{"id":24083,"date":"2025-10-13T23:19:39","date_gmt":"2025-10-13T21:19:39","guid":{"rendered":"https:\/\/wncri.org\/fr\/?p=24083"},"modified":"2025-10-13T23:19:41","modified_gmt":"2025-10-13T21:19:41","slug":"face-a-face-avec-la-bete-22","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wncri.org\/fr\/2025\/10\/13\/face-a-face-avec-la-bete-22\/","title":{"rendered":"Face \u00e0 face avec la b\u00eate (22)"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>D\u2019apr\u00e8s les m\u00e9moires de Hengameh Haj Hassan \u2013 Partie 22<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Dans cette partie de ses m\u00e9moires, Face \u00e0 face avec la b\u00eate, Hengameh Haj Hassan, infirmi\u00e8re \u00e0 l\u2019h\u00f4pital Sina de T\u00e9h\u00e9ran en 1981, poursuit son t\u00e9moignage sur les effets d\u00e9vastateurs des m\u00e9thodes de torture inhumaines du r\u00e9gime, pratiqu\u00e9es dans la soi-disant \u00ab Unit\u00e9 r\u00e9sidentielle \u00bb de la prison de <a href=\"https:\/\/iran-hrm.com\/2025\/02\/12\/qezel-hesar-prison-in-karaj-part-1\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Ghezel Hessar<\/a>, et sur la r\u00e9sistance des prisonni\u00e8res face \u00e0 la guerre psychologique du r\u00e9gime :<\/h4>\n\n\n\n<p>Quand je suis revenue voir <a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/2025\/10\/09\/face-a-face-avec-la-bete-21-hengameh-haj\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Shekar<\/a>, c\u2019\u00e9tait l\u2019heure du d\u00eener.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle m\u2019a dit :<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Hengameh, ils nous ont dit qu\u2019on ne pouvait plus partager les repas. Plus personne n\u2019a le droit de d\u00eener avec une autre ! On doit seulement dire befarma ! \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai r\u00e9pondu :<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Qui a encore invent\u00e9 cette absurdit\u00e9 ? Haji ? \u00bb Puis j\u2019ai ajout\u00e9 :<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Tr\u00e8s bien, si c\u2019est la r\u00e8gle, nous la suivrons \u00e0 la perfection ! \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Je lui ai dit :<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Maintenant, tu peux me dire befarma. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Elle a r\u00e9pondu en plaisantant : \u00ab Befarma ! \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Je l\u2019ai remerci\u00e9e, et nous avons commenc\u00e9 \u00e0 manger le abdough khiar qu\u2019on nous avait donn\u00e9, en riant de Haji Davoud et de tous les tortionnaires et tavvabs. Ce soir-l\u00e0, le abdough khiar avait un go\u00fbt c\u00e9leste.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle m\u2019a dit :<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Hengameh, tu es devenue comme Indira Gandhi. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai ri :<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Les autres me le disent aussi. Au moins, quelque chose chez nous ressemble aux gens c\u00e9l\u00e8bres ! \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Nous avons \u00e9clat\u00e9 de rire toutes les deux.<\/p>\n\n\n\n<p>Puis elle m\u2019a dit :<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Ne te coiffe pas comme \u00e7a, laisse tes cheveux d\u00e9tach\u00e9s. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai r\u00e9pondu :<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Laisse tomber, c\u2019est mieux comme \u00e7a. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Elle a insist\u00e9 :<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Non, ils vont dire que tu es politique. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai hauss\u00e9 les \u00e9paules :<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Qu\u2019ils le disent. Nous sommes politiques. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Elle a dit avec inqui\u00e9tude :<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Non, ils recommenceront leurs manigances. Ils t\u2019emm\u00e8neront et te tortureront. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Je sentais que ces angoisses venaient des m\u00eames pr\u00e9textes tordus et humiliations subies dans <a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/2019\/07\/15\/le-massacre-de-1988-en-iran-est-reexamine-lors-dune-conference-pour-la-justice-a-achraf\/\">l\u2019Unit\u00e9 r\u00e9sidentielle<\/a>, ces jeux mentaux qui avaient conduit tant de prisonni\u00e8res au bord de la folie.<\/p>\n\n\n\n<p>Je lui ai dit :<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Shekar, oublie l\u2019Unit\u00e9 r\u00e9sidentielle. Tu es ici maintenant. C\u2019est fini, n\u2019y pense plus. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Je voulais l\u2019aider \u00e0 retrouver son \u00e9quilibre mental, car chaque souvenir de cet endroit la bouleversait compl\u00e8tement. Chaque mot, chaque geste devait \u00eatre pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 d\u2019un effort pour effacer ce que cette \u201cunit\u00e9\u201d maudite avait implant\u00e9 dans son esprit.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce n\u2019\u00e9tait pas tr\u00e8s difficile, car Shekar m\u2019\u00e9coutait facilement. Mais je devais encore comprendre ce qu\u2019\u00e9tait r\u00e9ellement cette chose maudite, cette Unit\u00e9 r\u00e9sidentielle : une \u00e9nigme \u00e0 la fois terrifiante et d\u00e9routante.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019apr\u00e8s ce que j\u2019avais compris de Shekar et des autres, l\u00e0-bas, tout pouvait devenir pr\u00e9texte \u00e0 la torture : faire quelque chose, ne rien faire, le moindre geste.<\/p>\n\n\n\n<p>Si elles parlaient, on les battait pour avoir parl\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Si elles se taisaient, on les battait pour s\u2019\u00eatre tues.<\/p>\n\n\n\n<p>Peu importait : tout devenait justification \u00e0 la torture, ex\u00e9cut\u00e9e sous les yeux de toutes.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 cause de cela, les prisonni\u00e8res de l\u2019Unit\u00e9 r\u00e9sidentielle \u00e9vitaient m\u00eame de se regarder. Elles cessaient de se saluer, de faire les gestes les plus ordinaires. Elles restaient des heures, des jours, assises face au mur, silencieuses, immobiles, sans parler \u00e0 personne.<\/p>\n\n\n\n<p>Shekar mangeait tr\u00e8s peu. M\u00eame lorsqu\u2019elle avalait quelque chose, elle d\u00e9tournait aussit\u00f4t la t\u00eate et vomissait ce qu\u2019elle avait mang\u00e9 dans un petit r\u00e9cipient ferm\u00e9. Elle souffrait d\u2019ulc\u00e8res et avait d\u00e9j\u00e0 eu plusieurs h\u00e9morragies gastriques, mais la plupart du temps, ses vomissements \u00e9taient d\u2019origine psychologique.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle me disait :<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Je ne veux plus manger. Tout ce que je mange, je le rends. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Je lui r\u00e9pondais :<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Ce n\u2019est pas grave, mange quand m\u00eame. Si tu vomis, ce n\u2019est pas important. C\u2019est toujours mieux que de ne rien manger. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Elle a accept\u00e9, et, \u00e9trangement, en quelques jours, les vomissements ont nettement diminu\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Une gifle pour le m\u00e9decin ren\u00e9gat<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/2020\/05\/01\/en-memoire-de-massoumeh-joshaghani-et-de-sa-passion-pour-la-liberte-en-iran\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Massoumeh Joshaghani<\/a> \u00e9tait aussi dans notre quartier. Elle avait \u00e9t\u00e9 infirmi\u00e8re principale dans le service des maladies infectieuses de l\u2019h\u00f4pital des Mille Lits. Avant que Shekar Mohammadzadeh n\u2019en soit renvoy\u00e9e, elle y travaillait avec elle, et je l\u2019avais rencontr\u00e9e une fois, lorsque j\u2019\u00e9tais all\u00e9e voir Shekar dans cet h\u00f4pital.<\/p>\n\n\n\n<p>Le mari de Massoumeh \u00e9tait professeur d\u2019universit\u00e9 et membre actif de la R\u00e9sistance. Apr\u00e8s juin 1981, lorsque le r\u00e9gime n\u2019a pas r\u00e9ussi \u00e0 l\u2019arr\u00eater, ils ont arr\u00eat\u00e9 Massoumeh \u00e0 sa place. Malgr\u00e9 les interrogatoires brutaux et la torture, ils n\u2019ont pas pu atteindre son mari, et elle a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9e \u00e0 trois ans de prison.<\/p>\n\n\n\n<p>Bien que Massoumeh Joshaghani n\u2019ait pas travaill\u00e9 directement avec les Moudjahidine, elle soutenait toujours les prisonni\u00e8res, ce qui la rendait d\u00e9testable aux yeux de <a href=\"https:\/\/fr.ncr-iran.org\/publications\/rapports-speciaux\/davoud-rahmani-un-voyou-representant-le-regime-misogyne-de-liran\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Haji Davoud<\/a>, mais les femmes, elles, l\u2019aimaient profond\u00e9ment.<\/p>\n\n\n\n<p>Lorsqu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9e au quartier 7, nous avons imm\u00e9diatement sympathis\u00e9, notre lien commun \u00e9tant les Moudjahidine, Shekar, et notre profession d\u2019infirmi\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme nous toutes, Massoumeh m\u00e9prisait les tavvabs et les tra\u00eetres. Elle les avait perc\u00e9s \u00e0 jour et avait trac\u00e9 une ligne claire entre elle et les collaborateurs.<\/p>\n\n\n\n<p>En raison de son exp\u00e9rience m\u00e9dicale, on lui avait assign\u00e9 un poste \u00e0 l\u2019infirmerie, qu\u2019elle avait accept\u00e9 apr\u00e8s concertation avec nous.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u00e0 travaillait aussi un certain Dr Hosseini, autrefois militant de gauche affili\u00e9 \u00e0 Peykar, devenu tavvab, alli\u00e9 de Haji Davoud. Il avait depuis longtemps reni\u00e9 l\u2019\u00e9thique de sa profession.<\/p>\n\n\n\n<p>Sous le r\u00e8gne de la trahison, parler d\u2019\u00ab honneur professionnel \u00bb ou de \u00ab conscience \u00bb semblait na\u00eff, mais il existait pourtant, dans cette m\u00eame prison, des m\u00e9decins qui, malgr\u00e9 leurs d\u00e9saccords avec les Moudjahidine, conservaient leur int\u00e9grit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Ils respectaient la dignit\u00e9 de leur m\u00e9tier, soignaient les prisonni\u00e8res bless\u00e9es ou malades avec compassion et responsabilit\u00e9, parfois au prix de leur propre s\u00e9curit\u00e9 lorsqu\u2019ils s\u2019opposaient aux tortionnaires.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais ce Dr Hosseini refusait de soigner les prisonni\u00e8res du quartier 8, celles consid\u00e9r\u00e9es comme r\u00e9sistantes ou \u00ab punies \u00bb, aggravant volontairement leurs souffrances, m\u00eame lorsqu\u2019elles \u00e9taient dans un \u00e9tat critique.<\/p>\n\n\n\n<p>Un jour, Massoumeh Joshaghani perdit patience face \u00e0 son indiff\u00e9rence et le confronta.<\/p>\n\n\n\n<p>Hosseini, cherchant \u00e0 flatter Haji Davoud, qui se trouvait tout pr\u00e8s, ricana :<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Qu\u2019est-ce qui te prend ? Ces filles du quartier 8, ce sont tes cousines ou quoi, pour que tu t\u2019en fasses autant ? \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Massoumeh, devant Haji Davoud, le gifla violemment et cria :<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Non, esp\u00e8ce de sans-c\u0153ur ! Les tra\u00eetres, ce sont tes cousins \u00e0 toi ! \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Elle l\u2019avait remis \u00e0 sa place, et bien comme il faut.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 la suite de cet incident, Massoumeh fut transf\u00e9r\u00e9e au quartier 8 comme punition.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est ainsi que nous nous sommes retrouv\u00e9es \u00e0 nouveau toutes les trois r\u00e9unies.<\/p>\n\n\n\n<p>Massoumeh \u00e9tait ravie de voir \u00e0 quel point Shekar avait repris des forces.<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>\u00a0Befarma \u2013 expression polie en persan signifiant \u00ab je vous en prie \u00bb ou \u00ab s\u2019il vous pla\u00eet \u00bb, souvent utilis\u00e9e pour inviter quelqu\u2019un \u00e0 manger, \u00e0 s\u2019asseoir ou \u00e0 commencer quelque chose.<\/li>\n\n\n\n<li>\u00a0Abdoogh khiar \u2013 plat froid persan \u00e0 base de yaourt, de concombre, d\u2019herbes et de morceaux de pain, comparable \u00e0 une soupe froide rafra\u00eechissante.<\/li>\n\n\n\n<li>Tavvab \u2013 signifie litt\u00e9ralement \u00ab repentant \u00bb ; dans le contexte carc\u00e9ral, d\u00e9signe les prisonniers ayant collabor\u00e9 avec les interrogateurs apr\u00e8s avoir \u00ab reni\u00e9 \u00bb leur engagement politique.<\/li>\n\n\n\n<li>\u00a0Haji Davoud \u2013 responsable p\u00e9nitentiaire redout\u00e9, connu pour sa cruaut\u00e9 extr\u00eame ; le titre \u00ab Haji \u00bb est un honorifique religieux souvent utilis\u00e9 pour d\u00e9signer ce type de personnages.<\/li>\n<\/ol>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u2019apr\u00e8s les m\u00e9moires de Hengameh Haj Hassan \u2013 Partie 22 Dans cette partie de ses m\u00e9moires, Face \u00e0 face avec la b\u00eate, Hengameh Haj Hassan, infirmi\u00e8re \u00e0 l\u2019h\u00f4pital Sina de T\u00e9h\u00e9ran en 1981, poursuit son t\u00e9moignage sur les effets d\u00e9vastateurs des m\u00e9thodes de torture inhumaines du r\u00e9gime, pratiqu\u00e9es dans la soi-disant \u00ab Unit\u00e9 r\u00e9sidentielle \u00bb [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":24084,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jnews-multi-image_gallery":[],"jnews_single_post":{"format":"standard"},"jnews_primary_category":[],"jnews_social_meta":[],"jnews_override_counter":[],"footnotes":""},"categories":[432],"tags":[],"class_list":["post-24083","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-heroines-enchainees"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/24083","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=24083"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/24083\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":24085,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/24083\/revisions\/24085"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/24084"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=24083"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=24083"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=24083"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}