La 96e semaine de la campagne « Non aux Exécution du Mardi » s’est poursuivie dans 55 prisons en Iran, sur fond de vague croissante d’exécutions qui a poussé des groupes de prisonniers à entamer des grèves de la faim en signe de protestation.
Cette semaine, les détenus de la prison de Birjand ont également rejoint la campagne et, à partir du mardi 25 novembre 2025, ont commencé à participer à la grève de la faim de protestation.
Dans sa déclaration de la semaine, la campagne a qualifié cette nouvelle flambée d’exécutions d’outil politique utilisé pour consolider le pouvoir et instiller la peur. « Le système au pouvoir, en intensifiant de manière spectaculaire l’application des peines de mort en l’absence de procédures judiciaires indépendantes et équitables, utilise la peine capitale comme un mécanisme systématique pour réprimer la société », lit-on dans le communiqué. Selon les signataires, cela constitue une violation flagrante des droits humains fondamentaux et un exemple manifeste de crime contre l’humanité.

Des familles endeuillées en première ligne de la protestation
Au cours de la 96e semaine de la campagne « Non aux Exécution du Mardi », les familles des prisonniers politiques condamnés à mort ont cherché à amplifier la voix des détenus qui, derrière les murs des prisons, sont privés de leur droit humain le plus élémentaire : le droit à la vie.
Leurs pancartes et leurs tracts portaient des slogans tels que « Soutenez Non aux Exécution du Mardi », « Non à l’exécution de quiconque » et « Stop aux exécutions ! ». En scandant « Non aux exécutions, stop aux tueries ! », les familles ont appelé la société à s’opposer aux condamnations à mort.
Leur présence courageuse et constante, symbole de résistance, a une nouvelle fois souligné comment la campagne « Non aux Exécution du Mardi » est devenue un pont essentiel reliant la lutte des prisonniers au mouvement social plus large en dehors des prisons.
Hausse alarmante des exécutions
À mesure que la campagne « Non aux Exécution du Mardi » se poursuit, les informations indiquent une forte hausse des exécutions menées en 2025, dépassant les 1 750. Beaucoup de personnes exécutées étaient des manifestants et des détenus politiques arrêtés pendant et après le soulèvement national de 2022.
Dans la plupart de ces affaires, les procédures judiciaires ont été entachées de violations massives des normes de procès équitable, notamment des aveux forcés sous la torture, des audiences de type mise en scène, et le refus d’accès à un avocat indépendant.




















