{"id":10950,"date":"2020-05-19T14:42:41","date_gmt":"2020-05-19T12:42:41","guid":{"rendered":"https:\/\/wncri.org\/fr\/?p=10950"},"modified":"2020-05-20T14:46:22","modified_gmt":"2020-05-20T12:46:22","slug":"la-vente-dun-rein-seul-moyen-de-survie-pour-une-femme-chef-de-famille","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wncri.org\/fr\/2020\/05\/19\/la-vente-dun-rein-seul-moyen-de-survie-pour-une-femme-chef-de-famille\/","title":{"rendered":"La vente d&#8217;un rein : seul moyen de survie pour une femme chef de famille"},"content":{"rendered":"<p>CNRI Femmes &#8211; La vente d&#8217;un rein est rest\u00e9e le dernier moyen de survivre pour une femme nomm\u00e9e Hadjar, m\u00e8re d\u2019une fille et qui vit dans une <a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/2019\/10\/16\/une-feminisation-de-la-pauvrete-toujours-plus-grande-en-iran-en-2019\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">extr\u00eame pauvret\u00e9<\/a> en Iran. Les femmes chefs de famille ont \u00e9t\u00e9 pratiquement abandonn\u00e9es par le gouvernement et les services sociaux et sont tr\u00e8s vuln\u00e9rables.<\/p>\n<p>La vie est devenue un cauchemar pour Hadjar. Elle est seule, isol\u00e9e. Elle travaillait dans un atelier qui a ferm\u00e9 en raison de <a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/2020\/04\/14\/iran-les-femmes-chefs-de-famille-grande-victimes-de-loppression-des-mollahs-surtout-en-periode-de-coronavirus\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">l&#8217;\u00e9pid\u00e9mie de coronavirus<\/a>. Elle n&#8217;a pas trouv\u00e9 d\u2019autre emploi et s&#8217;est retrouv\u00e9e \u00e0 la rue.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h4><strong>Mariage pr\u00e9coce, pauvret\u00e9 <\/strong><\/h4>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Dans une interview publi\u00e9e par l&#8217;agence ROKNA le 22 avril 2020, Hadjar raconte sa vie : \u00ab\u00a0quand j\u2019ai termin\u00e9 ma premi\u00e8re au lyc\u00e9e, j\u2019ai d\u00fb abandonner mes \u00e9tudes. \u00c0 17 ans, j&#8217;ai \u00e9t\u00e9 forc\u00e9e de me marier. Mon mariage a dur\u00e9 5 ans. Pendant ces cinq ann\u00e9es, je n&#8217;ai pas compris ce que mon mari faisait. De temps en temps, un objet disparaissait de la maison, mais je n&#8217;y faisais pas attention. Au bout d&#8217;un certain temps, ma m\u00e8re s\u2019en est rendu compte et m&#8217;a emmen\u00e9e chez mon p\u00e8re. Mon mari ne m&#8217;a pas permis d&#8217;emmener ma fille avec moi. Quelques jours plus tard, quand je suis all\u00e9e chercher mes affaires, j\u2019ai trouv\u00e9 la maison enti\u00e8rement vid\u00e9e. Mon mari avait pris tous les meubles.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Elle explique la situation qui a conduit \u00e0 son divorce et \u00e0 sa situation de sans-abri : \u00ab\u00a0j&#8217;ai surmont\u00e9 les obstacles et j&#8217;ai finalement obtenu le divorce. Au bout de 4 ans, mon mari a accept\u00e9 de laisser ma fille vivre avec moi. Apr\u00e8s le divorce, j&#8217;ai d\u00fb vivre chez mon p\u00e8re. Ils me regardaient de haut, et ma fille et moi \u00e9tions chaque jour humili\u00e9es. J&#8217;ai d\u00fb renvoyer ma fille chez son p\u00e8re et dormir dans un parc. J\u2019ai voulu aller vivre dans un logement social, mais une femme qui travaillait l\u00e0-bas m&#8217;a dit qu&#8217;il \u00e9tait pr\u00e9f\u00e9rable pour ma fille de l\u2019emmener ailleurs plut\u00f4t que l\u00e0.<\/p>\n<p>Hadjar, qui avait \u00e9t\u00e9 chass\u00e9e de la maison de son p\u00e8re et dormait dans un parc, a trouv\u00e9 un travail pour gagner sa vie.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Je travaillais dur dans un atelier qui a \u00e9t\u00e9 ferm\u00e9 \u00e0 cause de l&#8217;\u00e9pid\u00e9mie de coronavirus. Un jour, alors que je cherchais un emploi et qu&#8217;on me l&#8217;avait refus\u00e9, j&#8217;ai vu une annonce de vente de rein. Je me suis dit que si pour ma fille, je vendais un rein, je trouverai un logement. Je suis all\u00e9e dans quelques h\u00f4pitaux, mais une infirmi\u00e8re m&#8217;a dit qu&#8217;\u00e0 cause du coronavirus, la vente de rein \u00e9tait interdite. Je continue \u00e0 errer seule dans les rues, loin de ma fille.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h4><strong>Femmes chefs de famille sans domicile fixe<\/strong><\/h4>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Selon les statistiques officielles, il y a plus de <a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/2020\/03\/30\/la-crise-du-coronavirus-cause-des-dommages-irreparables-aux-femmes-chefs-de-famille\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">3,6 millions de femmes chefs de famille<\/a> en Iran, et au moins 60 300 femmes s&#8217;ajoutent en moyenne \u00e0 ce nombre chaque ann\u00e9e. Les chiffres officieux sont toutefois bien plus \u00e9lev\u00e9s, notamment en ce qui concerne les femmes qui semblent avoir un conjoint et une famille mais qui doivent supporter le poids des probl\u00e8mes de tous les membres de la famille.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Pour le r\u00e9gime cl\u00e9rical, les <a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/2019\/12\/18\/la-pauvrete-pousse-les-meres-chefs-de-famille-vers-les-bidonvilles-en-iran\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">femmes chefs de famille<\/a> ont besoin d&#8217;un tuteur et d&#8217;un curateur. Elles ont besoin d&#8217;institutions officielles pour les reconna\u00eetre, comprendre leurs probl\u00e8mes et les soutenir afin qu&#8217;elles puissent \u00e9lever leurs enfants et les mettre au service de la soci\u00e9t\u00e9. (Site Rassaneh &#8211; 27 avril 2020)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Mais le fait est que les femmes chefs de famille en Iran n&#8217;ont pas protection. Aucun des services gouvernementaux ne se soucie des femmes chefs de famille, et cela transparait clairement dans les discours, les commentaires, et surtout les d\u00e9cisions politiques. Ce manque d&#8217;attention a des cons\u00e9quences sociales de grande envergure. Ces femmes constituent un secteur vuln\u00e9rable de la soci\u00e9t\u00e9 qui peut devenir une source de nombreux pr\u00e9judices sociaux et culturels, affectant la famille et les personnes qu&#8217;elles c\u00f4toient. Dans la pratique, elles ont \u00e9t\u00e9 abandonn\u00e9es par le gouvernement et ses institutions et ne sont soutenues par aucune loi.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>CNRI Femmes &#8211; La vente d&#8217;un rein est rest\u00e9e le dernier moyen de survivre pour une femme nomm\u00e9e Hadjar, m\u00e8re d\u2019une fille et qui vit dans une extr\u00eame pauvret\u00e9 en Iran. 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