{"id":23989,"date":"2025-10-02T21:30:06","date_gmt":"2025-10-02T19:30:06","guid":{"rendered":"https:\/\/wncri.org\/fr\/?p=23989"},"modified":"2025-10-02T21:30:08","modified_gmt":"2025-10-02T19:30:08","slug":"face-a-face-avec-la-bete-19","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wncri.org\/fr\/2025\/10\/02\/face-a-face-avec-la-bete-19\/","title":{"rendered":"Face \u00e0 face avec la B\u00eate (19)"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">D\u2019apr\u00e8s les m\u00e9moires de Hengameh Haj Hassan \u2013 Partie 19<\/h2>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Dans les <a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/category\/heroines-enchainees\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">quatre parties pr\u00e9c\u00e9dentes<\/a> des m\u00e9moires de Hengameh Haj Hassan, Face \u00e0 face avec la B\u00eate, elle a d\u00e9crit les conditions \u00e9pouvantables de la Cage, une \u00e9preuve de neuf mois qu\u2019elle a personnellement endur\u00e9e. Ce projet visait \u00e0 forcer les prisonni\u00e8res politiques \u00e0 une repentance collective mais a finalement \u00e9chou\u00e9. <\/h4>\n\n\n\n<p>\u00c0 partir de ce chapitre, elle raconte ses observations d\u2019une autre forme de torture, connue sous le nom d\u2019\u00ab <a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/2019\/07\/15\/le-massacre-de-1988-en-iran-est-reexamine-lors-dune-conference-pour-la-justice-a-achraf\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Unit\u00e9 R\u00e9sidentielle<\/a> \u00bb, qui a conduit de nombreuses prisonni\u00e8res \u00e0 des effondrements psychologiques. Nous y rencontrons aussi l\u2019esprit r\u00e9silient de femmes qui, malgr\u00e9 des souffrances inimaginables, ont d\u00e9fi\u00e9 la cruaut\u00e9 de leurs bourreaux.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>L\u2019Unit\u00e9 R\u00e9sidentielle : la maladie mentale<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Des jours sombres s\u2019annon\u00e7aient. Les prisonni\u00e8res victimes de crises psychologiques rendaient la vie insupportable \u00e0 toutes. C\u2019\u00e9tait une nouvelle forme de torture psychologique, commenc\u00e9e en quarantaine. Farideh allait et venait, insultant tout le monde, et elle-m\u00eame, parfois m\u00eame en se frappant. Elle \u00e9tait l\u2019un des produits de \u00ab l\u2019Unit\u00e9 R\u00e9sidentielle \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>La m\u00e9thode \u00e9tait la suivante : une prisonni\u00e8re \u00e9tait tortur\u00e9e, puis les gardiens mettaient en sc\u00e8ne une trahison, lui affirmant qu\u2019une de ses amies l\u2019avait d\u00e9nonc\u00e9e&nbsp;; \u00ab untel a dit que tu avais fait ceci ou cela \u00bb (presque toujours un mensonge). La torture continuait jusqu\u2019\u00e0 ce que la prisonni\u00e8re commence \u00e0 croire \u00e0 cette invention, persuad\u00e9e que son amie l\u2019avait effectivement trahie. Ensuite, on exigeait d\u2019elle qu\u2019elle d\u00e9nonce \u00e0 son tour d\u2019autres prisonni\u00e8res par \u00e9crit. Sous la torture prolong\u00e9e, on lui arrachait des \u00ab aveux \u00bb, ensuite utilis\u00e9s pour faire pression sur les autres. Les prisonni\u00e8res \u00e9taient alors confront\u00e9es les unes aux autres, ce qui renfor\u00e7ait la m\u00e9fiance et la suspicion.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, les gardiens cr\u00e9aient un climat de <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Parano%C3%AFa\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">parano\u00efa<\/a> et de haine parmi les d\u00e9tenues. Elles \u00e9taient tellement terrifi\u00e9es qu\u2019elles craignaient m\u00eame de se regarder entre elles, car parfois, l\u2019une \u00e9tait sauvagement tortur\u00e9e pour avoir simplement reconnu qu\u2019une autre prisonni\u00e8re l\u2019avait regard\u00e9e ou lui avait adress\u00e9 la parole. Par peur, les femmes passaient des heures assises contre le mur, \u00e9vitant tout contact visuel pour \u00e9chapper \u00e0 la salle de torture.<\/p>\n\n\n\n<p>Farideh devint de plus en plus agressive, criant et insultant sans cesse, brisant les nerfs de toutes celles qui l\u2019entouraient.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai rencontr\u00e9 pour la premi\u00e8re fois Shahin Jalghazi en quarantaine. Elle rugissait comme un lion, toujours s\u00e9rieuse et farouche. Elle avait elle aussi <a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/2019\/07\/15\/le-massacre-de-1988-en-iran-est-reexamine-lors-dune-conference-pour-la-justice-a-achraf\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">pass\u00e9 des mois dans la Cage<\/a>, je pense qu\u2019elle avait \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9e depuis la section 8. Plus tard, Shahin a \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9e lors du <a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/2021\/08\/05\/le-massacre-de-1988-le-plus-grand-crime-contre-lhumanite-reste-impuni\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">massacre de 1988<\/a>, apr\u00e8s des ann\u00e9es de survie aux tortures dans les quartiers de punition de la prison d\u2019Evin.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img decoding=\"async\" src=\"data:image\/gif;base64,R0lGODlhAQABAIAAAAAAAP\/\/\/yH5BAEAAAAALAAAAAABAAEAAAIBRAA7\" data-src=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/NCRI-Women-Dr.-Shourangiz-Karimian-min.jpg\" alt=\"Face \u00e0 face avec la B\u00eate (19)\nD\u2019apr\u00e8s les m\u00e9moires de Hengameh Haj Hassan \u2013 Partie 19\n\" class=\"wp-image-23990 lazyload\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Shourangiz Karimian<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/2022\/08\/10\/massoumeh-karimian\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Shourangiz Karimian<\/a> se trouvait \u00e9galement en quarantaine. Au d\u00e9but, je ne l\u2019ai pas reconnue. Avant la prison, c\u2019\u00e9tait une jeune \u00e9tudiante en m\u00e9decine, vive et pleine de vie. Mais maintenant, trois ans plus tard, elle paraissait avoir trente ans de plus, ses yeux \u00e9taient enfonc\u00e9s, son dos vo\u00fbt\u00e9, un bras pendait inerte le long de son corps.<\/p>\n\n\n\n<p>Un jour, \u00ab <a href=\"https:\/\/fr.ncr-iran.org\/publications\/rapports-speciaux\/davoud-rahmani-un-voyou-representant-le-regime-misogyne-de-liran\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Haji<\/a> \u00bb est venu en quarantaine, d\u00e9bitant comme toujours des absurdit\u00e9s. Soudain, il demanda : \u00ab O\u00f9 est le Docteur ? O\u00f9 est Shouri ? \u00bb Et l\u00e0, je me suis souvenue : cette femme fr\u00eale \u00e9tait Shourangiz, la m\u00eame jeune femme qui \u00e9tait autrefois venue chez nous. Quand Haji est parti, je lui ai demand\u00e9 : \u00ab Es-tu Shourangiz ? \u00bb Elle a acquiesc\u00e9 d\u2019un l\u00e9ger sourire.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019ordinaire, les prisonni\u00e8res que le r\u00e9gime consid\u00e9rait comme particuli\u00e8rement dangereuses essayaient de garder leurs distances, pour que les autres ne soient pas punies de les fr\u00e9quenter. Parfois, elles avertissaient m\u00eame les autres : \u00ab Je suis condamn\u00e9e \u00e0 mort, il vaut mieux ne pas \u00eatre vue avec moi. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Shourangiz avait \u00e9t\u00e9 tortur\u00e9e si sauvagement que son bras avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9finitivement d\u00e9bo\u00eet\u00e9 apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 suspendue en position qap\u0101ni pendant plusieurs jours. Elle \u00e9tait d\u00e9sormais \u00e0 moiti\u00e9 paralys\u00e9e, et pourtant elle insistait pour accomplir ses tours de corv\u00e9e, balayer, nettoyer et ex\u00e9cuter les t\u00e2ches avec un seul bras. Elle ne permettait jamais \u00e0 quiconque de la remplacer. Elle rayonnait d\u2019une dignit\u00e9 calme, d\u2019une force ma\u00eetris\u00e9e qui d\u00e9stabilisait ses bourreaux. Voil\u00e0 pourquoi Haji \u00e9tait obs\u00e9d\u00e9 par elle : malgr\u00e9 tout, Shourangiz demeurait fi\u00e8re, d\u00e9fiant, indomptable. Elle n\u2019est jamais retourn\u00e9e dans les quartiers normaux, toujours maintenue dans les cellules de punition, jusqu\u2019\u00e0 son ex\u00e9cution lors du massacre de 1988.<\/p>\n\n\n\n<p>Un jour, un mollah nomm\u00e9 Ansari est venu en quarantaine, pr\u00e9tendant : \u00ab Nous sommes ici au nom de M. <a href=\"https:\/\/fr.ncr-iran.org\/publications\/rapports-speciaux\/davoud-rahmani-un-voyou-representant-le-regime-misogyne-de-liran\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Montazeri<\/a> pour enqu\u00eater sur les conditions dans les prisons. Des plaintes ont \u00e9t\u00e9 faites \u00e0 propos d\u2019actions non autoris\u00e9es, dont l\u2019Imam [Khomeiny] n\u2019\u00e9tait pas inform\u00e9\u2026 \u00bb Il mentait effront\u00e9ment. Khomeiny lui-m\u00eame avait sign\u00e9 les ordres d\u2019ex\u00e9cution et donn\u00e9 carte blanche \u00e0 ses interrogateurs et tortionnaires, d\u00e9clarant que la vie, les biens et l\u2019honneur des Moudjahidine \u00e9taient permis. Et pourtant, ce mollah fourbe pensait pouvoir nous tromper, comme si nous \u00e9tions de cr\u00e9dules partisans du Hezbollah.<\/p>\n\n\n\n<p>Il poursuivit : \u00ab Vous \u00eates toutes musulmanes. Nous voulons vous lib\u00e9rer. Tout ce que nous demandons, c\u2019est que vous ne repreniez pas les armes. M\u00eame aujourd\u2019hui, le peuple insulte l\u2019Imam. Est-ce que quelqu\u2019un les arr\u00eate ? D\u00e9posez simplement vos armes ! \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019une des femmes, je ne me souviens plus laquelle, demanda : \u00ab Excusez-moi monsieur, laquelle d\u2019entre nous a jamais eu une arme \u00e0 d\u00e9poser ? \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Le mollah balbutia : \u00ab Oui, oui, nous savons que beaucoup d\u2019entre vous n\u2019ont pas de telles accusations. Nous r\u00e9examinons ces dossiers\u2026 \u00bb et il continua son sermon.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous avons alors compris qu\u2019il existait des conflits internes au sein du r\u00e9gime \u00e0 propos de la politique carc\u00e9rale. Apr\u00e8s tant de cruaut\u00e9s inutiles, apr\u00e8s des mois durant lesquels presque toutes avaient \u00e9t\u00e9 priv\u00e9es de visites familiales, l\u2019indignation publique et les protestations des familles s\u2019\u00e9taient accrues. La question \u00e9tait devenue trop visible, trop politique. La fissure au sein du r\u00e9gime commen\u00e7ait \u00e0 appara\u00eetre.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img decoding=\"async\" src=\"data:image\/gif;base64,R0lGODlhAQABAIAAAAAAAP\/\/\/yH5BAEAAAAALAAAAAABAAEAAAIBRAA7\" data-src=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/NCRI-Women-Maryam-Mohammadi-min.jpg\" alt=\"Face \u00e0 face avec la B\u00eate (19) D\u2019apr\u00e8s les m\u00e9moires de Hengameh Haj Hassan \u2013 Partie 19\" class=\"wp-image-23992 lazyload\"\/><noscript><img decoding=\"async\" width=\"750\" height=\"375\" src=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/NCRI-Women-Maryam-Mohammadi-min.jpg\" alt=\"Face \u00e0 face avec la B\u00eate (19) D\u2019apr\u00e8s les m\u00e9moires de Hengameh Haj Hassan \u2013 Partie 19\" class=\"wp-image-23992 lazyload\" srcset=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/NCRI-Women-Maryam-Mohammadi-min.jpg 750w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/NCRI-Women-Maryam-Mohammadi-min-300x150.jpg 300w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/NCRI-Women-Maryam-Mohammadi-min-360x180.jpg 360w\" sizes=\"(max-width: 750px) 100vw, 750px\" \/><\/noscript><figcaption class=\"wp-element-caption\">Maryam Mohammadi Bahmandabadi<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Un jour, ils ont convoqu\u00e9 <a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/2025\/04\/16\/massacre-de-1988-atrocites-femmes\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Maryam Mohammadi Bahmanabadi<\/a>. Lorsqu\u2019elle est revenue, elle rayonnait de joie, embrassant et tournoyant autour des autres femmes. Nous lui avons demand\u00e9 : \u00ab Que s\u2019est-il pass\u00e9 ? \u00bb Elle r\u00e9pondit : \u00ab J\u2019ai eu une amnistie ! \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Nous avons toutes applaudi : \u00ab Tu veux dire que tu seras lib\u00e9r\u00e9e ? \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Elle a ri et dit : \u00ab Non ! Ma condamnation \u00e0 perp\u00e9tuit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 r\u00e9duite \u00e0 quinze ans ! \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Nous \u00e9tions abasourdies. \u00ab Ce n\u2019est pas une raison de se r\u00e9jouir ! \u00bb avons-nous dit. Mais Maryam expliqua :<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Pensez-vous vraiment que je sois assez na\u00efve pour croire qu\u2019ils me lib\u00e9reraient r\u00e9ellement ? Non, pas du tout. Je suis heureuse parce que cela montre qu\u2019ils attendaient ma capitulation, mais ce sont eux qui sont vaincus. Pensez \u00e0 la Gestapo et \u00e0 ces autres crapules qui esp\u00e9raient ma reddition \u2014 ce sont leurs visages qui sont gifl\u00e9s \u00e0 pr\u00e9sent. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Maryam, elle aussi, a \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9e lors du massacre de 1988.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Notes biographiques<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p><strong>Shahin<\/strong> <strong>Jalghazi<\/strong>, une cod\u00e9tenue rencontr\u00e9e par Hengameh en quarantaine. Hengameh d\u00e9crit Shahin comme farouche et protectrice des autres prisonni\u00e8res ; Shahin a \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9e lors des ex\u00e9cutions massives de 1988.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Shourangiz<\/strong> (<strong>Shourangiz<\/strong> <strong>Karimian<\/strong>), une \u00e9tudiante en m\u00e9decine emprisonn\u00e9e qui, selon Hengameh, a subi des tortures sauvages (notamment une suspension prolong\u00e9e en qap\u0101ni ayant provoqu\u00e9 la luxation de son bras), est devenue semi-paralys\u00e9e mais a continu\u00e9 \u00e0 travailler et aider les autres malgr\u00e9 ses blessures. Hengameh rapporte que Shourangiz est rest\u00e9e dans les quartiers de punition et a finalement \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9e en 1988.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Maryam<\/strong> <strong>Mohammadi<\/strong> <strong>Bahmanabadi<\/strong>, une autre prisonni\u00e8re mentionn\u00e9e par Hengameh. Dans ses m\u00e9moires, Maryam apprend qu\u2019elle b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019une \u00ab amnistie \u00bb (qui signifiait en r\u00e9alit\u00e9 une r\u00e9duction de peine plut\u00f4t qu\u2019une lib\u00e9ration imm\u00e9diate) ; Hengameh relate la r\u00e9action d\u00e9fiance de Maryam et note qu\u2019elle aussi a \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9e en 1988.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Qap\u0101ni<\/strong> : une forme de torture par suspension utilis\u00e9e dans les interrogatoires et prisons iraniennes. En pratique, les bras de la victime sont attach\u00e9s de sorte qu\u2019un bras passe par-dessus l\u2019\u00e9paule et l\u2019autre derri\u00e8re le dos, puis les poignets sont reli\u00e9s (souvent par un lourd bracelet m\u00e9tallique) et la personne est laiss\u00e9e suspendue ou maintenue dans cette position de stress. Prolong\u00e9e, la qap\u0101ni provoque des dommages extr\u00eames et souvent permanents aux \u00e9paules, bras et haut du dos (luxations, l\u00e9sions nerveuses, douleurs atroces), et peut \u00eatre mortelle si elle est combin\u00e9e \u00e0 une suspension compl\u00e8te.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u2019apr\u00e8s les m\u00e9moires de Hengameh Haj Hassan \u2013 Partie 19 Dans les quatre parties pr\u00e9c\u00e9dentes des m\u00e9moires de Hengameh Haj Hassan, Face \u00e0 face avec la B\u00eate, elle a d\u00e9crit les conditions \u00e9pouvantables de la Cage, une \u00e9preuve de neuf mois qu\u2019elle a personnellement endur\u00e9e. 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