude que, durant les six mois pr\u00e9c\u00e9dents, lorsque nous n\u2019avions entendu aucun bruit de peloton d\u2019ex\u00e9cution et que nous pensions que les ex\u00e9cutions avaient cess\u00e9, cette croyance \u00e9tait fausse. Les ex\u00e9cutions ne s\u2019\u00e9taient pas arr\u00eat\u00e9es ; seul leur lieu avait chang\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s avoir entendu mon r\u00e9cit, l\u2019une des femmes, plus exp\u00e9riment\u00e9e, a dit qu\u2019il \u00e9tait probable que les interrogateurs m\u2019aient confondue avec quelqu\u2019un d\u2019autre en raison d\u2019une similitude de nom ou d\u2019apparence. C\u2019est pour cette raison, selon elle, qu\u2019ils avaient proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 l\u2019identification directement dans la salle de torture : si j\u2019avais \u00e9t\u00e9 la personne qu\u2019ils recherchaient, ils seraient pass\u00e9s imm\u00e9diatement \u00e0 l\u2019\u00e9tape suivante, sans poser de questions, conform\u00e9ment \u00e0 leur routine.<\/p>\n\n\n\n<p>Par routine, expliqua-t-elle, nous entendions la routine de la section 7 : d\u2019abord torturer la victime, puis commencer l\u2019interrogatoire.<\/p>\n\n\n\n<p>Une autre femme a sugg\u00e9r\u00e9 qu\u2019ils m\u2019avaient emmen\u00e9e volontairement pour me soumettre \u00e0 une torture psychologique, pour me rappeler l\u2019ex\u00e9cution et me montrer une nouvelle fois la salle de torture.<\/p>\n\n\n\n<p>Je n\u2019ai jamais su lequel de ces sc\u00e9narios \u00e9tait le bon. Mais ce qui m\u2019est rest\u00e9 de cette nuit-l\u00e0, c\u2019est l\u2019image persistante de la lutte f\u00e9roce et inspirante des Moudjahidine \u00e0 la volont\u00e9 de fer contre le r\u00e9gime inhumain de Khomeini, en particulier l\u2019image que j\u2019ai vue cette nuit-l\u00e0 de Lajevardi.<\/p>\n\n\n\n<p>Jusqu\u2019en f\u00e9vrier 1983, date de mon nouveau proc\u00e8s, j\u2019ai \u00e9t\u00e9 convoqu\u00e9e \u00e0 de nombreuses reprises pour des interrogatoires dans le quartier 209 et \u00e0 la section 7. \u00c0 chaque interrogatoire, ils exigeaient des informations sur mes fr\u00e8res, et \u00e0 chaque fois ma r\u00e9ponse \u00e9tait la m\u00eame : je n\u2019avais rien \u00e0 donner. Je leur disais que mon interrogatoire \u00e9tait termin\u00e9, que j\u2019\u00e9tais d\u00e9j\u00e0 pass\u00e9e devant le tribunal et que j\u2019attendais un verdict ; pourquoi continuait-on \u00e0 m\u2019interroger ?<\/p>\n\n\n\n<p>Fin janvier 1983, j\u2019ai de nouveau \u00e9t\u00e9 emmen\u00e9e au tribunal. Le m\u00eame \u00ab proc\u00e8s \u00bb de deux ou trois minutes s\u2019est r\u00e9p\u00e9t\u00e9, mais cette fois-ci, les accusations \u00e9taient moins nombreuses que durant l\u2019\u00e9t\u00e9. Des chefs d\u2019accusation tels que l\u2019approvisionnement en armes avaient \u00e9t\u00e9 retir\u00e9s. Une fois encore, on ne m\u2019a rien demand\u00e9 de signer. Ils se sont content\u00e9s de lire les accusations et de me demander si j\u2019accepterais une interview t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e. J\u2019ai r\u00e9pondu non. Sans autre discussion, ils m\u2019ont renvoy\u00e9e au quartier.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019avais le sentiment que ma condamnation \u00e0 mort n\u2019\u00e9tait plus d\u2019actualit\u00e9 et que je recevrais probablement une longue peine de prison \u00e0 la place. Pourtant, rien n\u2019\u00e9tait certain. Nous avions vu de nombreux cas o\u00f9 un simple nouvel interrogatoire modifiait compl\u00e8tement une sentence. Je suis donc rest\u00e9e suspendue, sans verdict, sans aucune clart\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Entre mars et mai 1983, un nouveau cycle d\u2019interrogatoires a commenc\u00e9, cette fois dans le quartier 209. Je ne comprenais pas pourquoi on m\u2019y avait transf\u00e9r\u00e9e. Mes interrogatoires pr\u00e9c\u00e9dents avaient eu lieu d\u2019abord \u00e0 la section 1, puis \u00e0 la section 7, avant le passage au tribunal. D\u00e9sormais, sans d\u00e9cision finale, j\u2019avais \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9e au quartier 209, plac\u00e9 sous le contr\u00f4le des pasdarans.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u00e0, j\u2019ai \u00e9t\u00e9 confront\u00e9e \u00e0 plusieurs prisonniers bris\u00e9s, d\u00e9sormais collaborateurs du r\u00e9gime, nomm\u00e9s Shirin, Haleh, Keyvan et d\u2019autres. C\u2019\u00e9taient eux qui m\u2019interrogeaient. Ce furent les interrogatoires les plus \u00e9prouvants dont je me souvienne. Lorsque les bourreaux eux-m\u00eames menaient les interrogatoires, l\u2019ennemi \u00e9tait clair. Mais ici, la contradiction \u00e9tait plus profonde. D\u2019un c\u00f4t\u00e9, ces personnes \u00e9taient elles-m\u00eames des victimes du r\u00e9gime ; de l\u2019autre, elles comprenaient bien mieux que les interrogateurs officiels la culture et le langage de notre organisation. Il \u00e9tait bien plus difficile de leur r\u00e9sister.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout ce qu\u2019ils voulaient, c\u2019\u00e9tait que je dise ce que je savais du sort de mes camarades de l\u2019organisation \u00e9tudiante, allant jusqu\u2019\u00e0 me demander d\u2019\u00e9num\u00e9rer les noms de ceux dont je savais qu\u2019ils avaient \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9s. Il \u00e9tait \u00e9vident qu\u2019ils cherchaient \u00e0 d\u00e9manteler enti\u00e8rement le r\u00e9seau \u00e9tudiant. Ma seule r\u00e9ponse consistait \u00e0 r\u00e9p\u00e9ter les noms d\u00e9j\u00e0 annonc\u00e9s officiellement comme ex\u00e9cut\u00e9s \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision d\u2019\u00c9tat.<\/p>\n\n\n\n<p>Durant ces jours-l\u00e0, la pression est devenue insupportable. Je ne dormais plus. Je ne pouvais plus manger. Je m\u2019affaiblissais de jour en jour. La pression ne venait pas uniquement des interrogatoires ; chaque jour, j\u2019\u00e9tais confront\u00e9e \u00e0 des listes de camarades, chacun soit ex\u00e9cut\u00e9, soit totalement disparu. Le souvenir d\u2019eux faisait bouillir mon sang, tandis que voir ces collaborateurs jour apr\u00e8s jour, m\u2019observant sans cesse, me laissait mentalement bris\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Au d\u00e9but du mois de mai 1983, sous le poids de cette pression, j\u2019ai souffert d\u2019h\u00e9morragies gastriques. En moins de vingt jours, j\u2019ai subi deux h\u00e9morragies internes graves et perdu treize kilos en moins d\u2019un mois. Il n\u2019y avait aucun m\u00e9dicament disponible, \u00e0 l\u2019exception d\u2019un sirop pour l\u2019estomac. La nourriture \u00e9tait la m\u00eame que celle de la prison. Mon \u00e9tat physique s\u2019est gravement d\u00e9t\u00e9rior\u00e9, alors que je n\u2019avais que dix-neuf ans et que j\u2019\u00e9tais jusque-l\u00e0 en bonne sant\u00e9 et robuste. Mon \u00e9tat \u00e9tant devenu critique, les interrogatoires ont finalement \u00e9t\u00e9 interrompus et ils ont cess\u00e9 de me convoquer.<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Organisation des Moudjahidine du peuple d\u2019Iran (OMPI\/MEK) : organisation d\u2019opposition iranienne ayant combattu \u00e0 la fois le chah puis la R\u00e9publique islamique ; ses membres ont \u00e9t\u00e9 massivement pers\u00e9cut\u00e9s et ex\u00e9cut\u00e9s dans les ann\u00e9es 1980.<\/li>\n\n\n\n<li>Section 7 : l\u2019une des unit\u00e9s d\u2019interrogatoire et de torture du syst\u00e8me p\u00e9nitentiaire iranien, tristement c\u00e9l\u00e8bre pour ses m\u00e9thodes d\u2019une extr\u00eame brutalit\u00e9.<\/li>\n\n\n\n<li>\u00ab Oncle Jalil \u00bb : surnom couramment utilis\u00e9 par les prisonniers pour d\u00e9signer un gardien charg\u00e9 du transfert des d\u00e9tenus entre les quartiers.<\/li>\n\n\n\n<li>Khomeini : Rouhollah Khomeini, fondateur et premier guide supr\u00eame du r\u00e9gime cl\u00e9rical en Iran.<\/li>\n\n\n\n<li>\u2014Lajevardi : procureur de la prison d\u2019Evin dans les ann\u00e9es 1980, largement connu sous le surnom de \u00ab le boucher d\u2019Evin \u00bb en raison de son r\u00f4le dans la torture et les ex\u00e9cutions.<\/li>\n\n\n\n<li>Quartier 209 : quartier de haute s\u00e9curit\u00e9 de la prison d\u2019Evin, d\u00e9di\u00e9 aux interrogatoires et contr\u00f4l\u00e9 par les services de renseignement et de s\u00e9curit\u00e9.<\/li>\n\n\n\n<li>Interview t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e : confession ou d\u00e9nonciation forc\u00e9e diffus\u00e9e \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision d\u2019\u00c9tat, g\u00e9n\u00e9ralement obtenue sous la contrainte ou la torture.<\/li>\n\n\n\n<li>Pasdarans (Corps des gardiens de la r\u00e9volution islamique) : force militaire et de renseignement puissante cr\u00e9\u00e9e apr\u00e8s la r\u00e9volution de 1979, profond\u00e9ment impliqu\u00e9e dans la r\u00e9pression des opposants politiques.<\/li>\n<\/ol>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>M\u00e9moires de Mehri Hajinejad tir\u00e9es de \u00ab Le dernier rire de Leila \u00bb \u2014 quatorzi\u00e8me partie Dans l\u2019\u00e9pisode pr\u00e9c\u00e9dent des m\u00e9moires de prison de Mehri Hajinejad, publi\u00e9es dans le livre Le dernier rire de Leila, l\u2019auteure, alors adolescente et lyc\u00e9enne, racontait un \u00e9pisode au cours duquel elle s\u2019\u00e9tait elle-m\u00eame retrouv\u00e9e \u00e0 un pas de l\u2019ex\u00e9cution [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":24731,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jnews-multi-image_gallery":[],"jnews_single_post":{"format":"standard"},"jnews_primary_category":[],"jnews_social_meta":[],"jnews_override_counter":[],"footnotes":""},"categories":[432],"tags":[],"class_list":["post-24730","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-heroines-enchainees"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/24730","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=24730"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/24730\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":24732,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/24730\/revisions\/24732"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/24731"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=24730"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=24730"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=24730"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}