{"id":1392,"date":"2016-07-27T23:17:32","date_gmt":"2016-07-27T23:17:32","guid":{"rendered":"https:\/\/wncri.org\/frdev\/2016\/07\/27\/commission-des-femmes-du\/"},"modified":"2025-06-21T14:45:25","modified_gmt":"2025-06-21T12:45:25","slug":"commission-des-femmes-du","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wncri.org\/fr\/2016\/07\/27\/commission-des-femmes-du\/","title":{"rendered":"commission des femmes du"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/www.women_.ncr-iran.org_fr_images_monthlies_NCRI-women-monthly-fr-201606.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"alternate noopener noreferrer\"><strong>Voir le PDF<\/strong><\/a><\/p>\n<p>\u00a0Introduction<\/p>\n<p>Juin a \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9 par l\u2019ex\u00e9cution d&#8217;une femme et la poursuite des mauvais traitements des prisonni\u00e8res politiques et de conscience.<\/p>\n<p>Narguesse Mohammadi a fait une gr\u00e8ve de la faim pour r\u00e9clamer le droit d&#8217;appeler ses enfants au t\u00e9l\u00e9phone.<\/p>\n<p>  <!--more-->  <\/p>\n<p>Hospitalis\u00e9e, Maryam Naghash Zargaran a \u00e9t\u00e9 renvoy\u00e9e en prison, apr\u00e8s une autorisation de sortie m\u00e9dicale, ne lui permettant pas d\u2019aller jusqu\u2019au bout de son traitement m\u00e9dical. Et Fahimeh Esma\u00efli, prisonni\u00e8re politique, a \u00e9t\u00e9 violemment tabass\u00e9e \u00e0 la maison d\u2019arr\u00eat de Yassouj.<\/p>\n<p>Les arrestations collectives dans des raids sur des soir\u00e9es priv\u00e9es, les pers\u00e9cutions des minorit\u00e9s religieuses et la d\u00e9tention de binationales ont continu\u00e9.<\/p>\n<p>La police a lanc\u00e9 de nouvelles campagnes dans les villes contre les femmes qui d\u00e9rogent au code vestimentaire obligatoire.<\/p>\n<p>N\u00e9anmoins, les femmes ont continu\u00e9 \u00e0 protester, avec une participation importante dans la plupart des manifestations du mois de juin.<\/p>\n<p>\u00a0Violations syst\u00e9matiques du droit \u00e0 la vie<\/p>\n<p>Ex\u00e9cutions, ex\u00e9cutions arbitraires, d\u00e9c\u00e8s en d\u00e9tention et condamnations \u00e0 mort<\/p>\n<p>\u00a0Une femme non identifi\u00e9e a \u00e9t\u00e9 pendue le 2 juin 2016 \u00e0 la prison centrale de Qazvine apr\u00e8s deux ans d&#8217;emprisonnement.<\/p>\n<p>Le nombre total de femmes ex\u00e9cut\u00e9s sous Rohani s&#8217;est donc \u00e9lev\u00e9 en juin \u00e0 69.<\/p>\n<p>\u00a0Les traitements inhumains et ch\u00e2timents cruels<\/p>\n<p>Amputations, flagellations, tortures et humiliations<\/p>\n<p>\u00a0Fahimeh Ismaili, prisonni\u00e8re politique \u00e0 Ahwaz, a \u00e9t\u00e9 violemment tabass\u00e9e le 2 juin 2016 \u00e0 la prison de Yassouj et a perdu connaissance.<\/p>\n<p>\u00a0 Arrestations arbitraires<\/p>\n<p>Les rafles lors de raids contres des f\u00eates priv\u00e9es ont continu\u00e9 \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran et dans d\u2019autres villes du pays durant le mois de juin.<\/p>\n<p>Le 3 juin, douze jeunes femmes ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9es dans un jardin priv\u00e9 dans la province d\u2019Alborz.<\/p>\n<p>Le 4 juin, la police a fait une descente dans une maison et arr\u00eat\u00e9 30 femmes \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran.<\/p>\n<p>Six femmes ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9es \u00e0 Saadat Abad, un quartier de la capitale, le 5 juin et 21 personnes ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9es dans une f\u00eate. Elles \u00e9taient accus\u00e9es d\u2019\u00eatre \u00ab mal-voil\u00e9es \u00bb.<\/p>\n<p>Une professeur irano-canadienne a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9e \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran. Homa Hoodfar avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9e le 6 juin 2016, quelques jours avant son retour pr\u00e9vu au Canada. Son passeport lui a \u00e9t\u00e9 confisqu\u00e9 et Hoodfar a \u00e9t\u00e9 interrog\u00e9e. Son avocat et sa famille n&#8217;ont pas \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9s \u00e0 la voir, et la raison de son arrestation n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e. Elle est maintenue en prison.<\/p>\n<p>\u00a0Prison<\/p>\n<p>\u00a0<strong><u>La pression continue sur les d\u00e9tenues<\/u><\/strong><\/p>\n<p>Un nouveau rapport sur les prisons de femmes de Qarchak et Varamine, jette un peu de lumi\u00e8re sur les conditions de vie d\u00e9plorables des prisonni\u00e8res. Le rapport indique qu&#8217;un grand nombre de femmes sont d\u00e9tenues dans une petite zone dans des conditions d&#8217;hygi\u00e8ne \u00e9pouvantables. La p\u00e9nurie de lits les oblige \u00e0 dormir serr\u00e9es \u00ab comme des sardines \u00bb \u00e0 m\u00eame\u00a0 le sol. Les prisonni\u00e8res ne re\u00e7oivent pas de nourriture ou de m\u00e9dicaments appropri\u00e9s. L&#8217;absence de soins m\u00e9dicaux pour les malades, et les causes d&#8217;\u00e9pid\u00e9mies dangereuses en prison ont donn\u00e9 lieu \u00e0 un nombre \u00e9lev\u00e9 de prisonni\u00e8res ayant contract\u00e9 une h\u00e9patite et le SIDA.<\/p>\n<p>\u00a0Par ailleurs :<\/p>\n<p>La prisonni\u00e8re politique Narguesse Mohammadi a commenc\u00e9 une gr\u00e8ve de la faim le 27 juin 2016 pour protester contre la privation de contact t\u00e9l\u00e9phonique avec ses enfants. Dans une lettre expliquant les motivations de sa gr\u00e8ve de la faim, elle \u00e9crit : Contrairement \u00e0 toutes les autres prisons, les d\u00e9tenues de la prison d&#8217;Evine sont priv\u00e9es d&#8217;appeler leurs familles. Il leur est interdit de passer des coups de fil.<\/p>\n<p>\u00a0Sept ans apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9e durant le soul\u00e8vement de 2009 en Iran, la prisonni\u00e8re politique Reyhaneh Haj Ibrahim incarc\u00e9r\u00e9e \u00e0 Evine (T\u00e9h\u00e9ran) n&#8217;a toujours pas eu une seule permission de sortie. Parvaneh Taheri, la m\u00e8re de Reyhaneh, a d\u00e9clar\u00e9 aux m\u00e9dias que sa fille a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9e \u00e0 mort, peine commu\u00e9e \u00e0 15 ans de prison, mais qu\u2019elle n&#8217;avait pas eu un seul jour de sortie depuis 2009.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Afsaneh Bayazidi\u00a0 une \u00e9tudiante de Boukan (Kurdistan iranien), a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9e et tortur\u00e9e \u00e0 la prison des services de renseignement d\u2019Oroumieh, dans le nord-ouest de l\u2019Iran. Apr\u00e8s deux mois sans nouvelles d\u2019elle, sa m\u00e8re a \u00e9t\u00e9 inform\u00e9e par t\u00e9l\u00e9phone le 17 juin, que sa fille se trouvait au centre de d\u00e9tention d\u2019Oroumiyeh sans avoir eu de proc\u00e8s. Afsaneh Bayazidi a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9e \u00e0 son domicile le 24 avril 2016, par les forces de s\u00e9curit\u00e9 sans le moindre mandat, qui ont saccag\u00e9 son domicile et confisqu\u00e9 ses biens.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>La prisonni\u00e8re chr\u00e9tienne Maryam Naghash Zargaran est retourn\u00e9e en cellule \u00e0 la prison d\u2019Evine, le 27 juin, sans avoir pu compl\u00e9ter son traitement m\u00e9dical. Le parquet a refus\u00e9 de prolonger l&#8217;arr\u00eat de maladie de cette prisonni\u00e8re d&#8217;opinion gri\u00e8vement malade et l&#8217;a forc\u00e9e \u00e0 retourner en prison en mena\u00e7ant de lui confisquer sa caution.<\/p>\n<p>La prisonni\u00e8re Nahid Gordji, qui souffre de diab\u00e8te et de complications cardiaques, a \u00e9t\u00e9 priv\u00e9e de soins m\u00e9dicaux et de ses m\u00e9dicaments indispensables. Ag\u00e9e de 50 ans, elle a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9e \u00e0 cinq ans de prison pour ses activit\u00e9s dans les r\u00e9seaux sociaux sur Internet. Elle est incarc\u00e9r\u00e9e \u00e0 la prison de Vakilabad dans la ville de Machad (nord-est de l\u2019Iran) depuis le 8 mai 2016.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Roya Saberi Nobakht, emprisonn\u00e9e pour ses activit\u00e9s sur Facebook, est d\u00e9tenue en prison malgr\u00e9 son \u00e9tat de sant\u00e9 critique. Les autorit\u00e9s p\u00e9nitentiaires n&#8217;ont donn\u00e9 aucun traitement m\u00e9dical \u00e0 la prisonni\u00e8re, malgr\u00e9 ses convulsions r\u00e9p\u00e9t\u00e9es. Citoyenne anglo-iranienne, elle a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9e en octobre 2013.<\/p>\n<p>\u00a0\u00a0 Libert\u00e9s fondamentales et atteintes aux droits<\/p>\n<p>\u00a0La r\u00e9pression g\u00e9n\u00e9rale des femmes s&#8217;est focalis\u00e9e autour du code vestimentaire obligatoire instaur\u00e9 par le gouvernement. Le chef de l\u2019appareil judiciaire d\u2019Ispahan a annonc\u00e9 que de nouvelles unit\u00e9s sont entr\u00e9es en fonction pour contr\u00f4ler la tenue vestimentaire des femmes dans les rues.<\/p>\n<p>&#8220;Nous avons attribu\u00e9 des v\u00e9hicules pour la promotion de la vertu et la prohibition du vice contre les mal-voil\u00e9es. Les patrouilles ont donn\u00e9 des avertissements \u00e0 plus de 1000 femmes \u00e0 ce jour pour qu\u2019elles r\u00e9ajustent leurs tenues&#8221;, a-t-il expliqu\u00e9.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Par ailleurs, le commandant des gardiens de la r\u00e9volution (pasdaran) de la ville de Kermanchah, dans l\u2019ouest de l\u2019Iran, a rapport\u00e9 le d\u00e9ploiement d\u2019une man\u0153uvre pour contr\u00f4ler les femmes, pr\u00e9cisant que &#8220;500 agents ont pris part \u00e0 cette op\u00e9ration et ont investi les art\u00e8res les plus importantes de la ville&#8221;.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Le contr\u00f4le des plages pour emp\u00eacher les femmes de se baigner \u00e9tait aussi un autre volet des plans r\u00e9pressifs en juin. Le commandant de la police du Guilan, province du nord de l\u2019Iran qui borde la mer Caspienne a annonc\u00e9 la mise en \u0153uvre d\u2019un plan en 140 points le long des plages de la \u00ab c\u00f4te d\u2019Azur \u00bb iranienne et dans les zones de loisirs, o\u00f9 il a d\u00e9ploy\u00e9 des hordes d\u2019agents en civil et de miliciens.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Concernant les graves probl\u00e8mes touchant les femmes en Iran, le ministre du Travail de Rohani a admis que le taux de toxicomanie des femmes \u00e9tait pass\u00e9 de 4 \u00e0 10 pour cent.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Le ministre a expliqu\u00e9: &#8220;Il y a 1142 centres de r\u00e9adaptation pour toxicomanes \u00e0 travers le pays. La proportion de femmes dans ces centres par rapport aux hommes est d&#8217;environ 10 %, une estimation qui peut valoir pour toute la soci\u00e9t\u00e9.&#8221;<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Par ailleurs, un nouveau rapport publi\u00e9 en juin a rappel\u00e9 la pratique courante de la vente des nouveau-n\u00e9s, ce qui refl\u00e8te la propagation de la pauvret\u00e9 chez les femmes. Le rapport indique que les femmes SDF qui dorment dans des bo\u00eetes en carton dans la rue se rendent dans les h\u00f4pitaux du centre ou du sud de T\u00e9h\u00e9ran pour accoucher et les vendent aussit\u00f4t cent \u00e0 deux cent mille tomans, pouss\u00e9es par la mis\u00e8re, pour trouver de quoi survivre.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Fatemeh Daneshvar, membre du Conseil municipal de T\u00e9h\u00e9ran, a relev\u00e9 un autre ph\u00e9nom\u00e8ne croissant \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran avec les grossesses de jeunes fugueuses qui fuient dans d\u2019autres villes o\u00f9 leurs b\u00e9b\u00e9s sont vendus \u00e0 un prix plus \u00e9lev\u00e9. Fatemeh Daneshvar a soulign\u00e9 que ses services ont suivi cinq h\u00f4pitaux pendant huit mois et ont d\u00e9couvert que 150 b\u00e9b\u00e9s de toxicomanes y \u00e9taient n\u00e9s ; il faut en conclure que le nombre r\u00e9el de b\u00e9b\u00e9s n\u00e9s sous d\u00e9pendance de drogue, \u00e0 cause de leurs m\u00e8res toxicomanes, doit \u00eatre estim\u00e9 comme plus grand.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Un autre rapport alarmant a indiqu\u00e9 qu&#8217;au moins 10.000 jeunes femmes \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran se livrent \u00e0 la prostitution \u00e0 cause de la pauvret\u00e9, 35 % d&#8217;entre elles \u00e9tant mari\u00e9es. Un sp\u00e9cialiste dans ce domaine a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 l&#8217;agence MOWJ le 11 juin que 30 % de ces femmes ont un dipl\u00f4me d&#8217;\u00e9tude secondaire et universitaire, 50 % n&#8217;ont pas de baccalaur\u00e9at et seul un faible pourcentage est analphab\u00e8te.<\/p>\n<p>\u00a0 Les Minorit\u00e9s Ethniques et Religieuses<\/p>\n<p>\u00a0Au mois de juin la r\u00e9pression contre les minorit\u00e9s s&#8217;est accrue :<\/p>\n<p>\u00a0Le\u00efla Abdinejad, chr\u00e9tienne nouvellement convertie, a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9e le 5 juin chez elle \u00e0 Karajd en banlieue de T\u00e9h\u00e9ran. Elle serait emprisonn\u00e9e \u00e0 Evine, mais sa famille n\u2019a eu aucun contact avec elle depuis son arrestation.<\/p>\n<p>\u00a0Cheida Tayid, de la minorit\u00e9 baha\u00efe, est\u00a0 en prison depuis le 23 juin \u00e0 Babol, dans le nord de l\u2019Iran, apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9e \u00e0 un an derri\u00e8re les barreaux le 15 avril 2014.<\/p>\n<p>\u00a0Une autre femme de la communaut\u00e9 baha\u00efe a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9e apr\u00e8s un mois de pers\u00e9cution entrainant la fermeture d\u00e9finitive de son entreprise. Sara Akhlaghi habite \u00e0 Chiraz. Elle a \u00e9t\u00e9 convoqu\u00e9e au tribunal le 16 juin 2016, afin de signer des papiers pour la r\u00e9ouverture de son magasin mis sous scell\u00e9s. Mme Akhlaghi avait post\u00e9 de photos de robes de mari\u00e9e de son magasin sur Instagram. La cyberpolice a pirat\u00e9 et bloqu\u00e9 son compte pour \u00ab diffusion de photographies ind\u00e9centes incitant \u00e0 enfreindre la pudeur publique \u00bb.<\/p>\n<p>\u00a0Protestations de femmes<\/p>\n<p>\u00a0Malgr\u00e9 les nombreuses campagnes des autorit\u00e9s en Iran pour les soumettre, les femmes ont continu\u00e9 \u00e0 manifester et protester au mois de juin.<\/p>\n<p>\u00a0Les \u00e9pouses des pompiers de la ville de Racht, dans le nord du pays, se sont r\u00e9unies le\u00a0 26 juin pour r\u00e9clamer les salaires non pay\u00e9s de leurs maris. La manifestation co\u00efncidait\u00a0 avec la c\u00e9r\u00e9monie de rupture du\u00a0 je\u00fbne, en ce mois de Ramadan, organis\u00e9e par le maire de la ville avec 3000 convives. Les manifestantes ont d\u00e9nonc\u00e9 ces f\u00eates luxueuses alors que les salaires ne sont pas vers\u00e9s et que leurs familles vivent sous le seuil de pauvret\u00e9<\/p>\n<p>\u00a0La famille du syndicaliste emprisonn\u00e9 Jafar Azimzadeh et un certain nombre d&#8217;enseignants et d\u2019ouvriers, se rassembl\u00e9s devant la prison d&#8217;Evine \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran le 11 juin. Ils ont protest\u00e9 contre les autorit\u00e9s qui ignoraient les exigences du prisonnier politique engag\u00e9 dans une longue gr\u00e8ve de la faim et dans un \u00e9tat de sant\u00e9 dangereux. Fort heureusement, ce rassemblement et une vaste campagne pour la lib\u00e9ration de ce syndicaliste ont atteint leur but et fait lib\u00e9rer Jafar Azimzadeh.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Par ailleurs, un grand nombre d&#8217;enseignants retrait\u00e9s, dont beaucoup de femmes, ont organis\u00e9 une manifestation devant le tribunal administratif \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran le 8 juin 2016. Ils protestaient contre l&#8217;incapacit\u00e9 du gouvernement de Rohani \u00e0\u00a0 r\u00e9pondre \u00e0 leurs besoins, \u00e0 leurs mauvaises conditions de vie et le montant d\u00e9risoire de leurs pensions.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Voir le PDF \u00a0Introduction Juin a \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9 par l\u2019ex\u00e9cution d&#8217;une femme et la poursuite des mauvais traitements des prisonni\u00e8res politiques et de conscience. 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