{"id":19323,"date":"2023-11-19T23:39:09","date_gmt":"2023-11-19T22:39:09","guid":{"rendered":"https:\/\/wncri.org\/fr\/?p=19323"},"modified":"2023-11-19T23:40:27","modified_gmt":"2023-11-19T22:40:27","slug":"jeunes-filles-iraniennes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wncri.org\/fr\/2023\/11\/19\/jeunes-filles-iraniennes\/","title":{"rendered":"Jeunes filles iraniennes, petits bourgeons sous la gr\u00eale"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><em>Les d\u00e9fis auxquels sont confront\u00e9es les jeunes filles iraniennes : R\u00e9flexion \u00e0 l&#8217;occasion de la Journ\u00e9e mondiale de l&#8217;enfance<\/em><\/h2>\n\n\n\n<p>Le r\u00e9gime iranien est l&#8217;un des gouvernements les plus conservateurs et les plus misogynes du monde, profond\u00e9ment ancr\u00e9 dans son id\u00e9ologie misogyne, qu&#8217;il a <a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/2020\/06\/09\/misogynie-institutionnalisee\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">codifi\u00e9e dans des lois et des politiques<\/a>. D&#8217;autre part, il est largement consid\u00e9r\u00e9 comme l&#8217;une des administrations les plus corrompues et les plus exploitantes, perp\u00e9tuant la pauvret\u00e9 au sein de la population et exacerbant les disparit\u00e9s entre les classes. Cette sombre r\u00e9alit\u00e9 semble s&#8217;accentuer de jour en jour.<\/p>\n\n\n\n<p>En outre, il est d\u00e9courageant de constater que m\u00eame les jeunes filles iraniennes se retrouvent non seulement soumises \u00e0 la misogynie s\u00e9v\u00e8re du gouvernement, mais aussi totalement sans d\u00e9fense d\u00e8s la petite enfance, <a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/2020\/10\/07\/le-projet-de-loi-sur-la-protection-des-enfants-et-adolescents-ne-protege-pas-les-filles\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">limit\u00e9es par les lois<\/a> et les politiques restrictives du r\u00e9gime, qui les emp\u00eachent de se tenir debout et de jouer un r\u00f4le \u00e9gal dans la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces jeunes filles innocentes constituent le segment le plus vuln\u00e9rable de la soci\u00e9t\u00e9, et leur situation devient de plus en plus d\u00e9sastreuse \u00e0 mesure que la pauvret\u00e9 s&#8217;aggrave dans tout l&#8217;Iran. Elles subissent de plein fouet les pressions \u00e9conomiques au sein de leur famille, ce qui entra\u00eene toute une s\u00e9rie de probl\u00e8mes connexes tels que la violence, la maltraitance des enfants, la malnutrition, le travail des enfants, les mariages forc\u00e9s, la toxicomanie, voire le fait de dormir dans des bo\u00eetes en carton dans la rue. Ces probl\u00e8mes se multiplient et s&#8217;attaquent aux membres les plus marginalis\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 mesure que la pauvret\u00e9 s&#8217;\u00e9tend.<\/p>\n\n\n\n<p>Si ce texte vise \u00e0 mettre en lumi\u00e8re les diff\u00e9rents aspects de l&#8217;ins\u00e9curit\u00e9 qui affecte la vie des jeunes filles iraniennes sous le r\u00e9gime des mollahs, il est important de reconna\u00eetre que des millions d&#8217;entre elles peuvent \u00eatre confront\u00e9es simultan\u00e9ment \u00e0 plusieurs de ces probl\u00e8mes, voire \u00e0 tous.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 l&#8217;occasion de la Journ\u00e9e mondiale de l&#8217;enfance, le 20 novembre, nous nous penchons sur la situation des jeunes filles et des enfants iraniens, en exhortant la communaut\u00e9 internationale \u00e0 prendre conscience de ces probl\u00e8mes urgents et \u00e0 y r\u00e9pondre.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Lois discriminatoires visant les jeunes filles iraniennes<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Dans de nombreux cas, les jeunes filles iraniennes ont \u00e9t\u00e9 <a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/2020\/06\/09\/misogynie-institutionnalisee\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">soumises \u00e0 des lois injustes et inhumaines<\/a> con\u00e7ues pour les discriminer. Un exemple flagrant est l&#8217;article 1210 du code civil, qui fixe l&#8217;\u00e2ge de la pubert\u00e9 pour les filles \u00e0 seulement 9 ann\u00e9es lunaires, ce qui \u00e9quivaut \u00e0 8 ans et 9 mois. En revanche, l&#8217;\u00e2ge de la pubert\u00e9 pour les gar\u00e7ons est fix\u00e9 \u00e0 15 ann\u00e9es lunaires. M\u00eame si cet \u00e2ge est inf\u00e9rieur aux normes internationales, l&#8217;\u00e9cart est alarmant. Il est \u00e9vident qu&#8217;une fille qui n&#8217;a pas encore atteint l&#8217;\u00e2ge de 9 ans est, dans la plupart des cas, non seulement physiquement immature, mais n&#8217;a pas non plus la maturit\u00e9 intellectuelle n\u00e9cessaire pour g\u00e9rer sa vie ou assumer des responsabilit\u00e9s l\u00e9gales. Cependant, le r\u00e9gime des mollahs impose ce lourd fardeau \u00e0 d&#8217;innocentes fillettes iraniennes d\u00e8s leur plus jeune \u00e2ge.<\/p>\n\n\n\n<p>L&#8217;article 147 de la loi sur les peines renforce cette disparit\u00e9 en fixant l&#8217;\u00e2ge de la responsabilit\u00e9 p\u00e9nale des filles \u00e0 9 ann\u00e9es lunaires. \u00c0 partir de cet \u00e2ge, les filles sont soumises \u00e0 des humiliations, des insultes et m\u00eame des passages \u00e0 tabac en public sous pr\u00e9texte de faire respecter le hijab strict et d&#8217;autres politiques misogynes promues par le r\u00e9gime et ses associ\u00e9s corrompus.<\/p>\n\n\n\n<p>En outre, l&#8217;article 1041 de la m\u00eame loi autorise le mariage des filles \u00e0 partir de l&#8217;\u00e2ge de 13 ans, et m\u00eame avant cet \u00e2ge, les p\u00e8res, les grands-p\u00e8res ou les juges peuvent contraindre les filles \u00e0 se marier \u00e0 n&#8217;importe quel \u00e2ge. Cette pratique n&#8217;est pas seulement une forme de violence en soi, mais elle favorise \u00e9galement la violence au sein de la soci\u00e9t\u00e9, car elle prive les jeunes filles iraniennes d&#8217;\u00e9ducation, de perspectives de carri\u00e8re et d&#8217;une chance de vivre dans la dignit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Les r\u00e8gles du r\u00e9gime perp\u00e9tuent \u00e9galement la d\u00e9pendance \u00e9conomique des filles vis-\u00e0-vis des hommes de leur famille. L&#8217;article 907 du code civil accorde aux fils deux fois plus d&#8217;h\u00e9ritage qu&#8217;aux filles.<\/p>\n\n\n\n<p>L&#8217;article 301 de la loi sur les sanctions accorde essentiellement aux p\u00e8res et aux anc\u00eatres paternels un certain degr\u00e9 d&#8217;impunit\u00e9 dans les cas de violence \u00e0 l&#8217;encontre des femmes et des filles. En effet, le ch\u00e2timent ne s&#8217;applique que lorsque l&#8217;auteur de l&#8217;infraction n&#8217;est pas un p\u00e8re ou un anc\u00eatre paternel. Dans ce cas, le p\u00e8re risque une peine de prison relativement courte ou une amende, tandis que le prix du sang vers\u00e9 pour les femmes ne repr\u00e9sente que la moiti\u00e9 de celui vers\u00e9 pour les hommes.<\/p>\n\n\n\n<p>C&#8217;est pourquoi, lorsqu&#8217;une femme musulmane est d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment tu\u00e9e par un homme musulman, la famille de la victime doit verser \u00e0 l&#8217;auteur du crime la moiti\u00e9 du prix du sang avant de demander r\u00e9paration. Cette disposition facilite effectivement la violence \u00e0 l&#8217;\u00e9gard des femmes et des filles dans l&#8217;ensemble de la soci\u00e9t\u00e9. Notamment, des individus ayant commis des crimes odieux, tels que la d\u00e9capitation, ont \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9s \u00e0 des peines relativement l\u00e9g\u00e8res, ce qui souligne encore l&#8217;inad\u00e9quation du syst\u00e8me juridique.<\/p>\n\n\n\n<p>Par exemple, le p\u00e8re de <a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/2020\/06\/03\/rapport-mensuel-mai-2020\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Romina Ashrafi<\/a>, qui a d\u00e9capit\u00e9 sa fille de 14 ans en juin 2020, a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 \u00e0 9 ans de prison. Sajjad Heydari, qui a d\u00e9fil\u00e9 dans les rues en tenant la t\u00eate de <a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/2022\/02\/11\/le-meurtre-atroce-de-mona-heydari-produit-de-la-misogynie-des-mollahs\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">sa femme de 17<\/a> ans en f\u00e9vrier 2022, a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 \u00e0 7 ans et demi de prison. Il convient de noter qu&#8217;en vertu des lois du r\u00e9gime iranien, <a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/2023\/09\/07\/executions-de-femmes\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">la peine pour meurtre est l&#8217;ex\u00e9cution<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>En outre, il convient de mentionner que le code civil du r\u00e9gime cl\u00e9rical reconna\u00eet la violence \u00e0 l&#8217;encontre des enfants sous couvert de &#8220;discipline&#8221; \u00e0 l&#8217;article 119.<\/p>\n\n\n\n<p>Le code civil du r\u00e9gime cl\u00e9rical est \u00e9galement discriminatoire \u00e0 l&#8217;\u00e9gard des filles, m\u00eame en ce qui concerne la garde des enfants. En vertu de cette loi, les filles n&#8217;ont droit \u00e0 la garde que jusqu&#8217;\u00e0 l&#8217;\u00e2ge de 9 ans, tandis que les gar\u00e7ons conservent ce droit jusqu&#8217;\u00e0 l&#8217;\u00e2ge de 15 ans. Ces pratiques discriminatoires perp\u00e9tuent les in\u00e9galit\u00e9s syst\u00e9miques auxquelles sont confront\u00e9es les jeunes filles iraniennes.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Pauvret\u00e9 et malnutrition<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>L&#8217;appauvrissement du peuple iranien, qui d\u00e9coule des politiques du r\u00e9gime cl\u00e9rical, a eu une cons\u00e9quence d\u00e9sastreuse : l&#8217;incapacit\u00e9 des citoyens \u00e0 maintenir un r\u00e9gime alimentaire normal et ad\u00e9quat. Cette privation g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e affecte de nombreuses jeunes filles et enfants iraniens, entra\u00eenant la malnutrition, un retard de croissance et divers probl\u00e8mes de sant\u00e9 associ\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Selon des rapports gouvernementaux officiels mais non transparents, un chiffre alarmant de pr\u00e8s de 15 millions d&#8217;enfants en Iran souffrent de malnutrition. Seyyed Hadi Mousavinik, directeur g\u00e9n\u00e9ral des \u00e9tudes sur la protection sociale au minist\u00e8re du travail et de la coop\u00e9ration, a d\u00e9clar\u00e9 que 57 % de la population iranienne \u00e9tait aux prises avec la malnutrition. Parmi ces personnes, environ 14,5 millions sont des enfants, dont pr\u00e8s de 10 millions ont moins de 12 ans (The state-run rouydad24.ir, July 10, 2023).<\/p>\n\n\n\n<p>D&#8217;autres responsables du r\u00e9gime, dont Musa Shahbazi, directeur g\u00e9n\u00e9ral du bureau des \u00e9tudes \u00e9conomiques au centre de recherche du Parlement, ont estim\u00e9 qu&#8217;en janvier 2022, environ 35 % de la population iranienne vivait en dessous du seuil de pauvret\u00e9. (The state-run etemadonline.com, 11 janvier 2022)<\/p>\n\n\n\n<p>Farshad Momeni, professeur \u00e0 l&#8217;universit\u00e9 Allameh Tabatabai de T\u00e9h\u00e9ran, souligne la gravit\u00e9 de la situation : &#8220;Nous assistons \u00e0 un sc\u00e9nario o\u00f9, selon les statistiques officielles, environ un Iranien sur trois vit dans la pauvret\u00e9 absolue. Les rapports du Centre des statistiques r\u00e9v\u00e8lent que 89 % de la population pauvre de l&#8217;Iran est compos\u00e9e d&#8217;anciens et d&#8217;actuels employ\u00e9s, de retrait\u00e9s et d&#8217;ouvriers&#8221;. (The state-run Rokna.net, 5 septembre 2023)<\/p>\n\n\n\n<p>Certains experts gouvernementaux ont m\u00eame sugg\u00e9r\u00e9 que le pourcentage r\u00e9el de la population vivant sous le seuil de pauvret\u00e9 en Iran pourrait atteindre 70 %. (Alef.ir, 26 d\u00e9cembre 2021)<\/p>\n\n\n\n<p>Pour aggraver ces difficult\u00e9s, les conditions \u00e9conomiques en Iran continuent de se d\u00e9t\u00e9riorer et le taux d&#8217;inflation ne cesse d&#8217;augmenter. Selon le rapport du minist\u00e8re de l&#8217;industrie, des mines et du commerce, les prix de trois produits de base essentiels &#8211; le riz, le sucre et la viande &#8211; ont augment\u00e9 de plus de 75 % entre 2020 et 2021. Le 30 novembre 2021, le chef du syndicat des vendeurs de produits d&#8217;\u00e9picerie a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 une baisse de 50 % de la consommation de fruits en Iran.<\/p>\n\n\n\n<p>Le secr\u00e9taire de l&#8217;Association iranienne de nutrition, tout en jugeant la situation nutritionnelle dangereuse, a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que les carences les plus importantes concernaient les prot\u00e9ines, les produits laitiers, les l\u00e9gumes et, surtout, les fruits. Il a reconnu que le r\u00e9gime alimentaire des personnes d\u00e9munies se composait principalement de glucides et de graisses en quantit\u00e9 limit\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est important de noter que cette situation pr\u00e9c\u00e8de les nouvelles augmentations de prix mises en \u0153uvre par le gouvernement d&#8217;<a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/2021\/06\/16\/le-candidat-a-la-presidence-en-iran-a-personnellement-execute-2\/\">Ebrahim Ra\u00efssi<\/a> en ao\u00fbt 2022. Ali Asghar Maleki, directeur de l&#8217;Union de la viande de mouton, a exprim\u00e9 ses inqui\u00e9tudes en ao\u00fbt 2022, avertissant qu&#8217;avec la suppression de la monnaie de 4200 tomans et le d\u00e9but de la nouvelle ann\u00e9e (persane), les prix de la viande avaient grimp\u00e9 en fl\u00e8che pour atteindre des niveaux sans pr\u00e9c\u00e9dent. &#8220;Si cette tendance persiste, la viande rouge pourrait devenir un produit de luxe, \u00e0 peine abordable pour le m\u00e9nage moyen. (The state-run farazdaily.com, 27 juillet 2022)<\/p>\n\n\n\n<p>La monnaie de 4 200 tomans est une monnaie que le gouvernement vendait par l&#8217;interm\u00e9diaire des banques au taux de l&#8217;\u00c9tat et qu&#8217;il proposait \u00e0 un taux de 4 200 tomans pour un dollar am\u00e9ricain et qu&#8217;il utilisait pour l&#8217;importation de produits de base.<\/p>\n\n\n\n<p>Ali Ehsan Zafari, PDG de l&#8217;Union des coop\u00e9ratives laiti\u00e8res, a ouvertement reconnu que &#8220;ces derniers mois, les produits laitiers se sont accumul\u00e9s dans les usines, et la consommation de lait par habitant a chut\u00e9 de fa\u00e7on spectaculaire, passant de 120 kilos \u00e0 seulement 40 \u00e0 50 kilos&#8221;. Il a \u00e9galement soulign\u00e9 qu&#8217;en raison de la r\u00e9forme du syst\u00e8me de subvention, les prix approuv\u00e9s de quatre produits laitiers cl\u00e9s ont connu une hausse vertigineuse de 80 %. (The state-run dailyfaraz.com &#8211; 27 juillet 2022)<\/p>\n\n\n\n<p>Au cours des deux derni\u00e8res ann\u00e9es sous Ebrahim Raisi, la population a d\u00fb faire face \u00e0 une inflation galopante d&#8217;au moins 250 %, ce qui a eu un impact consid\u00e9rable sur leur vie quotidienne. Par exemple, en septembre 2021, la cuisse de mouton de premi\u00e8re qualit\u00e9 se vendait \u00e0 145 000 tomans le kilo, tandis que la cuisse de veau se vendait \u00e0 162 000 tomans le kilo. En septembre 2023, le kilo de mouton a atteint le prix stup\u00e9fiant de 440 000 tomans, et la viande de veau n&#8217;est pas loin derri\u00e8re, \u00e0 380 000 tomans le kilo.<\/p>\n\n\n\n<p>Actuellement, le seuil de pauvret\u00e9 \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran est de 30 millions de tomans, et dans les zones urbaines, il est d&#8217;au moins 23 millions de tomans. Ce montant est trois fois sup\u00e9rieur au revenu moyen des travailleurs, ce qui souligne les difficult\u00e9s financi\u00e8res auxquelles la population est confront\u00e9e. (Agence de presse gouvernementale ILNA, 27 ao\u00fbt 2023)<\/p>\n\n\n\n<p>Hossein Raghfar, chercheur sp\u00e9cialis\u00e9 dans la pauvret\u00e9 et la justice \u00e9conomique, a soulign\u00e9 l&#8217;absence de statistiques officielles sur le seuil de pauvret\u00e9 ces derniers temps, ce qui rend difficile la d\u00e9termination du pourcentage exact de personnes vivant sous le seuil de pauvret\u00e9. N\u00e9anmoins, il a soulign\u00e9 la propagation claire et rapide de la pauvret\u00e9 dans la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 la lumi\u00e8re de l&#8217;escalade des d\u00e9penses au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es, en particulier en raison du taux d&#8217;inflation \u00e9lev\u00e9 et de la d\u00e9valuation de la monnaie, qui a atteint 70 % en juin. (The state-run baharnews.ir, 16 ao\u00fbt 2023)<br><br><\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Privation d&#8217;\u00e9ducation et cas tragiques de jeunes filles iraniennes confront\u00e9es \u00e0 un avenir sombre<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Le 31 ao\u00fbt 2022, une trag\u00e9die a frapp\u00e9 Marivan : Shiveh Belwayeh, 14 ans, a perdu la vie \u00e0 la suite de graves br\u00fblures et de fractures. Shiveh, originaire d&#8217;un village de Marivan, a eu recours \u00e0 un acte extr\u00eame apr\u00e8s que sa famille l&#8217;a emp\u00each\u00e9e de poursuivre ses \u00e9tudes jusqu&#8217;\u00e0 la 10\u00e8me ann\u00e9e. Elle s&#8217;est immol\u00e9e par le feu et a saut\u00e9 par la fen\u00eatre de leur maison. L&#8217;absence d&#8217;\u00e9cole secondaire pour filles dans le village de Deh-Bonyad et ses environs oblige les filles de cette r\u00e9gion \u00e0 se rendre \u00e0 Marivan pour poursuivre leurs \u00e9tudes, ce qui est une source d&#8217;inqui\u00e9tude pour leurs familles. (Site web de Kurdish Hengaw, 31 ao\u00fbt 2022)<\/p>\n\n\n\n<p>Selon les statistiques du Centre de recherche du Parlement concernant les abandons scolaires \u00e0 tous les niveaux d&#8217;enseignement, &#8220;le nombre total d&#8217;abandons au cours de l&#8217;ann\u00e9e scolaire 2015-2016 s&#8217;\u00e9levait \u00e0 862 777 personnes, un chiffre qui a augment\u00e9 de 26 % pour atteindre 911 272 personnes au cours de l&#8217;ann\u00e9e scolaire 2021-2022.&#8221; (The state-run tejaratnews.com, 19 ao\u00fbt 2023)<\/p>\n\n\n\n<p>Au cours de l&#8217;ann\u00e9e universitaire 2022-2023, la population \u00e9tudiante globale \u00e9tait d&#8217;environ 15 376 000 personnes, dont la moiti\u00e9 \u00e9taient des filles, ont d\u00e9clar\u00e9 les responsables de l&#8217;\u00e9ducation. En outre, le vice-ministre de l&#8217;\u00c9ducation a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que 160 479 enfants iraniens \u00e2g\u00e9s de 6 \u00e0 11 ans ne sont actuellement pas scolaris\u00e9s (agence de presse gouvernementale ISNA, 27 ao\u00fbt 2023).<\/p>\n\n\n\n<p>Au cours des 6 derni\u00e8res ann\u00e9es, le nombre d&#8217;\u00e9l\u00e8ves interrompant leurs \u00e9tudes en Iran n&#8217;a cess\u00e9 d&#8217;augmenter. Le rapport du Centre de recherche du Parlement indique m\u00eame une augmentation de 17 % du nombre d&#8217;\u00e9tudiants qui abandonnent leurs \u00e9tudes, dans la tranche d&#8217;\u00e2ge de 6 \u00e0 18 ans, pour diverses raisons. (The state-run Khabaronline.ir, 11 mars 2023)<\/p>\n\n\n\n<p>Les chiffres relatifs aux \u00e9tudiants et aux abandons scolaires, comme beaucoup d&#8217;autres questions, sont entour\u00e9s de dissimulations et d&#8217;incoh\u00e9rences. Par exemple, le r\u00e9gime d\u00e9clare depuis des ann\u00e9es que le nombre d&#8217;\u00e9tudiants dans le pays est rest\u00e9 \u00e0 <a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/page\/2\/?s=L%E2%80%99%C3%A9ducation+en+Iran\">15 millions<\/a>. En juin 2019, le quotidien d&#8217;\u00c9tat mardomsalari a d\u00e9clar\u00e9 qu&#8217;il y avait 2 millions d&#8217;abandons scolaires, ce qui \u00e9tait en fait un chiffre de l&#8217;ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente. Toutefois, en 2023, les m\u00e9dias d&#8217;\u00c9tat ont indiqu\u00e9 qu&#8217;environ un million d&#8217;\u00e9l\u00e8ves avaient interrompu leurs \u00e9tudes. (The state-run tejaratnews.com, 19 ao\u00fbt 2023)<\/p>\n\n\n\n<p>L&#8217;inflation galopante, la pauvret\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e et le ch\u00f4mage \u00e9lev\u00e9 qui frappent la soci\u00e9t\u00e9 iranienne, la d\u00e9t\u00e9rioration des conditions \u00e9conomiques, la corruption du gouvernement et les d\u00e9tournements de fonds au sein des institutions publiques n&#8217;ont fait qu&#8217;aggraver la situation. Il est \u00e9vident que ces statistiques sont publi\u00e9es principalement pour minimiser l&#8217;ampleur des d\u00e9sastres sociaux et cacher les r\u00e9alit\u00e9s au public et \u00e0 la communaut\u00e9 internationale.<\/p>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 le manque de transparence et d&#8217;exactitude des statistiques gouvernementales, elles mettent n\u00e9anmoins en lumi\u00e8re les circonstances d\u00e9sastreuses auxquelles sont confront\u00e9s les enfants, en particulier les jeunes filles iraniennes. En 2018, le conseiller du minist\u00e8re de l&#8217;\u00e9ducation et le directeur g\u00e9n\u00e9ral des affaires f\u00e9minines et familiales ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que 19 % des filles du pays n&#8217;\u00e9taient pas scolaris\u00e9es, soulignant les probl\u00e8mes urgents qui continuent de les affecter.<\/p>\n\n\n\n<p>La m\u00eame ann\u00e9e, Rezvan Hakimzadeh, vice-ministre de l&#8217;\u00e9ducation pour les affaires des \u00e9coles \u00e9l\u00e9mentaires, a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que &#8220;40 \u00e0 50 % des \u00e9l\u00e8ves du secondaire dans les provinces frontali\u00e8res abandonnent l&#8217;\u00e9cole pour diverses raisons, y compris le mariage pr\u00e9coce&#8221;. (Journal officiel Taadolnewspaper.ir, 9 mars 2019). Cette statistique alarmante indique que presque toutes les filles de ces r\u00e9gions sont contraintes de quitter l&#8217;\u00e9cole pr\u00e9matur\u00e9ment.<\/p>\n\n\n\n<p>En 2019, Massoumeh Ebtekar, responsable de la direction des affaires f\u00e9minines et familiales, a estim\u00e9 que le nombre de filles n&#8217;ayant pas acc\u00e8s \u00e0 l&#8217;\u00e9ducation \u00e9tait 3 fois plus \u00e9lev\u00e9 que celui des gar\u00e7ons (The state-run ana.press, 17 septembre 2019).<\/p>\n\n\n\n<p>Toutes les donn\u00e9es disponibles confirment que les filles sont plus susceptibles d&#8217;abandonner l&#8217;\u00e9cole et d&#8217;y rester que les gar\u00e7ons. Cette tendance devient particuli\u00e8rement prononc\u00e9e au niveau secondaire, principalement en raison des mariages forc\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Les statistiques officielles les plus r\u00e9centes du r\u00e9gime cl\u00e9rical r\u00e9v\u00e8lent qu&#8217;en moyenne, 6 % de la population \u00e9tudiante totale de l&#8217;Iran a interrompu ses \u00e9tudes. En d&#8217;autres termes, pour 16 \u00e9l\u00e8ves, un a quitt\u00e9 l&#8217;\u00e9cole. Ce taux atteint pr\u00e8s de 20 % au niveau secondaire, ce qui signifie que 1 \u00e9l\u00e8ve sur 5 abandonne ses \u00e9tudes.<\/p>\n\n\n\n<p>Selon les estimations d&#8217;Iran Open Data (IOD), ce pourcentage grimpe \u00e0 pr\u00e8s de 9 % chez les \u00e9tudiantes. (Au niveau secondaire, ce taux atteint plus de 25 %, ce qui signifie que pour 11 \u00e9tudiantes en Iran, une fille a abandonn\u00e9 ses \u00e9tudes, et au niveau secondaire, pour 4 \u00e9tudiantes, une fille a interrompu ses \u00e9tudes. (The state-run iranopendata.org, March 8, 2023)<\/p>\n\n\n\n<p>Un expert en \u00e9ducation au sein du gouvernement a not\u00e9 que &#8220;les statistiques publi\u00e9es par les d\u00e9partements provinciaux de l&#8217;\u00e9ducation d\u00e9montrent clairement que les filles sont plus susceptibles d&#8217;abandonner l&#8217;\u00e9cole que les gar\u00e7ons. Dans de nombreux cas, les r\u00e8glements internes en mati\u00e8re d&#8217;\u00e9ducation ou l&#8217;affectation des enseignants emp\u00eachent les filles de poursuivre leurs \u00e9tudes. Par exemple, dans le village de Qibleh \u00e0 Kohdacht, 14 \u00e9tudiantes ont abandonn\u00e9 l&#8217;\u00e9cole secondaire parce que le village n&#8217;avait qu&#8217;une \u00e9cole de gar\u00e7ons et qu&#8217;il n&#8217;y avait pas d&#8217;enseignants pour les filles. Le d\u00e9partement local de l&#8217;\u00e9ducation a sugg\u00e9r\u00e9 que les filles aillent dans une \u00e9cole de village voisine, mais les familles s&#8217;y sont oppos\u00e9es, insistant pour que les filles \u00e9tudient dans la m\u00eame \u00e9cole de village que les gar\u00e7ons parce qu&#8217;elles \u00e9taient toutes de la m\u00eame famille et pr\u00e9f\u00e9raient que leurs filles restent dans l&#8217;\u00e9cole de leur propre village. N\u00e9anmoins, Reza Zinivand, directeur g\u00e9n\u00e9ral de l&#8217;\u00e9ducation au Lorestan, a cit\u00e9 des directives minist\u00e9rielles interdisant les classes mixtes, ce qui a emp\u00each\u00e9 cette situation de se produire. (The state-run sobhshod.ir, 19 d\u00e9cembre 2020)<\/p>\n\n\n\n<p>Des situations similaires se reproduisent dans de nombreuses autres villes et villages.<\/p>\n\n\n\n<p>Un autre expert gouvernemental a soulign\u00e9 que dans presque tous les rapports annuels du gouvernement et des agences de contr\u00f4le concernant les abandons scolaires, trois facteurs importants ressortent syst\u00e9matiquement : les pr\u00e9jug\u00e9s culturels, l&#8217;acc\u00e8s limit\u00e9 \u00e0 l&#8217;\u00e9ducation dans certaines r\u00e9gions et les d\u00e9fis \u00e9conomiques. Ces facteurs sont souvent \u00e0 l&#8217;origine des taux d&#8217;abandon, ce qui permet aux responsables de l&#8217;\u00e9ducation de se d\u00e9gager de toute responsabilit\u00e9 en attribuant les statistiques \u00e0 des facteurs externes. Fait remarquable, de nombreux parents qui ont refus\u00e9 \u00e0 leurs enfants l&#8217;acc\u00e8s \u00e0 l&#8217;\u00e9ducation au cours de la derni\u00e8re d\u00e9cennie avaient eux-m\u00eames grandi dans le m\u00eame syst\u00e8me \u00e9ducatif. (The state-run sobhshod.ir, 19 d\u00e9cembre 2020)<\/p>\n\n\n\n<p>En ao\u00fbt 2022, Alireza Pakdel, membre de la commission parlementaire de l&#8217;\u00e9ducation et de la recherche, a franchement reconnu que la pauvret\u00e9 \u00e9tait le principal obstacle \u00e0 la poursuite des \u00e9tudes. Il a admis sans honte que l&#8217;absence d&#8217;\u00e9coles \u00e9tait un facteur important, d\u00e9clarant : &#8220;On ne peut pas construire une \u00e9cole dans chaque village !&#8221;. (The state-run fa.shafaqna.com, 17 ao\u00fbt 2022)<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, le probl\u00e8me du gouvernement n&#8217;est pas son incapacit\u00e9 \u00e0 fournir des \u00e9coles, mais plut\u00f4t les politiques oppressives et ax\u00e9es sur le profit du r\u00e9gime, qui d\u00e9tournent les richesses du peuple iranien vers les coffres du terrorisme, rendant impossible la construction d&#8217;\u00e9coles pour les enfants d\u00e9favoris\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce r\u00e9gime privil\u00e9gie les int\u00e9r\u00eats de ses fonctionnaires avant tout. Un exemple en est l&#8217;\u00e9vacuation de l&#8217;\u00e9cole Aftab \u00e0 Kerman en mars 2022, o\u00f9 \u00e9tudiaient des enfants qui travaillaient et des enfants des rues, une mesure prise par le d\u00e9partement de la dotation g\u00e9n\u00e9rale, sans se soucier du sort de ces enfants. (The state-run Shoaresal.ir, 28 f\u00e9vrier 2022)<\/p>\n\n\n\n<p>En g\u00e9n\u00e9ral, la part de l&#8217;\u00e9ducation dans le budget du gouvernement et sa part dans le PIB diminuent, tandis que la proportion d&#8217;\u00e9coles non gouvernementales, qui accueillent principalement les enfants des fonctionnaires ayant les moyens financiers de payer les frais de scolarit\u00e9, continue de cro\u00eetre, soutenue par les ressources et les installations du gouvernement. (The state-run Javanonline.ir, 25 juin 2022)<\/p>\n\n\n\n<p>Eskandar Momeni, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du quartier g\u00e9n\u00e9ral de la lutte contre les stup\u00e9fiants, a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 au d\u00e9but du mois de janvier 2022 qu&#8217;une &#8220;\u00e9tude approfondie de la soci\u00e9t\u00e9&#8221; avait r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que 90 % des \u00e9l\u00e8ves qui abandonnent l&#8217;\u00e9cole risquent de tomber dans les griffes de divers maux sociaux, tels que la toxicomanie.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Le travail des enfants : Une cons\u00e9quence des politiques pr\u00e9datrices du gouvernement et de l&#8217;augmentation de la pauvret\u00e9<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>L&#8217;une des cons\u00e9quences malheureuses des politiques d&#8217;exploitation du gouvernement et de la pauvret\u00e9 croissante du peuple iranien est le nombre croissant de jeunes filles et d&#8217;enfants iraniens contraints au travail des enfants.<\/p>\n\n\n\n<p>Les difficult\u00e9s \u00e9conomiques rencontr\u00e9es par les familles, les taux de ch\u00f4mage \u00e9lev\u00e9s, la pauvret\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e et l&#8217;incapacit\u00e9 des chefs de famille \u00e0 subvenir aux besoins de leur famille au cours des six derni\u00e8res ann\u00e9es ont largement contribu\u00e9 \u00e0 l&#8217;augmentation du nombre d&#8217;abandons scolaires et \u00e0 la hausse du nombre d&#8217;enfants qui travaillent. De nombreuses familles ont d\u00fb se r\u00e9soudre \u00e0 envoyer leurs enfants en apprentissage, \u00e0 vendre dans la rue et \u00e0 travailler \u00e0 l&#8217;heure pour joindre les deux bouts, alors qu&#8217;elles s&#8217;efforcent de faire face \u00e0 la diminution du revenu familial. (The state-run fararu.com, 17 ao\u00fbt 2022)<\/p>\n\n\n\n<p>Alireza Pakdel, membre de la Commission de l&#8217;\u00e9ducation et de la recherche du Parlement, a reconnu l&#8217;impact de la pauvret\u00e9 sur la prolif\u00e9ration du travail des enfants, en d\u00e9clarant : &#8220;Nous pouvons voir un nombre croissant d&#8217;enfants qui travaillent dans les rues de la capitale, souvent aux c\u00f4t\u00e9s de leurs p\u00e8res. La raison principale en est le besoin pressant de moyens de subsistance&#8221;. (The state-run fa.shafaqna.com, 26 ao\u00fbt 1401)<\/p>\n\n\n\n<p>Ahmed Bigdeli, membre du parlement des mollahs, a soulign\u00e9 l&#8217;importance de l&#8217;augmentation du travail des enfants en tant que probl\u00e8me social pr\u00e9occupant. Il a expliqu\u00e9 que ce ph\u00e9nom\u00e8ne est d\u00fb aux faibles salaires offerts aux enfants, qui ont de mauvais tuteurs ou n&#8217;en ont pas. Ils sont souvent exploit\u00e9s par des individus \u00e0 la recherche de profits. Il a admis franchement : &#8220;\u00c0 mesure que la pauvret\u00e9 augmente dans la soci\u00e9t\u00e9, le nombre d&#8217;enfants qui travaillent augmente \u00e9galement, au point que nous voyons m\u00eame ces enfants vendre des fleurs \u00e0 5 heures du matin, souvent au p\u00e9ril de leur vie, sur les voies rapides o\u00f9 il n&#8217;y a aucune s\u00e9curit\u00e9 pour les pi\u00e9tons. (The state-run iran-bssc.ir, 10 octobre 2020)<\/p>\n\n\n\n<p>Hassan Mousavi Chalak, directeur de l&#8217;association des travailleurs sociaux du r\u00e9gime, a soulign\u00e9 la situation d\u00e9sastreuse en d\u00e9clarant : &#8220;Les retrait\u00e9s sont incapables de maintenir un niveau de vie d\u00e9cent dans ces circonstances. Les familles sont oblig\u00e9es d&#8217;utiliser toutes les ressources disponibles pour joindre les deux bouts.&#8221; Il a \u00e9galement admis que &#8220;jusqu&#8217;\u00e0 r\u00e9cemment, c&#8217;\u00e9taient les membres masculins de la famille qui participaient \u00e0 la collecte des ordures, puis les gar\u00e7ons se sont joints \u00e0 eux, et plus tard, m\u00eame les femmes. Aujourd&#8217;hui, on voit des jeunes filles qui font les poubelles pour gagner leur vie&#8221;. (The state-run hamshahrionline.ir, 22 ao\u00fbt 2022)<\/p>\n\n\n\n<p>Dans un article dat\u00e9 du 26 juillet 2021, le journal d&#8217;\u00c9tat asriran.ir brosse un tableau affligeant du travail des enfants : &#8220;\u00c0 chaque carrefour, nous rencontrons des enfants \u00e2g\u00e9s de 2 \u00e0 13 ans, qui travaillent seuls ou en groupe. Ils s&#8217;adonnent \u00e0 des activit\u00e9s telles que la mendicit\u00e9, le nettoyage des vitres de voitures aux feux de circulation, la vente de bouquets de fleurs ou m\u00eame le colportage d&#8217;horoscopes. Le soleil d&#8217;\u00e9t\u00e9 a assombri leur peau jusqu&#8217;\u00e0 ce qu&#8217;elle prenne la couleur de l&#8217;asphalte. L&#8217;innocence de leur \u00e2ge est \u00e9clips\u00e9e par la lassitude caus\u00e9e par un travail r\u00e9pr\u00e9hensible, endur\u00e9 aussi bien dans le froid que dans la chaleur. Leurs visages portent les marques de la fatigue, leurs mains sont calleuses et ils accomplissent des t\u00e2ches que leurs pairs ne devraient jamais avoir \u00e0 supporter, tout cela pour un salaire de mis\u00e8re&#8221;.<\/p>\n\n\n\n<p>Il n&#8217;est pas surprenant que le r\u00e9gime ne fournisse pas de statistiques pr\u00e9cises sur le travail des enfants, \u00e9tant donn\u00e9 que les entit\u00e9s profiteuses, que les repr\u00e9sentants du gouvernement comparent souvent \u00e0 la mafia sous divers aspects, sont \u00e9troitement li\u00e9es \u00e0 des groupes et organisations affili\u00e9s au gouvernement, en particulier les gardiens de la r\u00e9volution (IRGC). Ces entit\u00e9s ont la r\u00e9putation notoire d&#8217;exploiter les femmes et les enfants, ce qui leur vaut une sinistre r\u00e9putation au sein de la population iranienne.<\/p>\n\n\n\n<p>En 2017, les experts gouvernementaux ont estim\u00e9 le nombre d&#8217;enfants travailleurs \u00e0 7 millions. (The state-run tasnimnews.com, 27 septembre 2017)<\/p>\n\n\n\n<p>Selon les derni\u00e8res statistiques disponibles, le travail des enfants repr\u00e9sente environ 8 % des enfants du pays, et si l&#8217;on inclut les enfants qui travaillent au sein de leur foyer, ce pourcentage s&#8217;\u00e9l\u00e8ve \u00e0 environ 15 %. Il est choquant de constater qu&#8217;environ 10 % des enfants qui travaillent ne vont pas \u00e0 l&#8217;\u00e9cole (agence de presse \u00e9tatique Mizan, 30 juillet 2023). Cette situation persiste malgr\u00e9 le fait que les repr\u00e9sentants du gouvernement reconnaissent unanimement que le nombre d&#8217;enfants qui travaillent n&#8217;a cess\u00e9 d&#8217;augmenter.<\/p>\n\n\n\n<p>Mohammad Reza Javadi Yeganeh, adjoint social et culturel de la municipalit\u00e9 de T\u00e9h\u00e9ran, a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 qu&#8217;il y avait environ 5 000 enfants \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran qui travaillaient comme \u00e9boueurs. Il a attribu\u00e9 l&#8217;absence de statistiques pr\u00e9cises au fait que &#8220;la plupart des enfants qui travaillent n&#8217;ont aucune forme d&#8217;enregistrement d&#8217;identit\u00e9, ce qui rend difficile la fourniture de chiffres pr\u00e9cis dans ce domaine&#8221;. (The state-run imna.ir, 12 juin 2021 ; the state-run rokna.net, 4 juin 2021)<\/p>\n\n\n\n<p>Un professeur de sciences de la r\u00e9adaptation et de sant\u00e9 sociale a soulign\u00e9 que la majorit\u00e9 des recherches disponibles sur le travail des enfants en Iran se concentrent principalement sur les enfants des rues, avec beaucoup moins d&#8217;informations disponibles concernant d&#8217;autres groupes professionnels et le travail effectu\u00e9 par les enfants des zones rurales. (Agence de presse officielle IRNA, 19 juin 2022)<\/p>\n\n\n\n<p>Par cons\u00e9quent, si l&#8217;on consid\u00e8re les estimations combin\u00e9es pour l&#8217;ensemble des villes et des villages, qui englobent diverses formes de travail des enfants, ainsi que le travail domestique et familial non r\u00e9mun\u00e9r\u00e9, en particulier effectu\u00e9 par les filles, la situation devient profond\u00e9ment d\u00e9concertante.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les corps fragiles et les esprits bris\u00e9s des enfants qui travaillent<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Le bien-\u00eatre physique des enfants qui travaillent suscite de vives inqui\u00e9tudes. Il est choquant de constater qu&#8217;une grande partie de ces enfants sont confront\u00e9s \u00e0 de nombreux probl\u00e8mes de sant\u00e9. Au 19 juin 2022, les statistiques r\u00e9v\u00e9laient que 80 % des enfants qui travaillent souffrent d&#8217;un retard de croissance, 86 % d&#8217;une insuffisance pond\u00e9rale excessive, 77 % de maladies bucco-dentaires, 73 % d&#8217;affections oculaires, 61 % d&#8217;affections respiratoires, 64 % de probl\u00e8mes cardiaques, 60 % de troubles de l&#8217;oreille, de la gorge et du nez, 82 % de maladies de la peau et 60 % d&#8217;affections de l&#8217;appareil digestif. (Le site gouvernemental kebnanews.ir, 19 juin 2022)<\/p>\n\n\n\n<p>Elham Fakhari, responsable du comit\u00e9 social du conseil municipal de T\u00e9h\u00e9ran, a fait remarquer que 4 \u00e0 5 % des enfants qui travaillent et des enfants des rues sont infect\u00e9s par le sida.<\/p>\n\n\n\n<p>De nombreux enfants qui travaillent se retrouvent pi\u00e9g\u00e9s par divers maux sociaux ou ont recours \u00e0 des activit\u00e9s criminelles en raison de la mis\u00e8re \u00e9conomique et culturelle de leur famille, ainsi que de l&#8217;absence d&#8217;une \u00e9ducation et d&#8217;une formation sociales ad\u00e9quates. Notamment, 80 % de ces enfants font preuve d&#8217;agressivit\u00e9 et de violence, 50 % se livrent au vol, 41 % se livrent au trafic de drogue et 85 % participent \u00e0 la destruction de biens publics. (Le site gouvernemental kebnanews.ir, 19 juin 2022)<\/p>\n\n\n\n<p>Les statistiques officielles du r\u00e9gime r\u00e9v\u00e8lent qu&#8217;en moyenne, 10 \u00e0 17 % des enfants qui travaillent sont totalement analphab\u00e8tes et que 40 \u00e0 60 % ont abandonn\u00e9 l&#8217;\u00e9cole. Fait alarmant, 75 % de ces enfants travaillent toute la semaine. Ceux qui travaillent pour leur propre famille passent 3 \u00e0 5 heures par jour, tandis que ceux qui sont employ\u00e9s par d&#8217;autres personnes endurent 7 heures de travail quotidien. (Agence de presse officielle IRNA, 19 juin 2022)<\/p>\n\n\n\n<p>L&#8217;augmentation du temps de travail des enfants, l&#8217;exposition \u00e0 des emplois dangereux, les conditions de travail d\u00e9favorables, la d\u00e9tresse mentale accrue r\u00e9sultant du travail forc\u00e9, la peur de contracter des maladies, la fermeture de centres offrant des services \u00e9ducatifs, sanitaires et r\u00e9cr\u00e9atifs aux enfants qui travaillent, la r\u00e9duction du revenu familial due au d\u00e9c\u00e8s des parents et le traitement coercitif et souvent inhumain de ces enfants par les entit\u00e9s gouvernementales sont autant de facteurs qui contribuent aux difficult\u00e9s qu&#8217;ils endurent. (The state-run imna.ir, 12 juin 2021)<\/p>\n\n\n\n<p>En ce qui concerne les conditions de travail des enfants dans divers environnements, Elham Fakhari a fourni des informations d\u00e9courageantes. Elle a not\u00e9 que les enfants travaillent de 7 heures du matin \u00e0 5 heures du soir dans des rizi\u00e8res de qualit\u00e9 inf\u00e9rieure pr\u00e8s de Behecht-e Zahra pour un salaire journalier de 25 000 tomans. La plupart de ces travailleurs ont entre 10 et 15 ans, certains n&#8217;ayant que 7 ou 8 ans, et gagnent un maigre 300 000 tomans pour 11 heures de travail dans des ateliers de pressage. Ces ateliers sont g\u00e9n\u00e9ralement atypiques et offrent des conditions traumatisantes : bruit assourdissant des machines, air pollu\u00e9, risque d&#8217;amputation et punitions physiques s\u00e9v\u00e8res. En outre, les enfants qui ramassent les ordures fouillent les poubelles sans gants de protection, s&#8217;exposant ainsi \u00e0 une multitude de maladies, dont le sida, l&#8217;h\u00e9patite, le t\u00e9tanos, la typho\u00efde, la teigne, les parasites intestinaux, la dysenterie, la poliomy\u00e9lite, les douleurs aux genoux et au dos. (The state-run Khabarban.com, 12 juin 2018)<\/p>\n\n\n\n<p>Fatemeh Arzanian, vice-pr\u00e9sidente des affaires sociales de la province de T\u00e9h\u00e9ran, a soulign\u00e9 que ces enfants peinent souvent dans divers r\u00f4les tels que colporteurs, cireurs de voitures, vendeurs de rue, mendiants, laveurs de vitres, travailleurs de l&#8217;\u00e9tain, vendeurs de fleurs, collecteurs de d\u00e9chets, et m\u00eame vendeurs de pri\u00e8res. Sur le plan psychologique, tous ces enfants sont confront\u00e9s \u00e0 diverses formes d&#8217;abus. Parfois, ce sont des membres de la famille qui en sont les auteurs, tandis que dans d&#8217;autres cas, des groupes d&#8217;exploitation peuvent \u00eatre impliqu\u00e9s. Beaucoup de ces enfants souffrent de malnutrition, de maladies physiques et d&#8217;un manque d&#8217;hygi\u00e8ne. (Agence de presse gouvernementale ILNA, 1er ao\u00fbt 2022)<\/p>\n\n\n\n<p>Le dernier article sur le travail des enfants plonge dans le monde cach\u00e9 des ateliers clandestins, r\u00e9cemment publi\u00e9 par l&#8217;agence de presse gouvernementale Khabaronline.ir. Cet expos\u00e9 met en lumi\u00e8re les exp\u00e9riences p\u00e9nibles des enfants qui portent de profondes cicatrices sur leurs mains et leurs visages \u00e0 cause des mat\u00e9riaux en fusion utilis\u00e9s dans les ateliers de cristallisation. Il d\u00e9voile les luttes de ceux qui ont de petites mains et de petits pieds et qui sont gravement bless\u00e9s par le travail forc\u00e9 dans des lieux de travail clandestins et semi-cach\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Les conditions de travail dans ces ateliers de cristallisation sont tout simplement horribles, car ils ne disposent m\u00eame pas des \u00e9quipements de s\u00e9curit\u00e9 les plus \u00e9l\u00e9mentaires. Ces enfants travaillent dans des fours br\u00fblants, supportant des temp\u00e9ratures allant de 800 \u00e0 1400 degr\u00e9s Celsius. Certains sont charg\u00e9s de retirer rapidement le verre du four, une t\u00e2che qui conduit souvent \u00e0 des accidents. Ils travaillent sans \u00e9quipement de protection, parfois en pantoufles, et courent le risque de voir le verre en fusion tomber sur leurs pieds expos\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces enfants sont t\u00e9moins d&#8217;une myriade de blessures ; il y a eu des blessures aux yeux lorsque des mat\u00e9riaux sont tomb\u00e9s accidentellement dans leurs yeux, entra\u00eenant une destruction compl\u00e8te.<\/p>\n\n\n\n<p>Ils souffrent \u00e9galement d&#8217;affreuses coupures et br\u00fblures au visage, aux mains et au cou, toutes dues \u00e0 leurs conditions de travail.<\/p>\n\n\n\n<p>Leurs journ\u00e9es de travail ext\u00e9nuantes s&#8217;\u00e9tendent g\u00e9n\u00e9ralement de 6 heures du matin \u00e0 7 heures du soir, totalisant souvent 10 \u00e0 12 heures de travail par jour. Ces enfants doivent m\u00eame travailler les jours f\u00e9ri\u00e9s, ce qui ne leur laisse aucun r\u00e9pit. Ce sc\u00e9nario d\u00e9vastateur affecte tous les enfants, y compris les filles, qui re\u00e7oivent une maigre r\u00e9mun\u00e9ration, leur salaire hebdomadaire s&#8217;\u00e9levant en moyenne \u00e0 400 000 tomans.<\/p>\n\n\n\n<p>L&#8217;un de ces ateliers est situ\u00e9 dans les rues de la ville de Ray. Apr\u00e8s 17 heures, une vingtaine d&#8217;enfants \u00e2g\u00e9s d&#8217;une dizaine d&#8217;ann\u00e9es, dont certains n&#8217;ont que 6 ou 7 ans, quittent l&#8217;atelier et rentrent chez eux. Un enfant d\u00e9crit ses conditions de travail : &#8220;Nous travaillons de 6 heures du matin \u00e0 5 heures du soir, et nous n&#8217;avons une pause que les jours comme Muharram (une f\u00eate religieuse), mais nous travaillons tous les autres jours. Nous venons tous du m\u00eame endroit. Certains enfants travaillent m\u00eame la nuit, et ils sont parfois plus jeunes que nous. Je pense qu&#8217;il y a environ 200 travailleurs de jour et de nuit.<\/p>\n\n\n\n<p>Un autre adolescent, qui conna\u00eet bien les difficult\u00e9s auxquelles ils sont confront\u00e9s, montre la br\u00fblure sur la main d&#8217;un gar\u00e7on de 9 ans, en expliquant : &#8220;Tu vois cette blessure ? Elle date d&#8217;il y a environ 15 jours. Les mains des enfants br\u00fblent encore plus que celles des adultes&#8221;. Malheureusement, il n&#8217;y a pas d&#8217;acc\u00e8s imm\u00e9diat aux premiers soins, aux bandages ou aux traitements m\u00e9dicaux pour ces blessures.<\/p>\n\n\n\n<p>N\u00e9anmoins, un autre adolescent se lamente : &#8220;Notre atelier est meilleur, mais l&#8217;atelier du fond a des conditions terribles ; ils maltraitent les travailleurs et ne paient pas les enfants \u00e0 temps&#8221;.<\/p>\n\n\n\n<p>Les plus jeunes d&#8217;entre eux sont souvent plus r\u00e9ticents et parlent moins souvent. Un enfant raconte : &#8220;Nous n&#8217;allons pas \u00e0 l&#8217;\u00e9cole. Bien s\u00fbr, nous n&#8217;avons pratiquement pas de temps libre ; nous n&#8217;avons pas non plus de certificat de naissance. Et on nous donne 1 100 tomans par semaine&#8221;.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans certains ateliers d&#8217;urgence, les employeurs exploitent la pauvret\u00e9 des familles en leur versant une premi\u00e8re somme d&#8217;argent avant que l&#8217;enfant ne commence \u00e0 travailler. La famille devient alors d\u00e9pendante de cet argent, et l&#8217;enfant est essentiellement forc\u00e9 de travailler, devenant ainsi semblable \u00e0 un esclave. L&#8217;employeur d\u00e9tient un pouvoir consid\u00e9rable sur la vie de l&#8217;enfant. Dans la plupart des ateliers, les enfants souffrent davantage de blessures mentales et physiques que les enfants qui travaillent dans les rues, \u00e0 tel point que ces enfants nourrissent souvent des pens\u00e9es suicidaires.<\/p>\n\n\n\n<p>Les subtilit\u00e9s de la vie dans ces ateliers sont vraiment sinistres. Dans un cas particulier, la main d&#8217;un enfant a \u00e9t\u00e9 amput\u00e9e au travail, mais m\u00eame pour obtenir une aide m\u00e9dicale, il fallait l&#8217;autorisation de l&#8217;employeur.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est certain que les exp\u00e9riences de ces enfants d\u00e9pendent souvent des caprices de leurs employeurs. Dans de nombreux ateliers, les enfants souffrent d&#8217;une combinaison de blessures mentales et physiques. Par cons\u00e9quent, les enfants qui travaillent dans de telles conditions ont tendance \u00e0 \u00eatre plus introvertis que leurs camarades des rues. Bien que l&#8217;attention port\u00e9e aux enfants des rues ait augment\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es, la sensibilisation au travail des enfants dans les ateliers reste limit\u00e9e. Notre psychologue a men\u00e9 de nombreux entretiens avec ces enfants, r\u00e9v\u00e9lant des taux alarmants de pens\u00e9es suicidaires parmi eux. (The state-run khabaronline.ir, 28 ao\u00fbt 2022)<\/p>\n\n\n\n<p>Un article ant\u00e9rieur sur les conditions de vie insalubres des enfants qui travaillent, tel que d\u00e9crit par un site web gouvernemental, asriran.com, d\u00e9peint une image sombre de la situation. &#8220;Des ruelles \u00e9troites et jonch\u00e9es de d\u00e9tritus leur servent de terrain de jeu, tandis que leurs maisons consistent en des structures miteuses et enfum\u00e9es \u00e0 quatre murs, avec des portes m\u00e9talliques qui \u00e9mettent un cri persistant chaque fois qu&#8217;elles s&#8217;ouvrent et se ferment. Les membres de la communaut\u00e9 m\u00e8nent une vie monotone et stagnante. Les enfants errent dans ces ruelles sinistres, reviennent de leur travail dans la rue ou fouillent les poubelles. Malheureusement, la pollution extr\u00eame du quartier aggrave leur situation. Ces enfants souffrent d&#8217;une multitude de probl\u00e8mes de sant\u00e9 : infestation de poux, infections cutan\u00e9es, jaunisse, otites, malnutrition et h\u00e9patite.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8220;Les filles sont particuli\u00e8rement vuln\u00e9rables, car elles sont confront\u00e9es \u00e0 des risques sanitaires suppl\u00e9mentaires li\u00e9s \u00e0 la menstruation. Leurs cheveux longs sont infest\u00e9s de poux, car il est culturellement d\u00e9conseill\u00e9 de couper les cheveux longs des filles. L&#8217;acc\u00e8s \u00e0 l&#8217;eau potable est limit\u00e9 et l&#8217;eau disponible est souvent contamin\u00e9e. (The state-run asriran.com, 10 juillet 2019)<\/p>\n\n\n\n<p>Outre ces d\u00e9fis, les blessures physiques et mentales subies par les enfants qui travaillent les rendent susceptibles de souffrir de troubles de l&#8217;apprentissage. Selon les estimations, 32 % des enfants qui travaillent ont des probl\u00e8mes de m\u00e9moire, 30 % sont aux prises avec des difficult\u00e9s d&#8217;apprentissage, 61 % pr\u00e9sentent des troubles mentaux l\u00e9gers, 21 % manquent de curiosit\u00e9, 64 % ont une conscience limit\u00e9e de leur environnement et 61 % sont confront\u00e9s \u00e0 des difficult\u00e9s d&#8217;\u00e9locution. (kebnanews, 19 juin 2022)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img decoding=\"async\" src=\"data:image\/gif;base64,R0lGODlhAQABAIAAAAAAAP\/\/\/yH5BAEAAAAALAAAAAABAAEAAAIBRAA7\" data-src=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Young-Iranian-girls-7-min-1024x512.jpg\" alt=\"Jeunes filles iraniennes, petits bourgeons sous la gr\u00eale\" class=\"wp-image-19325 lazyload\"\/><noscript><img decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"512\" src=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Young-Iranian-girls-7-min-1024x512.jpg\" alt=\"Jeunes filles iraniennes, petits bourgeons sous la gr\u00eale\" class=\"wp-image-19325 lazyload\" srcset=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Young-Iranian-girls-7-min-1024x512.jpg 1024w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Young-Iranian-girls-7-min-300x150.jpg 300w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Young-Iranian-girls-7-min-768x384.jpg 768w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Young-Iranian-girls-7-min-360x180.jpg 360w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Young-Iranian-girls-7-min-750x375.jpg 750w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Young-Iranian-girls-7-min.jpg 1140w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/noscript><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Conditions de travail des filles<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Les conditions de travail des filles sont particuli\u00e8rement dures, et Elham Fakhari reconna\u00eet qu&#8217;elles subissent le plus de pr\u00e9judices parmi les enfants qui travaillent dans la rue (The state-run Khabarban.com, June 12, 2018).<\/p>\n\n\n\n<p>Selon Mehdi Hedayat, le maire du 19e district de T\u00e9h\u00e9ran, &#8220;les mafias de vendeurs de fleurs exploitent les enfants pour vendre des fleurs et les paient 30 \u00e0 50 000 tomans par jour, alors que les gains quotidiens r\u00e9els de chaque vendeur de fleurs s&#8217;\u00e9l\u00e8vent entre 1,5 et 2 millions de tomans.&#8221; (The state-run hamshahrionline.ir, 19 avril 2022)<\/p>\n\n\n\n<p>Elaheh Ghorbani, sociologue, met en lumi\u00e8re les \u00e9preuves auxquelles sont confront\u00e9es les jeunes filles qui travaillent, en soulignant que ces enfants sont soumises \u00e0 des taquineries persistantes et \u00e0 des violences verbales qui, bien que banales, les affectent encore profond\u00e9ment. Sa recherche a consist\u00e9 en des entretiens avec une cinquantaine de jeunes filles iraniennes \u00e2g\u00e9es de 6 \u00e0 16 ans qui travaillaient dans la rue.<\/p>\n\n\n\n<p>Les motivations qui poussent ces filles \u00e0 travailler sont principalement li\u00e9es \u00e0 la pauvret\u00e9, \u00e0 l&#8217;incapacit\u00e9 de la famille \u00e0 assurer sa subsistance, \u00e0 l&#8217;\u00e9clatement de la famille, \u00e0 l&#8217;absence de tuteurs, \u00e0 des parents violents, \u00e0 la migration sans source de revenus ou \u00e0 la tradition h\u00e9r\u00e9ditaire du travail de rue au sein de leur famille. La peur et la pression jouent \u00e9galement un r\u00f4le important dans le travail des filles dans les espaces publics. Cette pression peut \u00e9maner d&#8217;obligations familiales ou de la n\u00e9cessit\u00e9 de subvenir aux besoins de leur famille. Pratiquement tous ces enfants connaissent les probl\u00e8mes li\u00e9s \u00e0 la drogue, pr\u00e8s de 80% d&#8217;entre eux ayant des parents toxicomanes.<\/p>\n\n\n\n<p>En ce qui concerne les horaires de tra\u00e9t\u00e9vail de ces filles, Ghorbani note que leurs horaires de travail imitent ceux des adultes, s&#8217;\u00e9tendant g\u00e9n\u00e9ralement de 10 heures du matin \u00e0 l&#8217;apr\u00e8s-midi, et se prolongeant parfois tard dans la soir\u00e9e. Elles occupent g\u00e9n\u00e9ralement des lieux de travail fixes. Ceux qui travaillent dans les parcs ou les stations de m\u00e9tro sont souvent accompagn\u00e9s de deux ou trois amis, qui se soutiennent mutuellement dans leurs efforts.<\/p>\n\n\n\n<p>Tous ces enfants avouent qu&#8217;ils ont d&#8217;abord trouv\u00e9 difficile de travailler dans la rue et qu&#8217;ils \u00e9taient extr\u00eamement timides. Une fille raconte : &#8220;Quand j&#8217;ai commenc\u00e9 \u00e0 travailler, je me couvrais le visage pour que personne ne me voie, parce que j&#8217;\u00e9tais tr\u00e8s g\u00ean\u00e9e&#8221;.<\/p>\n\n\n\n<p>En ce qui concerne le harc\u00e8lement des filles dans la rue, Ghorbani observe que la plupart de ces enfants sont conscients des dangers et vivent dans la crainte d&#8217;\u00eatre enlev\u00e9s ou soumis \u00e0 d&#8217;autres situations pr\u00e9judiciables. Ils comptent sur le soutien de leurs amis et s&#8217;alertent mutuellement en cas de circonstances suspectes. Dans certains cas, elles se d\u00e9guisent m\u00eame en gar\u00e7ons en se coupant les cheveux et en portant des v\u00eatements de gar\u00e7ons pour renforcer leur s\u00e9curit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>En outre, les t\u00e2ches m\u00e9nag\u00e8res incombent souvent \u00e0 ces filles. Elles rentrent chez elles apr\u00e8s leur travail et s&#8217;occupent de la vaisselle, de la cuisine, du balayage, etc.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces filles qui travaillent ont des conditions de vie si difficiles qu&#8217;elles expriment le souhait de troquer leur travail de rue contre des opportunit\u00e9s dans des ateliers tels que le tissage de tapis et la couture. La majorit\u00e9 d&#8217;entre elles sont analphab\u00e8tes et d\u00e9passent rarement le niveau de la 5\u00e8me ann\u00e9e d&#8217;\u00e9tudes. (Agence de presse gouvernementale isna.ir, 3 mai 2021)<\/p>\n\n\n\n<p>Ce sociologue du gouvernement, tout en reconnaissant la pr\u00e9valence des abus sexuels sur les filles, souligne en outre que &#8220;les enfants ont beaucoup de mal \u00e0 parler des cas d&#8217;abus sexuels, mais ils sont tout \u00e0 fait conscients de ce qui s&#8217;est pass\u00e9 avec leurs amis&#8221;. La violence verbale est une autre forme de maltraitance que ces enfants subissent quotidiennement. Ils expriment souvent leur frustration en disant : &#8220;Les gens ne veulent pas que nous nous approchions d&#8217;eux et nous nous demandons pourquoi ils nous traitent ainsi. Nous travaillons parce que nous avons des probl\u00e8mes et que nous manquons d&#8217;argent, et nous ne choisissons pas de travailler nous-m\u00eames. Mais nous n&#8217;avons pas d&#8217;autre choix&#8221;.<\/p>\n\n\n\n<p>Le mariage et la maternit\u00e9 pr\u00e9coces sont des probl\u00e8mes tr\u00e8s r\u00e9pandus dans les familles pauvres dont les enfants travaillent. Ces enfants peuvent commencer \u00e0 faire la cour d\u00e8s l&#8217;\u00e2ge de 7 ou 8 ans et se marient souvent avant l&#8217;\u00e2ge de 14 ans. La plupart des hommes de ces familles ont plusieurs femmes, et les m\u00e9nages sont g\u00e9n\u00e9ralement compos\u00e9s d&#8217;au moins 4 ou 5 personnes. Leur logement se limite souvent \u00e0 une petite pi\u00e8ce o\u00f9 tous les membres de la famille vivent ensemble. Tous les aspects de la vie se d\u00e9roulent dans la m\u00eame pi\u00e8ce. Les filles \u00e9pousent souvent leurs cousins, qui sont \u00e9galement des enfants travailleurs, et il n&#8217;y a g\u00e9n\u00e9ralement pas de nouveau foyer apr\u00e8s le mariage. Les jeunes couples partagent leur espace de vie avec d&#8217;autres membres de la famille, tels que les beaux-p\u00e8res, sans logement s\u00e9par\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Elham Fakhari lance un avertissement : &#8220;Le nombre de mariages impliquant des filles de moins de 15 ans pourrait conna\u00eetre une augmentation exponentielle en raison des initiatives de consolidation du travail des enfants.&#8221; (The state-run Khabarban.com, 12 juin 2018)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img decoding=\"async\" src=\"data:image\/gif;base64,R0lGODlhAQABAIAAAAAAAP\/\/\/yH5BAEAAAAALAAAAAABAAEAAAIBRAA7\" data-src=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Young-Iranian-girls-9-min-1024x512.jpg\" alt=\"Jeunes filles iraniennes, petits bourgeons sous la gr\u00eale\" class=\"wp-image-19327 lazyload\"\/><noscript><img decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"512\" src=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Young-Iranian-girls-9-min-1024x512.jpg\" alt=\"Jeunes filles iraniennes, petits bourgeons sous la gr\u00eale\" class=\"wp-image-19327 lazyload\" srcset=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Young-Iranian-girls-9-min-1024x512.jpg 1024w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Young-Iranian-girls-9-min-300x150.jpg 300w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Young-Iranian-girls-9-min-768x384.jpg 768w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Young-Iranian-girls-9-min-360x180.jpg 360w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Young-Iranian-girls-9-min-750x375.jpg 750w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Young-Iranian-girls-9-min.jpg 1140w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/noscript><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>La grande peur des filles qui travaillent<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Cependant, au lieu de s&#8217;acquitter de leur responsabilit\u00e9 de veiller au bien-\u00eatre de ces enfants et de leurs familles, les autorit\u00e9s du r\u00e9gime cl\u00e9rical, tout en utilisant un langage dur, par exemple en pr\u00e9tendant que la pr\u00e9sence d&#8217;enfants qui travaillent ternit l&#8217;image de la ville, ont recours \u00e0 la r\u00e9pression et \u00e0 des mesures brutales, en rassemblant souvent ces enfants. (L&#8217;agence de presse \u00e9tatique Mehr, 10 juillet 2009 et 23 ao\u00fbt 2016)<\/p>\n\n\n\n<p>Elaheh Ghorbani d\u00e9clare qu&#8217;en plus des nombreux d\u00e9fis auxquels sont confront\u00e9s les enfants qui travaillent, ils vivent \u00e9galement dans une grande peur, craignant &#8220;d&#8217;\u00eatre plac\u00e9s en d\u00e9tention par les autorit\u00e9s de protection sociale et de perdre ensuite leur famille&#8221;.<\/p>\n\n\n\n<p>Les filles qui travaillent craignent particuli\u00e8rement les organismes gouvernementaux, notamment la municipalit\u00e9 et les agences d&#8217;aide sociale, et elles s&#8217;enfuient souvent lorsqu&#8217;elles les rencontrent. Elles pensent que les agents sociaux pourraient les appr\u00e9hender, leur couper les cheveux et les rendre chauves.<\/p>\n\n\n\n<p>De nombreux cas d&#8217;humiliation et d&#8217;abus physique d&#8217;enfants travailleurs par la police et les agents municipaux du gouvernement ont \u00e9t\u00e9 signal\u00e9s, et certains de ces incidents ont m\u00eame fait leur apparition dans le cyberespace et les m\u00e9dias gouvernementaux. Un article du <a href=\"https:\/\/irankargar.com\/%D9%85%D8%AC%D8%B1%D9%88%D8%AD-%DA%A9%D8%B1%D8%AF%D9%86-%D8%A8%DB%8C%E2%80%8C%D8%B1%D8%AD%D9%85%D8%A7%D9%86%D9%87-%DA%A9%D9%88%D8%AF%DA%A9-%D8%AF%D8%B3%D8%AA%D9%81%D8%B1%D9%88%D8%B4\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">site web<\/a> du gouvernement iranien asriran.com, par exemple, reconna\u00eet que si ces enfants avaient poss\u00e9d\u00e9 des appareils photo, des images encore plus p\u00e9nibles auraient pu \u00eatre diffus\u00e9es sur les r\u00e9seaux virtuels. (Le site gouvernemental asriran.com, 4 f\u00e9vrier 2019).<\/p>\n\n\n\n<p>Fatemeh Arzanian, l&#8217;adjointe aux affaires sociales de l&#8217;organisation d&#8217;aide sociale de la province de T\u00e9h\u00e9ran, a affirm\u00e9 qu&#8217;en 2021, un total de 2 600 enfants qui travaillent et qui vivent dans la rue ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s et pris en charge par les soi-disant institutions d&#8217;aide sociale et d&#8217;autres institutions gouvernementales de la province de T\u00e9h\u00e9ran. (Agence de presse gouvernementale ilna.ir, 1er ao\u00fbt 2022)<\/p>\n\n\n\n<p>Amin Shahrokhi, directeur g\u00e9n\u00e9ral de l&#8217;Organisation de protection sociale de la province de T\u00e9h\u00e9ran, a lanc\u00e9 un appel peu sympathique aux citoyens, les exhortant \u00e0 signaler rapidement les enfants qui travaillent dans la rue aux services d&#8217;urgence sociale au lieu de leur offrir une assistance ou un soutien financier. (Borna.news, 12 juin 2021)<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Le sort des jeunes filles iraniennes sans acte de naissance<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Les lois misogynes du r\u00e9gime en place ont cr\u00e9\u00e9 un autre probl\u00e8me grave pour les femmes et les enfants iraniens : le refus de d\u00e9livrer des actes de naissance aux enfants n\u00e9s de m\u00e8res iraniennes et de p\u00e8res non iraniens, les privant ainsi de leur droit \u00e0 la vie.<\/p>\n\n\n\n<p>Le nombre exact d&#8217;enfants sans certificat de naissance reste inconnu, mais leur pr\u00e9sence n&#8217;est que trop r\u00e9elle. Selon des statistiques obsol\u00e8tes du r\u00e9gime, il y a environ un million de personnes sans papiers en Iran, dont environ 400 000 enfants. (The state-run hamshahrionline.ir, 24 juillet 2022)<\/p>\n\n\n\n<p>Il est essentiel de reconna\u00eetre que de nombreux mariages entre des femmes iraniennes et des hommes \u00e9trangers ne sont pas enregistr\u00e9s en raison des lois patriarcales sur le mariage qui requi\u00e8rent l&#8217;approbation du gouvernement. En outre, de nombreux enfants n\u00e9s en Iran sont confront\u00e9s \u00e0 ce probl\u00e8me parce que leurs m\u00e8res sont issues de mariages similaires, sont des immigr\u00e9es ou n&#8217;ont pas de documents d&#8217;identit\u00e9 iraniens pour d&#8217;autres raisons. Ce cycle malheureux persistera et se multipliera tant que les lois r\u00e9gressives des mollahs pr\u00e9vaudront<strong>.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ensieh Khazali, responsable de la direction des affaires f\u00e9minines et familiales, a reconnu le probl\u00e8me sans fournir de statistiques concr\u00e8tes : &#8220;La question de l&#8217;identit\u00e9 et l&#8217;absence de certificats de naissance pour les enfants ou les m\u00e8res sans identit\u00e9 constituent un probl\u00e8me important dans plusieurs provinces, notamment au Sistan et au Balouchestan, \u00e0 Qom, \u00e0 Yazd et au Khorassan. Cela les prive d&#8217;une \u00e9ducation et de soins de sant\u00e9 ad\u00e9quats&#8221;. (The state-run hamshahrionline.ir, 24 juillet 2022).<\/p>\n\n\n\n<p>La province de Sistan et Balouchestan compte \u00e0 elle seule 55 000 enfants sans papiers. (The state-run hamshahrionline.ir, 26 d\u00e9cembre 2021)<\/p>\n\n\n\n<p>Ahmad Maydari, ancien adjoint charg\u00e9 de la protection sociale au minist\u00e8re du travail, a pr\u00e9cis\u00e9 que ce probl\u00e8me n&#8217;\u00e9tait pas propre \u00e0 une seule province, mais s&#8217;\u00e9tendait \u00e0 de nombreuses r\u00e9gions, dont T\u00e9h\u00e9ran, Khorassan, Ispahan et Qom. Cette situation a priv\u00e9 ces personnes d&#8217;\u00e9ducation et de sant\u00e9. (The state-run hamshahrionline.ir, 24 juillet 2022)<\/p>\n\n\n\n<p>Les enfants sans certificat de naissance sont gravement priv\u00e9s de leurs droits. Ils n&#8217;ont pas le droit d&#8217;aller \u00e0 l&#8217;\u00e9cole, d&#8217;obtenir une assurance et d&#8217;acc\u00e9der aux services sociaux et culturels, ce qui les rend invisibles dans la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img decoding=\"async\" src=\"data:image\/gif;base64,R0lGODlhAQABAIAAAAAAAP\/\/\/yH5BAEAAAAALAAAAAABAAEAAAIBRAA7\" data-src=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Young-Iranian-girls-8-min-1024x512.jpg\" alt=\"Jeunes filles iraniennes, petits bourgeons sous la gr\u00eale\" class=\"wp-image-19326 lazyload\"\/><noscript><img decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"512\" src=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Young-Iranian-girls-8-min-1024x512.jpg\" alt=\"Jeunes filles iraniennes, petits bourgeons sous la gr\u00eale\" class=\"wp-image-19326 lazyload\" srcset=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Young-Iranian-girls-8-min-1024x512.jpg 1024w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Young-Iranian-girls-8-min-300x150.jpg 300w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Young-Iranian-girls-8-min-768x384.jpg 768w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Young-Iranian-girls-8-min-360x180.jpg 360w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Young-Iranian-girls-8-min-750x375.jpg 750w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Young-Iranian-girls-8-min.jpg 1140w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/noscript><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>L&#8217;histoire in\u00e9dite d&#8217;une fleur qui ne s&#8217;\u00e9panouit jamais<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Ameneh Yar-Mohammad-Zehi est une enfant dot\u00e9e d&#8217;un potentiel scolaire exceptionnel qui a r\u00e9ussi \u00e0 passer en classe de seconde, mais qui a finalement \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9e de quitter l&#8217;\u00e9cole, bien qu&#8217;elle ait obtenu des A sur son bulletin scolaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Le p\u00e8re d&#8217;Ameneh est originaire du Pakistan et sa m\u00e8re est de nationalit\u00e9 iranienne. Depuis 2011, cette famille est impliqu\u00e9e dans un dossier enregistr\u00e9 aupr\u00e8s du d\u00e9partement des \u00e9trangers et des immigrants de Zahedan, conform\u00e9ment aux lois strictes du r\u00e9gime iranien. Elle poss\u00e8de tous les documents requis et s&#8217;est rendue consciencieusement au bureau des citoyens, coop\u00e9rant \u00e0 toutes les enqu\u00eates administratives. Pourtant, malgr\u00e9 leurs efforts sinc\u00e8res, ils n&#8217;ont re\u00e7u aucune r\u00e9ponse. Le r\u00e9sultat d\u00e9vastateur a \u00e9t\u00e9 l&#8217;expulsion d&#8217;Ameneh de l&#8217;\u00e9cole en ao\u00fbt 2022, malgr\u00e9 ses excellents r\u00e9sultats scolaires.<\/p>\n\n\n\n<p>Ameneh n&#8217;a pas de num\u00e9ro d&#8217;identification national et ne peut donc pas \u00eatre enregistr\u00e9e dans le syst\u00e8me Sidar. Elle n&#8217;a donc pas le droit de poursuivre ses \u00e9tudes et de participer au cycle secondaire des examens de 10e ann\u00e9e. Son histoire fait \u00e9cho au sort d&#8217;innombrables jeunes filles et gar\u00e7ons iraniens qui n&#8217;ont pas d&#8217;acte de naissance, ce qui les prive d&#8217;un avenir. Comme Ameneh, ils sont contraints \u00e0 des mariages pr\u00e9coces, mettent au monde des enfants sans certificat de naissance et vivent dans un \u00e9tat perp\u00e9tuel d&#8217;absence d&#8217;identit\u00e9 et de d\u00e9sespoir. (The state-run sharghdaily.com, 13 ao\u00fbt 2022)<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Retrait de l&#8217;identit\u00e9 des enfants n\u00e9s en Iran sous le r\u00e9gime des mollahs<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>En juin 2020, le parlement du r\u00e9gime cl\u00e9rical a adopt\u00e9 un projet de loi connu sous le nom de r\u00e8glement sur l&#8217;octroi de la citoyennet\u00e9 iranienne aux enfants de femmes iraniennes mari\u00e9es \u00e0 des hommes \u00e9trangers. Par la suite, les m\u00e9dias d&#8217;\u00c9tat ont publi\u00e9 des articles optimistes intitul\u00e9s &#8220;Certification de la citoyennet\u00e9 des enfants de m\u00e8res iraniennes&#8221;. Cependant, cette l\u00e9gislation n&#8217;a pas vraiment profit\u00e9 \u00e0 ces enfants puisque la m\u00e8re a besoin d&#8217;un certificat de naissance iranien pour en obtenir un pour son enfant. Cela devient un dilemme pour de nombreux enfants, \u00e9tant donn\u00e9 que leurs m\u00e8res ont \u00e9galement grandi sans certificat de naissance pendant plus de 40 ans de r\u00e9gime cl\u00e9rical.<\/p>\n\n\n\n<p>De nombreux mariages de femmes iraniennes ne sont pas reconnus en raison des lois misogynes du r\u00e9gime iranien, ce qui fait que leurs enfants sont consid\u00e9r\u00e9s comme ill\u00e9gitimes. Dans ce cas, ces enfants doivent passer toute leur enfance sans acc\u00e8s \u00e0 l&#8217;\u00e9ducation et aux services sociaux essentiels jusqu&#8217;\u00e0 ce qu&#8217;ils atteignent 18 ans, \u00e2ge auquel ils peuvent demander un certificat de naissance, \u00e0 condition qu&#8217;ils n&#8217;aient commis aucun crime sous la pression sociale oppressive. Les organes judiciaires doivent \u00e9galement leur accorder un agr\u00e9ment de s\u00e9curit\u00e9. (Extrait de la r\u00e9glementation sur l&#8217;octroi de la citoyennet\u00e9 iranienne aux enfants de femmes iraniennes mari\u00e9es \u00e0 des \u00e9trangers, dat\u00e9e du 2 juin 2020)<\/p>\n\n\n\n<p>La d\u00e9cision concernant les Iraniens d\u00e9pourvus de certificat de naissance n&#8217;est pas prise par l&#8217;Office national de l&#8217;\u00e9tat civil, mais d&#8217;abord par le bureau du coroner, puis par le Conseil de s\u00e9curit\u00e9. Ce conseil est une institution de s\u00e9curit\u00e9 compos\u00e9e de repr\u00e9sentants d&#8217;organisations telles que les gardiens de la r\u00e9volution, le minist\u00e8re des renseignements, le minist\u00e8re de l&#8217;int\u00e9rieur et le gouvernorat. Dans la plupart des cas, cet organe ne donne aucune r\u00e9ponse aux demandeurs, m\u00eame lorsque plusieurs ann\u00e9es se sont \u00e9coul\u00e9es depuis le d\u00e9p\u00f4t du dossier. La majorit\u00e9 des demandeurs sont des personnes qui r\u00e9sident en Iran depuis des g\u00e9n\u00e9rations, n\u00e9es dans le pays ou ayant v\u00e9cu en Iran pendant des d\u00e9cennies, mais les autorit\u00e9s du r\u00e9gime cl\u00e9rical ne les reconnaissent pas en tant qu&#8217;Iraniens. Certains demandeurs sont v\u00e9ritablement iraniens mais ont v\u00e9cu dans des villages \u00e9loign\u00e9s et inaccessibles et n&#8217;\u00e9taient pas conscients de l&#8217;importance de l&#8217;obtention d&#8217;un certificat d&#8217;identit\u00e9 et de naissance. Cette pratique a perdur\u00e9 de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration. En outre, en raison de la pr\u00e9dominance des familles nombreuses dans les cultures rurales, ce probl\u00e8me continue de s&#8217;aggraver. (The state-run sharghdaily.com, 13 ao\u00fbt 2022)<\/p>\n\n\n\n<p>Le bureau des m\u00e9decins l\u00e9gistes, charg\u00e9 de v\u00e9rifier les profils g\u00e9n\u00e9tiques de ces personnes, premi\u00e8re \u00e9tape du processus complexe d&#8217;identification, a d\u00e9plor\u00e9 le manque de ressources et d&#8217;\u00e9quipements. (Agence de presse gouvernementale imna.ir, 16 f\u00e9vrier 2022)<\/p>\n\n\n\n<p>Le pouvoir judiciaire du r\u00e9gime n&#8217;a pr\u00e9vu de d\u00e9livrer des papiers d&#8217;identit\u00e9 qu&#8217;\u00e0 80 000 enfants sur environ un million d&#8217;iraniens sans acte de naissance dont l&#8217;existence a \u00e9t\u00e9 v\u00e9rifi\u00e9e. (The state-run hamshahrionline.ir, 17 juillet 2022)<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img decoding=\"async\" src=\"data:image\/gif;base64,R0lGODlhAQABAIAAAAAAAP\/\/\/yH5BAEAAAAALAAAAAABAAEAAAIBRAA7\" data-src=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Young-Iranian-girls-10-min-1024x512.jpg\" alt=\"Jeunes filles iraniennes, petits bourgeons sous la gr\u00eale\" class=\"wp-image-19328 lazyload\"\/><noscript><img decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"512\" src=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Young-Iranian-girls-10-min-1024x512.jpg\" alt=\"Jeunes filles iraniennes, petits bourgeons sous la gr\u00eale\" class=\"wp-image-19328 lazyload\" srcset=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Young-Iranian-girls-10-min-1024x512.jpg 1024w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Young-Iranian-girls-10-min-300x150.jpg 300w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Young-Iranian-girls-10-min-768x384.jpg 768w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Young-Iranian-girls-10-min-360x180.jpg 360w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Young-Iranian-girls-10-min-750x375.jpg 750w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Young-Iranian-girls-10-min.jpg 1140w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/noscript><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Le mot de la fin<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>En conclusion, ce volume ne peut englober toutes les facettes douloureuses de la vie des jeunes filles iraniennes, et nous avons sciemment omis des sujets importants tels que les mariages pr\u00e9coces, la maltraitance des enfants, les filles des zones rurales, les fugues, les suicides de jeunes filles, les crimes d&#8217;honneur, et bien d&#8217;autres encore. N\u00e9anmoins, nous pensons que tout lecteur impartial, en parcourant ces pages, comprendra la situation p\u00e9rilleuse dans laquelle se trouvent les jeunes filles iraniennes.<\/p>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 cela, la situation difficile des jeunes filles iraniennes reste li\u00e9e au destin de toutes les femmes, de tous les jeunes et de l&#8217;ensemble du peuple iranien. La question primordiale pour tous les Iraniens, quel que soit leur sexe ou leur \u00e2ge, est de vivre sous la domination du r\u00e9gime dictatorial religieux et archa\u00efque des mollahs.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme le monde l&#8217;a vu lors du soul\u00e8vement de 2022-2023, les jeunes filles iraniennes ont \u00e9t\u00e9 parmi les pionni\u00e8res du soul\u00e8vement, protestant contre le r\u00e9gime dictatorial d\u00e8s qu&#8217;elles en avaient l&#8217;occasion. Nombre d&#8217;entre elles ont \u00e9t\u00e9 <a href=\"https:\/\/wncri.org\/2023\/03\/07\/women-lead-the-charge\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">tu\u00e9es \u00e0 coups de matraque<\/a> lors de manifestations, d&#8217;autres ont \u00e9t\u00e9 sauvagement battues \u00e0 l&#8217;\u00e9cole et ont subi des <a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/2022\/10\/18\/asra-panahi-15-ans\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">h\u00e9morragies internes fatales<\/a>. D&#8217;autres encore ont \u00e9t\u00e9 brutalement agress\u00e9es par des patrouilles en hijab dans les rues et les stations de m\u00e9tro. Plus r\u00e9cemment, <a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/2023\/11\/01\/eprouvante-darmita-geravand\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Armita Geravand<\/a> a \u00e9t\u00e9 mortellement agress\u00e9e dans une rame de m\u00e9tro de T\u00e9h\u00e9ran et a perdu la vie apr\u00e8s \u00eatre tomb\u00e9e dans le coma.<\/p>\n\n\n\n<p>Par cons\u00e9quent, tous ceux qui d\u00e9fendent l&#8217;humanit\u00e9, les droits des femmes, les droits de l&#8217;homme, la protection de l&#8217;environnement, le progr\u00e8s, les droits des minorit\u00e9s religieuses, la paix et, en bref, toutes les valeurs humaines fondamentales, reconna\u00eetront que la premi\u00e8re mesure \u00e0 prendre est de condamner et d&#8217;isoler le r\u00e9gime des mollahs. Ce faisant, le peuple iranien pourra \u00e9ventuellement renverser ce r\u00e9gime, ouvrant ainsi la voie \u00e0 sa libert\u00e9 et \u00e0 ses droits fondamentaux. Cela permettra aux jeunes filles et enfants iraniens innocents d&#8217;envisager un avenir meilleur.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les d\u00e9fis auxquels sont confront\u00e9es les jeunes filles iraniennes : R\u00e9flexion \u00e0 l&#8217;occasion de la Journ\u00e9e mondiale de l&#8217;enfance Le r\u00e9gime iranien est l&#8217;un des gouvernements les plus conservateurs et les plus misogynes du monde, profond\u00e9ment ancr\u00e9 dans son id\u00e9ologie misogyne, qu&#8217;il a codifi\u00e9e dans des lois et des politiques. 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