{"id":2144,"date":"2017-03-29T18:26:39","date_gmt":"2017-03-29T18:26:39","guid":{"rendered":"https:\/\/wncri.org\/frdev\/2017\/03\/29\/rapport-annuel-2016-2017\/"},"modified":"2019-08-30T21:45:23","modified_gmt":"2019-08-30T19:45:23","slug":"rapport-annuel-2016-2017","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wncri.org\/fr\/2017\/03\/29\/rapport-annuel-2016-2017\/","title":{"rendered":"RAPPORT ANNUEL 2016-2017"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/images_documents_rapport_annuel-femmes_FR.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"alternate noopener noreferrer\">T\u00e9l\u00e9charger la version fran\u00e7aise<\/a><\/p>\n<p>COMMISSION DES FEMMES<\/p>\n<p>CONSEIL NATIONAL DE LA R\u00c9SISTANCE IRANIENNE<\/p>\n<p>F\u00c9VRIER 2017<\/p>\n<p>AVANT-PROPOS<\/p>\n<p><strong>FORTES ET RESISTANTES<\/strong><strong>,<\/strong><strong> LES FEMMES<\/strong> <strong>EN IRAN<\/strong> <strong>PORTENT<\/strong> <strong>LE MESSAGE<\/strong> <strong>DU CHANGEMENT<\/strong><\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>2016 a \u00e9t\u00e9 une ann\u00e9e d\u2019\u00e9v\u00e8nements d\u00e9terminants pour le r\u00e9gime de T\u00e9h\u00e9ran et le mouvement de la R\u00e9sistance iranienne. Le transfert r\u00e9ussi des combattants de la libert\u00e9 de l\u2019OMPI depuis l\u2019Irak vers l\u2019Europe, suivi de la mort du n \u00b0 2 du r\u00e9gime Hachemi Rafsandjani, a inflig\u00e9 des coups majeurs aux mollahs de T\u00e9h\u00e9ran. Par ailleurs, la tournure des \u00e9v\u00e9nements en Syrie et aux \u00c9tats-Unis coupl\u00e9e \u00e0 une \u00e9conomie en faillite et corrompue, ont plac\u00e9 le r\u00e9gime du c\u00f4t\u00e9 des perdants, attisant les rivalit\u00e9s entre factions.<\/p>\n<p>Khamenei et ses pasdaran ont donc d\u00fb intensifier la r\u00e9pression et prendre des mesures extr\u00eames, comme le montre le taux tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9 des ex\u00e9cutions. L\u2019ann\u00e9e iranienne qui s\u2019\u00e9tend de mars 2016 \u00e0 f\u00e9vrier 2017 &#8211; la p\u00e9riode examin\u00e9e dans cette \u00e9tude &#8211; a \u00e9t\u00e9 propuls\u00e9e par le lancement de la nouvelle police des m\u0153urs et ses 7000 agents en civil charg\u00e9s de faire appliquer le code vestimentaire obligatoire par les femmes au volant de leurs v\u00e9hicules. Peu apr\u00e8s, Khamenei, le guide supr\u00eame des mollahs, a r\u00e9agi avec un discours public soulignant la n\u00e9cessit\u00e9 du code vestimentaire pour toutes les femmes, \u00e9liminant tout espoir de r\u00e9forme face au rejet de la population. Le discours a \u00e9t\u00e9 suivi de diverses campagnes d\u2019une rare violence pour s\u00e9vir contre les femmes partout et en toute occasion sous pr\u00e9texte d\u2019infraction au \u201chijab\u201d. Les universit\u00e9s ont d\u00fb former des comit\u00e9s, les gouverneurs mettre en place des conseils pour s\u00e9vir contre les femmes qui n\u2019observent pas attentivement le voile. Puis est venue la fatwa interdisant la bicyclette aux femmes en public.<\/p>\n<p>Ces campagnes nationales se sont d\u00e9roul\u00e9es dans un contexte permanent d\u2019arrestations, de d\u00e9tentions, de condamnations \u00e0 mort, de coups de fouet et de la reprise des peines de lapidation et d\u2019aveuglement. Un responsable a confirm\u00e9 qu\u2019au moins 2000 femmes dites \u201cmal-voil\u00e9es\u201d sont arr\u00eat\u00e9es chaque jour dans le pays.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 cette r\u00e9pression, les femmes ont particip\u00e9 \u00e0 plus d\u2019une centaine de manifestations et n\u2019ont pas cess\u00e9 d\u2019exiger leurs libert\u00e9s fondamentales. Elles ont appel\u00e9 avec encore plus de force \u00e0 l\u2019abolition de la peine de mort qui a battu des records sous la pr\u00e9sidence de Rohani.<\/p>\n<p>L\u2019un des mouvements les plus inqui\u00e9tants pour le r\u00e9gime a \u00e9t\u00e9 la r\u00e9ponse des Iraniens \u00e0 l\u2019appel \u00e0 la justice de la dirigeante de l\u2019opposition pour les 30 000 victimes du massacre de 1988. Les prisonni\u00e8res politiques Maryam Akbari Monfared, qui a perdu ses fr\u00e8res et sa\u00a0 s\u0153ur dans le massacre, et Sedigheh Moradi qui a \u00e9t\u00e9 t\u00e9moin de la tuerie, ont port\u00e9 plainte depuis leur cellule de prison contre les responsables. Des m\u00e8res militantes ont d\u00e9pos\u00e9 plainte et demand\u00e9 justice pour leurs enfants.<\/p>\n<p>Tout indique que les femmes r\u00e9silientes en Iran auront un impact encore plus grand sur la tournure des \u00e9v\u00e9nements, annon\u00e7ant la libert\u00e9 de leur nation et leur propre \u00e9galit\u00e9.<\/p>\n<p>LE PLUS GRAND NOMBRE D\u2019EXECUTIONS DE FEMMES AU MONDE<\/p>\n<p>Les femmes d\u2019Iran sont confront\u00e9es \u00e0 la violation de leur droit le plus fondamental : le droit \u00e0 la vie.<\/p>\n<p>Dix femmes ont \u00e9t\u00e9 pendues en Iran depuis mars 2016, principalement pour des d\u00e9lits li\u00e9s \u00e0 la drogue.<\/p>\n<p>Le nombre total de femmes ex\u00e9cut\u00e9es en Iran sous Rohani atteint donc 73. L\u2019identit\u00e9 de beaucoup d\u2019entre elles n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 rendue publique. Elles \u00e9taient \u00e2g\u00e9es de 25 \u00e0 50 ans. Dans un cas, une femme kurde, Molouk Nouri, a \u00e9t\u00e9 pendue \u00e0 la prison centrale d\u2019Oroumieh avec son mari, Behnam Pirkouzadeghan, le 29 septembre 2016.<\/p>\n<p>Le Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019ONU a r\u00e9agi aux ex\u00e9cutions en Iran. Dans un rapport en septembre 2016 \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale, Ban Ki-moon a exprim\u00e9 son inqui\u00e9tude sur le \u00abtaux alarmant d\u2019ex\u00e9cutions \u00bb en Iran. Il a soulign\u00e9 qu\u2019au moins 15 femmes avaient \u00e9t\u00e9 pendues entre janvier 2015 et juin 2016. La R\u00e9sistance iranienne a enregistr\u00e9 24 ex\u00e9cutions de femmes pour la m\u00eame p\u00e9riode.<\/p>\n<p>Le r\u00e9gime iranien d\u00e9tient le plus haut niveau mondial d\u2019ex\u00e9cutions, d\u2019emprisonnement et de tortures inflig\u00e9es aux femmes pour leur opposition au r\u00e9gime. On estime que le tiers des 120 000 opposants ex\u00e9cut\u00e9s depuis 1981 en Iran, sont des femmes et des filles. Pour la seule ann\u00e9e 1988, des milliers d\u2019opposantes appartenant\u00a0 aux Moudjahidine du peuple d\u2019Iran (OMPI) ont \u00e9t\u00e9 pendues dans le massacre de 30 000 prisonniers politiques.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>LES ASPECTS DE LA VIOLENCE FAITE AUX FEMMES EN IRAN<\/strong><\/p>\n<p>Le r\u00e9gime iranien n\u2019a pas r\u00e9duit la violence de sa politique ni chang\u00e9 d\u2019attitude avec les femmes et les filles parce qu\u2019il est de nature misogyne fond\u00e9e sur la r\u00e9pression des femmes et les discriminations \u00e0 leur encontre.<\/p>\n<p>Voici quelques-uns des exemples les plus importants du bilan de ce r\u00e9gime l\u2019an dernier.<\/p>\n<p><strong>TORTURE DANS LES PRISONS<\/strong><\/p>\n<p>UNE ETUDIANTE KURDE TABASSEE, SA MERE MENACEE<\/p>\n<p>Une \u00e9tudiante kurde, Afsaneh Bayazidi, a subi des mauvais traitements et des tortures pour lui extorquer de faux aveux. Sa m\u00e8re Ameneh Darvishi a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 le 30 aout 2016 que sa fille avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9tenue onze jours dans les toilettes des services de renseignements de la ville d\u2019Oroumieh pour la contraindre \u00e0 des aveux. On lui apportait de la nourriture dans ces toilettes. Ils l\u2019ont tortur\u00e9e pendant trois mois. Il a ensuite fallu la soigner pendant deux semaines. Afsaneh a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9e chez elle le 24 avril 2016, accus\u00e9e de collaboration avec des partis kurdes.<\/p>\n<p>UNE FEMME PERD CONNAISSANCE SOUS LES COUPS<\/p>\n<p>Une prisonni\u00e8re politique de la minorit\u00e9 arabe d\u2019Iran, Fahimeh Ismaeli, originaire d\u2019Ahwaz, a \u00e9t\u00e9 si violemment tabass\u00e9e le 2 juin 2016 qu\u2019elle en a perdu connaissance. Cette professeure des \u00e9coles avait \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9e avec son mari le 28 novembre 2005, alors qu\u2019elle \u00e9tait enceinte de huit mois. Un mois plus tard, elle accouchait dans sa cellule, en isolement, en pr\u00e9sence de ses tortionnaires et sans la moindre assistance.<\/p>\n<p>UNE BAHAIE TABASSEE LORS D\u2019UN INTERROGATOIRE<\/p>\n<p>Hana Aghighian, une femme de confession baha\u00efe, a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9e en mars 2016. Son interrogateur l\u2019a forc\u00e9e \u00e0 se mettre sous la table o\u00f9 elle a re\u00e7u des coups de pieds sur tout le corps.<\/p>\n<p>UNE CONSEILLERE MUNICIPALE TORTUREE<\/p>\n<p>Elmira Khamachi, conseill\u00e8re municipale de Tabriz, a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9e, tortur\u00e9e et plac\u00e9e en isolement cellulaire pendant 50 jours de mars \u00e0 avril 2016. Elle \u00e9tait accus\u00e9e d\u2019\u00eatre \u00ab mal-voil\u00e9e \u00bb et de fraude. En fait elle a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9e pour outrage au guide supr\u00eame des mollahs Khamenei et pour avoir refus\u00e9 d\u2019allouer des fonds de la ville de Tabriz \u00e0 un plan \u00e9conomique et social favorisant les gardiens de la r\u00e9volution.<\/p>\n<p>TORTURE A LA PRISON DE MAHABAD<\/p>\n<p>Selon une information dat\u00e9e du 10 d\u00e9cembre 2016, la prisonni\u00e8re politique Shahla Mohammadi, 28 ans, a \u00e9t\u00e9 tortur\u00e9e durant 67 jours de d\u00e9tention en isolement dans les services de renseignement de Mahabad. Son fr\u00e8re Himan a expliqu\u00e9 que sa s\u0153ur avait \u00e9t\u00e9 tellement tortur\u00e9e qu\u2019elle ne sentait plus son \u00e9paule gauche. Shahla est accus\u00e9e d\u2019appartenir \u00e0 un parti kurde et d\u2019avoir diffus\u00e9 des informations contre le r\u00e9gime. Son fr\u00e8re a d\u00e9menti disant que ces accusations avaient \u00e9t\u00e9 fabriqu\u00e9es contre elle.<\/p>\n<p><strong>CHATIMENTS CRUELS<\/strong><\/p>\n<p>CHATIMENT D\u2019AVEUGLEMENT<\/p>\n<p>La cour supr\u00eame en Iran a confirm\u00e9 le 3 f\u00e9vrier 2017 qu\u2019une femme serait aveugl\u00e9e d\u2019un \u0153il. La peine a \u00e9t\u00e9 prononc\u00e9e en repr\u00e9sailles ou Talion car elle avait jet\u00e9 de l\u2019acide au visage d\u2019une autre femme pr\u00e9nomm\u00e9e Sima deux ans auparavant \u00e0 Dehdacht, chef-lieu de la province de Kohguilouyeh dans l\u2019ouest de l\u2019Iran. Le chef de l\u2019appareil judiciaire local, Majid Karami, a annonc\u00e9 qu\u2019elle avait \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9e \u00e0 perdre un \u0153il, \u00e0 payer le prix du sang (en compensation) et \u00e0 sept ans de prison. (Agence Tasnim, 3 f\u00e9vrier 2017)<\/p>\n<p>CONDAMNEE A LA LAPIDATION<\/p>\n<p>La cour d\u2019assise de la province de Lorestan a condamn\u00e9 un homme et une femme \u00e0 la lapidation le 3 f\u00e9vrier 2017. La femme a \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9e par ses initiales de S.M, a rapport\u00e9 ce jour-l\u00e0 le site Kashkan. La peine a \u00e9t\u00e9 prononc\u00e9e apr\u00e8s la diffusion d\u2019un vid\u00e9o clip montrant les relations illicites entre un mollah et une femme \u00e0 Guerab, un village pr\u00e8s de Koudacht. A la lumi\u00e8re de ce clip enregistr\u00e9 clandestinement, l\u2019on pense que les services de s\u00e9curit\u00e9 et de renseignement de la province sont impliqu\u00e9s dans cette affaire.<\/p>\n<p><strong>CHATIMENT INHUMAIN DU FOUET<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>AU MOINS 42 MILITANTES CONDAMNEES AU FOUET<\/p>\n<p>&#8211;\u00a0\u00a0 18 militantes des droits humains ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9es dans un rassemblement le 20 novembre 2016 devant la prison d\u2019Evine de T\u00e9h\u00e9ran. Elles demandaient la lib\u00e9ration des prisonniers politiques. Chacune a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9e \u00e0 74 coups de fouet.<\/p>\n<p>&#8211;\u00a0\u00a0\u00a0 Simine Ayvaz-Zadeh, une m\u00e8re militante qui protestait contre l\u2019arrestation de son fils, a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9e \u00e0 91 jours de prison et 74 coups de fouet.<\/p>\n<p>&#8211; 23 femmes az\u00e9ries arr\u00eat\u00e9es dans une manifestation contre une \u00e9mission t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e insultante pour leur minorit\u00e9 ethnique ont \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9es chacune \u00e0 74 coups de fouet.<\/p>\n<p>&#8211; Une jeune femme pr\u00e9nomm\u00e9e Sepideh a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9e \u00e0 99 coups de fouet et \u00e0 l\u2019\u00e9loignement pour avoir parl\u00e9 \u00e0 un homme au t\u00e9l\u00e9phone.<\/p>\n<p>LES SENTENCES APPLIQUEES DANS AU MOINS 42 CAS<\/p>\n<p>&#8211; Une femme a re\u00e7u 100 coups de fouet en public le 27 avril 2016 \u00e0 Golpayegan dans la province d\u2019Ispahan.<\/p>\n<p>&#8211; 30 jeunes femmes ont re\u00e7u chacune 99 coups de fouet pour avoir f\u00eat\u00e9 dans une soir\u00e9e mixte leur dipl\u00f4me de fin d\u2019ann\u00e9e.<\/p>\n<p>&#8211; Dix fillettes ont re\u00e7u 8 coups de fouet au village de Mokhtarabad, dans le sud de Roudbar, parce que leurs parents ne pouvaient pas payer les frais de scolarit\u00e9 de 8,5 .$<\/p>\n<p>&#8211; Une femme de 28 ans a re\u00e7u 80 coups de fouet pour avoir particip\u00e9 \u00e0 une f\u00eate d\u2019anniversaire.<\/p>\n<p><strong>VIOLENCES DOMESTIQUES<\/strong><\/p>\n<p>Les nouvelles de tortures et de meurtres de femmes par leurs maris ont battu un record entre mars et juin 2016. Dans au moins dix cas, o\u00f9 l\u2019\u00e2ge des victimes allait de six \u00e0 50 ans, les victimes n\u2019ont pas surv\u00e9cu.<\/p>\n<p>&#8211; Des voisins \u00e0 Machad ont accidentellement d\u00e9couvert une femme de 30 ans du nom d\u2019Azam (photo ci-dessus) et ses deux filles de 8 ans et les ont sauv\u00e9es. Elles avaient \u00e9t\u00e9 tortur\u00e9es pendant 21 jours par leur mari et p\u00e8re qui\u00a0 les privait aussi de manger et boire. Le mari d\u2019Azam lui a cass\u00e9 le nez et lui a d\u00e9chir\u00e9 le rectum avec un couteau. Il a avou\u00e9 qu\u2019il avait l\u2019intention de tuer sa femme et ses enfants et de les jeter dans un puits et de les br\u00fbler. On a appris plus tard que cette femme s\u2019\u00e9tait adress\u00e9e aux autorit\u00e9s judiciaires et avait demand\u00e9 de l\u2019aide mais qu\u2019\u00e0 chaque fois elle avait \u00e9t\u00e9 renvoy\u00e9e vers son mari violent. (Agence ISNA &#8211; 23 avril 2016)<\/p>\n<p>&#8211; Le 4 avril 2016, une jeune femme a \u00e9t\u00e9 agress\u00e9e \u00e0 l\u2019acide \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran. Elle a \u00e9t\u00e9 br\u00fbl\u00e9e \u00e0 la main et au visage. L\u2019agresseur s\u2019est approch\u00e9 de sa victime \u00e0 moto et s\u2019est enfui apr\u00e8s l\u2019avoir asperg\u00e9e d\u2019acide.<\/p>\n<p>&#8211; 29.131 femmes ont se sont adress\u00e9es \u00e0 un m\u00e9decin l\u00e9giste en avril et mai 2016, pour des blessures caus\u00e9es dans des disputes.<\/p>\n<p>&#8211; 5200 de plaintes pour inceste de jeunes femmes et l\u2019adolescentes par leurs p\u00e8res et fr\u00e8res d\u00e9pos\u00e9es en justice cette ann\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>LES ARRESTATIONS ARBITRAIRES RENFORCENT LE POUVOIR DU REGIME<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Au cours de la p\u00e9riode \u00e9tudi\u00e9e dans ce rapport, de mars 2016 \u00e0 f\u00e9vrier 2017, au moins 1060 femmes ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9es en Iran pour trois raisons majeures :<\/p>\n<ul>\n<li>Des manifestations et des activit\u00e9s pacifiques en d\u00e9fense des droits humains, des f\u00eates priv\u00e9es et des activit\u00e9s dans des r\u00e9seaux sociaux.<\/li>\n<li>Il convient de noter que ces arrestations se font en plus de celles r\u00e9guli\u00e8rement effectu\u00e9es dans les rues du pays pour imposer le voile obligatoire.<\/li>\n<li>Cette question sera examin\u00e9e dans une autre partie du rapport.<\/li>\n<\/ul>\n<p>104<\/p>\n<p>ARRESTATIONS DANS DES MANIFESTATIONS SOCIALES<\/p>\n<p>Au moins 104 femmes ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9es de mars 2016 \u00e0 f\u00e9vrier 2017 pour avoir particip\u00e9 \u00e0 des rassemblements de protestation et \u00e0 d\u2019autres activit\u00e9s pacifiques en d\u00e9fense des droits humains fondamentaux. Ces arrestations ont \u00e9t\u00e9 faites notamment pour la Journ\u00e9e internationale du Travail, lors de cha\u00eenes humaines contre le d\u00e9tournement de l\u2019eau de la rivi\u00e8re Karoun \u00e0 Ahwaz, dans le rassemblement de Tabriz contre les commentaires offensants de la presse gouvernementale sur la minorit\u00e9 az\u00e9rie, lors de la gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale du Kurdistan, ainsi que dans les rassemblements pour la d\u00e9fense des droits des prisonniers politiques devant la prison d\u2019Evine, le b\u00e2timent de pneus Dena et l\u2019h\u00f4pital Bagiatollah de T\u00e9h\u00e9ran.<\/p>\n<p>326<\/p>\n<p>ARRESTATIONS POUR ACTIVIT\u00c9S DANS LES R\u00c9SEAUX SOCIAUX<\/p>\n<p>Au moins 326 jeunes femmes et filles ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9es par les forces de s\u00e9curit\u00e9 de mars 2016 \u00e0 f\u00e9vrier 2017 pour leurs activit\u00e9s dans les r\u00e9seaux sociaux et les m\u00e9dias, en raison de leur foi et des activit\u00e9s commerciales consid\u00e9r\u00e9es ill\u00e9gales par le r\u00e9gime. Parmi les raisons donn\u00e9es par les autorit\u00e9s pour ces arrestations figurent la propagande contre le pouvoir, outrage aux sacrements, outrage au guide et aux responsables du r\u00e9gime, diffusion de mensonges dans les r\u00e9seaux sociaux, l\u2019administration de groupes antireligieux, le mannequinat, etc.<\/p>\n<p>630<\/p>\n<p>ARRESTATIONS DANS DES FETES PRIVEES<\/p>\n<p>Au moins 630 jeunes femmes et jeunes filles ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9es de mars 2016 \u00e0 f\u00e9vrier 2017 simplement pour avoir particip\u00e9 \u00e0 des f\u00eates priv\u00e9es, des anniversaires ou des c\u00e9r\u00e9monies traditionnelles. Les arrestations ont eu lieu dans l\u2019ensemble de l\u2019Iran, y compris au parc Laleh et au parc Sorkheh Hessar de T\u00e9h\u00e9ran, \u00e0 Damavand et dans la province d\u2019Alborz (centre de l\u2019Iran), \u00e0 Torghabeh et Chandiz, Chenaran, Neishapour et Machad dans la province de Khorassan-Razavi (nord-est), Sorkhroud dans le Mazandaran et \u00e0 Gorgan (nord), Soufian et Oroumiyeh dans les provinces d\u2019Azerba\u00efdjan de l\u2019est et de l\u2019ouest (nord-ouest) et \u00e0 Dezfoul, Abadan, Bandar Abbas, Kerman et Chiraz (sud).<\/p>\n<p><strong>CONDITIONS DE DETENTION DES PRISONNIERES DE CONSCIENCE <\/strong><\/p>\n<p>Un plus grand nombre de femmes ont \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9es \u00e0 de la prison pour l\u2019exercice de leurs droits fondamentaux.\u00a0 Les conditions p\u00e9nitentiaires sont rigoureuses avec d\u2019\u00e9normes pressions physiques et psychologiques. Elles ont \u00e9t\u00e9 priv\u00e9es des soins m\u00e9dicaux essentiels. \u00c0 de nombreuses reprises, leurs permissions de sortie de prison ont \u00e9t\u00e9 annul\u00e9es ou les forces de s\u00e9curit\u00e9 ont fouill\u00e9 leurs cellules. Malgr\u00e9 ces conditions, elles ont fait preuve d\u2019un grand courage en exprimant leurs revendications et en insistant sur leurs droits, m\u00eame au prix d\u2019une gr\u00e8ve de la faim. Elles ont port\u00e9 plainte contre les responsables du r\u00e9gime, ont scand\u00e9 \u201cA bas la dictature\u201d face aux gardiens de prison et refus\u00e9 de c\u00e9der aux demandes humiliantes de leurs tortionnaires.<\/p>\n<p>Les femmes incarc\u00e9r\u00e9es pour avoir exerc\u00e9 leurs droits fondamentaux sont class\u00e9es dans les cat\u00e9gories suivantes:<\/p>\n<p>LES PRISONNIERES POLITIQUES<\/p>\n<p>comme Maryam Akbari Monfared, Reyhaneh Haj Ibrahim Dabbagh, Sedigheh Moradi1, Zahra Zehtabchi, Fatemeh Mosanna, Fatemeh Rahnama et Maryam Olangi.<\/p>\n<p>LES MILITANTES DES DROITS HUMAINS ET CONTRE LA PEINE DE MORT<\/p>\n<p>comme Narguesse Mohammadi, Atena Daemi, Golrokh Ebrahimi Iraee et Roghieh Alizadeh.<\/p>\n<p>LES MINORITES ETHNIQUES ET LES PRISONNIERES KURDES<\/p>\n<p>comme Zeinab Jalalian, Qadriyeh Qaderi, Hajar Piri, Afsaneh Bayazidi, Safieh Qaderi, Lavine Karimi, Sahar Faizi, Manijeh Fatehi, Parastou Hajian et Asrine Aminzadeh.<\/p>\n<p>LES MINORITES RELIGIEUSES<\/p>\n<p>comme les fid\u00e8les de la foi baha\u00efe, avec notamment Nassim Bagheri, Elham Farahani, Azita Rafizadeh, Mahvash Shahriari Sabet, Fariba Kamalabadi, Nava et Nika Kholoussi, ainsi que la prisonni\u00e8re chr\u00e9tienne Maryam Naghash Zargaran.<\/p>\n<p>DES BI-NATIONALES<\/p>\n<p>comme Homa Hoodfar2\u00a0 et Nazanin Zaghari.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>D\u00c9FIER LES AUTORITES FACE A FACE<\/strong><\/p>\n<p>On pourrait imaginer qu\u2019en d\u00e9pit des tortures barbares et des conditions p\u00e9nitentiaires rigoureuses, ces prisonni\u00e8res abandonneraient leurs croyances et regretteraient ce qu\u2019elles ont dit et fait. Un bref examen de leurs actes de bravoure au cours de l\u2019an dernier r\u00e9v\u00e8le cependant qu\u2019il ne s\u2019agit pas de femmes ordinaires.<\/p>\n<p>MARYAM AKBARI MONFARED \u2013 PORTER PLAINTE CONTRE DES AUTORITES CRIMINELLES<\/p>\n<p>La prisonni\u00e8re politique Maryam Akbari Monfared a d\u00e9pos\u00e9 plainte le 17 octobre 2016 demandant une enqu\u00eate sur l\u2019ex\u00e9cution de trois de ses fr\u00e8res et d\u2019une s\u0153ur, ex\u00e9cut\u00e9s dans les ann\u00e9es 1980 et lors du massacre de 30 000 prisonniers politiques durant l\u2019\u00e9t\u00e9 1988, en raison de leur appartenance \u00e0 l\u2019Organisation des Moudjahidine du peuple d\u2019Iran (OMPI). Maryam Akbari a trois enfants. Elle a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9e deux jours apr\u00e8s le soul\u00e8vement du 27 d\u00e9cembre 2009 \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran pour avoir contact\u00e9 ses s\u0153urs et un de ses fr\u00e8res membres de la R\u00e9sistance iranienne. Elle a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9e \u00e0 15 ans de prison pour \u201cguerre contre Dieu\u201d.<\/p>\n<p>SEDIGHEH MORADI \u2013 EN QUETE DE JUSTICE<\/p>\n<p>La prisonni\u00e8re politique Sedigheh Moradi a envoy\u00e9 une lettre depuis la prison le 9 novembre 2016 racontant ses souvenirs d\u2019innombrables ex\u00e9cutions et massacres de prisonniers1988. Mme Moradi a \u00e9t\u00e9 prisonni\u00e8re politique dans les ann\u00e9es 1980, dans son adolescence. Elle a appel\u00e9 \u00e0 la poursuite des auteurs de ces crimes devant un tribunal international. Mme Moradi a \u00e9t\u00e9 lib\u00e9r\u00e9e de prison le 23 novembre 2016, sur l\u2019ordre de la Cour d\u2019appel au bout de six ans de d\u00e9tention sans la moindre permission de sortie.<\/p>\n<p>NARGUESSE MOHAMMADI \u2013 GREVE DE LA FAIM<\/p>\n<p>Narguesse Mohammadi a entam\u00e9 une gr\u00e8ve de la faim le 27 juin 2016 parce qu\u2019elle \u00e9tait priv\u00e9e de t\u00e9l\u00e9phoner \u00e0 ses jumeaux qui se trouvent en France. . Dans sa lettre ouverte sur cette gr\u00e8ve de la faim, elle explique qu\u2019il n\u2019y a pas de t\u00e9l\u00e9phone dans la section des femmes de la prison d\u2019Evine pour permettre aux d\u00e9tenues de communiquer avec leurs familles. En r\u00e9ponse aux pressions exerc\u00e9es pour la briser, elle \u00e9crit \u00abje me languissais en prison face \u00e0 une nouvelle peine de 16 ans dans une nouvelle affaire r\u00e9cemment soulev\u00e9e contre moi. L\u2019ann\u00e9e \u00e9coul\u00e9e ne m\u2019a pas fait regretter ce que j\u2019ai fait, mais m\u2019a renforc\u00e9e dans mes convictions et ma volont\u00e9 de d\u00e9fendre les droits humains. \u00bb<\/p>\n<p>HAJAR PIRI \u2013 CRIER \u201cA BAS LA DICTATURE\u201d<\/p>\n<p>Les services de renseignement de la prison centrale de Kerman ont lanc\u00e9 un raid sur la cellule d\u2019Afsaneh Bayazidi et de Hajar Piri le 1er d\u00e9cembre 2016 et saisi une partie de leurs biens. Hajar Piri a imm\u00e9diatement d\u00e9fi\u00e9 les agents en leur criant \u00ab A bas la dictature ! \u00bb. Elle a \u00e9t\u00e9 par la suite transf\u00e9r\u00e9e en isolement. Hajar Piri, 33 ans, est incarc\u00e9r\u00e9e depuis 2007 sans un seul jour de sortie. Elle est condamn\u00e9e \u00e0 17 ans de prison.<\/p>\n<p>AFSANEH BAYAZIDI \u2013 CRIER \u201cA BAS LA REPUBLIQUE ISLAMIQUE\u201d<\/p>\n<p>Afsaneh Bayazidi a \u00e9t\u00e9 violemment battue le\u00a0 7 d\u00e9cembre 2016 pour avoir d\u00e9fendu des prisonni\u00e8res que les gardiens voulaient intimider. Elle a r\u00e9agi en criant \u00ab A bas la dictature \u00bb et \u00ab A bas la R\u00e9publique islamique\u00bb ce qui a provoqu\u00e9 les gardiens de prison. Ils l\u2019ont pass\u00e9e \u00e0 tabac plus violemment que la fois pr\u00e9c\u00e9dente.<\/p>\n<p>LAVINE KARIMI \u2013 GREVE DE LA FAIM<\/p>\n<p>Lavine Karimi a entam\u00e9 une gr\u00e8ve de la faim le 21 d\u00e9cembre 2016, lorsque les autorit\u00e9s p\u00e9nitentiaires ont refus\u00e9 de la conduire \u00e0 l\u2019h\u00f4pital en d\u00e9pit de son ulc\u00e8re qui saignait. L\u2019\u00e9tudiante de 26 ans est accus\u00e9e de collaboration avec des partis kurdes d\u2019opposition.<\/p>\n<p>MARYAM NAGHASH ZARGARAN \u2013 NOEL EN PRISON<\/p>\n<p>Le parquet de T\u00e9h\u00e9ran a d\u00e9cid\u00e9 que la prisonni\u00e8re chr\u00e9tienne Maryam Naghash Zargaran ne devait pas recevoir de permission de sortie conditionnelle pour No\u00ebl et devait rester en prison. Cette chr\u00e9tienne est en prison depuis le 19 juillet 2013. Elle est gravement malade et a d\u00fb faire une gr\u00e8ve de la faim pour obtenir le droit de quitter la prison pour un traitement m\u00e9dical.<\/p>\n<p>ATENA DAEMI \u2013 REJETTER DE NOUVELLES ACCUSATIONS<\/p>\n<p>Les gardiens de la r\u00e9volution ont fait une descente au domicile d\u2019Atena Daemi le 26 novembre 2016, arr\u00eatant violemment cette militante des droits de l\u2019enfant. Ils l\u2019ont transf\u00e9r\u00e9e \u00e0 la prison d\u2019Evine pour qu\u2019elle commence \u00e0 purger sa peine de sept ans. Le 19 d\u00e9cembre 2016, Atena a fait face \u00e0 un nouveau proc\u00e8s intent\u00e9 contre elle par les gardiens de la r\u00e9volution pour \u00aboutrage au guide et aux autorit\u00e9s \u00bb et \u00ab diffusion de fausses nouvelles \u00bb.Elle a \u00e9t\u00e9 inform\u00e9e de ses accusations au parquet de la prison d\u2019Evine. Dans sa d\u00e9fense, publi\u00e9e le 25 d\u00e9cembre 2016, elle r\u00e9p\u00e8te que tous les chefs d\u2019accusation sont sans fondement.<\/p>\n<p>GOLROKH IRAEE \u2013 ARRETEE ILLEGALEMENT<\/p>\n<p>Les forces de s\u00e9curit\u00e9 ont fait irruption au domicile de Golrokh Ebrahimi Iraee dans l\u2019apr\u00e8s-midi du 24 octobre 2016, et l\u2019ont arr\u00eat\u00e9e sans mandat. Elle a \u00e9t\u00e9 emmen\u00e9e \u00e0 la prison d\u2019Evine pour purger une peine de six ans. Le 3 janvier 2017, apr\u00e8s 72 jours de gr\u00e8ve de la faim de son mari, le prisonnier politique Arash Sadeghi, Mme Iraee a \u00e9t\u00e9 lib\u00e9r\u00e9e de prison sous une caution de 600 millions de tomans, mais elle a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9e de nouveau le 25 janvier et reconduite \u00e0 Evine. Elle est actuellement \u00e0 la prison d\u2019Evine. Amnesty International a publi\u00e9 un communiqu\u00e9 pour protester contre l\u2019arrestation ill\u00e9gale de la militante des droits humains Golrokh Iraee et exiger sa lib\u00e9ration imm\u00e9diate et inconditionnelle.<\/p>\n<p><strong>REFUS DE TRAITEMENT MEDICAL, UNE PRATIQUE HABITUELLE DE TORTURE<\/strong><\/p>\n<p>La privation de traitement m\u00e9dical qui entra\u00eene une souffrance intense est une pratique courante dans les prisons iraniennes. Cela \u00e9quivaut \u00e0 de la torture en droit international. Les prisonni\u00e8res se voient refuser un traitement m\u00e9dical pour deux raisons en g\u00e9n\u00e9ral: leur arracher des aveux qui ne sont pas vrais, ou les laisser mourir \u00e0 petit feu sans avoir \u00e0 les ex\u00e9cuter.<\/p>\n<p>&#8211; Zeinab Jalalian est un cas bien connu. Les autorit\u00e9s p\u00e9nitentiaires ont refus\u00e9 de la laisser consulter un ophtalmologue et d\u2019autoriser son hospitalisation pour une chirurgie urgente de l\u2019\u0153il. Elles ont \u00e9galement refus\u00e9 ses demandes r\u00e9p\u00e9t\u00e9es de sortie m\u00e9dicale. Elle est devenue aveugle d\u2019un \u0153il et perd la vue de l\u2019autre. Cette prisonni\u00e8re politique kurde a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 25 ans en mars 2008. Elle est constamment sous pression pour faire de faux aveux t\u00e9l\u00e9vis\u00e9s.<\/p>\n<p>&#8211; En janvier et f\u00e9vrier, les autorit\u00e9s p\u00e9nitentiaires ont fait pression sur Qadriyeh Qaderi en lui ordonnant d\u2019apprendre le Coran par c\u0153ur sinon elle serait priv\u00e9e de visites. Plus t\u00f4t, le juge avait ordonn\u00e9 sa lib\u00e9ration sous une caution de 100 millions de tomans.<\/p>\n<p>&#8211; Nargess Mohammadi, vice-pr\u00e9sidente de la Ligue des d\u00e9fenseurs des droits humains, souffre d\u2019embolie pulmonaire et de paralysie musculaire. Elle doit prendre 23 m\u00e9dicaments diff\u00e9rents par jour. Elle avait \u00e9t\u00e9 rel\u00e2ch\u00e9e provisoirement sous une lourde caution parce qu\u2019elle avait prouv\u00e9 qu\u2019elle ne pouvait pas tol\u00e9rer les conditions de d\u00e9tention. Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 de nouveau arr\u00eat\u00e9e, les autorit\u00e9s de la prison ont fait obstacle \u00e0 son traitement malgr\u00e9 son \u00e9tat dangereux. \u00c0 la mi-janvier 2016, le minist\u00e8re du Renseignement a d\u00e9pos\u00e9 une nouvelle plainte contre elle parce qu\u2019elle protestait contre le comportement offensant des gardiens qui l\u2019accompagnaient \u00e0 l\u2019h\u00f4pital alors qu\u2019elle devait y \u00eatre soign\u00e9e pour ses maladies.<\/p>\n<p>&#8211; La d\u00e9tenue chr\u00e9tienne Maryam Naghash Zargaran \u00e9tait professeure de musique pour enfants et n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 inform\u00e9e de ses accusations. Elle souffre d\u2019une maladie cardiaque pour laquelle elle a subi une op\u00e9ration chirurgicale en 2005 et doit absolument rester \u00e0 l\u2019abri de tout stress. Sa maladie a \u00e9t\u00e9 compliqu\u00e9e par d\u2019autres probl\u00e8mes contract\u00e9s en prison, y compris un disque lombaire, de l\u2019arthrite dans le cou et les mains et des complications \u00e0 l\u2019oreille. Le 6 juin 2016, elle a obtenu une permission de sortie m\u00e9dicale apr\u00e8s onze jours de gr\u00e8ve de la faim. Mais le parquet n\u2019a pas accept\u00e9 de prolonger sa sortie et a menac\u00e9 de confisquer sa caution. Elle a d\u00fb retourner en prison le 27 juin 2016, sans avoir termin\u00e9 son traitement m\u00e9dical.<\/p>\n<p>&#8211; Maryam Akbari Monfared est d\u00e9tenue depuis six ans sans aucune permission de sortie. Elle subit des repr\u00e9sailles pour avoir d\u00e9pos\u00e9 une plainte officielle demandant une enqu\u00eate officielle sur les massacres de prisonniers politiques, y compris ses fr\u00e8res et sa s\u0153ur, durant l\u2019\u00e9t\u00e9 1988, a d\u00e9clar\u00e9 Amnesty International dans un communiqu\u00e9 le 3 novembre 2016. Le refus d\u2019acc\u00e8s aux soins m\u00e9dicaux suit d\u2019autres formes de repr\u00e9sailles contre elle, notamment un ordre de stopper ses visites familiales et des menaces de porter de nouvelles accusations contre elle.<\/p>\n<p>&#8211; Safieh Sadeghi a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9e en 2010 et interrog\u00e9e pendant quatre mois. Elle est rest\u00e9e sous la torture pour la forcer \u00e0 faire de fausses confessions. Mme Sadeghi souffre de complications cardiaques et r\u00e9nales. Elle est sur le point de perdre un rein. Malgr\u00e9 le diagnostic m\u00e9dical et les instructions des m\u00e9decins, les autorit\u00e9s p\u00e9nitentiaires ont emp\u00each\u00e9 son hospitalisation en ville.<\/p>\n<p><strong>DES FEMMES DETENUES DANS DES CONDITIONS EFFROYABLES<\/strong><\/p>\n<p>Les conditions de d\u00e9tention et le traitement des d\u00e9tenus en Iran sont effroyables. La situation est pire pour les femmes parce que le budget limit\u00e9 et les facilit\u00e9s allou\u00e9es \u00e0 l\u2019Organisation p\u00e9nitentiaire sont principalement r\u00e9serv\u00e9s aux hommes.<\/p>\n<p>LA PRISON DE FEMMES D\u2019EVINE<\/p>\n<p>La majorit\u00e9 des prisonni\u00e8res politiques sont d\u00e9tenues dans la section des femmes d\u2019Evine apr\u00e8s avoir termin\u00e9 le processus des interrogatoires. Elles sont priv\u00e9es d\u2019appels t\u00e9l\u00e9phoniques. La section des femmes est compos\u00e9e de trois salles dont toutes les fen\u00eatres sont scell\u00e9es. Ainsi, il n\u2019y a pas assez de lumi\u00e8re solaire pour les prisonni\u00e8res aggravant leurs maladies. Les sanitaires et la cuisine manquent de ventilation. Il n\u2019y a pas de centre m\u00e9dical d\u2019urgence pour les prisonni\u00e8res.<\/p>\n<p>Pour recevoir ses m\u00e9dicaments, une prisonni\u00e8re doit d\u2019abord obtenir une autorisation, puis attendre le jour des visites le dimanche pour donner l\u2019ordonnance \u00e0 ses parents qui ach\u00e8teront le m\u00e9dicament dans une pharmacie ext\u00e9rieure. Ensuite, elle devra attendre la prochaine visite pour recevoir les m\u00e9dicaments de sa famille. Se rendre dans un centre m\u00e9dical en ville est extr\u00eamement difficile et cela peut prendre plusieurs mois pour recevoir seulement une autorisation. Au moment o\u00f9 la d\u00e9tenue re\u00e7oit une permission de sortie m\u00e9dicale habituellement apr\u00e8s 9 ou 12 mois, sa maladie a progress\u00e9. Une fois \u00e0 l\u2019h\u00f4pital, son traitement est g\u00e9n\u00e9ralement interrompu \u00e0 mi-chemin. Chaque entr\u00e9e et sortie \u00e0 destination et en provenance de la prison n\u00e9cessite une fouille humiliante. Une prisonni\u00e8re doit \u00eatre menott\u00e9e pendant qu\u2019elle marche dans le dispensaire. La section des femmes est constamment surveill\u00e9e par des cam\u00e9ras. Chaque fois que les gardiens de prison rencontrent une protestation ou une forme de r\u00e9sistance de la part des prisonni\u00e8res, ils les menacent de les envoyer \u00e0 la prison de Qarchak..<\/p>\n<p>LA TERRIBLE PRISON DE FEMMES DE QARCHAK<\/p>\n<p>La prison de Qarchak est le principal centre de d\u00e9tention des femmes. Il est situ\u00e9 dans le d\u00e9sert de Varamine \u00e0 l\u2019est de T\u00e9h\u00e9ran dans de tr\u00e8s mauvaises conditions m\u00e9t\u00e9orologiques. On y compte 1 200 prisonni\u00e8res. Des mar\u00e9cages et des marais entourent la prison, de sorte qu\u2019elle est remplie d\u2019insectes et de rats. La prison est compos\u00e9e de sept grands hangars sombres et sales. Chaque hangar compte entre 150 et 200 prisonni\u00e8res. Il n\u2019y a assez de lits que pour quelques dizaines de personnes et les autres doivent dormir par terre entre les lits jusqu\u2019\u00e0 la porte des toilettes. Les prisonni\u00e8res ne sont pas s\u00e9par\u00e9es selon la gravit\u00e9 des d\u00e9lits commis. Les condamn\u00e9es \u00e0 mort sont avec les autres. Les prisonni\u00e8res sont affam\u00e9es la plupart du temps vu la petite quantit\u00e9 de nourriture et son horrible qualit\u00e9. L\u2019hygi\u00e8ne y est d\u00e9plorable. Les maladies infectieuses du VIH et de l\u2019h\u00e9patite sont end\u00e9miques. Les prisonni\u00e8res malades sont d\u00e9tenues avec les autres. Chaque hangar compte 189 d\u00e9tenues, n\u2019a que quatre toilettes et quatre douches. Habituellement, deux des douches et un WC sont hors de service. Les douches ont de l\u2019eau chaude seulement une heure dans la journ\u00e9e et la plupart des prisonni\u00e8res doivent se laver \u00e0 l\u2019eau froide. De plus, l\u2019eau est coup\u00e9e pendant la majeure partie de la journ\u00e9e. Les prisonni\u00e8res boivent de l\u2019eau, lavent la vaisselle et les v\u00eatements dans les m\u00eames douches et toilettes.<\/p>\n<p>En l\u2019absence de suffisamment de toilettes pour les prisonni\u00e8res, il y a des d\u00e9jections sur le sol du hangar. Beaucoup de prisonni\u00e8res sont chauves parce que l\u2019endroit est sale et qu\u2019il n\u2019y a rien pour le nettoyer. Les d\u00e9tenues se rasent les cheveux pour \u00e9viter les poux. L\u2019eau de Qarchak est saum\u00e2tre et les d\u00e9tenues boivent et lavent leurs vaisselles et leurs v\u00eatements avec la m\u00eame eau qui ne dissout pas le savon. Ainsi, elles contractent diverses maladies de peau. En juin 2015, il n\u2019y a pas eu d\u2019eau pendant au moins quatre jours. En ao\u00fbt 2015, le syst\u00e8me d\u2019\u00e9gouts \u00e9tait bouch\u00e9. Il n\u2019y a pas de ventilation dans les hangars. Il n\u2019y a pas de soins m\u00e9dicaux \u00e0 la prison de Qarchak. Le soi-disant dispensaire de la prison ne fait rien m\u00eame en cas d\u2019urgence. Il y a peu, une des prisonni\u00e8res est morte en accouchant parce qu\u2019il n\u2019y avait pas de gardiens pour l\u2019emmener \u00e0 l\u2019h\u00f4pital. R\u00e9cemment, en janvier 2017, Shiva Fekri a perdu la vie \u00e0 la prison de Qarchak en raison d\u2019hypertension art\u00e9rielle et de privation de soins n\u00e9cessaires. Il y a eu un cas o\u00f9 une prisonni\u00e8re probl\u00e9matique a viol\u00e9 et tu\u00e9 sa compagne de cellule avec une lampe fluorescente. Les gardiens ont profit\u00e9 de cette prisonni\u00e8re pour menacer les autres. Les jeunes femmes sont \u00e9galement viol\u00e9es par des gardiens.<\/p>\n<p>PRISON DE RADJA\u00cf-CHAHR A KARADJ<\/p>\n<p>La prison de Radja\u00ef-chahr \u00e0 Karadj est l\u2019endroit suivant o\u00f9 le plus grand nombre de femmes sont d\u00e9tenues. Actuellement, il y a 200 d\u00e9tenues dans cette prison, avec une vari\u00e9t\u00e9 de d\u00e9lits. Il y a seulement une douche et un WC. Habituellement, il n\u2019y a pas d\u2019eau et les prisonni\u00e8res ne peuvent utiliser la salle de bain qu\u2019\u00e0 des heures pr\u00e9cises et limit\u00e9es. L\u2019eau chaude n\u2019est disponible qu\u2019une heure par jour et le reste de la journ\u00e9e, elles doivent prendre des douches froides. En raison de la pr\u00e9sence de criminelles dangereuses, des affrontements sanglants, des viols et des meurtres sont fr\u00e9quents dans cette prison. La situation dans d\u2019autres prisons avec de plus petits groupes de d\u00e9tenues est encore pire et les prisonni\u00e8res sont trait\u00e9es plus arbitrairement.<\/p>\n<p><strong>VIOLATIONS DES DROITS DES MINORITES RELIGIEUSES ET ETHNIQUES<\/strong><\/p>\n<p>Les membres des minorit\u00e9s sont poursuivis non seulement pour leurs activit\u00e9s mais aussi pour leur identit\u00e9 religieuse ou ethnique. Pendant la p\u00e9riode \u00e9tudi\u00e9e dans ce rapport (de mars 2016 \u00e0 f\u00e9vrier 2017), un grand nombre de jeunes Kurdes ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9es et d\u00e9tenues pour leurs activit\u00e9s pr\u00e9sum\u00e9es dans des partis kurdes d\u2019opposition.<\/p>\n<p>En outre, un grand nombre de jeunes femmes ont \u00e9t\u00e9 expuls\u00e9es d\u2019universit\u00e9s et priv\u00e9es d\u2019\u00e9tudes en raison de leur foi baha\u00efe. Beaucoup de couples ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s et lourdement condamn\u00e9s pour \u00eatre baha\u00efs.<\/p>\n<p>ARRESTATIONS ET DETENTIONS<\/p>\n<p>&#8211; Au moins 22 femmes kurdes sont emprisonn\u00e9es dans les prisons \u00e0 travers le pays.<\/p>\n<p>&#8211; Au moins cinq chr\u00e9tiennes et 31 baha\u00efes ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9es et incarc\u00e9r\u00e9es au cours de la p\u00e9riode \u00e9tudi\u00e9e.<\/p>\n<p>PAS DE RITUELS DE MINORITES<\/p>\n<p>&#8211; Les forces de s\u00e9curit\u00e9 ont attaqu\u00e9 et ferm\u00e9 des \u00ab\u00e9glises \u00e0 domicile \u00bb \u00e0 Racht, Chiraz et Karadj.<\/p>\n<p>&#8211; Des agents ont emp\u00each\u00e9 les chr\u00e9tiens de c\u00e9l\u00e9brer les f\u00eates de No\u00ebl et confisqu\u00e9 le mobilier et l\u2019\u00e9quipement des \u00e9glises \u00e0 domicile.<\/p>\n<p>&#8211; En repr\u00e9sailles \u00e0 la c\u00e9l\u00e9bration du Nouvel An persan, \u201cNorouz\u201d, \u00e0 Sanandaj (capitale de la province iranienne du Kurdistan), 22 militantes civiles kurdes ont \u00e9t\u00e9 convoqu\u00e9es pour \u00eatre interrog\u00e9es. Le domicile d\u2019une de ces femmes a \u00e9t\u00e9 perquisitionn\u00e9 et ses biens confisqu\u00e9s.<\/p>\n<p>&#8211; Les baha\u00efs ne sont pas autoris\u00e9s \u00e0 enterrer leurs morts dans les endroits de leur choix. Apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s de Mme Pouran Enayati \u00e0 Tabriz, sa famille n\u2019a re\u00e7u aucun permis d\u2019inhumation et elle a \u00e9t\u00e9 enterr\u00e9e arbitrairement dans un cimeti\u00e8re \u00e9loign\u00e9 pr\u00e8s de Miandoab.<\/p>\n<p>NI EDUCATION NI COMMERCES<\/p>\n<p>&#8211; Au moins 48 jeunes femmes titulaires d\u2019une licence ou d\u2019une ma\u00eetrise ont \u00e9t\u00e9 priv\u00e9es de poursuivre leurs \u00e9tudes en raison\u00a0 de leur foi baha\u00efe et renvoy\u00e9es de leurs universit\u00e9s.<\/p>\n<p>&#8211; Azita Rafizadeh, m\u00e8re d\u2019un gar\u00e7on de 6 ans, et son mari sont actuellement incarc\u00e9r\u00e9s pour avoir enseign\u00e9 \u00e0 l\u2019Institut baha\u00ef pour l\u2019enseignement sup\u00e9rieur.<\/p>\n<p>&#8211; Les entreprises baha\u00efes sont inspect\u00e9es et ferm\u00e9es. Mme Sara Akhlaghi, une baha\u00efe de Chiraz, poss\u00e9dait une boutique de robes de mari\u00e9e qui a \u00e9t\u00e9 ferm\u00e9e par la police pendant un mois. Le 15 juin 2016, elle a \u00e9t\u00e9 convoqu\u00e9e au tribunal et arr\u00eat\u00e9e sur place.<\/p>\n<p>&#8211; Une femme d\u2019Ahl-e Hagh du nom de Fatemeh Jaderi Jalilvand, qui travaillait pour le minist\u00e8re de l\u2019\u00c9ducation \u00e0 Kermanchah, a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 licenci\u00e9e de son poste.<\/p>\n<p><strong>LES FEMMES ORGANISENT PLUS DE 100 MANIFESTATIONS MALGRE UNE DURE R\u00c9PRESSION<\/strong><\/p>\n<p>La r\u00e9pression des femmes en Iran, leur arrestation et leur incarc\u00e9ration n\u2019ont pu emp\u00eacher leur activisme et leurs protestations. Elles ont au contraire poursuivi de fa\u00e7on plus persistante leurs justes revendications en prenant part aux protestations et en jouant un r\u00f4le toujours plus actif dans l\u2019opposition aux politiques en vigueur. Diverses couches de femmes ont organis\u00e9 plus d\u2019une centaine de manifestations l\u2019an pass\u00e9.<\/p>\n<p>32<\/p>\n<p>MERES DE VICTIMES D\u2019EXECUTIONS ET DE PRISONNIERS POLITIQUES<\/p>\n<p>Les m\u00e8res militantes ont organis\u00e9 32 actes de protestation l\u2019an dernier. Elles ont comm\u00e9mor\u00e9 les anniversaires de mort de leurs proches et des victimes des ex\u00e9cutions.<\/p>\n<p>Elles ont particip\u00e9 \u00e0 des manifestations devant la prison d\u2019Evine \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran, particip\u00e9 \u00e0 la c\u00e9r\u00e9monie d\u2019anniversaire des victimes du massacre de 1988 et aussi aux rassemblements de protestation pour la lib\u00e9ration des d\u00e9tenu-e-s politiques.<\/p>\n<p>26<\/p>\n<p>EN SOUTIEN AUX PRISONNIER-E-S POLITIQUES ET DE CONSCIENCE<\/p>\n<p>26 rassemblements de protestation ont \u00e9t\u00e9 organis\u00e9s l\u2019an dernier pour soutenir les prisonnier-e-s politiques et d\u2019opinion. Ces rassemblements se sont d\u00e9roul\u00e9s \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran devant le parlement des mollahs (Majlis), la prison d\u2019Evine, le bureau de l\u2019ONU, le minist\u00e8re de la Justice, etc. \u00c0 trois reprises, les rassemblements ont \u00e9t\u00e9 violemment attaqu\u00e9s. Les forces de s\u00e9curit\u00e9 ont battu les manifestantes \u00e0 coups de matraques et de b\u00e2tons \u00e9lectriques. Plus de 20 femmes ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9es devant le parlement et une trentaine de femmes devant le bureau de l\u2019ONU \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran.<\/p>\n<p>30<\/p>\n<p>LES ENSEIGNANTES ET PERSONNELS DE L\u2019EDUCATION<\/p>\n<p>Les enseignantes et les employ\u00e9es du minist\u00e8re de l\u2019\u00c9ducation ont organis\u00e9 30 manifestations l\u2019an pass\u00e9. Les femmes ont jou\u00e9 un r\u00f4le de premier plan dans ces manifestations pour exiger la lib\u00e9ration d\u2019Isma\u00ebl Abdi, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du syndicat des enseignants, protester contre les violations des droits des enseignants, contre l\u2019in\u00e9galit\u00e9 dans l\u2019emploi, leurs bas salaires, les maigres pensions de retraite et contre les conditions de vie d\u00e9plorables.<\/p>\n<p>8<\/p>\n<p>LES ETUDIANTES<\/p>\n<p>Les \u00e9tudiantes ont organis\u00e9 huit manifestations dans les espaces r\u00e9serv\u00e9s aux \u00e9tudes. Le manque de s\u00e9curit\u00e9 et les mauvaises conditions de vie dans les r\u00e9sidences universitaires, les pressions pour le voile obligatoire, les r\u00e8gles disciplinaires s\u00e9v\u00e8res et la discrimination \u00e0 l\u2019\u00e9gard des filles figurent au nombre de ces manifestations.<\/p>\n<p>11<\/p>\n<p>MILITANTES DES DROITS CIVILS ET DE L\u2019ENVIRONMENT<\/p>\n<p>Des activistes des droits civils et de l\u2019environnement ont jou\u00e9 un r\u00f4le actif et de premier plan dans 11 manifestations en faveur de la protection de l\u2019environnement, contre la p\u00e9nurie d\u2019eau potable, le nombre \u00e9lev\u00e9 d\u2019accidents de la route \u00e0 Piranchahr, la l\u00e9gislation antisyndicale pour changer les lois du travail, l\u2019absence de r\u00e9ponse du gouvernement aux demandes de logements, et l\u2019interdiction faite aux femmes de faire du v\u00e9lo en public.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>LE SORT DES DIRIGEANTS IRANIENS LI\u00c9 A LA REPRESSION DES FEMMES<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Le voile et le code vestimentaire obligatoires sont l\u2019un des principaux piliers de la r\u00e9pression des femmes en Iran. Conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019article 102 du Code p\u00e9nal adopt\u00e9 en 1983, les femmes qui apparaissent en public et dans les rues sans voile religieux sont passibles de 74 coups de fouet. Ces 38 derni\u00e8res ann\u00e9es, au moins 26 organismes gouvernementaux ont \u00e9t\u00e9 charg\u00e9s d\u2019imposer le voile dans la soci\u00e9t\u00e9. Chaque ann\u00e9e, ils prennent de nouvelles mesures pour mener \u00e0 bien cette t\u00e2che.<\/p>\n<p>Les patrouilles du vice, les patrouilles invisibles, la police des montagnes, la police des plages, la police de rue, etc., font partie des organes form\u00e9s en 2016 pour surveiller plus \u00e9troitement les femmes dans tous les milieux sociaux. Un accent particulier a \u00e9t\u00e9 mis sur les activit\u00e9s du \u201cFront du voile et de la vertu\u201d regroupant 301 instituts dans tout le pays pour restreindre encore plus la marge de man\u0153uvre des femmes dans la soci\u00e9t\u00e9. Des centaines de rassemblements ont eu lieu dans la capitale et en province et de vastes affiches ont \u00e9t\u00e9 install\u00e9es par ces organes pour promouvoir le voile obligatoire.<\/p>\n<p>&#8211; Une nouvelle \u00e9tape de l\u2019activit\u00e9 des \u201cpatrouilles du vice\u201d a d\u00e9but\u00e9 le 16 avril 2016 \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran pour s\u00e9vir contre les mal-voil\u00e9es et les non-voil\u00e9es en voiture. Le chef de la police de T\u00e9h\u00e9ran a \u00e9galement annonc\u00e9 le 18 avril 2016 que 7000 agents de s\u00e9curit\u00e9 en civil avaient \u00e9t\u00e9 d\u00e9ploy\u00e9s pour mettre en \u0153uvre le plan de s\u00e9curit\u00e9 morale dans la capitale. Il a ajout\u00e9 que l\u2019une de leurs quatre t\u00e2ches principales \u00e9tait de surveiller et de signaler les femmes qui se d\u00e9barrassent de leur voile en voiture.<\/p>\n<p>&#8211; Des centaines de nouveaux conseils charg\u00e9s de la promotion de la vertu et de la prohibition du vice ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9s dans les bureaux et les branches des minist\u00e8res de toutes les provinces. 136 conseils de ce type ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9s dans la province de Hamedan, une centaine dans la province de Lorestan, etc.<\/p>\n<p>&#8211; La police dans les villes du pays a signal\u00e9 la mise en fourri\u00e8re de voitures et des \u00e9changes tendus avec les propri\u00e9taires de v\u00e9hicules dont les passag\u00e8res avaient laiss\u00e9 tomber leurs voiles. Des milliers de voitures ont \u00e9t\u00e9 confisqu\u00e9es l\u2019an dernier indiquant combien les femmes s\u2019opposent au voile obligatoire. Les m\u00e9dias et la presse officiels ont signal\u00e9 la saisie de plus de 1300 voitures dans la province d\u2019Alborz, 215 v\u00e9hicules \u00e0 Chahar Mahal-e-Bakhtiari, 180 voitures \u00e0 Hamedan et 300 dans la province de Kerman, alors que d\u2019autres informations n\u2019avancent pas de nombre mais indiquent l\u2019application du plan.<\/p>\n<p>&#8211; Il y a eu de nombreux plans en \u00e9t\u00e9 et pendant les vacances pour emp\u00eacher les femmes de se baigner et limiter leur pr\u00e9sence sur les plages des provinces c\u00f4ti\u00e8res. De tels plans ont re\u00e7u davantage de budget, de forces et d\u2019\u00e9quipements pour intensifier la r\u00e9pression des femmes. Le plan \u00abGuilan Mehr\u00bb a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9 dans 140 lieux de loisirs de la province de Guilan et le long de la mer Caspienne. Le commandant de police de la province de Mazandaran dans le nord a \u00e9galement annonc\u00e9 que 780 unit\u00e9s motoris\u00e9es patrouillaient partout.<\/p>\n<p>&#8211; Le mannequinat a \u00e9t\u00e9 interdit en Iran en octobre 2016. La police avait d\u00e9j\u00e0 s\u00e9vi contre les femmes et les branches associ\u00e9es au travail de mod\u00e8les et mannequins au mois de mai.<\/p>\n<p>Une op\u00e9ration baptis\u00e9e \u00ab Araign\u00e9e 2 \u00bb avait \u00e9t\u00e9 mont\u00e9e pour s\u00e9vir dans les m\u00e9dias sociaux et remonter jusqu\u2019aux femmes posant sans foulard. Huit femmes avaient \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9es en mai, 59 photographes et maquilleuses, 58 mannequins, 51 patrons de studio de d\u00e9fil\u00e9s et d\u2019autres personnes avaient \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s et sanctionn\u00e9s \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran.<\/p>\n<p>Des op\u00e9rations similaires ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9es \u00e0 Chiraz, Tabriz, Ardebil, Machad, au Kurdistan, \u00e0 Zahedan, Arak et Qazvine o\u00f9 au moins 90 femmes ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9es et 250 boutiques, studios de photographies et ateliers ont \u00e9t\u00e9 ferm\u00e9s par les municipalit\u00e9s et la police.<\/p>\n<p>&#8211; Des milliers de magasins ont \u00e9t\u00e9 ferm\u00e9s l\u2019an dernier dans tout le pays pour avoir vendu des v\u00eatements ne corrrespondant pas au du code vestimentaire obligatoire. A titre d\u2019illustration, le commandant de police Sadjedinia a d\u00e9clar\u00e9 que ses agents avaient ferm\u00e9 plus de 4.400 boutiques en un an. Les robes transparentes, de haute-couture ou sans fermeture ainsi que les chemisiers et robes portant des inscriptions \u00e9trang\u00e8res sont consid\u00e9r\u00e9s ind\u00e9cents par le r\u00e9gime iranien.<\/p>\n<p>&#8211; Le commandant de police Hossein Achtari a d\u00e9clar\u00e9 que \u00ab 2000 femmes sont arr\u00eat\u00e9es chaque jour \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran et en province pour \u00eatre mal-voil\u00e9es \u00bb.<\/p>\n<p>&#8211; Le minist\u00e8re de l\u2019Enseignement sup\u00e9rieur a ordonn\u00e9 \u00e0 toutes les universit\u00e9s en aout 2016 de former des commissions du voile et de pr\u00e9senter leurs plans sur trois axes : informer, orienter et s\u00e9vir. Les commissions du voile dans les universit\u00e9s doivent informer le minist\u00e8re de leurs mesures tous les trois mois .<\/p>\n<p>Par exemple, le Conseil des services aux \u00e9tudiants en Iran a annonc\u00e9 qu\u2019une centaine d\u2019\u00e9tudiantes avaient \u00e9t\u00e9 convoqu\u00e9es par le conseil de discipline de l\u2019universit\u00e9 des sciences de l\u2019industrie en f\u00e9vrier 2016 parce qu\u2019elles \u00e9taient mal-voil\u00e9es et 360 autres en janvier. Le conseil a \u00e9galement annonc\u00e9 que 150 \u00e9tudiantes de T\u00e9h\u00e9ran avaient \u00e9t\u00e9 convoqu\u00e9es par les conseils de discipline en janvier et f\u00e9vrier 2016.<\/p>\n<p><strong>LES MARIAGES DE FILLETTES AUGMENTENT<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Les mariages pr\u00e9coces sont devenus un v\u00e9ritable probl\u00e8me en Iran puisqu\u2019ils sont permis par la loi. Le mariage est une des causes principales de l\u2019abandon de l\u2019\u00e9cole par les jeunes filles. Il entraine aussi des suicides et des fugues d\u2019adolescentes cherchant \u00e0 \u00e9chapper au mariage forc\u00e9.<\/p>\n<p>Le r\u00e9gime iranien a fix\u00e9 l\u2019\u00e2ge l\u00e9gal du mariage des filles \u00e0 13 ans et sur le plan religieux, il estime licite le mariage des fillettes d\u00e8s 9 ans. C\u2019est donc la cause principale sous-jacente \u00e0 ce probl\u00e8me. Or l\u2019Iran a sign\u00e9 la Convention sur les droits des enfants.<\/p>\n<p>&#8211; Les statistiques tir\u00e9es du recensement national indiquent que 37.117 fillettes de moins de 15 ans ont \u00e9t\u00e9 mari\u00e9es l\u2019an dernier. 1511 de moins de 15 ans ont eu un enfant.<\/p>\n<p>&#8211; Selon le directeur g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019\u00e9tat-civil du Kurdistan, 339 mariages de filles de moins de 15 ans ont \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9s dans cette province. L\u2019\u00e2ge des filles varie de 10 \u00e0 14 ans. (Site Kurd Today, 20 d\u00e9cembre 2016)<\/p>\n<p>&#8211; Six filles de moins de 10 ans ont \u00e9t\u00e9 mari\u00e9es en une ann\u00e9e au Kurdistan. 164 autres filles ont \u00e9t\u00e9 mari\u00e9es \u00e0 des hommes ayant vingt ans de plus qu\u2019elles. (Agence Irna, 19 mai 2016)<\/p>\n<p>&#8211; Dans la ville d\u2019Ahar, de la province d\u2019Azerba\u00efdjan de l\u2019est, 114 filles de moins de 15 ans ont \u00e9t\u00e9 mari\u00e9es entre mars 2015 et mars 2016.<\/p>\n<p>&#8211; Un autre responsable d\u2019Azerba\u00efdjan de l\u2019est a annonc\u00e9 le 27 janvier 2017 que durant la m\u00eame p\u00e9riode, 3.944 filles de moins de 15 ans avaient \u00e9t\u00e9 mari\u00e9es dans cette province.<\/p>\n<p>&#8211; Selon le quotidien r\u00e9gional Shahrvand, dans le village de Pesk-e Sofla dans la province d\u2019Azerba\u00efdjan de l\u2019est, les filles sont fianc\u00e9es entre 7 et 11 ans. (Agence Mehr, 23 juillet 2016)<\/p>\n<p>&#8211; Il a aussi \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9 que des filles de 12 \u00e0 13 ans sont mari\u00e9es \u00e0 des hommes ayant d\u00e9j\u00e0 plusieurs \u00e9pouses dans la province du Sistan-Balouchistan (sud-est de l\u2019Iran) en raison de la mis\u00e8re noire. Aussi lorsqu\u2019elles atteignent 20 ans, leur mari ont 70 ou 80 ans. (Agence Ilna, 27 janvier 2017)<\/p>\n<p>&#8211; En f\u00e9vrier 2016, le comit\u00e9 de l\u2019ONU sur les droits des enfants a critiqu\u00e9 T\u00e9h\u00e9ran en se disant \u00ab gravement pr\u00e9occup\u00e9 par des informations sur un nombre croissant de fillettes \u00e2g\u00e9es de 10 ans et parfois moins, soumises \u00e0 des mariages pr\u00e9coces et forc\u00e9s \u00e0 des hommes bien plus \u00e2g\u00e9s. \u00bb<\/p>\n<p><strong>UN DIVORCE TOUTES LES 4 MINUTES<\/strong><\/p>\n<p>La discrimination et l\u2019in\u00e9galit\u00e9 en Iran se manifestent sous la forme de violences domestiques, de mariages forc\u00e9s, de violations des droits les plus fondamentaux et d\u2019un manque de soutien gouvernemental pour les femmes dans un contexte de pauvret\u00e9, de ch\u00f4mage et de faillite \u00e9conomique, ce qui pr\u00e9pare le terrain \u00e0 un taux \u00e9lev\u00e9 de divorces dans la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019aujourd\u2019hui qui compte actuellement un divorce toutes les quatre minutes.<\/p>\n<p>&#8211; Sur la base du registre national du recensement de l\u2019Iran, 500 couples divorcent tous les jours \u00e0 travers le pays. Plus de 80 % des demandeurs de divorce sont des femmes. Un mariage sur quatre en Iran conduit au divorce. En d\u2019autres termes, toutes les trois minutes et 45 secondes, un couple divorce. (Site Quds Online, 28 mai 2016)<\/p>\n<p>&#8211; Le taux de divorce a atteint 50 % dans certaines provinces. Dans le seul T\u00e9h\u00e9ran, 90 couples divorcent tous les jours selon le chef de l\u2019Organisation nationale de la protection sociale. (Agence ISNA, 2 mai 2016)<\/p>\n<p>-Le directeur g\u00e9n\u00e9ral des Affaires familiales au minist\u00e8re de la Jeunesse et des Sports, Nasser Sobhi, a annonc\u00e9 que 19 divorces ont lieu toutes les heures et 450 toutes les 24 heures \u00e0 travers le pays. (Agence IRNA, 3 janvier 2017)<\/p>\n<p>&#8211; Le directeur g\u00e9n\u00e9ral des Affaires familiales au minist\u00e8re de la Jeunesse et des Sports, Nasser Sobhi, a annonc\u00e9 que 19 divorces ont lieu toutes les heures et 450 toutes les 24 heures \u00e0 travers le pays. (Agence IRNA, 3 janvier 2017)<\/p>\n<p>&#8211; Hassan Nayyeri, directeur g\u00e9n\u00e9ral du Registre du recensement de la province de Khorassan, a d\u00e9clar\u00e9 le 2 mai 2016 :<\/p>\n<p>10.317 divorces ont eu lieu dans la seule ville de Machad de mars 2015 \u00e0 mars 2016.<\/p>\n<p><strong>SUICIDES DE FEMMES : 3e AU MONDE, 1er AU MOYEN-ORIENT<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019Iran occupe le troisi\u00e8me rang au monde et le premier au Moyen-Orient en termes de suicide des femmes. Les femmes sont sous pression constante pour leurs v\u00eatements. Elles sont soumises \u00e0 l\u2019in\u00e9galit\u00e9 et \u00e0 la discrimination. Elles sont priv\u00e9es de possibilit\u00e9s d\u2019emploi et sont humili\u00e9es de diverses mani\u00e8res. Selon des \u00e9tudes r\u00e9centes, les Iraniennes font de l\u2019immolation par le feu, la m\u00e9thode la plus courante de suicide. En voici quelques exemples:<\/p>\n<p>&#8211; Une femme enceinte de 26 ans s\u2019est immol\u00e9e par le feu avant de d\u00e9c\u00e9der le 6 f\u00e9vrier 2016 \u00e0 Marivan.<\/p>\n<p>&#8211; Trois soeurs, \u00e2g\u00e9es de 43 \u00e0 50 ans, ont ouvert la vanne de gaz dans leur appartement de T\u00e9h\u00e9ran et ont perdu la vie. (Site Mizan Online, le 1 mars 2016)<\/p>\n<p>&#8211; Le\u00efla, 10 ans, s\u2019est suicid\u00e9e dans un village du Kurdistan. (14 avril 2016)<\/p>\n<p>&#8211; Une femme enceinte, \u00e2g\u00e9e de 35 ans, s\u2019est immol\u00e9e par le feu dans un parc \u00e0 Fassa, dans la province de Fars. (Site Tabnak, 24 avril 2016)<\/p>\n<p>&#8211; Une femme de 71 ans s\u2019est pendue avec son foulard \u00e0 Dezfoul. (Agence Mehr, 21 mai 2016)<\/p>\n<p>&#8211; Une fille de 16 ans s\u2019est pendue dans les toilettes de son lyc\u00e9e \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran. (7 juin 2016)<\/p>\n<p>&#8211; Mahasti, une jeune fille de 12 ans de Kamyaran, a mis fin \u00e0 ses jours afin d\u2019\u00e9chapper \u00e0 la pression de sa grand-m\u00e8re qui voulait la marier \u00e0 un handicap\u00e9 et retard\u00e9 mental \u00e2g\u00e9 de 25 ans. (1er ao\u00fbt 2016)<\/p>\n<p>&#8211; Deux jeunes filles se sont jet\u00e9es d\u2019un toit \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran et ont perdu la vie. (Agence Mehr, 13 ao\u00fbt 2016)<\/p>\n<p>&#8211; Une jeune fille de 19 ans s\u2019est immol\u00e9e par le feu \u00e0 Sanandaj. Elle est d\u00e9c\u00e9d\u00e9e dans un h\u00f4pital de Tabriz. (5 septembre 2016)<\/p>\n<p>&#8211; Une femme \u00e2g\u00e9e de 30 ans s\u2019est arros\u00e9e de k\u00e9ros\u00e8ne et y a mis le feu sur le boulevard Kechavarz \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran. (5 septembre 2016)<\/p>\n<p>&#8211; Saadat Reza\u2019i, m\u00e8re d\u2019un enfant d\u2019un an, s\u2019est immol\u00e9e par le feu et a perdu la vie. (14 novembre 2016)<\/p>\n<p><strong>SEGREGATION ET DISCRIMINATION SEXUELLES PARTOUT<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019une des manifestations les plus marquantes de la discrimination des femmes en Iran est l\u2019institutionnalisation de la s\u00e9gr\u00e9gation sexuelle dans la structure sociale privant les femmes de leurs activit\u00e9s les plus naturelles. Ainsi, les femmes sont marginalis\u00e9es, exclues et, par cons\u00e9quent, discrimin\u00e9es, r\u00e9prim\u00e9es et doublement opprim\u00e9es. En voici des exemples au cours de 2016 :<\/p>\n<p>&#8211; Le cyclisme f\u00e9minin a \u00e9t\u00e9 interdit dans les lieux publics \u00e0 Machad, Ispahan, au Kurdistan et dans d\u2019autres villes.<\/p>\n<p>&#8211; Le cyclisme f\u00e9minin a \u00e9t\u00e9 qualifi\u00e9 de m\u00e9fait au m\u00eame titre que le trafic de drogue qui viole la s\u00e9curit\u00e9 nationale. (Mollah Youssef Tababa\u00ef-Nejad, repr\u00e9sentant de Khamenei \u00e0 Ispahan, site Aftab, 14 mai 2016)<\/p>\n<p>&#8211; Le premier train r\u00e9serv\u00e9 aux femmes a commenc\u00e9 \u00e0 rouler le 4 avril 2016 sur la ligne T\u00e9h\u00e9ran-Machad.<\/p>\n<p>&#8211; L\u2019ouverture de restaurants pr\u00e8s de salon de coiffures pour dames et de lyc\u00e9es pour filles est d\u00e9sormais ill\u00e9gale. (Agence ISNA, 7 avril 2016)<\/p>\n<p>&#8211; Aucune cr\u00e8che n\u2019est plus autoris\u00e9e \u00e0 pratiquer des baignades mixtes. Si une cr\u00e8che commet cette infraction, elle sera ferm\u00e9e. (Agence Tasnim, 18 juillet 2016)<\/p>\n<p>&#8211; Le minist\u00e8re des Sciences et de l\u2019Enseignement sup\u00e9rieur a annonc\u00e9 qu\u2019il ne donnerait aucune autorisation pour des campings mixtes d\u2019\u00e9tudiants. (Agence Mehr, 21 ao\u00fbt 2016)<\/p>\n<p><strong>LA MUSIQUE ET<\/strong> <strong>LES ARTS INTERDITS<\/strong> <strong>AUX FEMMES<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019un des domaines o\u00f9 les femmes sont le plus discrimin\u00e9es et exclues est la musique. Les lois patriarcales excluent souvent les femmes des sc\u00e8nes et les marginalisent.<\/p>\n<p>&#8211; Les forces de s\u00e9curit\u00e9 \u00e0 Sanandaj ont annul\u00e9 une soir\u00e9e po\u00e9sie kurde parrain\u00e9e par une po\u00e8te kurde \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de cette ville le 4 mars 2016.<\/p>\n<p>&#8211; Les femmes jouant dans l\u2019orchestre Hafez Nazeri n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9es \u00e0 se produire \u00e0 leur concert \u00e0 Ispahan. (Site Khabar Online, 7 mai 2016)<\/p>\n<p>&#8211; Le bureau de s\u00e9curit\u00e9 (Harassat) de la province de Mazandaran a annonc\u00e9 qu\u2019il est absolument interdit d\u2019organiser des concerts mixtes ou des campings mixtes. (23 mai 2016)<\/p>\n<p>&#8211; La musicienne Melani Avanessian a \u00e9t\u00e9 emp\u00each\u00e9e de monter sur sc\u00e8ne pour jouer au concert de Parizad. (Agence Fars, 26 d\u00e9cembre 2016)<\/p>\n<p><strong>DISCRIMINATION CONTRE LES FEMMES DANS L\u2019\u00c9DUCATION ET L\u2019EMPLOI<\/strong><\/p>\n<p>Les Iraniennes sont syst\u00e9matiquement discrimin\u00e9es et exclues des domaines de l\u2019enseignement et du march\u00e9 du travail. Les parlementaires du r\u00e9gime iranien cherchent \u00e0 pousser les femmes chez elles et font valoir qu\u2019il n\u2019y a pas de possibilit\u00e9s pour elles sur le march\u00e9 du travail. Par cons\u00e9quent, ils justifient \u00e9galement les restrictions \u00e0 l\u2019\u00e9ducation des femmes. En 2012, le r\u00e9gime iranien a mis en place un vaste programme de quotas de genre dans les universit\u00e9s et a priv\u00e9 les filles de s\u2019inscrire dans 77 mati\u00e8res de licences.<\/p>\n<p>La discrimination \u00e0 l\u2019\u00e9gard des femmes dans l\u2019emploi les oblige \u00e0 accepter des emplois non officiels avec des salaires plus bas. Selon le Forum \u00e9conomique mondial, l\u2019Iran se classe au 141e rang sur 145 pays en mati\u00e8re d\u2019\u00e9cart hommes\/femmes.<\/p>\n<p>Le r\u00e9gime iranien publie des chiffres totalement incoh\u00e9rents. Toutefois, les chiffres confirment l\u2019\u00e9tat d\u00e9plorable de la participation des femmes dans la vie \u00e9conomique en Iran. Un ancien d\u00e9put\u00e9 a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que plus de 2,5 millions de femmes sont \u00e0 la recherche d\u2019un emploi mais elles souffrent de pauvret\u00e9, puisqu\u2019elles ne peuvent y rem\u00e9dier.<\/p>\n<p>Soheila Jelodarzadeh, qui s\u2019exprimait le 25 avril 2016, a parl\u00e9 d\u2019une situation d\u00e9sastreuse, ajoutant que l\u2019une des principales pr\u00e9occupations des femmes qui\u00a0 travaillent est le manque de s\u00e9curit\u00e9 de l\u2019emploi. Elle a not\u00e9 que \u00ab 36 ans apr\u00e8s la r\u00e9volution, on ne sait toujours pas si les femmes doivent travailler ou non. La majorit\u00e9 des travailleuses et des entreprises \u00e9conomiques et de production n\u2019ont pas de contrats d\u2019emploi et si elles en donnent un, ce n\u2019est que pour un \u00e0 trois mois. \u00bb<\/p>\n<p>Les statistiques suivantes sont parues dans les m\u00e9dias officiels. \u00c0 la lumi\u00e8re de la forte censure qui pr\u00e9vaut en Iran et de la politique de dissimulation des autorit\u00e9s, il faut consid\u00e9rer ces chiffres comme \u00e9tant bien inf\u00e9rieurs \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>&#8211; Le taux moyen de participation de la main-d\u2019\u0153uvre f\u00e9minine est de 50% dans le monde et de 20% au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. En Iran, ce taux est pass\u00e9 de 17 % en 2005 \u00e0 12 % en 2014.<\/p>\n<p>)Site du Centre de statistiques(<\/p>\n<p>&#8211; Deux millions de filles ont d\u00e9croch\u00e9 des dipl\u00f4mes universitaires ces vingt derni\u00e8res ann\u00e9es. Cependant, le taux de ch\u00f4mage des femmes a augment\u00e9. Leur participation \u00e9conomique est \u00e9galement pass\u00e9e de 39,5 \u00e0 27%.<\/p>\n<p>(Soussan Bastani, adjointe aux \u00e9tudes strat\u00e9giques \u00e0 la direction des affaires f\u00e9minines et familiales de Rohani, agence ISNA, 13 f\u00e9vrier 2016)<\/p>\n<p>&#8211; Entre 2009 et 2013, une moyenne de 100 000 femmes ont \u00e9t\u00e9 mises \u00e0 pied chaque ann\u00e9e.<\/p>\n<p>(Minist\u00e8re du Travail, 7 f\u00e9vrier 2016)<\/p>\n<p>&#8211; Le taux de ch\u00f4mage des femmes est le double de celui des hommes.<\/p>\n<p>(Vahideh Neguine, conseill\u00e8re aupr\u00e8s du ministre de la Coop\u00e9ration pour les affaires f\u00e9minines, Agence ILNA, 13 f\u00e9vrier 2016)<\/p>\n<p>&#8211; La participation \u00e9conomique des femmes \u00e2g\u00e9es de plus de 10 ans en Iran est de 13,8%.<\/p>\n<p>(Agence Fars, 4 janvier 2016)<\/p>\n<p>&#8211; Malgr\u00e9 une pr\u00e9sence accrue des femmes dans les universit\u00e9s et les \u00e9tudes sup\u00e9rieures, la pr\u00e9sence des femmes dans les facult\u00e9s de sciences n\u2019est que de 20 \u00e0 23%.<\/p>\n<p>(Site Khabar online, 1er janvier 2016)<\/p>\n<p>&#8211; Le taux de ch\u00f4mage des femmes de moins de 30 ans est de 85,9%.<\/p>\n<p>(Agence Mehr, 5 janvier 2016)<\/p>\n<p>&#8211; 50,6% des femmes \u00e2g\u00e9es de 20 \u00e0 24 ans sont sans emploi.<\/p>\n<p>(Site Tabnak, 26 d\u00e9cembre 2016)<\/p>\n<p>&#8211; Plus de 40% des jeunes femmes sont au ch\u00f4mage.<\/p>\n<p>)Recensement de la population active en 2013, Agence Mehr, 9 avril 2016(<\/p>\n<p>&#8211; Les femmes touchent 29% de moins de salaire que les hommes \u00e0 travail \u00e9gal.<\/p>\n<p>(Selon des recherches de Talent Institute, Agence ILNA, 25 avril 2016)<\/p>\n<p>&#8211; Selon un examen d\u00e9taill\u00e9 de l\u2019emploi, 961 postes sont attribu\u00e9s aux hommes et seulement 16 aux femmes. Les hommes occupent 11 fois plus que les femmes des emplois dans la m\u00e9decine g\u00e9n\u00e9rale. En soins infirmiers, 7 possibilit\u00e9s d\u2019emplois sont propos\u00e9es aux hommes et rien de semblable n\u2019a \u00e9t\u00e9 envisag\u00e9e pour les femmes.<\/p>\n<p>(Site Khabar Online, 27 juillet 2016)<\/p>\n<p>&#8211; 60 % des femmes dipl\u00f4m\u00e9es de la province d\u2019Ispahan recherchent un emploi.<\/p>\n<p>(Zahra Akhavan, vice-pr\u00e9sidente de la Chambre de commerce d\u2019Ispahan pour les affaires f\u00e9minines, agence Mehr, 19 mai 2016)<\/p>\n<p>&#8211; Selon les estimations de l\u2019organisation de la protection sociale, 3 \u00e0 5 % du ch\u00f4mage dans chaque r\u00e9gion touche la population handicap\u00e9e. Ce chiffre est le double pour les femmes handicap\u00e9es.<\/p>\n<p>(Agence ISNA, 14 d\u00e9cembre 2016)<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>DIFFICILE SITUATION POUR 3,5 MILLIONS DE FEMMES CHEFS<\/strong> <strong>DE FAMILLE<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>La question des femmes chefs de famille constitue d\u00e9sormais un s\u00e9rieux probl\u00e8me dans la soci\u00e9t\u00e9 iranienne. 70% des familles monoparentales iraniennes sont dirig\u00e9es par des femmes. Les femmes chefs de famille rel\u00e8vent g\u00e9n\u00e9ralement de l\u2019une de ces deux cat\u00e9gories : celles qui ont perdu leur mari en raison de leur d\u00e9c\u00e8s ou de leur divorce et ceux dont le mari est incapable de subvenir aux besoins de la famille en raison du ch\u00f4mage, de la retraite, de l\u2019emprisonnement, etc. Le nombre de m\u00e9nages dirig\u00e9s par des femmes en Iran a atteint au moins 3 millions, soit environ 15% des 22 millions de m\u00e9nages iraniens. Le 12 f\u00e9vrier 2017, Ebrahim Ghaffari, directeur g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019organisation de la protection sociale de la province de Golestan, a annonc\u00e9 que le nombre de m\u00e9nages dirig\u00e9s par des femmes atteindra 3,5 millions en mars 2017. Il a ajout\u00e9 que seules 18% de ces femmes ont un emploi et que les autres luttent contre le ch\u00f4mage. Leurs conditions de vie sont qualifi\u00e9es comme relevant du \u00abseuil de mort\u00bb, car m\u00eame si elles per\u00e7oivent une pension, il ne s\u2019agit que de 53.000 \u00e0 100.000 tomans (17-33 $) par mois, alors que le seuil de pauvret\u00e9 en Iran est d\u2019environ 2,5 millions de tomans (8300 $) pour une famille. Un responsable de l\u2019organisation de la protection sociale nationale a d\u00e9clar\u00e9 que l\u2019organisme ne verse une aide qu\u2019\u00e0 180.000 familles sur les 3 millions dans le besoin. Un autre responsable officiel a reconnu que l\u2019\u00e2ge moyen des femmes chefs de famille est tomb\u00e9 \u00e0 35 ans. Les rares annonces officielles sur le nombre de m\u00e8res isol\u00e9es le fixe \u00e0 57.885 dans la province de Sistan-Balouchistan (sud-est de l\u2019Iran), 50.000 dans le Lorestan, et 10.000 dans la province d\u2019Ispahan (centre de l\u2019Iran). Les responsables de la province de Fars ont indiqu\u00e9 verser une aide \u00e0 78.821 femmes chefs de famille.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>DISCRIMINATION ET RESTRICTIONS CONTRE LES FEMMES DANS LE SPORT<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Les Iraniennes se sont battues pour pratiquer des sports au fil des ans et n\u2019ont pas permis au r\u00e9gime des mollahs de les \u00e9liminer de ce domaine. Elles ont m\u00eame recueilli des fonds pour elles-m\u00eames afin de pouvoir participer \u00e0 des championnats internationaux, malgr\u00e9 le refus du r\u00e9gime de les soutenir. Cependant, les femmes ne sont toujours pas autoris\u00e9es \u00e0 entrer dans les stades. Voici quelques exemples de violations des droits des femmes dans ce domaine au cours de l\u2019an dernier :<\/p>\n<p>&#8211; Fatwa de Khamenei : \u00ab Les femmes \u00e0 v\u00e9lo en public attireront l\u2019attention des hommes et exposeront la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 la corruption. Par cons\u00e9quent, il faut y renoncer.\u00bb (Agence Fars 10 septembre 2016)<\/p>\n<p>&#8211; Les forces de s\u00e9curit\u00e9 ont emp\u00each\u00e9 l\u2019entr\u00e9e de femmes \u00e0 v\u00e9lo \u00e0 Torghabeh Shandiz \u00e0 cause de leurs tenues. Le procureur a annonc\u00e9 que la ville contr\u00f4lerait et emp\u00eacherait l\u2019entr\u00e9e de cyclistes mal-voil\u00e9es.\u00bb Javad Shokri a ajout\u00e9 : \u00ab Je r\u00e9it\u00e8re que les cyclistes mal-voil\u00e9es seront arr\u00eat\u00e9es et sanctionn\u00e9es. \u00bb (Agence Mehr, 23 juin 2016)<\/p>\n<p>&#8211; Les forces de s\u00e9curit\u00e9 de l\u2019\u00c9tat ont emp\u00each\u00e9 des femmes et des jeunes filles de participer au marathon \u00e0 v\u00e9lo du \u00abMardi d\u2019air pur\u00bb. L\u2019\u00e9v\u00e9nement voulait promouvoir une journ\u00e9e sans autos pour un environnement sain. (27 juillet 2016)<\/p>\n<p>&#8211; Une fan de football \u00e2g\u00e9e de 15 ans qui avait l\u2019intention d\u2019entrer au stade Azadi en v\u00eatements d\u2019enfant a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9e. (Site Varzesh3, 13 mai 2016)<\/p>\n<p>&#8211; Malgr\u00e9 les promesses de la f\u00e9d\u00e9ration de volley-ball iranienne, les femmes n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9es \u00e0 entrer dans le stade Azadi pour regarder le match entre l\u2019Iran et la Serbie le 1er juillet 2016.<\/p>\n<p>&#8211; Une des \u00e9quipes de football f\u00e9minin les plus actives du nom de Malavan (Marins) a \u00e9t\u00e9 dissoute. Sara Ghomi, la capitaine de l\u2019\u00e9quipe, avait critiqu\u00e9 les autorit\u00e9s du club lors d\u2019une interview. Par la suite, le directeur ex\u00e9cutif du club, Rezayan a annonc\u00e9 que l\u2019\u00e9quipe allait \u00eatre dissoute. (Agence ISNA, 29 juillet 2016)<\/p>\n<p>&#8211; Le \u201cConseil extra-territorial\u201d a d\u00e9cid\u00e9 d\u2019annuler le match de football f\u00e9minin entre l\u2019Iran et la Su\u00e8de. Les \u00e9quipes devaient jouer le 9 octobre 2016 au stade de G\u00f6teborg. (Site Tabnak, 3 octobre 2016)<\/p>\n<p>&#8211; Nasser Pour-Ali Fard, pr\u00e9sident de la F\u00e9d\u00e9ration iranienne du bodybuilding, a annonc\u00e9 qu\u2019il \u00e9tait interdit aux femmes de participer \u00e0 des tournois de musculation. (Agence Tasnim, 14 novembre 2016)<\/p>\n<p>&#8211; Une fillette de sept ans n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9e \u00e0 p\u00e9n\u00e9trer dans le stade. Les forces de s\u00e9curit\u00e9 ont emp\u00each\u00e9 une fillette de sept ans d\u2019entrer au stade Azadi de T\u00e9h\u00e9ran pour assister \u00e0 un match de football avec son p\u00e8re. Elle avait fait une longue route depuis Shabestar pour assister \u00e0 une comp\u00e9tition importante entre deux des meilleures \u00e9quipes du pays, Esteghlal et Traktorsazi. (Khabar Online, 10 d\u00e9cembre 2016)<\/p>\n<p><strong>LE VISAGE DE LA PAUVRET\u00c9 AU F\u00c9MININ<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>La pauvret\u00e9 des femmes est l\u2019une des sc\u00e8nes les plus affligeantes et choquantes de la soci\u00e9t\u00e9 iranienne. Le manque d\u2019emplois et de logements m\u00e8ne \u00e0 la pauvret\u00e9 et au d\u00e9nuement, provoquant des situations d\u00e9sastreuses o\u00f9 les femmes sont oblig\u00e9es de vendre leurs enfants. Le nombre de femmes qui dorment dans les rues sur des cartons a beaucoup augment\u00e9 et, plus r\u00e9cemment, des femmes ont \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9es vivant dans des tombes vides.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e2ge de la prostitution a chut\u00e9 \u00e0 16 ans et l\u2019\u00e2ge moyen des femmes SDF dans les rues de T\u00e9h\u00e9ran est tomb\u00e9 \u00e0 17 ans. (Reza Jahanguiri-fard, sous-directeur des services sociaux de T\u00e9h\u00e9ran, agence ILNA, 5 novembre 2013)<\/p>\n<p>Voici quelques exemples choquants parus dans la presse l\u2019an dernier :<\/p>\n<p>&#8211; Au moins 10.000 jeunes femmes se livrent \u00e0 la prostitution pour sortir de la pauvret\u00e9. 35% d\u2019entre elles sont mari\u00e9es. 30% ont un dipl\u00f4me d\u2019\u00e9tudes secondaires et sup\u00e9rieures ; 50% n\u2019ont pas termin\u00e9 leurs \u00e9tudes secondaires; seul un faible pourcentage est analphab\u00e8te. (Agence de presse Mowj, 11 juin 2016)<\/p>\n<p>&#8211; L\u2019\u00e2ge de la prostitution est tomb\u00e9 \u00e0 16 ans et l\u2019\u00e2ge de la drogue \u00e0 14 ans en Iran. (Le pathologiste Majid Abhari, agence Fars, le 3 mai 2016)<\/p>\n<p>&#8211; Les femmes SDF dans les rues louent leurs enfants 15 000 tomans (5 $) par jour pour mendier ou les vendent pour 2 millions de tomans (environ 670 $). (Farahnaz Rafi\u2019i, directrice de l\u2019organisation des volontaires du Croissant-Rouge, Club des jeunes de la presse, 29 f\u00e9vrier 2016)<\/p>\n<p>&#8211; Actuellement, 7 enfants toxicomanes naissent chaque jour \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran. Des parents vendent leurs enfants. Les b\u00e9b\u00e9s sont vendus entre 2 et 25 millions de tomans (environ 670 &#8211; 8350 $). (Le pathologiste Majid Abhari, agence Fars, le 3 mai 2016)<\/p>\n<p>&#8211; \u00ab Aujourd\u2019hui, nous assistons \u00e0 la vente d\u2019enfants \u00e0 na\u00eetre dans l\u2019ut\u00e9rus de leur m\u00e8re avant leur naissance. Nous ne connaissons pas le nombre exact de ces nourrissons, mais leur nombre est assez \u00e9lev\u00e9 pour apparaitre dans la presse. \u00bb (Molaverdi, adjointe de Rohani pour les affaires des femmes et de la famille, agence ILNA, 22 juin 2016)<\/p>\n<p>&#8211; \u00ab Aujourd\u2019hui, nous assistons \u00e0 la vente d\u2019enfants \u00e0 na\u00eetre dans l\u2019ut\u00e9rus de leur m\u00e8re avant leur naissance. Nous ne connaissons pas le nombre exact de ces nourrissons, mais leur nombre est assez \u00e9lev\u00e9 pour apparaitre dans la presse. \u00bb (Molaverdi, adjointe de Rohani pour les affaires des femmes et de la famille, agence ILNA, 22 juin 2016)<\/p>\n<p>&#8211; Un des moyens pour les femmes de gagner leur vie est de faire les poubelles pour trouver des restes de nourriture. (Moussavi Chelek, sous-directeur de l\u2019organisation sociale, agence ILNA, le 8 octobre 2016)<\/p>\n<p>&#8211; Le nombre de femmes sans-abri \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran a connu une croissance de 100%. (Fatemeh Daneshvar, membre du conseil municipal de T\u00e9h\u00e9ran, agence Tasnim, 5 d\u00e9cembre 2016)<\/p>\n<p>&#8211; Le nombre de femmes sans-abri \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran a connu une croissance de 100%. (Fatemeh Daneshvar, membre du conseil municipal de T\u00e9h\u00e9ran, agence Tasnim, 5 d\u00e9cembre 2016)<\/p>\n<p>&#8211; Environ 200 femmes, dont des femmes enceintes, des handicap\u00e9es, des femmes \u00e2g\u00e9es et des fillettes, vivent dans une centaine de tentes au sud de T\u00e9h\u00e9ran par un froid intense. (Le pr\u00e9sident de la commission sociale de la municipalit\u00e9 de T\u00e9h\u00e9ran, agence Mizan, 3 janvier 2017)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>T\u00e9l\u00e9charger la version fran\u00e7aise COMMISSION DES FEMMES CONSEIL NATIONAL DE LA R\u00c9SISTANCE IRANIENNE F\u00c9VRIER 2017 AVANT-PROPOS FORTES ET RESISTANTES, LES FEMMES EN IRAN PORTENT LE MESSAGE DU CHANGEMENT<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":8455,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jnews-multi-image_gallery":[],"jnews_single_post":{"source_name":"","source_url":"","via_name":"","via_url":"","override_template":"0","override":[{"template":"1","single_blog_custom":"","parallax":"1","fullscreen":"0","layout":"right-sidebar","sidebar":"default-sidebar","second_sidebar":"default-sidebar","sticky_sidebar":"1","share_position":"top","share_float_style":"share-monocrhome","show_share_counter":"1","show_view_counter":"1","show_featured":"1","show_post_meta":"1","show_post_author":"1","show_post_author_image":"1","show_post_date":"1","post_date_format":"default","post_date_format_custom":"Y\/m\/d","show_post_category":"1","show_post_reading_time":"0","post_reading_time_wpm":"300","show_zoom_button":"0","zoom_button_out_step":"2","zoom_button_in_step":"3","show_post_tag":"1","show_prev_next_post":"1","show_popup_post":"1","number_popup_post":"1","show_author_box":"0","show_post_related":"0","show_inline_post_related":"0"}],"override_image_size":"0","image_override":[{"single_post_thumbnail_size":"crop-500","single_post_gallery_size":"crop-500"}],"trending_post":"0","trending_post_position":"meta","trending_post_label":"Trending","subtitle":"","format":"standard"},"jnews_primary_category":{"id":""},"jnews_social_meta":[],"jnews_override_counter":{"override_view_counter":"0","view_counter_number":"0","override_share_counter":"0","share_counter_number":"0","override_like_counter":"0","like_counter_number":"0","override_dislike_counter":"0","dislike_counter_number":"0"},"footnotes":""},"categories":[9],"tags":[],"class_list":["post-2144","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-documents"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2144","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2144"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2144\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/8455"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2144"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2144"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2144"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}