{"id":11466,"date":"2021-08-05T21:30:00","date_gmt":"2021-08-05T19:30:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wncri.org\/fr\/?p=11466"},"modified":"2021-08-05T10:09:01","modified_gmt":"2021-08-05T08:09:01","slug":"le-massacre-de-1988-le-plus-grand-crime-contre-lhumanite-reste-impuni","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wncri.org\/fr\/2021\/08\/05\/le-massacre-de-1988-le-plus-grand-crime-contre-lhumanite-reste-impuni\/","title":{"rendered":"Le massacre de 1988, le plus grand crime contre l&#8217;humanit\u00e9 rest\u00e9 impuni"},"content":{"rendered":"<p>CNRI Femmes &#8211; Les derniers jours de juillet de chaque ann\u00e9e marquent l\u2019anniversaire du d\u00e9clenchement du massacre de 30 000 prisonniers politiques en Iran durant l\u2019\u00e9t\u00e9 1988 sur un d\u00e9cret de Khomeiny, d\u00e9crit comme le pire crime contre l&#8217;humanit\u00e9 rest\u00e9 impuni depuis la Seconde Guerre mondiale, un crime que le peuple iranien \u00ab&nbsp;ne pardonne, ni n&#8217;oublie&nbsp;\u00bb.<\/p>\n<p>La derni\u00e8re liste des victimes \u00e9tablie indique que ce massacre s\u2019est d\u00e9roul\u00e9 dans au moins 110 villes. Les tueries les plus intenses ont commenc\u00e9 dans les prisons d&#8217;Evine et de Gohardacht et visaient sp\u00e9cifiquement les membres de l&#8217;organisation des Moudjahidine du peuple d\u2019Iran (OMPI\/MEK).<\/p>\n<p>Des rafles politiques ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9es \u00e0 travers le pays juste apr\u00e8s l&#8217;annonce du cessez-le-feu dans la guerre Iran-Irak, allant jusqu\u2019\u00e0 10.000 arrestations.<\/p>\n<p>Une autre partie du massacre a \u00e9t\u00e9 les proc\u00e8s minutes des partisans de l&#8217;OMPI dans l&#8217;ouest de l&#8217;Iran ainsi que de jeunes, hommes et femmes, qui s&#8217;\u00e9taient rendus dans les r\u00e9gions occidentales pour aider l&#8217;OMPI.<\/p>\n<p>La dirigeante de l&#8217;opposition iranienne Maryam Radjavi a d\u00e9clar\u00e9 que ce massacre est \u00ab&nbsp;une rencontre sanglante entre le Moyen Age et les g\u00e9n\u00e9rations futures, les g\u00e9n\u00e9rations qui ont engendr\u00e9 la r\u00e9volution de 1979, qui ont repr\u00e9sent\u00e9 une nation engag\u00e9e \u00e0 fonder une soci\u00e9t\u00e9 libre et \u00e9gale&nbsp;\u00bb.<\/p>\n<p>Les autorit\u00e9s iraniennes ont refus\u00e9 de dire aux familles o\u00f9 se trouvaient les tombes des ex\u00e9cut\u00e9s. Elles ont aussi d\u00e9truit de nombreuses fosses communes. Bien que l&#8217;emplacement de leurs tombes ne soit pas connu, le souvenir de ces victimes innocentes continuent de vivre dans le c\u0153ur de millions d&#8217;Iraniens.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h4><strong>Le massacre de 1988<\/strong><\/h4>\n<p>Geoffrey Robertson QC, ancien juge \u00e0 la cour sp\u00e9ciale de l\u2019ONU pour le Sierra Leone et avocat renomm\u00e9 dans le domaine des droits humains, qui a enqu\u00eat\u00e9 sur ce crime contre l&#8217;humanit\u00e9, d\u00e9crit le massacre de cette mani\u00e8re&nbsp;:<\/p>\n<p>Fin juillet 1988, alors que la guerre avec l&#8217;Irak se terminait, les prisons iraniennes, qui \u00e9taient pleines d&#8217;opposants, se sont soudain ferm\u00e9es.<\/p>\n<p>Toutes les visites des familles ont \u00e9t\u00e9 annul\u00e9es, la t\u00e9l\u00e9vision et les radios \u00e9teintes. Les prisonniers \u00e9taient gard\u00e9s dans leurs cellules, n&#8217;\u00e9taient pas autoris\u00e9s \u00e0 faire de l&#8217;exercice ou \u00e0 se rendre \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital.<\/p>\n<p>La seule visite autoris\u00e9e \u00e9tait celle d&#8217;une d\u00e9l\u00e9gation, enturbann\u00e9e et barbue, qui venait dans des BMW noires du gouvernement. Un juge religieux, un procureur et un chef des services de renseignements.<\/p>\n<p>Devant eux d\u00e9filaient bri\u00e8vement et individuellement presque tous les prisonniers, puis des milliers d&#8217;entre eux qui \u00e9taient emprisonn\u00e9s pour leur adh\u00e9sion \u00e0 l\u2019OMPI.<\/p>\n<p>La d\u00e9l\u00e9gation n&#8217;avait qu&#8217;une seule question \u00e0 poser \u00e0 ces jeunes femmes et hommes, pour la plupart d\u00e9tenus depuis 1981, simplement pour avoir particip\u00e9 \u00e0 des manifestations de rue ou pour avoir \u00e9t\u00e9 en possession de lecture politique. Et bien qu&#8217;ils ne le sachent pas, de leur r\u00e9ponse d\u00e9pendra leur vie. Ceux qui (ont confirm\u00e9 leur) affiliation continue avec l\u2019OMPI ont eu les yeux band\u00e9s et re\u00e7u l&#8217;ordre de rejoindre une ligne qui menait directement \u00e0 la potence.<\/p>\n<p>Ils \u00e9taient suspendus \u00e0 des grues 4 \u00e0 la fois, ou par groupes de 6, \u00e0 des cordes suspendues \u00e0 l&#8217;avant de la sc\u00e8ne de la salle de r\u00e9union. Certains \u00e9taient emmen\u00e9s la nuit dans des casernes, on leur demandait de faire leur testament, puis on les fusillait au peloton d&#8217;ex\u00e9cution. Leurs corps \u00e9taient asperg\u00e9s de d\u00e9sinfectant, emball\u00e9s dans des camions frigorifiques et enterr\u00e9s la nuit dans des fosses communes.<\/p>\n<p>Des mois plus tard, leurs familles, d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9es d&#8217;obtenir des informations sur leurs enfants, se voyaient remettre un sac en plastique contenant leurs quelques biens. On leur refusait toute information sur l&#8217;emplacement des tombes et on leur ordonnait de ne jamais les pleurer en public. \u00c0 la mi-ao\u00fbt 1988, des milliers de prisonniers avaient \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s de cette mani\u00e8re par l&#8217;\u00c9tat. Sans proc\u00e8s, sans appel et totalement sans piti\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h4><strong>La r\u00e9sistance inspir\u00e9e des jeunes femmes<\/strong><\/h4>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-11468 lazyload\" src=\"data:image\/gif;base64,R0lGODlhAQABAIAAAAAAAP\/\/\/yH5BAEAAAAALAAAAAABAAEAAAIBRAA7\" data-src=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/Sakineh-Delfi-min-143x300.jpg\" alt=\"La r\u00e9sistance inspir\u00e9e des jeunes femmes\" width=\"250\" height=\"523\"><noscript><img decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-11468 lazyload\" src=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/Sakineh-Delfi-min-143x300.jpg\" alt=\"La r\u00e9sistance inspir\u00e9e des jeunes femmes\" width=\"250\" height=\"523\" srcset=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/Sakineh-Delfi-min-143x300.jpg 143w, https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/Sakineh-Delfi-min.jpg 344w\" sizes=\"(max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/noscript>Dans la fi\u00e8vre de ce carnage, dans l&#8217;un des quartiers de la prison d&#8217;Ahvaz, deux mollahs sanguinaires du nom de Jazayeri et Abdollahi ont cri\u00e9 : \u00ab&nbsp;Vous devez choisir. Khomeiny est d&#8217;un c\u00f4t\u00e9 et Massoud Radjavi (le dirigeant de la R\u00e9sistance iranienne) de l&#8217;autre. De quel c\u00f4t\u00e9 \u00eates-vous ?\u201d<\/p>\n<p>Du bout du couloir, une jeune femme a cri\u00e9 : \u00ab&nbsp;Vive Massoud, \u00e0 bas Khomeiny&nbsp;!&nbsp;\u00bb Il s&#8217;agissait de <a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/2017\/04\/22\/leila-delfi-le-courrier-de-la-liberte\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Sakineh Delfi<\/a>, 26 ans, une h\u00e9ro\u00efne d&#8217;Abadan.<\/p>\n<p>En l&#8217;entendant crier, les gardiens de la r\u00e9volution se sont ru\u00e9s sur elle et l\u2019ont rou\u00e9e de coups. Le lendemain matin, 349 des 350 d\u00e9tenues de ce quartier ont \u00e9t\u00e9 pendues.<\/p>\n<p>Les victimes \u00e9taient jeunes, pleines d\u2019\u00e9nergie, \u00e9duqu\u00e9e, fi\u00e8res, belles et d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9es, qui affrontaient courageusement les despotes au pouvoir. Beaucoup d&#8217;entre elles avaient fini de purger leur peine. Elles ont d\u00e9fendu la libert\u00e9 et incarn\u00e9 la dignit\u00e9 de la nation iranienne.<\/p>\n<p>On sait que les prisonni\u00e8res, \u00e9taient fermes et r\u00e9silientes et qu\u2019elles <a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/2016\/10\/26\/chekar-mohammad-zadeh\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">inspiraient la r\u00e9sistance<\/a> tout en sachant qu\u2019elles devaient passer par l&#8217;horrible exp\u00e9rience du viol avant d&#8217;\u00eatre pendus. Mais elles ont dit &#8220;NON&#8221; aux bourreaux.<\/p>\n<h4><strong>Un crime contre l\u2019humanit\u00e9 rest\u00e9 impuni<\/strong><\/h4>\n<p>Selon Geoffrey Robertson, \u00ab&nbsp;le meurtre de prisonniers est le pire de tous les crimes de guerre ; il existe depuis des centaines d&#8217;ann\u00e9es. Le prisonnier est totalement \u00e0 la merci de l&#8217;\u00c9tat. C&#8217;est pourquoi le droit international, depuis le XVe si\u00e8cle, accorde une protection sp\u00e9ciale aux prisonniers de guerre (&#8230;) Le code de la libert\u00e9 de 1863, en Am\u00e9rique, le code de guerre am\u00e9ricain, a rendu absolument criminel le fait de tuer un prisonnier qui s&#8217;est rendu. Les conventions de Gen\u00e8ve de 1949, base du droit international, font du meurtre d&#8217;un prisonnier un crime international.&nbsp;\u00bb<\/p>\n<p>Ancien juge de l&#8217;ONU et pr\u00e9sident du tribunal du Sierra Leone, M. Robertson, a d\u00e9clar\u00e9&nbsp;: \u00ab&nbsp;Il y a eu trois exemples odieux et hideux depuis la Seconde Guerre mondiale.<\/p>\n<p>Le premier est celui de l&#8217;arm\u00e9e japonaise qui, en 1946, a fait marcher \u00e0 la mort 7 000 soldats am\u00e9ricains. Qu&#8217;est-il arriv\u00e9 aux commandants japonais qui ont ordonn\u00e9 ce crime ? Ils ont \u00e9t\u00e9 jug\u00e9s, et ils ont \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9s, et ils ont \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9s.<\/p>\n<p>Le deuxi\u00e8me exemple est celui de Srebrenica, en 1992, o\u00f9 7 000 hommes et gar\u00e7ons musulmans ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s. Qu&#8217;est-il arriv\u00e9 aux commandants qui ont donn\u00e9 les ordres, \u00e0 Milo\u0161evi\u0107 et \u00e0 Karadzic ? Ils sont actuellement en proc\u00e8s \u00e0 La Haye. Ils ont \u00e9t\u00e9 punis et le seront encore.<\/p>\n<p>Le troisi\u00e8me, le pire exemple, s&#8217;est produit en 1988, lorsque des milliers et des milliers de prisonniers qui \u00e9taient membres de l\u2019OMPI, puis des ath\u00e9es, des communistes et des lib\u00e9raux. Des gens qui \u00e9taient en prison pour leur opinion politique, beaucoup d&#8217;entre eux avaient purg\u00e9 leur peine ; ils avaient \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s en 1981 et \u00e9taient en prison alors qu&#8217;ils avaient fini leur peine&nbsp;; ils ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s, de fa\u00e7on monstrueuse, et cet acte terrible n&#8217;a jamais \u00e9t\u00e9 puni.&nbsp;\u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h4><strong>Mettre fin \u00e0 l\u2019impunit\u00e9<\/strong><\/h4>\n<p>Le r\u00e9gime en Iran s\u2019est abstenu de publier les informations et les d\u00e9tails du massacre des prisonniers politiques de 1988 et s\u2019est gard\u00e9 \u00e0 l&#8217;abri de toute responsabilit\u00e9 internationale.<\/p>\n<p>Les auteurs de ce crime contre l&#8217;humanit\u00e9, profond\u00e9ment impliqu\u00e9s dans le massacre sanglant de prisonniers innocents, occupent de hautes fonctions dans le pouvoir.<\/p>\n<p>Les plus hauts responsables de ce crime et membres des commissions de la mort font partie des hauts responsables qui dirigent ce r\u00e9gime, notamment le pr\u00e9sident de la Cour supr\u00eame et le chef du pouvoir judiciaire et le ministre de la Justice. Tous restent impuni.<\/p>\n<p>Un certain nombre d&#8217;entre eux, dont le guide supr\u00eame des mollahs, Ali Khamenei, sont d\u2019ardent d\u00e9fenseur du massacre de 1988. Ils disent m\u00eame qu&#8217;ils en sont fiers. Et pourtant, ils jouissent de l&#8217;impunit\u00e9.<\/p>\n<p>Dans un rapport publi\u00e9 en d\u00e9cembre 2018, Amnesty International s&#8217;est pench\u00e9e sur le massacre de 1988 : \u00ab&nbsp;L&#8217;Iran est confront\u00e9 \u00e0 une crise d&#8217;impunit\u00e9 (&#8230;) La succession des atrocit\u00e9s en Iran est inextricablement li\u00e9e \u00e0 l&#8217;impunit\u00e9 dont ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 les autorit\u00e9s iraniennes.&nbsp;\u00bb<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/twitter.com\/statedeptspox\/status\/1284216751941652484\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Morgan Ortagus<\/a>, la porte-parole du D\u00e9partement d&#8217;Etat am\u00e9ricain, dans un message vid\u00e9o sur Twitter, a r\u00e9cemment d\u00e9clar\u00e9 : &#8220;L&#8217;Iran est confront\u00e9 \u00e0 une crise d&#8217;impunit\u00e9 : Le 19 juillet marque l&#8217;anniversaire du d\u00e9but des soi-disant commissions de la mort en Iran sur ordre de l&#8217;ayatollah Khomeiny. Ces commissions auraient fait dispara\u00eetre par la force et ex\u00e9cut\u00e9 extrajudiciairement des milliers d\u2019opposants prisonniers politiques. L&#8217;actuel chef du pouvoir judiciaire iranien et l&#8217;actuel ministre de la justice ont tous deux \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s comme d&#8217;anciens membres de ces commissions de la mort. Le syst\u00e8me judiciaire iranien est largement per\u00e7u comme manquant d&#8217;ind\u00e9pendance et de garanties de proc\u00e8s \u00e9quitable. Et les tribunaux r\u00e9volutionnaires sont particuli\u00e8rement connus pour ordonner des violations des droits humains. Tous les responsables iraniens qui commettent des violations ou des abus des droits humains devraient \u00eatre tenus responsables. Les Etats-Unis appellent la communaut\u00e9 internationale \u00e0 mener des enqu\u00eates ind\u00e9pendantes et \u00e0 faire en sorte que les victimes de ces horribles violations des droits humains, organis\u00e9es par le r\u00e9gime iranien, rendent des comptes et obtiennent justice.&nbsp;\u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h4><strong>Le temps de demander des comptes <\/strong><\/h4>\n<p>Le temps est venu pour la communaut\u00e9 internationale de mettre fin \u00e0 trois d\u00e9cennies d&#8217;impunit\u00e9 pour les dirigeants du r\u00e9gime cl\u00e9rical en Iran et de les tenir responsables de leurs crimes.<\/p>\n<p>Le temps est venu de soumettre le dossier des violations des droits humains en Iran, en particulier les ex\u00e9cutions des ann\u00e9es 1980 et le massacre de 1988, au Conseil de s\u00e9curit\u00e9 des Nations unies.<\/p>\n<p>Le temps est venu pour Khamenei et ses complices de faire face \u00e0 la justice pour avoir commis des crimes contre l&#8217;humanit\u00e9.<\/p>\n<p>Le temps est venu pour les Nations Unies de lancer une mission internationale d&#8217;enqu\u00eate sur le massacre de 1988 en Iran.<\/p>\n<p>Comment le monde peut-il tol\u00e9rer de si\u00e9ger aux Nations unies aux c\u00f4t\u00e9s de ceux qui sont directement impliqu\u00e9s dans le massacre de dizaines de milliers de prisonniers ? Comment peut-il n\u00e9gocier et commercer avec eux ? C&#8217;est une parodie de droits humains.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>CNRI Femmes &#8211; Les derniers jours de juillet de chaque ann\u00e9e marquent l\u2019anniversaire du d\u00e9clenchement du massacre de 30 000 prisonniers politiques en Iran durant l\u2019\u00e9t\u00e9 1988 sur un d\u00e9cret de Khomeiny, d\u00e9crit comme le pire crime contre l&#8217;humanit\u00e9 rest\u00e9 impuni depuis la Seconde Guerre mondiale, un crime que le peuple iranien \u00ab&nbsp;ne pardonne, ni [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":11467,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jnews-multi-image_gallery":[],"jnews_single_post":{"subtitle":"","format":"standard","video":"","gallery":"","source_name":"","source_url":"","via_name":"","via_url":"","override":[{"template":"1","single_blog_custom":"","parallax":"1","layout":"right-sidebar","sidebar":"default-sidebar","second_sidebar":"default-sidebar","sticky_sidebar":"1","share_position":"top","share_float_style":"share-monocrhome","show_share_counter":"1","show_view_counter":"1","show_featured":"1","show_post_meta":"1","show_post_author":"1","show_post_author_image":"1","show_post_date":"1","post_date_format":"default","post_date_format_custom":"Y\/m\/d","show_post_category":"1","post_reading_time_wpm":"300","zoom_button_out_step":"2","zoom_button_in_step":"3","show_post_tag":"1","show_prev_next_post":"1","show_popup_post":"1","number_popup_post":"1"}],"image_override":[{"single_post_thumbnail_size":"crop-500","single_post_gallery_size":"crop-500"}],"trending_post_position":"meta","trending_post_label":"Trending","sponsored_post_label":"Sponsored by","sponsored_post_name":"","sponsored_post_url":"","sponsored_post_logo":"","sponsored_post_desc":""},"jnews_primary_category":{"id":""},"jnews_social_meta":[],"jnews_override_counter":{"view_counter_number":"0","share_counter_number":"0","like_counter_number":"0","dislike_counter_number":"0"},"footnotes":""},"categories":[8],"tags":[367],"class_list":["post-11466","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-articles","tag-execution"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11466","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=11466"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11466\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/11467"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=11466"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=11466"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wncri.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=11466"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}