{"id":1680,"date":"2016-10-29T22:15:04","date_gmt":"2016-10-29T22:15:04","guid":{"rendered":"https:\/\/wncri.org\/frdev\/2016\/10\/29\/maryam-bahmanabadi\/"},"modified":"2016-10-29T22:15:04","modified_gmt":"2016-10-29T22:15:04","slug":"maryam-bahmanabadi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wncri.org\/fr\/2016\/10\/29\/maryam-bahmanabadi\/","title":{"rendered":"Maryam Bahmanabadi"},"content":{"rendered":"<p>Exemple de la fermet\u00e9 \u00e0 tout prix<\/p>\n<p>  <!--more-->  <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Date de naissance: 1960<\/p>\n<p>Lieu de naissance: T\u00e9h\u00e9ran<\/p>\n<p>Etudes : Sciences naturelles<\/p>\n<p>Date d\u2019ex\u00e9cution : Juillet 1988<\/p>\n<p>Forme d\u2019ex\u00e9cution : Pendaison<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Maryam Mohammadi Bahmanabadi Memar a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9e en octobre 1981, emprisonn\u00e9e et brutalement tortur\u00e9e en Iran.<\/p>\n<p>En 1983, Maryam a \u00e9t\u00e9 incarc\u00e9r\u00e9e dans une cage de l&#8217;unit\u00e9 n\u00b01 de la maison d\u2019arr\u00eat de Qezel-Hessar \u00e0 Karadj (banlieue de T\u00e9h\u00e9ran) sur les ordres de Haj Davoud Rahmani, le chef de la prison.<\/p>\n<p>Les cages, petites et \u00e9troites, avaient \u00e9t\u00e9 con\u00e7ues pour briser la r\u00e9sistance des d\u00e9tenues. Elles devaient s\u2019y asseoir les yeux band\u00e9s face au mur pendant de longues heures sans bouger. Les gardiens se tenaient derri\u00e8re, pr\u00eats \u00e0 fouetter la prisonni\u00e8re au moindre mouvement non autoris\u00e9. Par exemple, si la cuill\u00e8re heurtait la gamelle lorsqu\u2019elle mangeait, elle recevait une pluie de coups de poings et de fouet.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s la fin de sa longue p\u00e9riode de cage, Maryam souffrait d&#8217;arthrite et de graves douleurs au dos. Tous ses os, y compris ses doigts et orteils, la colonne vert\u00e9brale et les disques \u00e9taient devenus si douloureux qu&#8217;elle \u00e9tait incapable de marcher sur une longue distance et devait s&#8217;asseoir apr\u00e8s une courte promenade.<\/p>\n<p>Sur son s\u00e9jour dans la cage, Maryam avait l&#8217;habitude de dire: \u00ab Chaque jour, quand je me r\u00e9veillais, je me disait que si je ne supportais pas les difficult\u00e9s et la chaleur de la cage, il me faudrait collaborer avec ce sale r\u00e9gime. Et apr\u00e8s comment me serait-il possible de supporter l&#8217;enfer de ma conscience. Et puis, ils mettraient quelqu&#8217;un d&#8217;autre \u00e0 ma place.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Les cod\u00e9tenues de Maryam se souviennent de son moral \u00e9lev\u00e9 et de ses \u00e9clats de rires. Une cod\u00e9tenue a racont\u00e9 : \u00ab Je ne la connaissais pas quand elle est arriv\u00e9e de la cage. Mais en peu de temps, elle est devenue tr\u00e8s aim\u00e9e par les prisonni\u00e8res comme si nous la connaissions depuis des ann\u00e9es. Elle \u00e9tait toujours pr\u00e9sente, partout. Elle avait le pouvoir de r\u00e9soudre tous les probl\u00e8mes. Elle \u00e9tait toujours volontaire pour travailler dur. \u00bb<\/p>\n<p>En 1984, apr\u00e8s son d\u00e9part du quartier des cages, elle a \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9e \u00e0 la prison d\u2019Evine pour plus des ch\u00e2timents d\u00e9gradants et de la torture. Les stigmates des s\u00e9vices \u00e9taient visibles sur son dos et sa taille. Elle a \u00e9t\u00e9 d\u00e9tenue au secret pendant deux mois, puis ils ont \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9s de lui accorder une visite devant l\u2019insistance tenace de sa m\u00e8re. Alors ils l\u2019ont amen\u00e9e sur un fauteuil roulant pour voir sa m\u00e8re au parloir. Elle lui a dit qu\u2019on lui avait fait des transfusions de s\u00e9rum en raison de sa mauvaise sant\u00e9 apr\u00e8s des tortures s\u00e9v\u00e8res. Ce fut sa derni\u00e8re visite.<\/p>\n<p>Maryam \u00e9tait une prisonni\u00e8re r\u00e9sistante qui a \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9e pendant le massacre des prisonniers politiques de l\u2019\u00e9t\u00e9 1988 en Iran. Auparavant, les gardiens de prison ont pendu son fr\u00e8re sous ses yeux.<\/p>\n<p>La fermet\u00e9 et le refus de c\u00e9der aux pressions ont fait de Maryam un phare \u00e9clairant la route des femmes iraniennes dans leur lutte pour la libert\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Exemple de la fermet\u00e9 \u00e0 tout prix<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":4239,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jnews-multi-image_gallery":[],"jnews_single_post":[],"jnews_primary_category":[],"jnews_social_meta":[],"jnews_override_counter":[],"footnotes":""},"categories":[25],"tags":[],"class_list":["post-1680","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-tombees-pour-la-liberte"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1680","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1680"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1680\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4239"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1680"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1680"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1680"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}