{"id":1675,"date":"2016-10-26T09:30:33","date_gmt":"2016-10-26T09:30:33","guid":{"rendered":"https:\/\/wncri.org\/frdev\/2016\/10\/26\/fatemeh-razieh-ayatollahzadeh-shirazi\/"},"modified":"2016-10-26T09:30:33","modified_gmt":"2016-10-26T09:30:33","slug":"fatemeh-razieh-ayatollahzadeh-shirazi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wncri.org\/fr\/2016\/10\/26\/fatemeh-razieh-ayatollahzadeh-shirazi\/","title":{"rendered":"Fatemeh (Razieh) Ayatollahzadeh Shirazi"},"content":{"rendered":"<p>Symbole\u00a0du courage<\/p>\n<p>Date de naissance: 1952<\/p>\n<p>Lieu de naissance: T\u00e9h\u00e9ran<\/p>\n<p>Etudes : Licence de physique<\/p>\n<p>Date de martyre: 1 novembre 1988<\/p>\n<p>  <!--more-->  <\/p>\n<p>Martyre: pendue \u00e0 une grue devant d&#8217;autres prisonniers<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Razieh est n\u00e9e dans une famille religieuse en Iran. Son p\u00e8re \u00e9tait mollah, mais elle s\u2019est r\u00e9volt\u00e9e contre toutes les traditions qui confinaient les femmes au foyer. Elle a bris\u00e9 les chaines qui plongent les femmes dans l\u2019incr\u00e9dulit\u00e9.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Razieh \u00e9tait une alpiniste chevronn\u00e9e. C\u2019est dans le cadre de ses \u00e9tudes, qu\u2019elle apprend \u00e0 connaitre les souffrances de la population. D\u00e8s 1976, elle commence \u00e0 avoir une influence politique et sociale sur son entourage. En raison de son activisme politique, elle entre dans la clandestinit\u00e9 pendant trois ans.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Quand les mollahs s\u2019emparent du pouvoir apr\u00e8s le renversement du chah, Razieh s\u2019engagent dans la lutte contre le fascisme religieux. Elle connait bien les mollahs et figure parmi les pionniers du combat contre l\u2019int\u00e9grisme islamiste.<\/p>\n<table>\n<tbody>\n<tr>\n<td>\u00a0<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>En 1981, elle est arr\u00eat\u00e9e alors qu\u2019elle est enceinte. Elle accouche en prison, mais en raison des conditions horribles de d\u00e9tention et de la malnutrition, son b\u00e9b\u00e9 meurt apr\u00e8s sa naissance. Elle perd \u00e9galement son mari Mehdi Hachemzadeh Sabet, ex\u00e9cut\u00e9 par le r\u00e9gime.<\/p>\n<p>En d\u00e9pit de ces pertes, Razieh garde un moral \u00e9lev\u00e9 et sa bonne humeur. Elle fait du sport avec d&#8217;autres d\u00e9tenues, des travaux manuels et envoie des nouvelles de la journ\u00e9e de cellule en cellule.\u00a0Pendant la nuit, des gardiens de prison laissent les lumi\u00e8res allum\u00e9es pour emp\u00eacher les prisonni\u00e8res de dormir. Razieh bricole un cache \u00e0 l&#8217;aide des journaux, de ficelle et de nylon pour recouvrir la lampe. Chaque soir, apr\u00e8s le contr\u00f4le de la cellule par les gardiens, elle recouvre l&#8217;ampoule et chaque matin, elle enl\u00e8ve le cache avant leur venue.\u00a0A cette \u00e9poque, elle apprend \u00e9galement l\u2019ex\u00e9cution de ses deux fr\u00e8res (Morteza et Ahmad), ainsi que de son beau-fr\u00e8re, Ibrahim Hachemzadeh Sabet. Rien pourtant ne r\u00e9ussit \u00e0 briser sa d\u00e9termination \u00e0 lutter contre le r\u00e9gime des mollahs.\u00a0Razieh avait pour habitude de raconter des souvenirs dr\u00f4les et faisait rire tout le monde. L&#8217;une de ses cod\u00e9tenues rapporte : \u00ab Nous riions si fort qu\u2019on nous entendait dans toute la prison. Alors Razieh nous disait: Vous ne devriez pas rire si fort. S&#8217;ils d\u00e9couvrent que nous sommes heureuses, ils vont nous s\u00e9parer.\u00a0 Et je me demandais toujours comment une femme aussi pleine de vie pouvait supporter les conditions d\u00e9plorables de la prison.\u00a0\u00bb\u00a0Au bout de sept ans d&#8217;emprisonnement, lors du massacre de 1988, Razieh est pendue \u00e0 une grue devant d&#8217;autres prisonniers alors qu&#8217;elle est en gr\u00e8ve de la faim.\u00a0Razieh est un symbole de r\u00e9bellion contre les traditions arri\u00e9r\u00e9es misogynes. Elle est devenue un exemple brillant pour les femmes qui veulent continuer sur sa voie. Une h\u00e9ro\u00efne souriante pr\u00eate \u00e0 payer \u00e0 tout moment le prix fort pour sa cause.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Symbole\u00a0du courage Date de naissance: 1952 Lieu de naissance: T\u00e9h\u00e9ran Etudes : Licence de physique Date de martyre: 1 novembre 1988<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":4234,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jnews-multi-image_gallery":[],"jnews_single_post":[],"jnews_primary_category":[],"jnews_social_meta":[],"jnews_override_counter":[],"footnotes":""},"categories":[25],"tags":[],"class_list":["post-1675","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-tombees-pour-la-liberte"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1675","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1675"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1675\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4234"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1675"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1675"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1675"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}