{"id":24015,"date":"2025-10-05T18:34:30","date_gmt":"2025-10-05T16:34:30","guid":{"rendered":"https:\/\/wncri.org\/fr\/?p=24015"},"modified":"2025-10-05T18:34:31","modified_gmt":"2025-10-05T16:34:31","slug":"face-a-face-avec-la-bete-20-hengameh","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wncri.org\/fr\/2025\/10\/05\/face-a-face-avec-la-bete-20-hengameh\/","title":{"rendered":"Face \u00e0 face avec la b\u00eate (20)"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>D\u2019apr\u00e8s les m\u00e9moires de Hengameh Haj Hassan \u2013 Partie 20<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Dans le <a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/2025\/10\/02\/face-a-face-avec-la-bete-19\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">chapitre pr\u00e9c\u00e9dent<\/a> de <em>Face \u00e0 face avec la b\u00eate<\/em>, Hengameh d\u00e9crivait <a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/2019\/07\/15\/le-massacre-de-1988-en-iran-est-reexamine-lors-dune-conference-pour-la-justice-a-achraf\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">l\u2019Unit\u00e9 r\u00e9sidentielle<\/a> et comment les trahisons mises en sc\u00e8ne y provoquaient des effondrements psychologiques chez les prisonni\u00e8res. Ici, elle revient dans le quartier g\u00e9n\u00e9ral apr\u00e8s la quarantaine et raconte le fragile soulagement, les familles bris\u00e9es et la longue ombre du traumatisme n\u00e9 de la prison.<\/h4>\n\n\n\n<p>\u26a0\ufe0f Avertissement de contenu : ce texte contient des descriptions de torture psychologique, de d\u00e9tention, de deuil et de leurs effets mentaux et \u00e9motionnels.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Retour au quartier g\u00e9n\u00e9ral<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s environ deux mois en quarantaine, \u00e0 la fin de l\u2019\u00e9t\u00e9 1984, ils m\u2019ont enfin renvoy\u00e9e au quartier 7, avec un groupe de dix. Je ne me souviens plus de l\u2019heure. J\u2019\u00e9tais impatiente d\u2019entrer et de revoir mes cod\u00e9tenues.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous sommes entr\u00e9es, et les autres se sont pr\u00e9cipit\u00e9es vers nous elles \u00e9taient moins nombreuses. Elles nous ont embrass\u00e9es et nous ont dit que plusieurs filles avaient \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9es au quartier 8 comme punition, et que d\u2019autres avaient \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9es ailleurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Zahra, l\u2019une des filles, s\u2019est approch\u00e9e, m\u2019a prise dans ses bras et s\u2019est mise \u00e0 pleurer.<br>\u00ab Pourquoi pleures-tu ? \u00bb lui ai-je demand\u00e9.<br>Elle a r\u00e9pondu : \u00ab Pourquoi es-tu comme \u00e7a ? \u00bb<br>Je me suis regard\u00e9e dans un miroir et j\u2019ai vu \u00e0 quel point j\u2019\u00e9tais p\u00e2le apr\u00e8s neuf mois sans soleil. J\u2019avais perdu du poids, et la m\u00e8che de cheveux \u00e0 l\u2019avant \u00e9tait devenue blanche je ne sais pas quand cela s\u2019\u00e9tait produit. Les autres plaisantaient en disant que je ressemblais \u00e0 Indira Gandhi.<\/p>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 tout, nous nous sommes salu\u00e9es, embrass\u00e9es, nous avons plaisant\u00e9 et essay\u00e9 d\u2019\u00eatre heureuses de nous retrouver, celles qui restaient. Une prisonni\u00e8re de <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Sari_(Iran)\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Sari<\/a> a dit que les agents et leur bande passaient r\u00e9guli\u00e8rement en disant : \u00ab Bient\u00f4t vous verrez vos amies r\u00e9sistantes \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision \u00bb, insinuant qu\u2019elles avaient c\u00e9d\u00e9. Ils tentaient de nous d\u00e9moraliser, mais nous savions que vous ne c\u00e9deriez pas, que vous ne trahiriez jamais.<\/p>\n\n\n\n<p>Les repenties et les espionnes n\u2019affichaient plus la m\u00eame arrogance ; elles \u00e9taient tomb\u00e9es bien bas. Les contradictions et les divisions au sein de l\u2019administration p\u00e9nitentiaire aliment\u00e9es par les d\u00e9clarations de mollahs comme Ansari les avaient rendues vuln\u00e9rables. Pour l\u2019instant, personne ne les soutenait ; le r\u00e9gime leur faisait porter la responsabilit\u00e9 du chaos, et elles se retrouvaient expos\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Les repenties craignaient plus encore les prisonni\u00e8res que les gardiens : elles savaient combien de vies leurs trahisons avaient d\u00e9truites. M\u00eame les interrogateurs et les bourreaux vivaient dans la peur. Haj Davoud et Lajevardi quittaient rarement la prison ; Haj Davoud avait m\u00eame fait venir sa femme et ses enfants pour vivre sur place. Les interrogateurs ne faisaient face aux condamn\u00e9es \u00e0 mort qu\u2019en portant des masques. Si ces hommes vivaient dans la peur, imaginez celle des repenties.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img decoding=\"async\" src=\"data:image\/gif;base64,R0lGODlhAQABAIAAAAAAAP\/\/\/yH5BAEAAAAALAAAAAABAAEAAAIBRAA7\" data-src=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/NCRI-Women-Haj-Davood-Rahmani-min.jpg\" alt=\"Face \u00e0 face avec la B\u00eate (13)\" class=\"wp-image-23722 lazyload\"\/><noscript><img decoding=\"async\" width=\"750\" height=\"375\" src=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/NCRI-Women-Haj-Davood-Rahmani-min.jpg\" alt=\"Face \u00e0 face avec la B\u00eate (13)\" class=\"wp-image-23722 lazyload\" srcset=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/NCRI-Women-Haj-Davood-Rahmani-min.jpg 750w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/NCRI-Women-Haj-Davood-Rahmani-min-300x150.jpg 300w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/NCRI-Women-Haj-Davood-Rahmani-min-360x180.jpg 360w\" sizes=\"(max-width: 750px) 100vw, 750px\" \/><\/noscript><figcaption class=\"wp-element-caption\">Haj Davoud Rahmani<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Dans le quartier 7, mes yeux se sont pos\u00e9s sur M\u00e8re Massoumeh je ne me trompais pas : c\u2019\u00e9tait bien Massoumeh Ilkhani. Elle \u00e9tait beaucoup plus maigre, son visage semblait us\u00e9, bris\u00e9. Je me suis approch\u00e9e d\u2019elle et l\u2019ai prise dans mes bras ; ma main est all\u00e9e instinctivement vers la tresse qu\u2019elle portait toujours il ne restait qu\u2019une courte natte fine.<br>\u00ab O\u00f9 sont pass\u00e9s tes cheveux ? \u00bb ai-je demand\u00e9.<br>Elle m\u2019a regard\u00e9e avec douceur et a r\u00e9pondu : \u00ab Qu\u2019importe ? \u00c0 quoi sert la beaut\u00e9 quand les meilleures d\u2019entre nous sont parties ? \u00bb<br>Elle avait l\u2019air profond\u00e9ment triste. Nous n\u2019avons pas eu le temps d\u2019en dire plus. La nuit est tomb\u00e9e, et nous avons continu\u00e9 \u00e0 parler avec les filles, sous l\u2019\u0153il des agents de s\u00e9curit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Alors que je discutais avec Jamileh, Tavous cette cr\u00e9ature immonde qui avait aid\u00e9 \u00e0 envoyer des filles dans les \u201ccages\u201d, les \u201ccoffres\u201d et l\u2019Unit\u00e9 r\u00e9sidentielle s\u2019est approch\u00e9e effront\u00e9ment et s\u2019est assise \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de nous.<br>\u00ab Bonjour Hengameh ! Comment vas-tu ? \u00bb dit-elle.<br>Je savais que les agents l\u2019avaient envoy\u00e9e pour espionner.<br>Je lui ai lanc\u00e9 : \u00ab Pourris en enfer, ordure ! Qui t\u2019a dit de venir me parler, esp\u00e8ce de vermine ? D\u00e9gage ! \u00bb<br>Elle a fil\u00e9 comme une souris. Jamileh m\u2019a dit : \u00ab Hengameh, pourquoi as-tu dit \u00e7a ? Demain, ils vont t\u2019envoyer au quartier 8. \u00bb<br>J\u2019ai r\u00e9pondu : \u00ab Je prie Dieu qu\u2019ils le fassent Shekar y est. \u00bb<br>\u00c0 vrai dire, j\u2019avais cess\u00e9 de calculer les cons\u00e9quences ; je m\u2019en fichais. Que pouvaient-ils faire de pire que ce qu\u2019ils avaient d\u00e9j\u00e0 fait ?<\/p>\n\n\n\n<p>Le lendemain, je suis all\u00e9e dans la cour pour voir M\u00e8re Massoumeh et nous avons parl\u00e9. En me montrant les photos qu\u2019elle avait re\u00e7ues, elle m\u2019a montr\u00e9 l\u2019image de son petit gar\u00e7on, d\u00e9sormais grand, et a dit : \u00ab Cette photo a \u00e9t\u00e9 prise quelques jours avant sa mort. \u00bb<br>J\u2019ai cru mal entendre.<br>\u00ab Avant quoi ? \u00bb ai-je demand\u00e9.<br>Calmement, elle a r\u00e9pondu : \u00ab Ne sois pas triste. Tant de nos meilleurs enfants ont \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9s par eux Kobra, Fati, Afsaneh, Nahid\u2026 Mon fils \u00e9tait l\u2019un d\u2019eux. Son sang n\u2019est pas moins rouge ; en v\u00e9rit\u00e9, c\u2019est Khomeini qui l\u2019a tu\u00e9. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Puis, comme pour m\u2019\u00e9pargner, elle a expliqu\u00e9 que son fils \u00e9tait tomb\u00e9 d\u2019un balcon en jouant et \u00e9tait mort. Elle a vite chang\u00e9 de sujet et m\u2019a montr\u00e9 une autre photo. Quelle patience et quelle dignit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Une grande fille \u00e0 la peau mate, que je n\u2019avais jamais vue, s\u2019est assise pr\u00e8s de nous sur les marches de la cour et a demand\u00e9 :<br>\u00ab Es-tu Hengameh ? \u00bb<br>J\u2019ai r\u00e9pondu oui.<br>\u00ab Tu \u00e9tais infirmi\u00e8re ? \u00bb<br>J\u2019ai dit oui.<br>\u00ab Comment me connais-tu ? \u00bb<br>Elle a dit : \u00ab Je t\u2019ai reconnue \u00e0 ta fa\u00e7on de parler et de bouger. Shekar me parlait souvent de toi tu es exactement comme elle te d\u00e9crivait. Je m\u2019appelle Mina. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019\u00e9tais soulag\u00e9e.<br>\u00ab Tu \u00e9tais avec Shekar ? Quand ? O\u00f9 ? \u00bb<br>Elle a r\u00e9pondu \u00e0 voix basse : \u00ab Pas maintenant oublie pour l\u2019instant. \u00bb<br>J\u2019ai insist\u00e9, et elle a r\u00e9pliqu\u00e9 : \u00ab \u00c9coute, je ne vais pas bien. Ils me surveillent de pr\u00e8s. Pour ton propre bien, ne me parle pas trop. \u00bb<br>J\u2019ai dit : \u00ab D\u2019accord, mais s\u2019il te pla\u00eet, parle-moi de Shekar. \u00bb<br>M\u00e8re Massoumeh est intervenue s\u00e8chement et m\u2019a grond\u00e9e :<br>\u00ab Tu ne comprends donc pas ? Tu ne dois pas parler ! \u00c9coute plut\u00f4t ! \u00bb<br>J\u2019ai d\u00fb me taire. Mina \u00e9tait la seule rescap\u00e9e de l\u2019Unit\u00e9 r\u00e9sidentielle qui semblait encore \u00e0 peu pr\u00e8s stable pas bris\u00e9e mais elle restait silencieuse et m\u00e9fiante.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce fut la derni\u00e8re fois que je vis M\u00e8re Massoumeh dans ce quartier. Plus tard, j\u2019ai appris qu\u2019elle \u00e9tait devenue folle en prison. Lors de sa derni\u00e8re visite, on lui avait annonc\u00e9 la mort de son fils a\u00een\u00e9. Quel destin cruel : son neveu avait emmen\u00e9 le gar\u00e7on en randonn\u00e9e, il \u00e9tait tomb\u00e9 et mort. Ses deux enfants lui avaient \u00e9t\u00e9 arrach\u00e9s, l\u2019un apr\u00e8s l\u2019autre. Apr\u00e8s cette nouvelle, elle s\u2019est enferm\u00e9e dans le silence et n\u2019a plus jamais parl\u00e9 ; atteinte d\u2019une d\u00e9pression s\u00e9v\u00e8re et d\u2019un effondrement psychologique total, elle est rest\u00e9e emprisonn\u00e9e deux ann\u00e9es suppl\u00e9mentaires. Lorsque les autorit\u00e9s furent certaines qu\u2019elle ne reviendrait jamais \u00e0 la raison, elles l\u2019ont lib\u00e9r\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>M\u00e8re Massoumeh n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 jug\u00e9e, jamais condamn\u00e9e elle n\u2019avait commis aucun crime, rien que les lois du r\u00e9gime puissent nommer et pourtant, elle fut d\u00e9tenue pendant quatre ans. C\u2019est dans cette captivit\u00e9 qu\u2019elle a sombr\u00e9 dans la folie, et ce n\u2019est qu\u2019alors qu\u2019ils l\u2019ont rel\u00e2ch\u00e9e. Une femme que les prisons du chah n\u2019avaient pu briser fut enferm\u00e9e sans accusation sous Khomeini, et, incapables d\u2019inventer une sentence, ils ont d\u00e9truit son esprit.<\/p>\n\n\n\n<p>Vraiment, les prisons de Khomeini ne ressemblent \u00e0 aucune autre. Peut-\u00eatre seuls les camps de la mort nazis peuvent \u00eatre compar\u00e9s mais l\u00e0-bas, on tuait sur-le-champ. Dans les prisons de Khomeini, si quelqu\u2019un survivait \u00e0 la \u201ccage\u201d, au \u201ccoffre\u201d, \u00e0 l\u2019Unit\u00e9 r\u00e9sidentielle des horreurs sans \u00e9quivalent et ne perdait pas la raison, il \u00e9tait souvent ex\u00e9cut\u00e9 plus tard, <a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/2025\/04\/16\/massacre-de-1988-atrocites-femmes\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">lors du massacre de 1988<\/a>, apr\u00e8s des ann\u00e9es de torture inflig\u00e9e par les tueurs du r\u00e9gime. Seule une personne ayant v\u00e9cu entre ces murs peut comprendre. Aucune parole ne peut en d\u00e9crire l\u2019ampleur.<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00c0 suivre\u2026<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Notes contextuelles<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>\u00ab Les agents et leur bande \u00bb \/ la \u00ab Gestapo \u00bb<\/strong> : terme utilis\u00e9 par les prisonni\u00e8res pour d\u00e9signer les agents de s\u00e9curit\u00e9 p\u00e9nitentiaire et leurs collaborateurs officiers et informateurs locaux charg\u00e9s de la surveillance, des arrestations et des interrogatoires.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Repenties \/ Tavvab<\/strong> : prisonni\u00e8res qui, sous la torture ou la pression, avaient \u00ab reni\u00e9 \u00bb leurs convictions et collabor\u00e9 avec les interrogateurs ; elles servaient souvent d\u2019informatrices ou d\u2019interm\u00e9diaires \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la prison.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Quartier 7 \/ Quartier 8<\/strong> : sections sp\u00e9cifiques \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des prisons d\u2019Evin ou de Ghezel Hessar le quartier 7 \u00e9tait destin\u00e9 \u00e0 la population g\u00e9n\u00e9rale, tandis que le quartier 8 servait \u00e0 l\u2019isolement punitif et \u00e0 un traitement plus brutal.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Unit\u00e9 r\u00e9sidentielle<\/strong> : section utilis\u00e9e pour une torture psychologique intensive et une coercition organis\u00e9e un lieu o\u00f9 les prisonni\u00e8res \u00e9taient forc\u00e9es \u00e0 de fausses confessions et transform\u00e9es en instruments contre leurs camarades.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>\u00ab Cages \u00bb et \u00ab coffres \u00bb<\/strong> : petites cellules de punition, semblables \u00e0 des cercueils, o\u00f9 les prisonni\u00e8res \u00e9taient forc\u00e9es de rester assises, les yeux band\u00e9s, entre des planches de bois pendant de longues p\u00e9riodes faisant partie du syst\u00e8me visant \u00e0 imposer la \u00ab repentance \u00bb.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Massacre de 1988<\/strong> : ex\u00e9cutions massives de prisonniers politiques en Iran en 1988 ; de nombreuses personnes mentionn\u00e9es dans ces m\u00e9moires ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9es lors de cette vague.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Shekar \/ Shekar Mohammadzadeh<\/strong> : proche amie de Hengameh Haj Hassan et infirmi\u00e8re comme elle, apparaissant \u00e0 plusieurs reprises dans les m\u00e9moires ; Shekar fut emprisonn\u00e9e et demeure un symbole de r\u00e9sistance.<\/li>\n<\/ol>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u2019apr\u00e8s les m\u00e9moires de Hengameh Haj Hassan \u2013 Partie 20 Dans le chapitre pr\u00e9c\u00e9dent de Face \u00e0 face avec la b\u00eate, Hengameh d\u00e9crivait l\u2019Unit\u00e9 r\u00e9sidentielle et comment les trahisons mises en sc\u00e8ne y provoquaient des effondrements psychologiques chez les prisonni\u00e8res. 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