{"id":22437,"date":"2025-04-28T22:52:59","date_gmt":"2025-04-28T20:52:59","guid":{"rendered":"https:\/\/wncri.org\/fr\/?p=22437"},"modified":"2025-05-06T22:53:52","modified_gmt":"2025-05-06T20:53:52","slug":"regard-sur-la-situation-des-travailleuses-en-iran","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wncri.org\/fr\/2025\/04\/28\/regard-sur-la-situation-des-travailleuses-en-iran\/","title":{"rendered":"Souffrances invisibles et esclavage moderne\u00a0: Regard sur la situation des travailleuses en Iran"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Un regard sur la situation des travailleuses en Iran \u00e0 l&#8217;occasion de <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Journ%C3%A9e_internationale_des_travailleurs\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">la Journ\u00e9e internationale des travailleurs<\/a><\/h2>\n\n\n\n<p>Les femmes travailleuses en Iran, aux mains calleuses et aux corps \u00e9puis\u00e9s, portent le poids des in\u00e9galit\u00e9s sociales et de genre impos\u00e9es par le r\u00e9gime cl\u00e9rical. <\/p>\n\n\n\n<p>Dans le syst\u00e8me juridique iranien, les femmes ne sont pas reconnues comme cheffes de famille. Pourtant, elles sont contraintes de travailler de longues heures, bien au-del\u00e0 de la dur\u00e9e l\u00e9gale, dans des ateliers de production. <\/p>\n\n\n\n<p>Le soir venu, elles rentrent chez elles pour s\u2019occuper de leurs enfants et des membres malades de la famille, assumant \u00e9galement les t\u00e2ches m\u00e9nag\u00e8res malgr\u00e9 une profonde fatigue.<\/p>\n\n\n\n<div data-wp-interactive=\"core\/file\" class=\"wp-block-file\"><object data-wp-bind--hidden=\"!state.hasPdfPreview\" hidden class=\"wp-block-file__embed\" data=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/Hidden-Sufferings-and-Modern-Slavery-FR.pdf\" type=\"application\/pdf\" style=\"width:100%;height:600px\" aria-label=\"Embed of Hidden Sufferings and Modern Slavery-FR.\"><\/object><a id=\"wp-block-file--media-efd68432-f157-4a24-8ac3-6960200ddca5\" href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/Hidden-Sufferings-and-Modern-Slavery-FR.pdf\">Hidden Sufferings and Modern Slavery-FR<\/a><a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/Hidden-Sufferings-and-Modern-Slavery-FR.pdf\" class=\"wp-block-file__button wp-element-button\" aria-describedby=\"wp-block-file--media-efd68432-f157-4a24-8ac3-6960200ddca5\" download>Download<\/a><\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading has-text-align-left\"><strong><em>Aper\u00e7u de la condition des travailleuses en Iran<\/em><\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Il n\u2019existe aucune statistique fiable sur le nombre exact de femmes travailleuses en Iran. Les rares donn\u00e9es disponibles proviennent des agences gouvernementales et sont incompl\u00e8tes. Une grande partie de ces femmes exercent dans des <a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/2020\/03\/11\/les-femmes-occupant-des-emplois-informels-premieres-cibles-du-coronavirus-en-iran\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">emplois informels<\/a> ou travaillent \u00e0 domicile, ce qui les rend encore plus vuln\u00e9rables. Employ\u00e9es sous des contrats flous, parfois sign\u00e9s \u00e0 blanc avant m\u00eame de commencer, elles per\u00e7oivent souvent un salaire inf\u00e9rieur au minimum l\u00e9gal.<a id=\"_ftnref1\" href=\"#_ftn1\">[1]<\/a><em><br>(Source : Site \u201cEmpowerment of the Government and Society\u201d \u2013 8 f\u00e9vrier 2022<\/em> <em>)<\/em><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\"><strong>Probl\u00e8mes et d\u00e9fis rencontr\u00e9s par les travailleuses<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Salaires injustes et \u00e9cart salarial entre les sexes<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Survivre face aux difficult\u00e9s \u00e9conomiques \u2014 logement, soins de sant\u00e9, \u00e9ducation \u2014 est un d\u00e9fi pour la majorit\u00e9 de la population iranienne sous le r\u00e9gime cl\u00e9rical. En 2025, le salaire minimum mensuel a \u00e9t\u00e9 fix\u00e9 \u00e0 10,39 millions de tomans (environ 111 USD). D\u2019apr\u00e8s les m\u00e9dias d\u2019\u00c9tat, ce montant ne suffit m\u00eame pas \u00e0 couvrir les d\u00e9penses hebdomadaires d\u2019une famille de trois personnes.<\/p>\n\n\n\n<p>Le prix du panier alimentaire minimum a grimp\u00e9 de plus de 340 % en quatre ans. Des produits de base comme le sucre, l\u2019huile et les pommes de terre ont augment\u00e9 de plus de 400 %, tandis que la viande rouge a vu son prix exploser de plus de 800 %. (Source : Site d\u2019\u00c9tat E\u1e6dla&#8217;e Ma \u2013 15 mars 2025)<\/p>\n\n\n\n<p>Le co\u00fbt des m\u00e9dicaments et des soins de sant\u00e9 a bondi de 400 % ces cinq derni\u00e8res ann\u00e9es, si bien que de nombreuses personnes renoncent \u00e0 remplir leurs ordonnances. (Source : Journal Arman-e Melli \u2013 3 mars 2025)<\/p>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 cela, de nombreuses travailleuses, souvent cheffes de famille, per\u00e7oivent un salaire encore inf\u00e9rieur au minimum l\u00e9gal. L\u2019agence ILNA a reconnu, dans un rapport du 19 d\u00e9cembre 2019, que l\u2019Iran se situe au bas du classement mondial en mati\u00e8re d\u2019<a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/2023\/07\/05\/lecart-entre-les-genres-en-iran\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">in\u00e9galit\u00e9s salariales entre hommes et femmes<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les ateliers iraniens, les femmes sont priv\u00e9es de nombreux droits fondamentaux : elles ne b\u00e9n\u00e9ficient ni de cong\u00e9s maternit\u00e9, ni de pauses allaitement, ni d\u2019indemnit\u00e9s. (Source : Journal E&#8217;temad \u2013 22 novembre 2022)<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img decoding=\"async\" src=\"data:image\/gif;base64,R0lGODlhAQABAIAAAAAAAP\/\/\/yH5BAEAAAAALAAAAAABAAEAAAIBRAA7\" data-src=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/NCRI-Women-Female-Workers-1-min-1024x576.jpg\" alt=\"Souffrances invisibles et esclavage moderne : Regard sur la situation des travailleuses en Iran\" class=\"wp-image-22439 lazyload\"\/><noscript><img decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"576\" src=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/NCRI-Women-Female-Workers-1-min-1024x576.jpg\" alt=\"Souffrances invisibles et esclavage moderne : Regard sur la situation des travailleuses en Iran\" class=\"wp-image-22439 lazyload\" srcset=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/NCRI-Women-Female-Workers-1-min-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/NCRI-Women-Female-Workers-1-min-300x169.jpg 300w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/NCRI-Women-Female-Workers-1-min-768x432.jpg 768w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/NCRI-Women-Female-Workers-1-min-750x422.jpg 750w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/NCRI-Women-Female-Workers-1-min-1140x641.jpg 1140w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/NCRI-Women-Female-Workers-1-min.jpg 1200w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/noscript><\/figure>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Emploi informel et double oppression des femmes travailleuses<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>En 2022, une militante estimait \u00e0 plus de 2 millions le nombre de femmes travailleuses dans le secteur informel en Iran. Ces femmes, exclues de toute protection sociale, ne per\u00e7oivent m\u00eame pas le salaire minimum et sont priv\u00e9es de la moindre prestation ou avantage professionnel. (Source : Site Fararu \u2013 11 janvier 2023)<\/p>\n\n\n\n<p>Cette exploitation invisible des travailleuses iraniennes g\u00e9n\u00e8re d\u2019\u00e9normes profits pour leurs employeurs. En \u00e9change de leur labeur \u00e9puisant, nombre d\u2019entre elles doivent se contenter d\u2019un salaire mensuel d\u00e9risoire, compris entre 2 et 3 millions de tomans (environ 213 \u00e0 320 USD). (Source : Fararu \u2013 11 janvier 2023)<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e9j\u00e0 en 2018, Ahmad Amirabadi Farahani, membre du conseil parlementaire, qualifiait les conditions de travail des femmes de v\u00e9ritable <a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/2018\/05\/04\/iran-un-depute-admet-des-conditions-d-un-nouvel-esclavage-pour-les-travailleuses\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">esclavage moderne<\/a>, d\u00e9clarant : \u00ab L\u2019injustice exerc\u00e9e dans certains centres de production, notamment en mati\u00e8re de non-paiement des salaires et de longues heures de travail, repr\u00e9sente une forme d\u2019esclavage moderne envers les femmes. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Pression de travail intense et ins\u00e9curit\u00e9 professionnelle<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>En l\u2019absence de protection juridique ad\u00e9quate, et expos\u00e9es \u00e0 l\u2019exploitation m\u00eame par les employeurs publics, de nombreuses femmes travailleuses en Iran sont contraintes de travailler 12 heures par jour ou d&#8217;accepter des horaires de nuit. (Source : IRNA \u2013 30 avril 2024)<\/p>\n\n\n\n<p>Hassan Habibi, militant syndical, a soulign\u00e9 que : \u00ab Les femmes subissent davantage de pr\u00e9judices que les hommes en raison de l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 de l\u2019emploi. Certaines sont cheffes de famille, et malgr\u00e9 leur r\u00f4le essentiel, elles sont confront\u00e9es \u00e0 de nombreuses difficult\u00e9s : salaires tr\u00e8s faibles, <a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/2017\/09\/20\/iran-la-justice-souleve-l-interdiction-du-licenciement-des-meres-qui-allaitent\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">absence de cong\u00e9 maternit\u00e9<\/a>, et discrimination. La majorit\u00e9 des entreprises priv\u00e9es mettent fin \u00e0 leur contrat d\u00e8s qu\u2019elles apprennent qu\u2019une femme est enceinte. \u00bb (Source : ISNA \u2013 29 juillet 2024)<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Absence de s\u00e9curit\u00e9 au travail pour les femmes travailleuses<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Selon un rapport de l\u2019agence ILNA dat\u00e9 du 26 mars 2025, environ 50 travailleurs meurent chaque semaine en Iran \u00e0 cause d\u2019accidents professionnels, de la n\u00e9gligence des employeurs et du manque de contr\u00f4le des inspecteurs du travail. Rien que pour le premier semestre de 2025, 1 077 travailleurs ont trouv\u00e9 la mort sur leur lieu de travail, soit pr\u00e8s de 200 d\u00e9c\u00e8s par mois.<\/p>\n\n\n\n<p>Une \u00e9tude r\u00e9cente du Centre de recherche du Parlement iranien rapporte qu\u2019en 2021 et 2022, 84 638 travailleurs ont \u00e9t\u00e9 victimes d\u2019accidents du travail en Iran, dont 3 826 d\u00e9c\u00e8s. Ces chiffres concernent uniquement les travailleurs assur\u00e9s, enregistr\u00e9s par l\u2019Organisation de la s\u00e9curit\u00e9 sociale.<\/p>\n\n\n\n<p>En parall\u00e8le, l\u2019Organisation de m\u00e9decine l\u00e9gale iranienne a d\u00e9clar\u00e9 que 1 900 personnes sont mortes dans des accidents de travail en 2022. Cette divergence statistique met en lumi\u00e8re l\u2019ampleur du travail informel en Iran et le nombre \u00e9lev\u00e9 de travailleuses non assur\u00e9es. (Source : Hammihan Daily \u2013 14 avril 2025)<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img decoding=\"async\" src=\"data:image\/gif;base64,R0lGODlhAQABAIAAAAAAAP\/\/\/yH5BAEAAAAALAAAAAABAAEAAAIBRAA7\" data-src=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/NCRI-Women-Female-Workers-2-min-1024x576.jpg\" alt=\"Souffrances invisibles et esclavage moderne : Regard sur la situation des travailleuses en Iran\" class=\"wp-image-22440 lazyload\"\/><noscript><img decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"576\" src=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/NCRI-Women-Female-Workers-2-min-1024x576.jpg\" alt=\"Souffrances invisibles et esclavage moderne : Regard sur la situation des travailleuses en Iran\" class=\"wp-image-22440 lazyload\" srcset=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/NCRI-Women-Female-Workers-2-min-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/NCRI-Women-Female-Workers-2-min-300x169.jpg 300w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/NCRI-Women-Female-Workers-2-min-768x432.jpg 768w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/NCRI-Women-Female-Workers-2-min-750x422.jpg 750w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/NCRI-Women-Female-Workers-2-min-1140x641.jpg 1140w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/NCRI-Women-Female-Workers-2-min.jpg 1200w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/noscript><\/figure>\n\n\n\n<p>Les femmes travailleuses en Iran n&#8217;ont g\u00e9n\u00e9ralement ni assurance, ni acc\u00e8s au transport professionnel, ni services de restauration. Certaines, malgr\u00e9 15 ann\u00e9es de service, n\u2019ont ni contrat de travail, ni couverture sociale, ce qui les rend extr\u00eamement vuln\u00e9rables face aux accidents professionnels.<\/p>\n\n\n\n<p>La plupart de ces femmes exercent dans des lieux de travail non contr\u00f4lables par les inspections officielles, ou bien leurs horaires de travail ne co\u00efncident pas avec la pr\u00e9sence des inspecteurs. Le nombre de blessures et d\u2019accidents professionnels chez les femmes est en constante augmentation.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 20 d\u00e9cembre 2022, un fourgon transportant des travailleuses d\u2019un entrep\u00f4t frigorifique \u00e0 Bahar a pris feu. Les femmes, confront\u00e9es au manque de chauffage, avaient allum\u00e9 un r\u00e9chaud \u00e0 gaz dans le v\u00e9hicule. Celui-ci a d\u00e9clench\u00e9 un incendie, bloquant les portes, et a caus\u00e9 la mort de 5 femmes.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 31 d\u00e9cembre 2022, une ouvri\u00e8re d\u2019une usine situ\u00e9e dans un parc industriel \u00e0 Yazd est morte noy\u00e9e dans un bassin d\u2019eau. Les accidents de travail chez les femmes iraniennes sont bien plus fr\u00e9quents qu\u2019on ne le pense, mais \u00e0 cause de leur invisibilit\u00e9 sociale et de l\u2019absence de syndicats f\u00e9minins, ces chiffres ne sont ni recens\u00e9s ni m\u00e9diatis\u00e9s. (Source : Fararu \u2013 11 janvier 2023)<\/p>\n\n\n\n<p>En juin 2022, une ouvri\u00e8re de 26 ans \u00e0 Nishapur a perdu la vie lorsque <a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/2023\/06\/09\/ouvriere-de-26-ans\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">son foulard s\u2019est pris dans une machine \u00e0 injection plastique<\/a>. Elle \u00e9tait m\u00e8re de deux jeunes enfants. Ce drame \u00e9vitable est survenu en raison du port de v\u00eatements non conformes aux normes de s\u00e9curit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 8 mai 2022, une femme de 40 ans est morte asphyxi\u00e9e dans une boulangerie \u00e0 Babol, <a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/2022\/05\/09\/une-ouvriere-a-perdu-la-vie\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">happ\u00e9e par une machine<\/a> apr\u00e8s qu\u2019un morceau de v\u00eatement s\u2019y soit accroch\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 7 novembre 2021, <a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/2021\/11\/09\/une-ouvriere-du-textile-meurt-la-tete-coincee-dans-une-machine\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Marzieh Taherian<\/a>, une jeune femme de 21 ans, est d\u00e9c\u00e9d\u00e9e \u00e0 l\u2019usine textile Kavir \u00e0 Semnan. Son voile s\u2019est coinc\u00e9 dans une machine, tirant violemment sa t\u00eate \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur. (Source : ILNA \u2013 7 novembre 2021)<\/p>\n\n\n\n<p>Dans certains ateliers, les travailleuses sont priv\u00e9es d\u2019\u00e9quipements de protection : pas de casques, ni de bouchons d\u2019oreilles, les exposant \u00e0 des l\u00e9sions auditives et neurologiques.<\/p>\n\n\n\n<p>Sous pr\u00e9texte d\u2019une meilleure r\u00e9mun\u00e9ration, certains employeurs forcent ces femmes \u00e0 travailler sans assurance sociale. Normalement, le syst\u00e8me pr\u00e9voit une cotisation r\u00e9partie entre l\u2019employeur (20 %), l\u2019employ\u00e9e (7 %) et l\u2019\u00c9tat (30 %), mais dans la r\u00e9alit\u00e9, aucun versement n\u2019est effectu\u00e9, et les travailleuses ne re\u00e7oivent rien en retour.<\/p>\n\n\n\n<p>Les travailleuses dans les usines pharmaceutiques sont confront\u00e9es \u00e0 des polluants chimiques et hormonaux. Ces substances provoquent des l\u00e9sions pulmonaires, des d\u00e9s\u00e9quilibres hormonaux et d\u2019autres troubles physiologiques. Certaines femmes d\u00e9veloppent une pilosit\u00e9 excessive au visage, ou souffrent d\u2019un exc\u00e8s de testost\u00e9rone, ce qui entra\u00eene \u00e9galement des troubles psychologiques graves.<\/p>\n\n\n\n<p>Et pourtant, malgr\u00e9 tous ces dangers, ces femmes acceptent des salaires d\u00e9risoires, parfois inf\u00e9rieurs \u00e0 3 millions de tomans par mois, ou des paiements journaliers instables, avec une menace permanente de licenciement imm\u00e9diat.<\/p>\n\n\n\n<p>Leurs contrats sont souvent des feuilles vierges pr\u00e9-sign\u00e9es, sans aucune garantie. Les employeurs ne les informent pas des risques li\u00e9s \u00e0 leur poste, et elles ignorent les dangers qu\u2019elles encourent au quotidien. (Source : Fararu \u2013 11 janvier 2023)<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img decoding=\"async\" src=\"data:image\/gif;base64,R0lGODlhAQABAIAAAAAAAP\/\/\/yH5BAEAAAAALAAAAAABAAEAAAIBRAA7\" data-src=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/NCRI-Women-Female-Workers-3-min-1024x576.jpg\" alt=\"Souffrances invisibles et esclavage moderne : Regard sur la situation des travailleuses en Iran\" class=\"wp-image-22441 lazyload\"\/><noscript><img decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"576\" src=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/NCRI-Women-Female-Workers-3-min-1024x576.jpg\" alt=\"Souffrances invisibles et esclavage moderne : Regard sur la situation des travailleuses en Iran\" class=\"wp-image-22441 lazyload\" srcset=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/NCRI-Women-Female-Workers-3-min-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/NCRI-Women-Female-Workers-3-min-300x169.jpg 300w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/NCRI-Women-Female-Workers-3-min-768x432.jpg 768w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/NCRI-Women-Female-Workers-3-min-750x422.jpg 750w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/NCRI-Women-Female-Workers-3-min-1140x641.jpg 1140w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/NCRI-Women-Female-Workers-3-min.jpg 1200w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/noscript><\/figure>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Manque de protection juridique pour les travailleuses<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Dans une d\u00e9claration de mai 2022, l\u2019Union nationale des travailleuses d\u00e9non\u00e7ait :<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Certains employeurs, pour des motifs illogiques et ill\u00e9gaux, embauchent des femmes \u00e0 des salaires inf\u00e9rieurs \u00e0 ceux des hommes. Faute de choix et confront\u00e9es \u00e0 la pauvret\u00e9, les femmes acceptent ces r\u00e9mun\u00e9rations en dessous du minimum l\u00e9gal, malgr\u00e9 l\u2019interdiction formelle de telles discriminations par le code du travail iranien. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Mais dans les faits, \u00e0 cause de la corruption end\u00e9mique au sein du r\u00e9gime, la loi \u00e9crite a peu de valeur pour les femmes dans le monde du travail.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>T\u00e9moignages poignants de travailleuses iraniennes<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Dans l\u2019ombre des chiffres et des lois ignor\u00e9es, ce sont les voix des femmes travailleuses iraniennes qui r\u00e9v\u00e8lent la brutalit\u00e9 du quotidien. Ces t\u00e9moignages, rares et pr\u00e9cieux, illustrent avec force les conditions de travail oppressantes et l\u2019injustice structurelle qu\u2019elles subissent.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Zahra<\/strong>, 43 ans, fait partie des millions de femmes iraniennes qui effectuent un travail \u00e9puisant sans reconnaissance. Elle vit en banlieue de T\u00e9h\u00e9ran et doit parcourir de longues distances chaque jour pour atteindre son lieu de travail. Le visage marqu\u00e9 par la fatigue, elle confie : \u00ab Mon mari est \u00e9galement ouvrier. Pourtant, m\u00eame \u00e0 deux, nous ne parvenons pas \u00e0 couvrir nos frais de vie. Son salaire ne suffit que pour le loyer. Je pars de chez moi \u00e0 5h du matin pour arriver \u00e0 8h au travail, et je travaille jusqu\u2019\u00e0 19h30.<br>Nous travaillons aussi dur que les hommes, mais nos salaires et nos droits ne sont jamais \u00e9gaux. Pas de primes d\u2019heures suppl\u00e9mentaires, pas d\u2019avantages sociaux \u00e9quitables. Et quand on proteste, on nous montre la sortie de l\u2019usine\u2026<br>Apr\u00e8s un accouchement, on est automatiquement \u00e9cart\u00e9es : il n\u2019y a ni cong\u00e9 allaitement, ni am\u00e9nagement des horaires. \u00bb (Source : Jamaran \u2013 24 novembre 2022)<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Soudabeh<\/strong>, m\u00e8re de deux jeunes enfants, est ouvri\u00e8re sur cha\u00eene d\u2019assemblage dans une usine proche de T\u00e9h\u00e9ran. Son t\u00e9moignage est tout aussi bouleversant : \u00ab Avec mon salaire minimum, je ne peux m\u00eame pas inscrire mes enfants \u00e0 la cr\u00e8che. Les frais mensuels de garde \u00e9quivalent \u00e0 mon salaire complet. \u00bb Elle travaille plus de 50 heures par semaine, bien que la loi iranienne limite le travail \u00e0 44 heures. Pour conserver son poste, elle doit accepter ces conditions ill\u00e9gales. Perdre cet emploi signifierait entamer un parcours du combattant pour en retrouver un. L\u2019un des principaux crit\u00e8res de recrutement dans le secteur priv\u00e9 repose sur le statut marital des femmes. Les employeurs privil\u00e9gient les femmes c\u00e9libataires sans projet de mariage ou celles dont les enfants sont grands et n\u2019envisagent plus d\u2019en avoir. <em>(Site Web Jamaran\u2013 Novembre 24, 2022)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Simin<\/strong>, employ\u00e9e dans une entreprise de fabrication de pi\u00e8ces automobiles, t\u00e9moigne avec une lucidit\u00e9 bouleversante : \u00ab Une ouvri\u00e8re, c\u2019est une femme qui pleure chaque jour sur la tombe de ses r\u00eaves.<br>Je travaille depuis l\u2019\u00e2ge de 18 ans. Mes parents sont devenus handicap\u00e9s apr\u00e8s un accident, et mon fr\u00e8re et moi avons d\u00fb assumer toutes les d\u00e9penses du foyer.<br>Lors de mon embauche, la condition \u00e9tait d\u2019\u00eatre c\u00e9libataire. J\u2019ai accept\u00e9.<br>D\u2019ann\u00e9e en ann\u00e9e, je suis devenue de plus en plus d\u00e9pendante de mon salaire et de cet emploi. Et sans m\u2019en rendre compte, j\u2019avais 48 ans, j\u2019\u00e9tais toujours c\u00e9libataire, et ma vie \u00e9tait entre les mains de mon employeur. \u00bb L\u2019environnement masculin et dominateur des ateliers industriels a toujours jou\u00e9 contre Simin et ses coll\u00e8gues. Malgr\u00e9 leurs comp\u00e9tences, elles ne b\u00e9n\u00e9ficient ni d\u2019\u00e9volution professionnelle ni d\u2019augmentation de salaire.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Vahideh<\/strong> de son c\u00f4t\u00e9, se pr\u00e9sente simplement comme \u00ab une femme \u00bb et \u00ab une ouvri\u00e8re \u00bb. Elle travaille de 7 h \u00e0 19 h dans la zone industrielle de Kaveh, o\u00f9 elle est la seule femme parmi 17 hommes dans son d\u00e9partement. Elle affirme :\u00ab \u00catre derri\u00e8re un bureau et d\u00e9fendre l\u2019\u00e9galit\u00e9 entre hommes et femmes, ce n\u2019est pas tr\u00e8s compliqu\u00e9.<br>Mais quand on est ouvri\u00e8re et qu\u2019on revendique cette \u00e9galit\u00e9, c\u2019est un combat de tous les instants. \u00bb Depuis 9 ans et demi, Vahideh travaille dans ce complexe industriel.<br>Son seul souhait ? \u00ab Avoir des nuits moins \u00e9puisantes\u2026 et un portefeuille un peu plus rempli. \u00bb (Source : IRNA \u2013 30 avril 2024)<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img decoding=\"async\" src=\"data:image\/gif;base64,R0lGODlhAQABAIAAAAAAAP\/\/\/yH5BAEAAAAALAAAAAABAAEAAAIBRAA7\" data-src=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/NCRI-Women-Female-Workers-4-min-1024x576.jpg\" alt=\"Souffrances invisibles et esclavage moderne : Regard sur la situation des travailleuses en Iran\" class=\"wp-image-22442 lazyload\"\/><noscript><img decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"576\" src=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/NCRI-Women-Female-Workers-4-min-1024x576.jpg\" alt=\"Souffrances invisibles et esclavage moderne : Regard sur la situation des travailleuses en Iran\" class=\"wp-image-22442 lazyload\" srcset=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/NCRI-Women-Female-Workers-4-min-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/NCRI-Women-Female-Workers-4-min-300x169.jpg 300w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/NCRI-Women-Female-Workers-4-min-768x432.jpg 768w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/NCRI-Women-Female-Workers-4-min-750x422.jpg 750w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/NCRI-Women-Female-Workers-4-min-1140x641.jpg 1140w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/NCRI-Women-Female-Workers-4-min.jpg 1200w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/noscript><\/figure>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>S\u2019attaquer \u00e0 la racine du probl\u00e8me<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>En Iran, les probl\u00e8mes des travailleuses ne peuvent \u00eatre r\u00e9solus ni par des r\u00e9formes, ni par la cr\u00e9ation de syndicats, contrairement \u00e0 la majorit\u00e9 des pays du monde. Le r\u00e9gime en place depuis 46 ans, une dictature misogyne fond\u00e9e sur le cl\u00e9ricalisme, a d\u00e9montr\u00e9 dans tous les domaines que son seul objectif est de maintenir son pouvoir ill\u00e9gitime et d\u2019intensifier le pillage du pays. Avec cet objectif cynique, le r\u00e9gime n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 profiter de la souffrance et de la mis\u00e8re du peuple iranien, comme cela s\u2019est vu pendant la pand\u00e9mie de COVID-19, lorsque l\u2019importation de vaccins a \u00e9t\u00e9 interdite, condamnant des milliers de personnes \u00e0 mourir pour pr\u00e9server ses int\u00e9r\u00eats.&nbsp;; Cette strat\u00e9gie vise \u00e0 \u00e9puiser la population, \u00e0 l\u2019affamer et \u00e0 l\u2019accabler, afin qu\u2019elle n\u2019ait plus la force de se r\u00e9volter.&nbsp;Dans ces conditions, la seule voie possible pour soutenir les femmes iraniennes, c\u2019est de reconna\u00eetre leur r\u00e9sistance organis\u00e9e pour renverser cette dictature. Il est aussi crucial d\u2019isoler le r\u00e9gime sur le plan international, pour que le peuple \u2013 et en particulier les femmes \u2013 puisse poser les bases d\u2019un avenir prosp\u00e8re et libre, \u00e0 travers une r\u00e9volution d\u00e9mocratique.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\" id=\"_ftn1\">[1]<\/a> Un \u00ab contrat vierge pr\u00e9-sign\u00e9 \u00bb (connu en persan sous le nom de \u00ab contrat sign\u00e9 en blanc \u00bb) est un contrat de travail sign\u00e9 par le travailleur avant que les termes essentiels tels que le salaire, la dur\u00e9e ou la description du poste ne soient remplis, ce qui permet \u00e0 l&#8217;employeur de compl\u00e9ter ou de modifier le contrat \u00e0 sa guise. Cette pratique est ill\u00e9gale ou rel\u00e8ve de l&#8217;exploitation dans de nombreuses juridictions et prive les travailleurs de protections fondamentales.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un regard sur la situation des travailleuses en Iran \u00e0 l&#8217;occasion de la Journ\u00e9e internationale des travailleurs Les femmes travailleuses en Iran, aux mains calleuses et aux corps \u00e9puis\u00e9s, portent le poids des in\u00e9galit\u00e9s sociales et de genre impos\u00e9es par le r\u00e9gime cl\u00e9rical. 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