{"id":10140,"date":"2020-04-12T10:45:56","date_gmt":"2020-04-12T08:45:56","guid":{"rendered":"https:\/\/wncri.org\/fr\/?p=10140"},"modified":"2020-04-13T10:49:17","modified_gmt":"2020-04-13T08:49:17","slug":"laugmentation-de-la-violence-domestique-en-confinement-pandemie-de-lombre-en-iran","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wncri.org\/fr\/2020\/04\/12\/laugmentation-de-la-violence-domestique-en-confinement-pandemie-de-lombre-en-iran\/","title":{"rendered":"L\u2019augmentation de la violence domestique en confinement, pand\u00e9mie de l\u2019ombre en Iran"},"content":{"rendered":"<p>CNRI Femmes &#8211; Les mesures de confinement au domicile pour parer \u00e0 la crise du coronavirus ont conduit \u00e0 une augmentation dramatique de la violence domestique contre les femmes dans le monde entier, \u00e0 tel point que les Nations unies l&#8217;appellent &#8220;la pand\u00e9mie de l&#8217;ombre&#8221;. En Iran, cependant, l&#8217;absence de pratiquement toute forme de soutien gouvernemental aux familles pauvres et \u00e0 faibles revenus, ainsi que l&#8217;absence de toute autorit\u00e9 pour s&#8217;occuper des victimes de la violence domestique ont accentu\u00e9 l&#8217;impact de la pand\u00e9mie de l&#8217;ombre.<\/p>\n<p>Une femme plus durement touch\u00e9e par le COVID-19 en Iran s\u2019appelle Maliheh.<\/p>\n<p>Maliheh travaillait dans un atelier qui a ferm\u00e9 depuis le d\u00e9but de l&#8217;\u00e9pid\u00e9mie. Aujourd&#8217;hui, elle doit rester \u00e0 la maison dans le quartier pauvre de Shoush, au sud de T\u00e9h\u00e9ran. Elle a \u00e9t\u00e9 battue tous les jours par son mari depuis le premier jour de la fermeture de l&#8217;atelier. Ses enfants, \u00e2g\u00e9s de 3, 8 et 12 ans, sont \u00e9galement maltrait\u00e9s par leur p\u00e8re toxicomane qui \u00e9tait ouvrier du b\u00e2timent. Depuis qu&#8217;il est devenu toxicomane il y a plusieurs ann\u00e9es, il a abandonn\u00e9 toutes ses <a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/2020\/03\/30\/la-crise-du-coronavirus-cause-des-dommages-irreparables-aux-femmes-chefs-de-famille\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">responsabilit\u00e9s familiales<\/a>, si bien que Maliheh doit travailler pour gagner leur vie. Depuis son licenciement, elle est victime de violence domestique au quotidien. (Site internet de l&#8217;entreprise publique Donyay-e Eghtesad &#8211; 1er avril 2020)<\/p>\n<p>La faiblesse des revenus, l&#8217;absence d&#8217;\u00e9conomies suffisantes et le manque de ressources pour travailler \u00e0 domicile sont \u00e0 l&#8217;origine de tensions dans les familles et, outre la violence domestique \u00e0 l&#8217;\u00e9gard des femmes, ils exposent les enfants \u00e0 un risque accru de maltraitance.<\/p>\n<p>Le directeur g\u00e9n\u00e9ral du Bureau des pr\u00e9judices sociaux de l&#8217;Organisation iranienne pour le bien-\u00eatre, Mahmoud Aligou, a affirm\u00e9 que les abus sur les enfants et la violence domestique ont connu une forte augmentation depuis le d\u00e9but de la pand\u00e9mie. \u00ab\u00a0La classe moyenne a pris le confinement plus au s\u00e9rieux, mais ce secteur est susceptible d&#8217;avoir support\u00e9 le poids de la violence (pendant cette p\u00e9riode)\u00a0\u00bb, a-t-il ajout\u00e9. (Agence Shahrvand &#8211; 2 avril 2020)<\/p>\n<p>Auparavant, le directeur g\u00e9n\u00e9ral des services de conseil et des affaires psychologiques de l&#8217;Organisation du bien-\u00eatre de l&#8217;Iran, Behzad Vahidnia, avait annonc\u00e9 que le nombre d&#8217;appels li\u00e9s \u00e0 des conflits familiaux avait tripl\u00e9 depuis l&#8217;apparition du coronavirus. Vahidnia a confirm\u00e9 qu&#8217;environ 60 % des appels \u00e9taient li\u00e9s \u00e0 des probl\u00e8mes familiaux. (Agence IRNA &#8211; 31 mars 2020)<\/p>\n<p>Dans ces circonstances, les femmes ne b\u00e9n\u00e9ficient d&#8217;aucun soutien du gouvernement. Il n&#8217;existe pas non plus d&#8217;autorit\u00e9 \u00e0 laquelle elles pourraient se plaindre ni d&#8217;endroit o\u00f9 elles pourraient se r\u00e9fugier pour \u00e9chapper \u00e0 leurs conditions de vie exigu\u00ebs et confin\u00e9es.<\/p>\n<p>Une militante des droits des femmes a d\u00e9clar\u00e9 : \u00ab\u00a0m\u00eame dans des circonstances normales, il n&#8217;existe pas de lois ou de m\u00e9canismes en Iran pour prot\u00e9ger les femmes victimes de violence domestique. La peur de l\u2019\u00e9pid\u00e9mie, les pressions \u00e9conomiques et les cons\u00e9quences d&#8217;un s\u00e9jour prolong\u00e9 dans un espace clos ont expos\u00e9 les femmes et les enfants \u00e0 plus de violence que jamais.\u00a0\u00bb (Salamatnews.com, 2 avril 2020)<\/p>\n<p>Plusieurs militantes des droits de l&#8217;enfant ont exprim\u00e9 leur inqui\u00e9tude quant au fait que <a href=\"https:\/\/wncri.org\/fr\/2019\/02\/07\/les-enfants-filles-qui-travaillent-sont-victimes-d-abus-physiques-et-sexuels-en-iran\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">les enfants qui travaillent<\/a> sont maltrait\u00e9s par leurs parents parce qu&#8217;ils ne gagnent plus leurs revenus qui \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 faibles, car la plupart des gens restent \u00e0 la maison et il n&#8217;y a pratiquement personne dans la rue pour leur acheter quoi que ce soit.<\/p>\n<p>Yasaman Dadvar, une travailleuse sociale qui s\u2019occupe des enfants, d\u00e9clare : \u00ab\u00a0certaines maisons sont tr\u00e8s petites. Les parents et les quatre enfants doivent rester dans un espace de 60 m2. Il y a donc tr\u00e8s peu d&#8217;espace pour la s\u00e9curit\u00e9 physique. Et il y a aussi le fait que les adolescents ont vraiment besoin d&#8217;\u00eatre seuls pendant quelques heures. Mais ils n&#8217;ont pas cela en ce moment, et tous ces facteurs contribuent \u00e0 accro\u00eetre la violence.\u00a0\u00bb (Agence Shahrvand &#8211; 2 avril 2020)<\/p>\n<p>Outre l&#8217;augmentation spectaculaire de la violence domestique, la lourde charge de travail des femmes pendant la crise est un autre sujet de pr\u00e9occupation pour les militantes des droits des femmes. La m\u00e8re travaille 24 heures sur 24, faisant la cuisine, le m\u00e9nage et s&#8217;occupant des autres membres de la famille qui passent plus de temps \u00e0 la maison en raison du confinement.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>CNRI Femmes &#8211; Les mesures de confinement au domicile pour parer \u00e0 la crise du coronavirus ont conduit \u00e0 une augmentation dramatique de la violence domestique contre les femmes dans le monde entier, \u00e0 tel point que les Nations unies l&#8217;appellent &#8220;la pand\u00e9mie de l&#8217;ombre&#8221;. 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